ISBN : 2738124712
Éditeur : Odile Jacob (2010)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
"ça fait soixante-quatre ans que je n'ai rien pu dire, c'est la première fois que je le fais.
Je me rappelle, j'habitais ici. Et puis un jour, ou plutôt une nuit -c'était tôt le matin quand j'ai été arrêté-, la rue a été barrée de chaque côté par des soldats en a... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (8)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Endea54, le 13 avril 2010

    Endea54
    Soixante quatre ans après l'avoir vécu, Boris Cyrulnik revient sur l'épisode de son enfance qui a façonné toute sa vie sans qu'il en soit réellement conscient. Peu à peu en revenant sur les lieux de ses souvenirs, il réalise à quel point que, ce qui lui a été en quelque sorte interdit de raconter durant des dizaines d'années, a constitué une empreinte indélébile dans sa construction intellectuelle et affective.
    Plus qu'un livre sur ce qu'il a vécu, c'est surtout un essai sur la résilience, cette capacité d'adaptation face à l'horreur, et la mémoire, celle qui transforme, minimise ou amplifie un évènement ; les deux étant étroitement imbriquées l'une dans l'autre : le remaniement du passé étant justement un facteur de résilience.
    Il est frappant de constater que ce que Boris a essentiellement retenu de ces années de fuite, de placement de familles en familles, consiste en des petits détails incongrus : les lunettes noires que portaient les policiers venus le chercher, au milieu de la nuit, la glotte montant et descendante de l'homme qui pleurait dans le camion qui les amenait vers la mort : des protections contre l'angoisse, la terreur d'un enfant de six ans et demi qu'on vient arrêter avec tant d'armes, tant de camions et tant d'hommes.
    « Je me souviens » est un petit livre, à peine 85 pages qui se lit vite et qui est très intéressant d'un point de vue psychologique sur tous les mécanismes de défense que développent les hommes face à l'impensable.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MoodIndigo, le 17 juin 2011

    MoodIndigo
    Dans ce livre autobiographique,
    Boris Cyrulnik s'interroge sur le travail de la mémoire
    à travers son expérience personnelle d'enfant orphelin à l'âge de 5 ans,
    prisonnier puis évadé à 6 ans,
    et ayant surmonté tant d'épreuves par le travail intérieur de sa mémoire :
    Faut-il se souvenir ?
    Et jusqu'à quand ?
    Y a-t-il un devoir de mémoire ?
    Comment la mémoire reconstruit-elle le souvenir ?
    Et pourquoi ?

    "La mémoire, ce n'est pas le simple retour du souvenir,
    c'est une représentation du passé.
    La mémoire, c'est l'image que l'on se fait du passé.
    Ca ne veut pas dire que l'on se mente,
    on se rappelle seulement de morceaux de vérité qu'on arrange,
    comme dans une chimère.
    C'est la définition même de la chimère,
    toutes les parties sont vraies,
    mais la chimère n'existe pas."

    Le livre est émouvant.
    Mais il explique surtout comment fonctionne
    notre mémoire, et comment il peut nous arriver de choisir,
    sans le savoir,
    de vivre avec des chimères,
    pour ne plus revenir sur le passé.
    80 pages indispensables.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par grisette, le 14 juin 2010

    grisette
    se reconstruire a travers la parole, c'est le message de ce livre.savoir prendre le meilleur dans le pire qui puisse arriver à l'homme. j'aime beaucoup B Cyrulnik,
    il donne a chaque livre une leçon de courage et d'espoir.
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par babounette, le 18 décembre 2011

    babounette
    Dans ses souvenirs d'enfance que Boris Cyrulnik nous raconte dans ce livre, il nous laisse le message que la vie est encore possible après l'horreur. Il appelle cette force "la résilience". En le lisant, on se demande comment on aurait réagi si cela nous était arrivé.
    J'ai aimé le lire.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par letitbe, le 01 novembre 2010

    letitbe
    Boris Cyrulnik évoque quelques bribes de son enfance, de son vécu d'enfant caché et traqué pendant l'Occupation. Si ces épisodes sont profondément marquants, l'auteur intellectualise un peu son ressenti de l'époque à la lumière de ses connaissances actuelles. Même si le récit est bref, ces explications l'alourdissent.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Endea54, le 13 avril 2010

    Le tempérament, c'est l'apprentissage d'un style relation. C'est une sorte de "goût", c'est ce "goût du monde" que l'on acquiert très tôt dans la vie. Il y a des gens qui goûtent le monde de manière amère, d'autres qui le goûtent de manière sucrée, il y a des goûteurs gais et des goûteurs tristes, des goûteurs accueillants et des goûteurs hostiles. Et ce "goût du monde" explique nos réactions souriantes ou méfiantes, intellectuelles ou désespérées. Ce goût du monde est une empreinte très précoce.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par babounette, le 18 décembre 2011

    Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve.
    Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par grisette, le 14 juin 2010

    Il nous suffit d'être, pour être supérieurs
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (8)

Videos de Boris Cyrulnik

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Boris Cyrulnik

À l'occasion de ''À vous de lire'', du 26 au 29 mai 2011, Boris Cyrulnik évoque son rapport à la correspondance, thématique centrale de la manifestation.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Je me souviens... par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (33)

> voir plus

Quiz