> Anne Damour (Traducteur)

ISBN : 2266171976
Éditeur : Pocket (2008)


Note moyenne : 2.74/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Dans le New York de l'ère industrielle, un jeune garçon croit entendre, dans le fracas des machines, la voix de son frère décédé.
De nos jours, à Manhattan, des adolescents commettent des attentats suicide en citant des poèmes de Walt Whitman. Dans un futur loint... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Messaline, le 09 octobre 2010

    Messaline
    J'insiste.

    Le premier livre de Michael Cunningham m'avait fortement ennuyée. peut d'évènement, peu de mouvement. Pourtant, il n'était pas très long ("Les Heures").

    Celui-ci était assez différent.

    Composé de 3 histoires, toutes sont reliées par quelques détails.
    La première se passe à New York pendant l'ère industrielle. La seconde, à l'époque contemporaine, à New York également. la 3eme, dans un futur lointain, dans plusieurs endroits.

    Dans toutes, un détail, un prénom, un objet, quelque chose nous rappelle l'histoire précédente. J'ai moins aprécié la dernière, qui me parait trop éloignée des 2 premières.
    Et j'avais énormément de mal à rentrer dans chacune.
    Cependant, les deux premières ont fini par me plaire pour une raison ou une autre.
    La première parce que j'arrivais à situer les quartiers de New York, ou j'aime me promener quand on a la chance de pouvoir y aller. Les romans m'aident toujours (et j'avoue le rechercher ...) à prolonger le bien être que j'ai être à New York.
    Et puis je trouve que l'époque est particulièrement bien représentée.
    Après, ça reste tout de même très lent dans les actions (enfin, le peu d'action ... ). On se focalise sur les détails, sur les comportements des personnages. J'ai l'impression que l'auteur préfère nettement décrire le côté psychologique de son personnage, que le faire évoluer dans un environnement très actif.
    Pour la 2eme, le thème est basé également sur ce thème en ce sens que le personnage principal travaille comme psychologue dans un service psychologique. Elle attends les appels d'adolescents ou de personnes ayant besoin de parler à un tiers. Peu après les attentats du 11 septembre, elle essaie d'éviter des attentats-suicide.
    Pour la 3eme, je ne saurais pas trop en parler. C'est très "extra-terrestre", c'est moins mon style. Mais l'auteur imagine le monde vraiment très différent de ce qu'il est aujourd'hui.

    Au final, une lecture qui n'est pas désagréable, mais qui ne m'aura pas non plus transportée, malgré l'illustration prometteuse de la couverture (Le Flatiron Building est mon édifice favori de New York, contre toute attente ... :)).
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    • Livres 2.00/5
    Par monito, le 06 octobre 2009

    monito
    Je n'ai pas lu The Hours mais le film avait produit ses effets et notamment celui de découvrir ou plutôt de voir sous un autre jour ce qu'écrivait (et surtout comment) V. Woolf.
    Dans Le livre des jours, trois histoires se superposent, se juxtaposent et peut être se succèdent. Un fil rouge général, le poète américain Walt Whitman que je ne connais pas. Je ne suis absolument pas convaincu par les extraits de son œuvre qui figurent dans le roman. Ils me paraissent un peu hermétiques. Néanmoins, ils constituent le point commun le plus visible aux trois héros de ces trois histoires qui ne font qu'une et une.
    Cunningham aborde avec force et poésie la place des plus humbles, les conséquences de tous les progrès à toutes les époques sur une espèce, l'Homme, qui s'automutile, provoque ses propres catastrophes pour mieux figurer à chaque fois un éternel recommencement.
    Il y a fil de liaison entre toutes ces histoires, cette traversée du temps qui relie les Hommes les uns aux autres. Il confirme la permanence humaine et la fragilité des corps. En regardant le présent, Cunningham nous invite à nous servir de nos deux yeux. Un tourné vers le passé, l'autre vers l'avenir.
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    • Livres 2.00/5
    Par Laury-Anne, le 03 avril 2012

    Laury-Anne
    Trois nouvelles étonnantes. La première dans le New York des usines, la seconde dans le Manhattan contemporain et la troisième dans un lointain futur, toujours dans la grosse pomme.
    Les trames entre ces trois histoires sont ténues mais capitales : la ville, les machines, Walt et... un bol. le génie de Cunningham est d'arriver à surprendre le lecteur et à l'émouvoir malgré la cruauté ambiante. Les machines sont destructrices : elles broient Simon et son petit frère, explosent lors d'attentats suicides et empêchent les émotions chez les androïdes... jusqu'à un certain point.
    Un ouvrage étonnant mais angoissant et très déstabilisant.
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    • Livres 3.00/5
    Par csapin, le 01 mai 2012

    csapin
    Il en va de certaines lectures qui vous laissent d'indéfinissables sensations à l'heure de refermer l'oeuvre. La critique du dossier Spécial Poches du numéro d'été de Lire m'a immédiatement convaincue d'acheter le bouquin et malgré des premières pages quelque peu fastidieuses, je me suis vite laissée embarquer. Puis captiver. Fascinée par le subtile tressage du roman triptyque, mes yeux n'ont cessé de galoper pour arriver au dénouement-clé de voûte. Mais l'ultime point fut moins final que d'interrogation. Quel est le message voulu par l'auteur ? Quel lien entre les personnages ? Les époques ? le sens des évolutions respectives ?
    Je ne peux pourtant pas dire que je suis déçue. Simplement intriguée. Peut-être me laisserai-je tenter par la lecture du roman Les Heures du même auteur :
    C'est à New York, à la fin du XXe siècle. Clarissa est éditrice. C'est à Londre, en 1923. Virginia est écrivain. C'est à Los Angeles, en 1949. Laura est mère au foyer. Trois femmes, trois histoires reliées par un subtil jeu de correspondances, dont l'émouvante cohésion ne sera révélée que dans les dernières pages...
    Oui, manifestement, il s'agit de la construction-filon made in Cunningham. Mais manifestement, dans Les Heures, le lien est explicité.
    Manquerais-je de subtilité littéraire ?

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2008/07/27/charlotte-sapin-le-..
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Citations et extraits

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  • Par csapin, le 23 mars 2011

    "Regardez autour de vous, dit-elle. Que voyez-vous ? Du bonheur ? De la joie ? Les Américains n'ont jamais été aussi prospères, les gens n'ont jamais connu une telle sécurité. Ils n'ont jamais vécu aussi longtemps, en aussi bonne santé, jamais, de toute l'histoire. Pour quelqu'un du siècle dernier, à peine, ce monde paraîtrait un vrai paradis. Nous sommes capables de voler. Nos dents ne pourrissent pas. Nos enfants ne meurent pas d'un instant à l'autre d'un petit accès de fièvre. Le lait est exempt d'excréments. Et nous en avons à volonté. L'Eglise ne nous brûle pas vifs pour d'insignifiantes divergences d'opinion. Nos aînés ne nous lapident pas pour adultère. Nos récoltes sont toujours bonnes. Nous pouvons manger du poisson cru au milieu du désert, si nous le voulons. Et regardez-nous. Nous sommes obèses au point d'avoir besoin de concessions plus vastes dans les cimetières. Nos enfants de dix ans se droguent à l'héroïne, ou assassinent des enfants de huit ans, ou les deux. Nous divorçons plus vite que nous ne nous marions. Tout ce que nous mangeons doit être emballé hermétiquement, car quelqu'un pourrait y introduire du poison, ou à défaut des épingles. Un dixième d'entre nous est interné, et nous ne construisons pas de nouvelles prisons assez vite. Nous bombardons d'autres pays pour la seule raison qu'ils nous inquiètent, et la plupart d'entre nous non seulement ne savent pas trouver ces pays sur une carte, mais sont incapables de dire à quel continent ils appartiennent. Des traces d'ignifugeants employés dans l'ameublement se retrouvent dans le lait des femmes qui allaitent. Sincèrement, pour vous, tout va bien ? Cela vous semble-t-il une histoire qui mérite de se poursuivre ?"

    Bob dit : "D'accord, mais le Big Mac est toujours imbattable." Il se cura un ongle avec celui du pouce opposé.

    "Et vous pensez pouvoir y changer quelque chose ? demanda Cat.

    - On fait ce qu'on peut. Je suis un des rouages. Notre propos est d'annoncer aux gens que c'est fini. Fini de sucer le sang du reste du monde afin qu'un petit pourcentage de la population puisse vivre dans le confort. C'est un dessein ambitieux, certes. Mais l'Histoire a toujours été changée par de petits groupes de personnes très déterminées."
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  • Par csapin, le 23 mars 2011

    Elle se réveilla à trois heures et demie. Elle n'eut pas besoin de consulter le réveil. Elle connaissait ce brusque et difficile retour à la conscience, le passage brutal du rêve profond à l'éveil, qui était moins dû au fait d'avoir assez dormi que d'avoir soudain perdu la faculté de dormir. Ca lui arrivait en général entre trois heures et demie et quatre heures. Elle avait un petit truc pour y remédier dans son armoire à pharmacie, mais n'ouvrait jamais le flacon. Elle préférait l'insomnie au sommeil artificiel. Question de contrôle. C'était foutu de toute façon, elle n'y pouvait rien.
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  • Par csapin, le 23 mars 2011

    Peu à peu, il s'aperçut que les journées à l'usine étaient si longues, faites d'un seul geste si souvent répété, qu'à la fin elles devenaient un monde à l'intérieur du monde, et que ceux qui habitaient ce monde, tous les hommes de l'usine, y passaient la plus grande partie de leur vie, rendant de courtes visites à l'autre monde, dans lequel ils mangeaient, dormaient et se préparaient à repartir. Les hommes de l'usine avaient renoncé à leur droit de cité (...).
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  • Par Neigeline, le 06 novembre 2009

    - Tu verras, tu verras. La recherche est aussi l'objet. Sais-tu ce que j'entends pas là ?
    - Non, monsieur.
    - Tu comprendras, tu verras,. Quand tu seras plus vieux, tu comprendras.
    - J'ai besoin, monsieur...
    - De quoi as-tu besoin ?
    - J'ai besoin de savoir où aller
    - Va où ton coeur te porte.
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  • Par csapin, le 23 mars 2011

    Sa voix était claire et profonde, pénétrante ; elle n'était pas forte mais elle était partout. Elle aurait ressemblé à la voix d'une averse, si la pluie pouvait parler.
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Vidéo de Michael Cunningham


Interview vidéo 1 de Michael Cunningham à propos de son ouvrage : Crépuscule.
Interview vidéo de Michael Cunningham à l'occasion de la parution de son ouvrage Crépuscule aux éditions Belfond. Dans ce roman, l'auteur américain Michael Cunningham évoque l'art, le désir, le couple, la mort, au cœur d'un New York crépusculaire et poétique. Quand un jeune homme à la beauté ambigue vient semer le trouble dans la vie d'un galeriste désenchanté.








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