> James Fenimore Cooper (Antécédent bibliographique)

ISBN : 2302007239
Éditeur : Soleil (2010)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Mot de l’auteur... C’est dans une cabane que j’avais construite, sur une petite île au milieu d’un étang en Sologne, qu’enfant je lisais Le Dernier des mohicans. J’avais des images plein la tête, une vision très réaliste du récit de Cooper. Plusieurs dizaines d’années p... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par yvantilleuil, le 15 février 2011

    yvantilleuil
    1757, Français et Anglais se disputent l'appropriation des territoires indiens. Au cœur de cette guerre, un jeune officier est chargé de conduire les filles du colonel Munro jusqu'à leur père. Sur la route vers le fort William Henry, les deux sœurs et leur escorte sont victimes d'une embuscade et ne doivent leur salut qu'à l'intervention de trois hommes : Œil-de-Faucon, le chasseur blanc élevé par les indiens, et ses deux amis mohicans, le chef Chingachgook et son fils Uncas.
    Après l'inauguration réussie de cette collection Noctambule des éditions Soleil par le superbe A bord de l'étoile matutine de Riff Reb's, basé sur l'œuvre éponyme de Pierre Mac Orlan, c'est à présent au tour de Cromwell de proposer une nouvelle passerelle entre les romans et la bande dessinée. Assisté par Catmalou, l'auteur choisit de rendre hommage au célèbre roman de James Fenimore Cooper.
    De par ses nombreuses adaptations au septième ou au neuvième art, l'histoire du dernier des mohicans est connue de tous et propose une immersion en pleine guerre de Sept Ans. Hurons, Mohicans, Iroquois et Ottawa sont les victimes indirectes de ces rivalités franco-anglaises et de ce conflit importé en leurs terres qui scelle lentement le destin de tout un peuple. Découpé en trois actes et en plusieurs chapitres consacrés aux personnages charismatiques de cette aventure, cette libre adaptation de Cromwell distille les moments forts de l'œuvre de Cooper. C'est l'errance du corps de John Greenwood, soldat anglais chargé de transmettre une missive aux filles de Munro et au général Webb, qui sert de fil rouge à ce récit rythmé par une voix-off qui gagne en importance au moment où le nombre de pages (dé)limité de l'album semble rappeler les auteurs à l'ordre. Mais, malgré ce changement de cadence ponctué d'une fin magistrale et une version condensée de l'histoire originelle qui pourrait déstabiliser les néophytes, le graphisme somptueux de ce one-shot ne manquera pas de séduire.
    Avec des allures de livre d'illustrations, ce roman très graphique propose des peintures de toute beauté, qui restituent admirablement l'hostilité et la splendeur de ce territoire sauvage que se disputent Anglais et Français. Des tableaux qui laissent entrevoir les vestiges d'une civilisation ancienne qui s'est éteinte dans la barbarie et le sang. Au cœur de la forêt, tapies dans l'obscurité, des silhouettes prennent vie, tels des souvenirs lointains que l'on voudrait garder enfouis, mais dont l'intensité et la violence semblent difficile à contenir. Dans cet environnement très suggestif, l'auteur abandonne au lecteur le soin de combler les vides et de deviner des passages volontairement obscurcis par le temps. L'absence de blancs, que ce soit au niveau des phylactères ou des bords de pages, ne laisse d'ailleurs que très peu de choix au lecteur, qui se laisse immédiatement happer par la densité des sous-bois. Une ambiance menaçante et terriblement angoissante, accentuée par des tons sombres, qui renforcent encore le caractère oppressant de cet univers où le danger et la mort semblent guetter à tout moment.
    Une adaptation personnelle et innovante, fidèle à l'œuvre originale et d'un esthétisme rare !

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2010/06/06/cromwell-le-dernier-des-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par trust_me, le 24 novembre 2010

    trust_me
    Cromwell propose ici une adaptation très libre du roman de Fenimore Cooper. Il n'a choisi d'illustrer que les scènes les plus marquantes, faisant de son album une longue traque dans les bois. C'est un des points faibles de l'ouvrage. L'intrigue, trop décousue, est difficile à suivre. Mais l'important n'est pas là. Cette adaptation vaut essentiellement pour son incroyable démonstration graphique. Rarement on a vu une ambiance crépusculaire aussi bien rendue. Cromwell a utilisé une peinture acrylique, travaillant tous ses dessins à la brosse avant de les scanner et de faire un montage en double page par ordinateur. Les images, saturées de rouge, d'ocre ou de vert, offrent une lumière oppressante dont on ne saurait dire si elle est diurne ou nocturne. Dans une interview, Cromwell s'avouait passionné par l'expressionnisme allemand. La référence saute aux yeux tout au long de l'album. Autre influence revendiquée par l'auteur, le courant de l'Hudson River School créé par l'américain Thomas Cole.
    Les indiens de Cromwell, au teint diaphane, sont secs et noueux comme des branches prêtent à rompre. L'atmosphère est à la fois tendue et onirique. La violence est tantôt brute, tantôt très poétique. On imagine le claquement des arcs, le bruit du Tomahawk fracassant un crâne. Et cette forêt : sombre, silencieuse, où les ombres se faufilent entre les arbres, prêtes à jaillir sur leur proie à tout moment.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2010/11/le-dernier-des-mohica..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par mademoisellepenelope, le 28 août 2010

    mademoisellepenelope
    Une adaptation libre et innovante du roman de James Fenimore Cooper. Pour ceux qui n'ont pas lu le livre, cette bd peut les perdre un peu et encore.
    Ce qui frappe ici, c'est le graphisme époustouflant et rare. C'est absolument magnifique. Les peintures aux tons froids restituent pleinement l'hostilité, la violence mais aussi la beauté de ce territoire sauvage.
    Superbe
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par lunch, le 23 octobre 2010

    lunch
    L'histoire se passe en 1757, dans ces contrées sauvages que l'on nomme avidement le nouveau monde. le territoire, âprement défendu par de multiples tribus indiennes, est la proie des français et des anglais qui se le disputent.
    John Greenwood était le plus rapide à la course. C'est la raison pour laquelle on l'a envoyé porter au plus vite le message de détresse : il devait prévenir le général Webb, il devait quérir les renforts. Mais c'était sans compter la ruse de Magua...

    Lien : http://bendis.uldosphere.org/index.php?p=bds&motor=1&titre=mohicans
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Dmoisel, le 23 mai 2011

    Dmoisel
    Des dessins à couper le souffle sur une histoire classique.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Cromwell

>Ajouter une vidéo
Vidéo de  Cromwell

Dirigée par Clotilde Vu, Noctambule, la collection de romans graphiques, passerelle entre bande dessinée et littérature, vous propose de découvrir, le 28 avril 2010, une nouvelle adaptation, celle du Dernier des Mohicans par Cromwell !








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le dernier des Mohicans par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz