Thierry Crouzet mène depuis longtemps une réflexion sur la société (voir L'Alternative nomade) où les changements – économie, partage, mode de pensée – induits par le numérique et ses réseaux ont la part déterminante.
A incontestablement l'effet salutaire d'aider à penser. Même si, passé l'accord en général sur les premières pages, et sur ce titre de chapitre "y en a marre des indignés Baba-Cool" me suis trouvée ensuite en débat avec sa thèse, et pas tout à fait en accord, est-ce dû à mon âge (pas forcément, quoiqu'on en pense en ce qu'il me sclérose) ou à la faiblesse de mon raisonnement.
Peut-être juste les objections d'une future convertie, mais me semble qu'il y aurait peut-être là la constitution, involontaire et pleine de bonnes intentions, d'une nouvelle caste (ce qui résulte souvent des petites expériences de démocratie participative, et qu'on le veuille ou non de la plus ou moins grande aptitude au raisonnement serein, selon les formations et la résistance que le monde actuel nous oppose)
Le hacker excelle dans les technologies qui peuvent être mises en œuvre dans un garage ou un appartement, sans infrastructure couteuse, sans machines monumentales. Le hacker détient la puissance dont jadis seuls les industriels disposaient. Artisan technologique, il exerce ses talents en informatique, en mécanique, en génétique. Peu à peu, il conquiert tous les champs d’expertise.
Pour montrer notre bonne volonté, commençons par des gestes concrets au quotidien : servir des repas gratuits, nettoyer des rivières ou des plages, cultiver des jardins partagés, monter des spectacles, tenir des universités au centre des villes, rénover des bâtiments publics délaissés16, accepter le paiement en monnaies alternatives…
Pour montrer notre bonne volonté, commençons par des gestes concrets au quotidien : servir des repas gratuits, nettoyer des rivières ou des plages, cultiver des jardins partagés, monter des spectacles, tenir des universités au centre des villes, rénover des bâtiments publics délaissés16, accepter le paiement en monnaies alternatives…
parce qu’ils contrôlent avec de plus en plus de difficulté une société qui se complexifie.
Comment d’ailleurs le pourraient-ils puisqu’ils perdent souvent le contrôle d’eux-mêmes, l’être hu-
main étant un système complexe parmi les plus complexes ?
Selon Spinoza, le désir serait l’essence de l’homme, notamment le désir de « persévérer dans son être ». Un dictateur peut tout nous retirer, sauf ce désir de vivre encore et encore. Alors chacun de nous devient semblable aux autres et ensemble, unis par notre désir, nous formons une multitude. Nous agissons comme un seul être. Aucune idéologie ou revendication ne nous anime, sinon la volonté de persévérer dans l’être.