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> Anne Damour (Traducteur)

ISBN : 2266102621
Éditeur : Pocket (2001)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 218 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il s'agit d'un jeu de miroir entre trois personnages et trois époques : le fil directeur est 'Mrs Dalloway', le roman phare de Virginia Woolf, et ses vingt-quatre heures dans la vie d'une femme. On suit donc les trajectoires de ces trois femmes en parallèle sous une plu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par alex23, le 25 décembre 2012

    alex23
    Cela faisait des mois que ce livre trainait dans ma bibliothèque. Je dois même dire que je l'avais complètement oublié. Je l'ai acheté un peu par hasard, sans trop savoir qu'elle était l'histoire, juste parce que la couverture et la 4ème de couverture m'avaient plu.
    Les Heures nous relate tour à tour une journée dans la vie de 3 femmes. La première, Virginia (Woolf) est écrivaine en 1923, la seconde Laura, est une fervente amatrice de lecture en 1949, quant à la 3ème Clarissa elle est éditrice fin des années 90.
    Toutes ces femmes ont un point commun: le livre de Virginia Woolf; "Mrs Dalloway".
    A peine plongée dans le début du livre, le prologue m'a vraiment surprise et je me suis demandée où l'auteur voulait nous emmener. Cette question c'est posée à plusieurs reprises au fil de ma lecture...
    J'ai vraiment bien aimé ce roman, même si j'ai apprécié certains passages moins que d'autres. J'ai eu un peu de mal au début avec les chapitres sur Clarissa. Je ne suis pas trop arrivée à m'attacher à ce personnage avant la fin du livre. J'ai de loin préférer ceux sur Virginia et Laura.
    Durant toute la lecture, on ressent un sentiment de mal être chez les différentes protagonistes très présent et très pesant. Je trouve que l'auteur a vraiment su trouver le style d'écriture et les mots justes.
    Je ne vous dévoilerai pas la fin, mais je la trouve assez en accord avec le reste du livre.
    Je n'ai pas encore eu l'occasion de livre Mrs Dalloway, mais c'est un livre que rajoute à la liste de ceux que je voudrais absolument découvrir !

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    • Livres 3.00/5
    Par le_Bison, le 07 février 2012

    le_Bison
    Autant l'avouer de suite, le démarrage a été quelque peu poussif. L'amorce du roman me semblait compliqué et surtout ne m'intéressait guère. Je me surprenais souvent à refermer le livre et à relire cette couverture. Comme si j'avais besoin d'être convaincu par cette littérature new-yorkaise aux accents londoniens. Est-ce que l'histoire de ces trois femmes vaut le coup d'être lu jusqu'au bout ? Cette petite voix intérieure, tel un vieux démon, obnubile mon esprit et tente de me faire oublier ces trois destins féminins. Pourtant, je ne suis pas lâche et ne vais pas abdiquer aussi facilement. Michael Cunningham, tu n'auras pas ma peau. Je n'ai pas l'habitude d'abandonner une lecture en cours. Par conséquent, je passe outre ces recommandations démoniaques pour, petit à petit, m'attacher à Clarissa, à Virginia et surtout à Laura.
    Une force spirituelle semble habiter et lier ces trois femmes. Cette lumière qui illumine donc la vie de ces trois héroïnes, est allumée par une certaine Mrs Dalloway. le fameux roman de Virginia Woolf est donc au centre du roman de Michael Cunningham. Fameux, peut-être mais ignoré du pauvre et inculte lecteur que je suis... (Tout comme son auteur ; et c'est peut-être de cette immense lacune qu'a découlé mon si départ laborieux). Trois univers qui sont reliés ensemble par d'infimes et insignifiants détails, cela doit être cela le mystère de la Vie. Comment un roman, œuvre de fiction, peut-il construire la destinée de ces trois femmes ?
    Au fil du temps, les pages jaunies de mon livre se tournent de plus en plus vite. Les sentiments virevoltent sous mes yeux devant la fluidité des mots. L'affection qui découle des destins tragiques de ces trois merveilleuses femmes a finalement réussi à me transporter hors de mon imaginaire, et cela bien malgré moi. Profondément ému, une fois « Les Heures » achevées et le parcours de Laura touchant à sa fin, je m'interroge sur la possibilité de suivre d'autres aventures de Michael Cunningham. Sa littérature ne fut peut-être pas des plus aisée à suivre en naviguant à travers les époques et les âges, en se référant à des classiques littéraires qui restent pour moi inconnus, mais depuis, j'entends cette petite voix intérieure qui me suggère de poursuivre dans cette voie... Pourquoi pas ? Un jour, une heure...
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    • Livres 4.00/5
    Par fredho, le 31 octobre 2012

    fredho
    Inspiré du livre "Mrs Dalloway" de Virginia Woolf, Les Heures de Cunningham met en scène trois femmes dans trois époques différentes.
    Nous suivons en parallèle la journée de Virginia l'écrivaine, Clarissa l'éditrice et Laura la lectrice avec leurs souvenirs, leurs envies, leurs ressentis et leurs désillusions.
    Trois destinées et un point commun...
    C'est une histoire de femmes, écorchées vives, souffrant du même syndrome, histoire basée sur des thèmes forts tels que la condition féminine dans Les années 1940, l'homosexualité, la folie et le suicide.
    La fin de l'histoire nous ramène à revisiter certaines pages du livre, ce qui fait le charme de ce roman.
    Un roman intense avec une écriture saisissante et puissante, les femmes ont une place omniprésente et l'auteur Michaël Cunningham a su avec délicatesse dévoiler toutes leurs émotions.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ikebukuro, le 14 octobre 2010

    Ikebukuro
    Trois destins de femmes qui se croisent au fil des pages de ce roman particulièrement émouvant et d'une intensité bouleversante. Trois femmes à un moment décisif de leur vie, surprises dans leur intimité, dans leur quotidien à trois époques distinctes et dans des contextes complètement différents. Trois femmes qui se retrouvent liées par un même livre, Mrs Dalloway de Virginia Woolf, qui interfère dans la vie de chacune d'entre elles de différentes manières et à des degrés divers : Virginia en est l'auteur, Laura mère au foyer dans Les années quarante le lit et Clarissa porte le prénom de son héroïne et représente une version contemporaine de cette dernière.
    C'est très difficile pour moi de résumer ce livre, tellement dense et prenant sans trop dévoiler du destin de chacune, même si l'on devine dès le début que le bonheur ne fait pas vraiment partie de leur vie. C'est un livre d'ambiance et de moments volés où le lecteur a le sentiment de passer à travers ces trois histoires en spectateur indélicat, sur la pointe des pieds... La mélancolie très présente tout au long du livre dépose sa petite musique au fil des pages à travers la personnalité de chacun des personnages. le ton du roman, tout en retenue, esquisse doucement les sentiments et les doutes de chacune à travers leurs silences car toutes trois donnent l'impression de vivre par procuration. Virginia vit à travers ses oeuvres et son travail d'écriture, son mal-être interpelle le lecteur jusqu'à la fin comme une évidence, Laura vit à travers son mari et son enfant et Clarissa vit à travers sa reconnaissance professionnelle et sociale. Et toutes ont en commun ce sentiment de vide qui les étouffe et qu'elles n'arrivent pas à formuler vraiment.
    J'ai beaucoup aimé ce livre malgré la mélancolie qui s'en dégage. Un texte où chaque histoire se reflète dans la suivante et y retrouve son propre écho. Les destins de ces femmes s'imbriquent les uns dans les autres pour former un ensemble cohérent et pleinement maîtrisé où tout prend son sens. Je n'ai pas vraiment tenté de retrouver des similitudes avec Mrs Dalloway, même si elles apparaissent régulièrement de façon assez flagrantes, notamment dans les thèmes développés par l'auteur que l'on retrouve aussi dans l'oeuvre de Virginia Woolf. Je vous laisse les découvrir par vous-même si vous choisissez de lire ces romans. C'est difficile de ne pas avoir envie de lire ou de relire Mrs Dalloway après avoir lu Les Heures car on devine que les deux récits sont liés et se répondent.
    Je vous invite aussi à découvrir The Hours, le très beau film de Stephen Daldry avec des actrices et des acteurs formidables. Un film bouleversant et très réussi.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 03 juin 2008

    Lune
    Trois femmes : Clarissa (éditrice), Virginia (écrivain), Laura (sans profession).
    Trois lieux, trois époques : New-York-fin du XXème siècle, Angleterre (1923), Los Angeles (1949).
    Trois réfexions :
    Clarissa, cinquantenaire, lesbienne, amitié/amour avec Richard malade du sida, aimante, enthousiaste, au bilan de sa vie sans aucune amertume, quelque peu fataliste devant Les Heures qui s'égrènent.
    Virginia, écrivain tourmenté, obsédé par les mots, le style, l'idée précise au détriment de sa santé mentale ("On a en permanence en soi un meilleur livre que ce que l'on parvient à coucher sur le papier"), une souffrance en butte continuelle contre la réalité banale des heures quotidiennes. Femme fragilisée par une lucidité hors norme.
    Laura, femme qui se révolte devant un destin où toutes Les Heures sont pareilles, avec son lot de joies et de peines, de niaiseries, de fumisteries, d'interdits, d'obligations, sans véritable choix personnel. Elle n'hésitera pas à entraîner dans la tourmente de ses questionnements, un être innocent, son fils.
    Une présence : Mrs Dalloway, fil conducteur de ce roman subtil dont l'aboutissement nous révèle la correspondance entre les trois histoires.
    Mon ressenti : destins parallèles sans l'être, ces trois portraits nous entraînent dans les méandres de trois esprits en proie à des doutes existentiels dont la lecture peut provoquer un malaise. Malaise du bilan de la vie, malaise de la présence de la mort, malaise de l'incommunicabilité entre les êtres, malaise devant tout ce l'on imagine donner et qui n'est jamais suffisant, tout ce que l'on imagine recevoir et qui n'est jamais assez. Ce livre se lit facilement, campe bien lieux et personnages et atteint son but : ne pas laisser indifférent. Il perdure de sa lecture un questionnement qui atteint notre propre vie, nos relations..., cela dépend peut-être de l'âge du lecteur. Quelques observations nous renvoient à notre façon d'être, observations si humaines... Enfin,cette présence continue de Mrs Dalloway nous pousse à lire ou relire l'ouvrage de Virginia Woolf pour tenter de comprendre encore un peu plus, encore un peu mieux.
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Citations et extraits

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  • Par Just13, le 03 octobre 2011

    Mon chéri,
    Je suis entrain de sombrer dans la folie à nouveau, j'en suis sûre: je sais que nous n'arriverons pas à bout de ces horribles crises. Et cette fois je ne guérirai pas. Je recommençe à entendre des voix, et n'arrive pas à concentrer mes pensées.
    Aussi vais-je faire ce qui semble la meilleure chose à faire. Tu m'as rendue parfaitement heureuse. Tu as été pour moi ce que personne d'autre n'aurait pu être. Je ne crois pas que deux êtres eussent pu connaître si grand bonheur jusqu'à ce que je commençe cette affreuse maladie. Je ne peux plus lutter d'avantage, je sais que je gâche ta vie, que sans moi tu pourrais travailler. Et je sais que tu le feras. Tu vois, je n'arrive même pas à écrire correctement. Je n'arrive pas à lire. Ce que je veux dire, c'est que je te dois tout le bonheur de ma vie. tu t'es montré d'une entière patience avec moi et indiciblement bon. Tout le monde le sait. Si quelqu'un avait pu me sauver, c'eût été toi. Tout m'a quitté excepté la certitude de ta bonté. Je ne veux pas continuer à gâcher plus longtemps ta vie. Je ne crois pas que deux personnes auraient pu être plus heureuses que nous l'avons été...
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  • Par Nadael, le 08 novembre 2010

    Nous menons nos vies, nous faisons ce que nous avons à faire, et puis nous dormons -- c'est aussi simple et banal que cela. Certains se jettent par la fenêtre ou se noient ou avalent des pilules ; plus nombreux sont ceux qui meurent par accident ; et la plupart d'entre nous, la vaste majorité, est lentement dévorée par une maladie ou, avec beaucoup de chance, par le temps seul. Mais il y a ceci pour nous consoler : une heure ici ou là pendant laquelle notre vie, contre toute attente, s'épanouit et nous offre tout ce dont nous avons jamais rêvé, même si nous savons tous, à l'exception des enfants ( et peut-être eux aussi) que ces heures seront inévitablement suivies d'autres , ô combien plus sombres et plus ardues. Pourtant, nous chérissons la ville, le matin ; nous voudrions, plus que tout, en avoir davantage.
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  • Par bibliotheque-gemeaux, le 26 septembre 2012

    - Je me prenais pour un génie. J'ai réellement utilisé le mot, in petto, pour moi seul.
    - Eh bien...
    - Oh, vanité, vanité. Je me trompais. C'était au-dessus de mes moyens. La tâche était tout simplement insurmontable. C'était trop, beaucoup trop pour moi. Je veux dire, il y a le temps qu'il fait, il y a l'eau et la terre, il y a les animaux, et les maisons, et le passé et le futur, il y a l'
    espace, il y a l'histoire. Il y a ce fil ou je ne sais quoi qui s'est pris entre mes dents, il y a la vieille de l'autre côté de l'impasse, as-tu remarqué qu'elle a déplacé l'âne et l'écureuil sur le rebord de sa fenêtre? Et, naturellement, il y a le temps. Et le lieu. Et il ya toi Mrs D. Je voulais écrire une partie d'une partie de toi. Oh, j'aurais tant aimé y parvenir.
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  • Par EMOTION, le 06 août 2011

    Dans les yeux des gens, dans leur démarche chaloupée, martelée, ou traînante; dans le tumulte et le vacarme; les attelages, les automobiles, les omnibus, les camions, les hommes-sandwichs qui se frayent un chemin en tanguant; les fanfares; les orgues de barbarie; dans le triomphe et la petite musique et le drôle de bourdonnement là-haut d'un avion, dans tout cela se trouvait ce qu'elle aimait: la vie; Londres; ce moment de juin.
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  • Par Lysiane7, le 08 octobre 2012

    Mrs Dalloway
    C'est à New York. A la fin du XXe siècle.
    La porte du vestibule s'ouvre sur une matinée de juin si pure, si belle que Clarissa s'immobilise sur le seuil ainsi qu'elle le ferait au bord d'une piscine, regardant l'eau turquoise lécher la margelle, les mailles liquides du soleil trembler dans les profondeurs bleutées.

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Michael Cunningham au National Book Festival de 2011 (en anglais)








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