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ISBN : 207031541X
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 2.82/5 (sur 103 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Je suis radine mais j'aimerais ne pas l'être. La première victime de ma radinerie, c'est moi. En effet je crois que vivre c'est dépenser, jouir, donner sans compter. Surtout, ne pas compter. Je peux me mettre en colère contre moi. Je peux réagir contre. Il n'en reste ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 21 février 2013

    BVIALLET
    Française née à Paris, Catherine Cusset vit surtout à New-York car elle s'est mariée avec un américain. Elle est l'auteur de sept romans et se partage entre les deux côtés de l'Atlantique. le couple possède deux appartements, un dans chacune des deux villes, et semble à l'abri du besoin. L'ennui c'est que Catherine a un rapport difficile pour ne pas dire pathologique avec l'argent. C'est une radine, une avare, une rapiate de la pire espèce. Elle ne sait comment faire pour ne pas dépenser son argent. Elle préfère les transports en commun à la voiture individuelle et la marche à pied aux déplacements en taxi. Elle s'arrange pour se faire offrir les consommations quand elle se retrouve avec des amis dans un bar etc, etc...
    Ce récit intimiste et même nombriliste aurait pu être amusant et même désopilant si notre moderne Harpagon en jupon avait été au bout de la logique de sa démarche et avait pratiqué l'humour et l'auto-dérision à haute dose, mais il n'en est rien. L'auteure n'arrive pas à prendre un peu de recul par rapport à son triste penchant. Elle culpabilise d'être ce qu'elle est, avoue être la première victime de sa radinerie tout en incriminant son hérédité : un père très près de ses sous et une mère indifférente aux objets. Résultat : une fille acheteuse compulsive et si possible avec l'argent des autres... En fait de « confessions », on reste plutôt sur le registre tristounet de la complainte et de la lamentation. Si cette radine n'était pas aussi déplaisante, on en arriverait presque à la plaindre. Fort heureusement, ce livre, par ailleurs bien écrit en raison d'une plume vive et minimaliste, est plutôt court (109 pages) et donc vite lu, vite oublié.


    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 2.00/5
    Par absolu, le 01 août 2012

    absolu
    Une fourmi qui écrit mais n'aspire qu'à chanter tout l'été, remarquez ça coûte rien en chauffage, ni en électricité. Non, quand même pas.. Ce n'est pas ce genre de femme... quoique..
    A l'heure d'en faire un p'tite "conte rendu", je soupire un peu (j'me permets, personne pour me pomper l'air, c'est toujours ça de gagné). Je ne sais pas si ce livre a vocation de servir à quelque chose, en ce qui me concerne il m'a fait passer le temps.
    Ca contrarie l'auteure, c'est sûr. Elle souffre de cette incapacité à se laisser aller. Elle préfère laisser l'argent venir à elle. Ou plutôt les occasions de ne pas le dépenser. Ce n'est pas la richesse qui l'intéresse, c'est le principe de gratuité, de bénéfice. de n'avoir pas à dépenser.
    Alors certes, c'est facile, pour ne pas dépenser. Il suffit de ne pas avoir d'argent. de ne pas gagner sa vie. Mais non, elle en gagne...
    Elle souffre de voir les autres gaspiller leur fric, mais pas autant, tout de même, que de devoir le dépenser. Elle a du mal à concevoir de donner, sans rien recevoir. Donner, tout simplement. C'est peut-être pour ça, d'ailleurs, qu'elle n'a pas d'enfant. Donner la vie. Non mais.. Abandon de soi surtout ! Et les charges..
    Non, sérieusement, ce n'est pas ce genre de femme.. Bien que...
    Vénale? Allez savoir.. Elle aime son mari, elle l'envie. Elle voudrait pouvoir être comme lui. Généreux. Mais où y a d'L onéreux y a plus d'plaisir.
    Ca a commencé jeune. héritage d'une contradiction familiale : "de mon père la passion des objets, des listes, de l'installation, de l'organisation, des calculs, de l'investissement, de la possession. de ma mère : la haine du matériel." A dix ans elle vole juste pour ne pas avoir à payer. Même si elle en use ses semelles à courir, même si elle perd un peu d'haleine. Elle vole pour elle, mais aussi pour ses frères. Elle fait les poches des manteaux de ses camarades de classe, elle fait les armoires de sa grand-mère pour des chocolats...
    Elle souffre de ne pouvoir renoncer. Car "renoncer, c'est peut-être, plus qu'offrir, le principe de la vraie générosité. Et d'une certaine liberté."

    Lien : http://www.listesratures.fr/archive/2011/10/04/confessions-d-une-rad..
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    • Livres 2.00/5
    Par kreen78, le 18 mai 2012

    kreen78
    Personnellement, je l'ai trouvée radine, certes, mais franchement je m'attendais à pire que ça.
    Son livre aurait pu être tellement meilleur!!!! Lorsqu'elle exposait des faits qu'elle reconnaissait avoir provoqué par sa radinerie, elle aurait pu aller un peu en profondeur.
    Non, je l'ai trouvé plat, triste. C'est pour dire, le seul fait dont je me suis souvenu au bout de quelques mois fut lorsqu'elle avait piqué les sous dans la poche d'une camarade de classe...
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    • Livres 2.00/5
    Par Loutre_des_Rivieres, le 23 mai 2012

    Loutre_des_Rivieres
    Un roman composé d'anecdotes sur le sentiment de culpabilité que Catherine Cusset développe face à sa radinerie. Elle raconte, par le biais de petits texte, les situations où elle s'est trouvée depuis l'enfance à cause de ce défaut. J'ai fini ce texte avec un peu de mal et n'y ai pas trouvé l'humour que je cherchais.
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    • Livres 4.00/5
    Par isalune, le 26 mars 2008

    isalune
    Une écriture vive pour dépeindre son gros défaut.
    J'avais aimé aussi "La Haine de la famille", mais c'était très dur.

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Citations et extraits

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  • Par BVIALLET, le 21 février 2013

    Je suis radine mais j'aimerais ne pas l'être. La première victime de ma radinerie, c'est moi.
    En effet je crois que vivre c'est dépenser, jouir, donner sans compter. Surtout, ne pas compter.
    Je peux me mettre en colère contre moi. Je peux réagir contre. Il n'en reste pas moins : mon premier instinct, c'est d'être radine. 

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  • Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    Les mots aussi, je les épargne. J'ai toujours peur d'en dire trop. Mon style est économe. La digression me fait horreur. Je vais droit au but. Je fouille mon sujet comme une vrille.

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  • Par line70, le 19 mars 2011

    « Pourquoi ? Mais pourquoi ? » demande la grenouille au scorpion qu'elle transporte sur l'autre rive et qui vient de la piquer, se condamnant ainsi à mort avec elle : « C'est dans ma nature », répond le scorpion avant de sombrer.

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  • Par BVIALLET, le 21 février 2013

    Etre radin, ce n'est pas simplement avoir du mal à ouvrir sa bourse.
    C'est autre chose dont je parle : une attitude de suspicion, de rétention, de calcul et de paranoïa.
    Je la condamne et me bats contre elle. Il me semble qu'elle est une diminution d'être. Mais elle est un instinct premier. C'est elle qui fait que je me déteste. Je déteste ce regard torve tourné vers mon mari et ces mots qui l'agressent : « Tu as vérifié l'addition ? Combien ? Quoi ! Ce n'est pas possible. Il t'a complètement eu. Mais enfin, arrête d'être naïf comme ça, fais attention ! 
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  • Par campagne, le 28 juin 2011

    Je n'ai jamais rien acheté sur une liste de mariage_ ces listes ou l'on déclare simplement le montant de son achat. Ce n'est pas suffisament "personnel".
    Une amie m'invite à diner chez elle.Elle s'est marié huit mois plus tot dans un des endroits chics de Paris.Je n'étais pas en France et je n'ai pas fait de cadeau. Elle possède surement tout: je ne vois pas ce que je pourrais lui offrir. J'entre dans la seule boutique bon marché du boulevard, ou l'on ne vend que des choses laides.Jetrouve un objet laid et bon marché ; un vase noir.
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Vidéo de Catherine Cusset


Pascal Laurent présente Catherine Cusset et Arundhati Roy
- "Indigo", Catherine Cusset, Gallimard - Un festival culturel rassemble pendant huit jours en Inde quatre Français, deux hommes et deux femmes, qui ne se connaissent pas. Une surprise attend chacun d'eux et les confronte avec leur passé. Cette semaine bouleverse leur vie. de Delhi à Kovalam, dans le Sud, ils voyagent dans une Inde sur le qui-vive où, juste un an après les attentats de Bombay, se fait partout sentir la menace terroriste. Une Inde où leur jeune accompagnateur indien déclare ouvertement sa haine des États-Unis. Une Inde où n'ont pas cours la légèreté et la raison françaises, où la chaleur exacerbe les sentiments, où le ciel avant l'orage est couleur Indigo. Tout en enchaînant les événements selon une mécanique narrative précise et efficace, ce nouveau roman de Catherine Cusset nous fait découvrir une humanité complexe, tourmentée, captivante. - "Le Dieu des Petits Riens", Arundhati Roy, Gallimard - Rahel et Estha Kochamma, des jumeaux de huit ans, vivent en Inde, entourés de leur grand-mère, Mammachi, qui fabrique des confitures trop sucrées, de l'oncle Chacko, un coureur de jupons invétéré, esprit romantique converti au marxisme pour les besoins de son portefeuille, de la grand-tante Baby Kochamma, qui nourrit un amour mystique pour un prêtre irlandais, et de leur mère Ammu, abandonnée par son mari, qui aime secrètement Velutha, un Intouchable. Un drame va ébranler leur existence et les séparer. Comment réagir quand, à huit ans, on vous somme de savoir ...








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