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> Francis Vielé-Griffin (Autre)
> Henry D. Davray (Autre)
> Henry de Paysac (Autre)

ISBN : 2070373517
Éditeur : Gallimard (1982)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au cours de la bataille de Chancellorsville, pendant la guerre de Sécession, en mai 1863, une jeune recrue découvre la réalité de la guerre. Ce n'est pas l'héroïsme et le panache dont il rêvait. Il s'aperçoit qu'il n'est qu'un poltron. Perdu dans cette immense bataille,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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  • Par raton-liseur, le 23 juillet 2013

    raton-liseur
    Si j'avais vu le titre sous lequel ce livre est habituellement traduit en français, La conquête du courage, je ne suis pas sûre que je l'aurais lu. Ce titre montre trop l'évolution inexorable du soldat vers le parfait petit homme de troupe, désabusé certes, mais en tout point conforme à ce que l'on peut attendre de chaire à canon consentante.
    La première partie du livre, parce qu'elle fait place aux sentiments d'un jeune homme qui découvre la réalité de la guerre et ne réagit pas naturellement en accord avec l'image du brave que le discours populaire ne cesse de renvoyer comme une évidence, est assez intéressant et me semble assez rare dans la littérature guerrière (mais je suis loin d'être une spécialiste du genre).
    Stephen Crane n'a certes pas connu la guerre de Sécession, mais il a couvert plusieurs conflits en tant que journaliste, et ce récit se veut universel, celui de toutes les guerres et de tous les soldats. Il est d'ailleurs intéressant de noter que les lieux de la bataille ne sont jamais identifiés. Des arbres, des champs, une barrière, partout et nulle part. de même, sous la plume du narrateur, on suit les états d'âme et les actions de l'adolescent, jamais nommé autrement. Seuls ses camarades l'identifient dans leurs conversations comme Henri Flemming, seuls ses camarades, ses semblables lui donnent un nom, alors que pour le lecteur confortablement assis dans son fauteuil moelleux, il ne sera que cet adolescent, ce jeune anonyme qui croit partir défendre des idées et protéger la liberté des autres.
    Si la première partie est relativement intéressante, les choses se gâtent à mon avis par la suite, lorsque, apprenant ce qu'est le courage, devenant un homme, l'adolescent devient peu à peu ce qui est attendu de lui. Bien sûr, il apprend en route, l'apprentissage de la réalité de la guerre et les désillusions s'accumulent, et c'est elles et sa façon de les intégrer dans son système de pensée qui font de lui un homme, un vrai, un héros ordinaire que le livre peut glorifier en terme à peine couverts. le livre devient alors pour moi sans grand intérêt, pareil à la majorité des livres qui glorifient la guerre et le courage du simple soldat, sans même laisser envisager autre chose. Les sentiments de l'adolescent ne sont certes pas toujours nobles, et c'est finalement un personnage assez horripilant, et ce quelque soit son état d'âme, trouvant toujours des raisons à sa conduite même lorsqu'il condamne une conduite identique chez ses camarades, mais au fond, l'honneur est sauf, et c'est là que ce livre, qui aurait pu être marquant, n'est qu'un nième livre d'apprentissage et surtout de guerre.
    Ce fut donc une lecture assez poussive (probablement due à une traduction maladroite) et décevante car j'attendais, à tort probablement, autre chose de ce livre. Je préfère finalement de loin les descriptions de l'incohérence du champ de bataille de Tolstoi dans La Guerre et la paix, et je serai presque tentée de lire La Chartreuse de Parme, car quitte à lire du classique, autant le lire bien écrit.
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 28 septembre 2008

    Woland
    The Red Badge of Courage
    Traduction : Francis Viellé-Griffin & Henry D. Davray
    Où que l'on aille, ce court roman est toujours présenté comme traitant de la Guerre de Sécession. Peut-être le créneau est-il porteur. Mais dans le cas de "La conquête du courage", cet étiquetage est erroné. Certes, l'action met bien en scène des soldats de l'Union combattant ceux de la Confédération mais la chose n'est mentionnée que de très rares fois, par la couleur d'un uniforme ou les termes "rebelle" et "Yankee" utilisés çà et là.
    En fait, "La conquête du courage" parle surtout de la guerre et plus encore de la terreur qui accable le combattant lorsque sonne pour lui l'heure du corps à corps. Car la guerre, même à notre époque hautement technologique, cela reste le corps à corps : l'égorgement de certains soldats français par les talibans, l'a encore récemment prouvé en Afghanistan.
    Stephen Crane utilise ici une intrigue et des personnages minimalistes : une ligne de front, dont on ne sait pas très précisément où elle se trouve et qui est d'ailleurs si mouvante que le héros, Henry Fleming, le plus souvent désigné sous le nom de "le jeune homme" comme pour bien souligner et son caractère banale et l'universalité paradoxale de sa quête du courage, se perd pour commencer parmi les rangs confédérés ; et quelques personnages qui, y compris les généraux, tiennent plus de la silhouette et de l'ombre que du héros solidement charpenté.
    A maints endroits, "La conquête du courage" évoque ces films qui, documentaires ou fictions, ont cherché à fixer sur la pellicule les brumes hantées de la Grande guerre. Une silhouette se dresse, comme sortie de nulle part, elle dit ou balbutie sa peur, sa détresse, son refus de la Mort, et puis elle disparaît. A Henry de faire avec leurs blessures, leur hébétude, leurs radotages - leur dissolution. A Henry - et au lecteur - de leur survivre.
    D'abord hébété, puis bien près de prendre ses jambes à son cou et de déserter sans autre forme de procès, Henry est stoppé net dans son élan lorsque l'un de ses camarades, avisant du sang sur son uniforme, s'imagine à tort qu'il a été blessé dans le feu de l'action. La honte alors l'accable et son poids s'accentue au fil des rencontres après la bataille, tous ces hommes qui saluent son prétendu courage ou pire, qui passent à son côté sans le voir, comme si le choc reçu au combat les avait privés de toute raison. Parce qu'ils ne lui ont pas tourné le dos, au combat : ceux-là y sont allés ...
    Et c'est cette honte qui va provoquer chez Henry un retournement complet du caractère. Il va s'exciter, se pousser lui-même à la colère, déchaîner la violence en lui afin de pouvoir retourner au front et parvenir, cette fois, à se conduire en guerrier. Voilà comment il finit par conquérir le courage qui lui a fait si gravement défaut et, comme l'indique le titre, plus précisément, "l'insigne rouge", la blessure qui prouve son courage.
    Minimaliste jusque dans son style et sa technique, Crane emploie des mots simples et des personnages réduits à une ou deux émotions essentielles pour analyser les différentes étapes par lesquelles passe son héros. Celui-ci étant lui-même une nature simple, l'effet obtenu est encore plus impressionnant.
    Pas de charges, pas de grandes scènes de bataille à la Tolstoï, donc. Margaret Mitchell fait mieux dans son "Autant en emporte le vent." "La conquête du courage" est, à bien y regarder, un roman plus abstrait qu'on ne le pense - qu'on ne le définit. ,o)
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    • Livres 3.00/5
    Par Maphil, le 11 mai 2012

    Maphil
    Ce roman raconte les aventures d'un groupe de volontaires engagés du côté nordiste dans la guerre civile américaine. Parmi ces volontaires, Henry Fleming, poltron par nature, qui attend avec angoisse le baptême du feu. Il craint de ne pas être à la hauteur et de s'enfuir lâchement sous l'assaut de l'ennemi. C'est ce qui se passe effectivement. Mais loin de son régiment qu'il a perdu, au milieu de tous les blessés qui se replient tant bien que mal, sa conscience le harcèle. Il voudrait retrouver son régiment mais a peur des sarcasmes de ses compagnons d'arme. Après une bagarre avec un soldat "déserteur" qu'il tente d'arrêter, Henry est blessé à la tête. C'est du sang sur la tête et épuisé qu'il rejoint son régiment où il est soigné sans qu'aucune allusion ne soit faite. Fleming décide de se racheter et lors de l'assaut suivant, animé par une sorte de frénésie sous le feu de l'action, il se retrouve en tête du régiment et se conduit en héros.
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP

    Ce qui fait l'originalité de cette oeuvre, c'est qu'elle traite des réalités de la guerre à travers un filtre, celui de l'affect du héros, le filtre de son expérience intérieure, de ses émotions, sensations et réflexes. Face à la fatalité des évènements, le soldat se débat comme un pauvre pantin, comme un animal pris au piège. The red badge of courage est moins un roman de guerre qu'une fable cruelle sur la peur, la lâcheté et le courage.
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    • Livres 2.00/5
    Par VACHARDTUAPIED, le 02 avril 2013

    VACHARDTUAPIED
    J'ai eu du mal avec le rythme de ce roman.......

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Citations et extraits

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  • Par raton-liseur, le 25 juillet 2013

    Il y avait une frénésie dans cette ruée furieuse. Les hommes, piquant droit devant de manière folle, éclataient en cris de guerre dignes d’une foule barbare ; mais hurlés de façon si étrange qu’ils éveilleraient le veule comme le stoïque. Ce qui donnait en apparence un enthousiasme qu’on ne pouvait réfréner, même par le feu et le fer. C’était le genre de délire inconscient et aveugle aux obstacles, qui finissait par rencontrer le désespoir et la mort. Le moment sublime d’une absence d’égoïsme. C’est pourquoi, peut-être, ‘adolescent se demandera, lus tard, la raison de sa présence en cet endroit. (p. 121, Chapitre 19).
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  • Par Piling, le 20 juillet 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Comme un être quis'éveille à regret, le froid brouillard se lève et s'étire au long des collines, révélant l'immobile éparpillement d'une armée au repos.

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  • Par kounil98, le 11 juillet 2011

    Les premières phrases : Comme un être qui s'éveille à regret, le froid brouillard se lève et s'étire au long des collines, révélant l'immobile éparpillement d'une armée au repos. Pendant que le paysage s'éclaire, passant d'un brun foncé au vert tendre, l'armée s'éveille à son tour et se prend à frémir d'attente, impatiente des rampantes rumeurs.

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"The Red Badge of Courage" Livre vidéo. Non sous-titré, non traduit.








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