La vie et l'oeuvre d'Antoine Augereau, racontée par celui qui fut son élève et dont le nom est passé à la postérité : Claude Garamond. Dans ce récit, vérité historique et fiction se mélangent : nous sommes à la naissance de la Réforme, aux débuts des troubles qui conduiront aux guerres de religion; l'activité des libraires, imprimeurs et graveurs bat son plein.
C'est toute une période historique et ses principaux acteurs que l'on côtoie : Augereau donc, mais aussi Robert Estienne,
Rabelais, Luther... L'auteur prend d'ailleurs soin d'ajouter une partie documentaire à la fin du roman, ou elle précise ce qu'il advint des personnages réels et fictifs. Elle mentionne également quel a été son travail de recherche et son processus d'écriture.
Au final, on plonge très vite dans cette histoire, et on repousse même le moment d'achever cette lecture tant on redoute la fin que connaîtra Antoine Augereau. (Mon seul bémol concerne d'ailleurs le fait que cette fin est un peu trop annoncée tout au long du roman).
A conseiller donc, ne serait-ce que pour retrouver cette fièvre humaniste, cette ambiance si particulière de la Renaissance (qui pour m'a part m'a donné envie de relire
Rabelais et
Erasme !)