> Céline Leroy (Traducteur)

ISBN : 2879296536
Éditeur : Editions de l'Olivier (2010)


Note moyenne : 2.67/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Chez les Bradshaw, depuis peu, les rôles sont inversés. Thomas a abandonné un métier lucratif pour rester à la maison. Il joue du piano, lit, prend (enfin) son temps. Tonie, sa femme, vient d'accepter un poste à l'université. Elle est ambitieuse, passionnée et... insati... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 13 avril 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    L'auteur nous livre ici des tranches de vie narrant la vie des Bradshaw. Ou plutôt du clan Bradshaw puisqu'il ne s'agit pas seulement de Thomas et Tonie mais également de la famille dans un sens plus large. Et j'ai trouvé que ces moments de vie n'avaient absolument aucun intérêt. Au fil des pages, sentant l'ennui monter, j'ai essayé de trouver un sens à ce livre, de chercher pourquoi l'auteur avait décidé de raconter les choses sous cette forme mais en vain !
    Lire la vie quotidienne des personnages est agréable lorsqu'elle est touchante, prenante mais ce n'est pas du tout le cas ici. Tout est plat et vide de sens. Les personnages sont arrogants, insensibles. de plus, ils semblent tous se détester. Il n'y en a pas un pour éprouver de l'amour envers un autre. Même l'amour filial ne coule pas de source.
    Les personnages ne sont absolument pas attachants, ils sont égoïstes, menteurs, vaniteux. On suit leur vie pas à pas mais on ne s'y accroche pas. Et puis, on n'a pas vraiment envie d'aimer ces personnages qui eux-mêmes ne savent pas aimer les autres. D'habitude, j'aime beaucoup ces petits bouts de vie mais si tout le monde était comme cette famille, je ne sais pas si la vie aurait tant de couleur.
    Et c'est justement de couleur dont manque ce livre. Il n'y a aucune intensité dans ce roman, aucune tendresse. C'est le calme plat, ça ne bouge pas, ça ne touche pas et donc cela finit par ennuyer le lecteur. Pour ma part, rien n'est pire que ce genre de livres. Je préfère détester un livre que rester sur un sentiment comme celui-là. Un sentiment de rien, un sentiment de vide. Un livre que l'on a détesté a le mérite de nous apporter tout de même quelque chose, d'affiner nos goûts en matière de lecture tandis qu'un livre comme celui-là n'apporte rien du tout.
    J'ai beau ne pas avoir aimé le fond, je dois reconnaître que la forme est agréable. Rachel Cusk écrit de manière assez simple même si l'on se rend compte qu'il y a du travail derrière. Et j'ai envie de dire « heureusement » car si l'écriture avait été pesante, je ne sais pas comment j'aurais réussi à terminer ce livre.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par zazy, le 28 septembre 2011

    zazy
    Le clan Bradshaw se décompose ainsi : les grands-parents toujours à se chamailler. Les 3 fils : Howard, l'aîné, entrepreneur qui achète des gadgets inconnus et les revend à prix d'or et sa femme Claudie peintre ratée qui reporte la faute sur son mari et ses enfants, sans oublier le chien. Thomas et Antonia, les héros de ce livre. Lui a pris une année sabbatique pour élever leur fille Alexa et Tonie est retournée enseigner puis prendre un poste à responsabilités au sein de l'université. le « petit dernier » Léo, effacé, doux rêveur et sa femme Susie qui a une grande propension à picoler. Tout ce petit monde habite la banlieue de Londres avec leurs enfants.
    Nous suivons pendant un an, le couple Tomas-Tonie. Ils ont échangé leurs rôles. Thomas ne travaille plus « le matin il écoute du Bach ou du Schumann. Il se tient dans la cuisine en robe de chambre. Il attend que sa femme et sa fille descendent le rejoindre, il a 41 ans... » Et se pose beaucoup de questions sur l'Art : « Qu'est-ce que l'art ? le contraire du gâchis, du redondant... » « L'art lui a donc échappé pendant qu'il s'escrimait à réussir sa vie. Il présume qu'un artiste meurt à la vie. Il meurt en combattant puis il renaît ». Tout en prenant des leçons de piano. Quant à Tonie, elle paraît froide et lointaine, absente de sa vie : « Voilà le sermon, la leçon à retenir : le faits survivent aux émotions, et le savoir est plus puissant que l'amour. le nombre de choses à apprendre est infini, mais l'amour n'est qu'un espace à capacité limitée » Alexa survit, écoute et regarde ses parents vivre : « Ses parents ne se parlent plus de la même façon. Autrefois leurs conversations cheminaient vers un accord commun…. Mais à présent, Alexa relève surtout des différences. Les conversations semblent s'arrêter avant terme…. Ses parents se séparent en laissant les choses en suspens comme s'ils n'étaient plus assortis. »
    Les seuls « vivants » sont Howard et Claudie qui sont plus charnels et n'évitent pas les scènes de ménage avec réconciliations à la fin du spectacle, tel le chapitre 28.
    Par contre, j'ai remarqué que chaque maison est vraiment le « cœur » de ces familles et y tient une place importante. La peur de quitter le nid pour Tonie, le symbole d'une réussite sociale pour Howard. Je n'avais qu'une envie, ouvrir ces maisons pour en faire sortir l'ennui
    L'ennui suinte de partout. L'on sent des rancœurs, des rêves inaboutis et revus à la baisse, des démissions…. L'écriture s'incruste dans les plaies de ces couples, dissèque chaque acte et chaque comportement.
    Pour dire vrai, je me suis un peu ennuyée à partager un an de la vie quotidienne de cette famille…. Ces variations ne m'ont pas faite vibrer à l'inverse des variations Goldberg.
    Je suis quelque peu déçue. Néanmoins, je remercie et les Editions de l'Olivier de m'avoir fait découvrir cet auteur. C'est une belle écriture et je pense que je lirai un autre livre de Rachel Cusk


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/article-rachel-cusk-les-variations-brad..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Claire_C, le 13 avril 2011

    Claire_C
    Un roman vibrant qui rend hommage aux variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, jouant pour nous la mélodie de la grande littérature anglo-saxonne contemporaine.
    Les variations Goldberg de Bach sont trente-deux mouvements composant une œuvre connue pour deux choses : son contenu riche en formes et en rythmes, ainsi que par le fait qu'elle finisse comme elle a commencé. Rachel Cusk a appliqué ces principes à la famille Bradshaw, elle scinde une année majeure dans leur vie en trente-deux chapitres, consacrés à ses différents membres, et la fait se terminer tout comme elle a commencé. Celui va vivre ce cycle se nomme Thomas Bradshaw, quadragénaire britannique qui a pris avec sa femme une décision qui va donner à leurs vies un tournant qu'ils n'auraient jamais pu imaginer. Il s'agit pourtant d'une décision simple : échanger les rôles. L'homme, Thomas, reste à la maison pour s'occuper de leur fille, tandis que sa femme Tonie accepte une promotion qui la tiendra plus souvent éloignée de chez elle. Thomas va en profiter pour faire un point sur sa vie, apprendre le piano, tandis que Tonie va se dégager du train-train de femme au foyer. Ceux qui composent le reste des chapitres sont tous ceux qui gravitent autour de cette cellule centrale : les autres membres de la famille Bradshaw, la mère de Tonie et leur locataire Olga. Jeune immigrée polonaise qui dira d'eux « les gens avec qui je vis ont l'air parfaitement normaux, mais c'est faux(…) Ce n'est pas une famille normale. Peut-être que ce n'est pas si facile d'être normal. » Cette phrase résume le roman, ce combat pour être normal mené par les membres de cette famille. Se développe alors tout le talent de Rachel Cusk qui avec sa capacité à entrer dans le quotidien de tout un chacun en faisant acte de littérature. On pense souvent à Virginia Woolf, l'auteur y fait aussi écho en nous faisant croiser une poupée nommée Clarissa. Son talent à décrire le quotidien avec un cynisme mordant, que l'on avait déjà aperçu dans: Arlington Park (grand succès de la rentrée littéraire française 2007), nous fait vivre au cœur de cette famille si proche de nous de par ses préoccupations intrinsèquement humaines.

    Lien : http://chezclairebis.blogspot.com/2010/02/les-variations-bradshaw-cu..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Mia, le 07 avril 2010

    Mia
    On suit plusieurs personnages sur un temps donné, plus précisément 1 année. Tranches de vie serait l'expression consacrée. On est loin de la narration classique, l'auteure ne raconte pas, elle dissèque. Avec une précision d'entomologiste, un vocabulaire riche de métaphores et un sens aigu de l'observation, elle effeuille strate après strate les mobiles de ses personnages dont le leitmotiv pourrait être la difficulté de trouver sa place. le style est d'une finesse et d'une intelligence remarquable quand bien même il faut souligner que certains passages nécessitent parfois une relecture pour en absorber toute la substantifique moelle.
    Un roman donc plutôt intello avec une fin traditionaliste surprenante, réservé aux lecteurs exigeants.
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    • Livres 3.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 12 juillet 2010

    MarianneDesroziers
    Une fois encore, Rachel Cusk explore les relations hommes/femmes, le couple, les ambiguïtés de la maternité et la paternité, la médiocre vie des gens de la banlieue londonienne - et aussi, chose nouvelle, la condition des immigrés polonais, à travers une fille au père vivant chez le couple et son petit ami rencontré à l'hôpital où elle travaille. le ton est malgré tout plus grave que dans les deux autres romans, il y a moins d'humour mais le style reste de très haute tenue. Dommage que l'éditeur ne suive pas de plus près sa production : ce livre est son septième mais seulement le troisième traduit en français. Une excellente romancière anglaise à suivre de près dans les années à venir...
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Citations et extraits

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  • Par Mia, le 03 avril 2010

    Il y a bien des années, Tonie est tombée amoureuse de la maison : elle en est tombée amoureuse puis, alors qu'elle apprenait à la connaître, l'amour s'est fractionné jusqu'au jour où le moindre fragment de savoir est devenu plus grand que la part d'affection qui lui était réservée. Voilà le sermon, la leçon à retenir : les faits survivent aux émotions, et le savoir est plus puissant que l'amour. Le nombre de choses à apprendre est infini, mais l'amour n'est qu'un espace à capacité limitée.
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  • Par Mia, le 07 avril 2010

    Elle est frappée à présent de constater que la vie n'est pas linéaire, qu'il ne s'agit ni d'un voyage ni d'un passage, mais d'un processus statique d'accumulation irréversible. La perspective change, se meut tel le soleil qui nous fait bénéficier de ses rayons avant de céder la place aux ténèbres. Le point de vue, la relation qu'une chose entretient avec une autre, les proportions d'ombre et de lumière, tout cela est modifié ; mais l'expérience elle-même est d'un bloc, cumulative et figée.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par kundry, le 24 mai 2011

    Ce livre m'est tombé des mains malgré une 4ème de couv' alléchante. L'ennui s'est vite installé car rien ne se dégage de cette histoire, de ces personnages, aucune empathie, aucune émotion, fût-elle littéraire ! Ceci est sans doute dû à la traduction qui rend le texte obscur, parfois abscons!
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Video de Rachel Cusk

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[Rachel Cusk : Egypt Farm]
Dans un salon de la fondation Deutsch de la Meurthe, à la Cité internationale universitaire de Paris, Olivier BARROT présente le livre de Rachel Cusk "Egypt Farm". Banc titre photo de Rachel Cusk.








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