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ISBN : 2738116744
Éditeur : Odile Jacob (13/10/2005)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 92 notes)
Résumé :


Après Un merveilleux malheur et Les Vilains Petits Canards, Boris Cyrulnik poursuit son investigation du phénomène de "résilience".
- Comment relever le défi du traumatisme ?
- Comment éviter d'y rester fixé, mortifié par le choc d'un événement après lequel la vie peut n'être que survie au royaume des ombres ?

L'auteur, éthologue de formation, se penche plus précisément sur les traumas de l'adolescence impliqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
feanora
27 juin 2013
★★★★★
★★★★★
Voici un livre qui apporte l'espoir.
Boris Cyrulnik, pédopsychiâtre célèbre, nous démontre avec grande maîtrise que des enfants qui ont été maltraités ou mal aimés peuvent construire une vie heureuse en utilisant leur traumatisme pour en faire un outil qui leur servira à arracher le bonheur.
À l'aide d'exemples précis, nous participons au long cheminement de ces enfants pour arriver la résilience. Hélas, tous ne peuvent pas être sauvés.
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philippe91
13 avril 2015
★★★★★
★★★★★
Boris Cyrulnik décortique dans cet ouvrage les ravages psychologiques liés aux traumatismes.
Très bien construit, évitant le catastrophisme, l'ensemble des facteurs sociaux, culturels et familiaux sont précisément décrits et permettent une vision claire et ordonnée.
On lit rarement ce type d'ouvrage par hasard et pourtant ….
Comment comprendre et faire comprendre, accompagner, ramener à la vie ceux qui ont subis de tels outrages.
Nous sommes tous confrontés, sans pour autant en avoir conscience, à ces êtres disloqués, brisés, massacrés, et nos modes de pensés rationnels nous éloignent, engendrent le rejet, l'incompréhension, lorsqu'ils ne nous entrainent pas au fond du gouffre avec eux.
Comprendre ce qui s'est joué, se joue, s'est pouvoir verbaliser, pouvoir se transporter pas à pas sur le chemin de la résilience, pouvoir allumer le feu de la vie en soufflant sur les quelques braises enfouies.
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Hybris
18 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Boris commence par évoquer Marilyn un fantôme qui a beaucoup fasciné…
Abandonnée par une mère dépressive quand elle était petite, elle a été d'orphelinat en orphelinat.
Dans l'histoire d'une vie, on a qu'un seul problème à résoudre, celui qui donne un sens à notre existence et impose un style à nos relations.
Anderson aussi a eu une vie compliqué avec une mère prostituée par sa mère et alcoolique…mais grâce à d'autres personnes bienveillantes et la mise en mots par ses contes, il a pu avoir une existence résiliente.
Par les rencontres (tuteurs de résilience) et grâce à la culture des contes il a pu faire ce travail.
Seule sa sexualité fût perturbée par ses jeunes années mais la résilience n'est pas une recette pour le bonheur mais seulement une manière de survivre.
Quand on reçoit un coup d'une personne que l'on aime on souffre deux fois : le coup et la représentation que l'on s'en fait.
Pour un enfant battu comme plâtre, le jour où celle-ci va le prendre par la main va rester graver dans sa mémoire comme un moment extraordinaire.
Un enfant qui n'a plus de figure d'attachement (mère morte) s'engourdi, il vit dans un monde psychique flou et sa vie mentale ne se structure plus.
C'est pourquoi certains vont se mutiler : pour se réveiller. Ça fait mal mais c'est moins angoissant que le vide.
Les enfants maltraités ont plus d'accidents car ils vivent dans une confusion mentale où ils discernent mal le danger ou si laisse aller dans une sorte d'attitude suicidaire.
Par rapport au QI et ses controverses : Boris parle d'un indicateur à un moment donné.
Un enfant qui retrouve un milieu aimant arrêtera rapidement les conduites suicidaires et aura un QI qui remontera en flèche…C'est donc rien de plus qu'un indicateur de résilience.
Un maltraité ne deviendra maltraitant que s'il ne fait pas de rencontre qui lui permettront de tisser des liens différents.
Pour qu'il y est un traumatisme il faut qu'il y est une représentation du trauma (cette personne que j'aimai ma fait du mal) de la même façon pour qu'il y a de la résilience il faut qu'il y a une représentation après les soins.
La philosophie qui permet d'accéder à un monde transcendantale ne peut qu'aider ces enfants.
Est-on libre dans la rue ?
Cela peut les amener à penser qu'une autre vie est possible et c'est plus efficace qu'un discours moralisateur.
La résilience se fait aussi en donnant : en donnant en spectacle son trauma en donnant a encore plus faible que soi.
L'écriture et la créativité qui permettent de remanier le trauma sont des facteurs de résilience : les écrivains ont en moyenne subi dix fois plus de trauma que la population générale.
Boris parle des enfants soldat dont la résilience dépend de l'attachement précoce et de certains jeunes de banlieue pour qui se sera plus difficile car personne n'a jamais arrêté leur violence…
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dominath
07 octobre 2014
★★★★★
★★★★★
A lire au moins quelques passages, car c'est une belle leçon de vie : un échec ne doit pas rester tel quel, on doit s'interroger sur la source de l'échec, et quelquefois, ils sont dus aux fantômes que l'on trimbale comme des casseroles au cul des voitures des jeunes mariés
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brunacecile
29 janvier 2013
★★★★★
★★★★★
Un recueil tout en finesse et en poésie malgré le sujet abordé: celui de la maltraitance des enfants. Boris Cyrulnik nous montre que l'enfant traumatisé peut se reconstruire en attrapant au fil de son enfance des brides de lumière qui l'aideront à dépasser son existence remplie de drames. Ce livre se pose comme un espoir pour les individus déchirés par la vie.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
feanorafeanora28 juin 2013
Il avait avait trouvé un taudis dans une vigne et avait avait été embauché par le le propriétaire. Marina y était née et avait passé son enfance dans la honte d'avoir des parents incultes et terriblement pauvres. Sa robe était sale, elle n'avait pas de chaussures, mais elle souffrait moins quand elle rêvait que sa honte disparaîtrait le jour ou elle serait professeur de français. Elle est devenue professeur de français! Pour réaliser ce rêve résilient, elle a dû chaque lutter contre son père. Pour cet homme, le courage de survivre passait par la volonté physique. Alors, quand il voyait sa fille en train de lire, ça le mettait en rage et il donnait des coups de pied dans les livres, dans les meubles et parfois dans l'enfant. Comment osait-t-elle se mettre en vacances et s' offrir une lecture, un plaisir paresseux, quand il fallait se battre pur survivre et prendre sa place dans le pays d'accueil? Ce qui était un rêve de résilience pur Marina devenait une preuve de paresse pour son père. Elle a donc étudié en en cachent pour réparer sa honte. Elle a beaucoup travaillé mais elle était triste de ne pas pouvoir partager ce plaisir avec son père qui éprouvait la réussite professionnelle de sa fille comme une humiliation supplémentaire pour lui.
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Under_The_MoonUnder_The_Moon20 septembre 2014
[...] personne ne prétend que la résilience est une recette de bonheur. C'est une stratégie de lutte contre le malheur qui permet d'arracher du plaisir à vivre, malgré le murmure des fantômes au fond de sa mémoire.
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dominathdominath01 août 2014
Le mensonger sert à masquer le réel pour s'en protéger, alors que la mythomanie sert à compenser le vide du réel pour combler un manque affectif. Elle répare, dans l'apparence, l'image du moi fracassée. La rêverie, elle, donne forme à l'idéal de soi et provoque une appétence qui invite le rêveur à transformer sa vie à condition de rendre réel son rêve
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philippe91philippe9110 avril 2015
Partager un malheur, c'est souffrir une deuxième fois, à moins que ... A moins que prendre part au récit d'un désastre ne soit justement pas le partager. Parce que le le choix des mots, l'agencement des souvenirs, la recherche esthétique entraînent la maîtrise des émotions et remaniement de l'image qu'on se fait de ce qui est arrivé.
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PiertyMPiertyM14 septembre 2014
On n'en veut pas à la pierre contre laquelle on se cogne, on a mal c'est tout. Mais quand le coup provient d'une personne avec qui on a établi une relation affective, après avoir enduré le coup, on souffre une deuxième fois de sa représentation.
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>Psychologie différentielle et génétique>Psychologie de l'enfant>Généralités : développement sensoriel, physiologique, intellectuel (42)
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