ISBN : 2891115546
Éditeur : Libre Expression (1992)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Ces enfants d'ailleurs sont nés à Cracovie en Pologne, dans les années 20. Ils s'appellent Jerzy, Elisabeth et Jan. Leur mère, Zofia, est musicienne et leur Tomasz, professeur d'histoire. Nous faisons leur connaissance en 1939, le jour de la fin des classes, le dernier ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par papillote88, le 17 mai 2012

    papillote88
    Un roman de 565 pages, au style classique, qui se lit aisément, agréablement, et qui nous plonge au coeur de la Pologne durant la deuxième guerre mondiale, et du Canada des années 50.
    J'ai de fait beaucoup apprécié dans cette lecture de vivre la description des années polonaises précédant la guerre, d'une famille soudée, aimante, cultivée, artiste, humaniste. Et de les accompagner avec un oeil de plus en plus compatissant dans un quotidien terrible partagé par les Cracoviens pendant la seconde guerre mondiale.
    L'ouvrage est très bien documenté, et les références historiques émaillent le récit sans trop l'alourdir.
    L'exil vers le Canada est tout aussi richement détaillé, et l'on découvre, en même temps que les personnages, ce Canada des années 40 et 50, la campagne manitobaine d'une part et la ville de Montréal d'autre part, sans que la question des langues qui distinguent les deux provinces ne soit d'ailleurs vraiment abordée dans ce roman.
    J'ignorais tout des grandes inondations au Manitoba en 1950, de l'évacuation des populations et des retours douloureux dans leurs fermes ou maisons dévastées. Puis une invasion de sauterelles qui décima complètement toutes les cultures. La solidarité est mise à l'épreuve.
    Le roman met aussi l'accent sur les "néo-Canadiens" (terme qu'utilise Arlette Cousture) issus de la précédente vague d'immigration lors de la première guerre mondiale : des Polonais qui ont francisé leur nom comme l'épicier Vavrow/Favreau, ont totalement adopté leur nouvelle terre d'accueil, mais gardent le souvenir de leurs racines et entretiennent un réseau de solidarité pour faciliter l'arrivée des nouveaux immigrants.
    Le roman : La première partie du roman nous décrit la vie d'une famille polonaise cultivée de Cracovie, le père est professeur à l'université, la mère musicienne, et les quatre enfants Jerzy, Elisabeth, Jan, et bébé Adam, jouent aussi merveilleusement bien du violon. La famille termine souvent la soirée par un petit récital, la musique les transporte et les soude. On a plaisir à partager ces moments d'une autre époque, d'un raffinement certain.
    Puis survient la guerre, mais avant cela, la montée du national-socialisme en Allemagne, l'épisode si marquant pour le papa professeur d'université des autodafés allemands de 1933 : des milliers de livres brûlés car jugés hérétiques, dérangeants, non conformes à la pensée du national-socialisme aryen (par exemple : Brecht, Freud, Döblin, Einstein, Hasek, Kafka, H. et K. Mann, Marx, Musil, E-M Remarque, J. Roth, A. Schnitzler, S. Zweig, A. Gide, M. Proust, R. Rolland, H. Barbusse, E. Hemingway, U. Sinclair, J. London, J. Dos Passos, M. Gorki, I. Babel, Lenine, Trotsky, Maïakovski ...source : wikipedia).
    Cet équilibre familial maintenu autour des petits concerts, des arrangements avec un cultivateur pour quelques viandes et légumes, la concierge pour les visites, les leçons de violon etc. se trouve fragilisé par la réquisition soudaine d'une partie de l'appartement pour un officier allemand, Herr Schneider.
    C'est avec l'arrivée de cet officier allemand que j'ai commencé à moins comprendre certains passages du roman. Je ne suis pas sûre d'avoir compris le véritable rôle de Herr Schneider dans la tragédie qui guette la famille, la séquence des photos...
    J'ai dès lors un peu moins apprécié la suite du roman, étant parfois surprise des choix d'évolution des personnages par l'auteur. Pourquoi Jan s'entête-t-il à demeurer chez un fermier sadique ? Pourquoi l'auteur tient-elle à jouer la carte de la dissension entre les deux frères à peine réunis ? Et Elisabeth, pourtant fiancée au Manitoba, suit-elle Jan à Montréal. Cela me semblait peu crédible. A moins que la relation entre le frère et la soeur soit devenue fusionnelle au point qu'il ne peuvent plus se séparer, quitte à abandonner leur autre frère, ou le fiancé ?
    Cela reste un bon roman très instructif sur la vie en Pologne et au Canada dans les années 40 et 50. Mais quelques petits désaccords personnels quant au choix de l'auteur de faire évoluer ses personnages dans tel ou tel sens dans la 2e partie. Mais ce sont SES personnages, et c'est SON oeuvre !
    Mon avis détaillé sur : http://coquelicoquillages.blogspot.fr/2012/05/arlette-cousture-ces-enfants-dailleurs.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par iarsenea, le 20 mars 2010

    iarsenea
    Ce livre traînait sur mon étagère depuis des lunes... Depuis que je l'ai acheté usagé dans une vente de garage à Caraquet au Nouveau-Brunswick. Ça veut dire depuis août 2006. Ouais.
    J'ai tellement été charmée par Les Filles de Caleb que je crois que je craignais d'être déçue par un autre roman de la même auteure. Je dois avouer que ça ne me tentait pas beaucoup de le lire, même au moment de l'ouvrir. Si je ne l'avais pas sélectionné dans le cadre de mon challenge ABC, je crois bien qu'il aurait patienté encore quelques années.
    Je suis très heureuse de l'avoir sélectionné, finalement, parce que j'ai été autant fascinée et charmée par l'histoire des Pawulscy que par celle d'Émilie Bordeleau. D'une manière différente, il faut le souligner, mais tout aussi impressionnante.
    Jerzy forcé de vivre les horreurs de la guerre en solitaire sans savoir ce qu'il est advenu de sa famille, la petite Élisabeth qui se raccroche à son violon pour passer au travers, et le jeune Jan qui pour manger un peu plus, cache des bouts de charbon dans ses grandes chaussures pour les revendre.
    Puis, le drame. La famille séparée, errant dans l'Europe de l'Est, sans abri... Et finalement, l'émigration au Canada et la découverte de sa grandeur. Les enfants, alors devenus de jeunes adultes, tentent de se créer une nouvelle vie et de mettre une croix sur leur passé.
    Bref, une très belle histoire familiale comme seule Arlette Cousture sait les écrire. Si peu de mots, et pourtant tant d'émotions intenses... À découvrir donc, tant pour les adeptes d'Émilie Bordeleau que pour ceux et celles qui souhaiteraient découvrir un morceau de littérature québécoise.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/03/ces-enfants-dailleurs-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lalivrophile, le 11 mars 2011

    Lalivrophile
    Dans la préface, Arlette Cousture explique qu'elle a longtemps mûri ce roman, et qu'il lui tenait à coeur. Elle voulait écrire le destin d'une famille dont les membres émigreraient au Canada.
    Dans l'ensemble, le livre est une réussite. Seulement, certaines choses m'ont un peu agacée. Bien sûr, nous sommes en temps de guerre, donc les protagonistes vont vivre des événements terribles. Soit. Pourtant, certains de ces événements sont peut-être un peu trop affreux... Cela en devient mélodramatique, et on en vient à être excédé plutôt qu'attendri. Je parle de tous les malheurs qui arrivent à Yann et à Elisabeth, notamment de ce qui arrive à Marek.
    A propos de Yann et d'Elisabeth, les épreuves vécues les ont extrêmement rapprochés. Yann se considère comme le protecteur de sa soeur. C'est normal et logique. Seulement, est-ce moi qui ai tendance à voir le mal partout, ou Elisabeth et Yann entretiennent-ils une relation bizarre, à la limite de l'inceste? Vous allez me dire que non, puisque l'un au moins finit par trouver chaussure à son pied, (chaussure que je trouve bien terne, d'ailleurs), mais je ne peux m'empêcher de me poser cette question...
    [...]
    Lire la suite sur:

    Lien : http://www.lalivrophile.net/ces-enfants-d-ailleurs-d-arlette-cousture
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Shana, le 02 mars 2010

    Shana
    Touchant. C'est le seul mot qui me vient à l'esprit pour décrire ce livre émouvant, le premier tome de Ces enfants d'ailleurs. Des enfants seuls devant leur destin et qui décident d'affronter la vie avec une grande maturité. Par moment, j'avais les larmes aux yeux, surtout lors de l'évènement qui bouleversa la vie au complet de deux de ces enfants. Je les ai suivis jusque de l'autre côté de l'Atlantique et c'est avec une magnifique écriture que j'ai vécu leurs pleurs, leurs joies, leurs rêves, bref, un bout de leur vie. J'ai encore la tête pleine de leurs mésaventures et c'est un roman qui me restera longtemps dans la tête. Malgré le nombre de pages, n'hésitez surtout pas a y plonger parce que dès qu'on est auprès de ces enfants, on n'oublie automatiquement ce détail.

    Lien : http://shana.vefblog.net
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par LaureConan, le 31 mars 2012

    Ce n'est pas facile d'accepter que nos enfants suivent d'autres chemins que ceux que nous leur avions tracés.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par LaureConan, le 08 mars 2012

    J'aurais dû lui dire que la vie est toujours devant et jamais derrière. p.46
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par LaureConan, le 08 mars 2012

    Vivre est un grand risque. p.107
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Ces enfants d'ailleurs par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (46)

> voir plus

Quiz