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ISBN : 2738115233
Éditeur : Odile Jacob (2004)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 115 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On constate qu'un certain nombre d'enfants traumatisés résistent aux épreuves, et parfois même les utilisent pour devenir encore plus humains. Où puisent-ils leurs ressources ? Par quel mystère parviennent-ils à métamorphoser leur meurtrissure en force ? Comment réappre... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LeMalouin, le 18 octobre 2014

    LeMalouin
    Le vilain petit canard peut se transformer en cygne.
    Il pourra alors avoir une belle vie.
    Cela restera fragile car son passé de canard sera toujours là, mais il pourra y penser d'une manière supportable.
    Ce livre est en deux parties : la chenille et le papillon.
    La chenille est l'existence "préverbale".
    L'acquisition de la résilience porte sur 3 plans :
    Les ressources internes (l'imprégnation des premières années).
    La signification familiale et sociale du coup reçu qui fera le traumatisme.
    Les tuteurs qui permettront de reprendre un développement (infléchi par la blessure).
    La mise à distance émotionnelle se fait par des mécanismes indispensables (le déni, l'intellectualisation ou la créativité).
    Barbara a vécu une enfance où il fallait fuir la Gestapo….Puis elle a été abusé, elle a pu vivre grâce à la chanson.
    On est passé à une culture de la faute (on méritait ce qui nous arrivait) à une culture du préjudice (si cela nous arrive c'est que quelqu'un a commis une faute).
    Boris parle aussi de la représentation que l'on se fait des médicaments en prenant l'exemple de la pilule :
    1950 : la femme est une vache. On peut comme chez cette dernière bloquer l'ovulation.
    1970 : la femme est une révolutionnaire. La légalisation de la pilule fait que leur ventre n'appartient plus à l'état.
    Aujourd'hui : ma mère veut tout contrôler, elle se mêle de mon intimité.
    Pendant longtemps on a cru que l'on était uniquement « programmé génétiquement », depuis Freud on sait que l'environnement est important et ce dès la grossesse.
    Parents et enfant forment un triangle avec un scénario différent pour chaque enfant et qui imprègne sa mémoire.
    Les scénarios sont infinis. La scène du théâtre familial est composée par le récit de chacun, histoires antérieurs à la rencontre, puis le contrat inconscient du couple et sa modification à l'arrivée de l'enfant.
    Le tempérament et le caractère sont deux composantes de la personnalité difficilement dissociable.
    Le tempérament est la partie héréditaire et biologique et le caractère la parie qui s'acquiert.
    Boris parle du MOI (modèles opératoires internes).
    Le syndrome de Lesh-Nyhan est dû à un gène défectueux : L'acide urique n'est pas dégradé, l'enfant devient alors violent (il se tape, tape les autres….), il peut y avoir de la confusion avec de la maltraitance mais avec un régime adapté il peut guérir : la génétique n'est pas une fatalité.
    Il existe quatre types d'attachement dans la petite enfance : l'attachement "sécure", ambivalent, évitant et désorganisé.
    Le « Moi » des mères, évalué pendant la grossesse permet de prédire à 65% leur attachement au bébé à douze mois.
    Chaque enfant est élevé différemment (même des jumeaux que l'on va rapidement différencier par leur morphologie et qui se rappelleront à l'histoire des parents induisant des comportements et donc des réactions différentes).
    La culture influence le comportement des enfants : celle très ritualisé des chinois convient très bien…Les Nord Américains qui travaille tout le temps, parle fort pour s'affirmer, déménage, change de conjoint, beaucoup moins……les enfants en insécurité intérieure on plus souvent un comportement hyperactif.
    La perte du père n'aura pas la même importance selon la culture (dans la culture africaine, les figures d'attachement sont multiples : on dit qu'il faut un village pour élever un enfant).
    La mère a un rôle de réassurance et le père en taquinant l'enfant, l'habitue à s'adapter (rampe de lancement).
    Dès 20 mois un enfant sera orienté ses demandes.
    La résilience peut se faire par la vengeance ou par le fait de donner (y compris en volant) plus que l'on ne reçoit.
    Le papillon est la période du langage
    Parfois il se crée un clivage entre ce qu'il est acceptable de dire et ce que les autres ne veulent pas entendre. C'est par un récit intime (avec risques de délire car non corrigé par un tiers) que va se faire la résilience.
    Cela peut donner des personnes très calme qui explose dès que l'on arrive sur l'indicible.
    Souvent les traumatisés commencent leur identité narrative par leur traumatisme (comme un mythe fondateur).
    La culpabilité permet de se reconstruire, seuls les pervers n'ont aucune culpabilité.
    Pour un traumatisé il est plus facile de donner parfois jusqu'au « sacrifice de soi » que de recevoir car ils ne s'en sentent pas dignes.
    La haine est une défense pour le traumatisé, mieux que le syndrome post-traumatique qui fait souffrir sans que le souvenir puisse être intégré : à en faire un souvenir noir dans une histoire claire.
    Boris raconte son histoire (maintenant connue) sous le pseudo de Bernard.
    Il a réussi à rendre son histoire supportable en y intégrant une supposée « humanité » de l'officier allemand qui lui aurait accordé une grâce.
    Un souvenir précis, entouré de brume permet de remanier le passé pour le rendre plus supportable : un bourreau aurait eu un geste de grâce par exemple.
    Ce n'est pas l'événement qui provoque le trauma chez l'enfant mais la rupture de l'étayage familial.
    Les enfants qui « vont bien » après une guerre (un tiers) sont ceux qui ont le niveau socio-culturel le plus élevé ce n'est pas le pouvoir d'achat mais la possibilité de s'exprimer.
    Les agressions sexuelles : plus fréquentes chez les filles et plus souvent avec un agresseur qu'elle connaisse. Ceci entraîne une résilience plus difficile que quand l'agresseur est un ennemi bien défini.
    La résilience se fera difficilement si la famille s'effondre ou si elle est rigide. Ceux qui ont reçu un soutien affectif et verbal, sont ceux qui ont le mieux récupéré. L'agressé se sent réhabilité en regardant celui qui l'écoute : si l'auditeur a des mimiques de dégoût, de désespoir ou d'incrédulité, il transforme la blessure en traumatisme. Mais quand il partage l'émotion, il "resocialise" l'agressé en lui signifiant non verbalement « je te garde mon estime, mon affection et je cherche à comprendre ce qui se passe en toi ». Souvent l'aide viendra plus facilement d'un tiers que de la famille blessée.
    Les résilients sont blessés mais non traumatisés (ils ne feront pas des cauchemars).
    Le manque peut-être comblé par l'imaginaire ou par la création : on joue à la maman pour se sécuriser.
    Nombre d'artistes ont attendu d'avoir une perte pour créer.
    Quand un parent est défaillant et qu'il faut le suppléer, très souvent on « tient » grâce à un monde imaginaire.
    Tous les enfants qui souffrent sont contraints à la créativité.
    L'adultisme des enfants blessés se voit très tôt : dans leur dessins notamment.
    L'humour c'est le mécanisme de défense sur le fil du rasoir.
    La trace est une empreinte biologique, le récit est une conscience partagée.
    La falsification créatrice transforme la meurtrissure en organisateur du moi.
    Dans les syndromes post-traumatiques la difficulté à symboliser le trauma fait que le souvenir revient non pas le réel mais la représentation du réel.
    Conclusion :
    Longtemps la pensée a été fixiste : les seigneurs, les prêtres et le peuple (les hommes des muscles, les femmes des ventres).
    Les progrès technologiques du 19 siècle ont supprimé l'évidence fixiste.
    Le traumatisme psychique a été reconnu après la deuxième guerre mondiale.
    Un résilient navigue dans un torrent : il a été envoyé dans une direction où il ne voulait pas aller, il doit faire appel à ses ressources internes en attendant qu'une main se tende…celui qui a un attachement "sécure" et les comportements de charme sera à l'affût de la main tendue. Ceux qui n'ont pas eu ces acquisitions précoces pourront le mettre en place plus tard mais plus lentement à condition que milieu propose des tuteurs de résilience.
    Ce n'est pas la personne qui est résiliente mais son évolution et son historisation.
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    • Livres 4.00/5
    Par Mimimelie, le 21 juillet 2013

    Mimimelie
    je l'avais lu assez rapidement il y a quelques années car la lecture m'avait quelque peu ennuyée bien que le sujet m'intéressait et m'importait beaucoup. Je me suis décidée à le reprendre plus sérieusement (n'aimant guère bâcler et aussi pour savoir quel destin je réserve à ce bouquin..). Hélas, je reste sur l'impression d'une lecture pénible, en particulier la première moitié de l'essai qui traite de la formation des "tuteurs de résilience", (entendez par là comme une sorte de tuteur comme pour les tomates, ou encore une béquille, ou encore une petite voix qui une fois ancrée, vous permet de vous appuyer et rebondir en cas de fracas dans votre existence... ) n'en finit pas, longuet, redondant, en plus dans un langage pénible pour le profane : au hasard : "la fillette s'est mise à pointer intensément, pour interagir de préférence avec sa mère" "dès l'instant où l'enfant s'est mise à sémiotiser avec ses gestes, elle a moins pleuré" "ses comportement autocentrés ont diminué" "l'apparition de ce geste déictique lui avait permis d'acquérir une fonction tranquillisante" "si elle n'avait pas acquis ce geste désignatif qui lui permettait de communiquer avec sa figure d'attachement"... etc. (tiens le dico ne reconnaît pas "sémiotiser"...!)
    J'ai envie de dire ou c'est un ouvrage de vulgarisation ou c'est un essai scientifique...
    Bref, le sujet est passionnant, les exemples pertinents et intéressants mais la forme décourageante.
    En plus je relève qu'il cite "certaines pouponnières célèbres comme celle de Médan fondée par Emile Zola..." très intriguée je "vais aux renseignements". En fait, petite rectification, c'est madame Zola qui en 1905 fit donation de leur maison de Médan à l'Assistance publique, et où à l'initiative de son directeur, Gustave Mesureur, fut créée une pouponnière inaugurée la même année. Il semble que, si je comprends bien, Cyrulnik a repris ici une info publiée dans un article de Lebovici, sans la vérifier...
    Enfin bon : conclusion : intéressant, lecture pénible.
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 13 août 2012

    BVIALLET
    Comment des enfants traumatisés plus ou moins gravement parviennent-ils à résister aux épreuves et à se reconstruire ? Où vont-ils puiser leurs ressources pour ressortir plus forts voire plus humains des drames qu'ils ont subi ? Par quel mystère arrivent-ils à transformer leur meurtrissure en force intérieure ? Comment les enfants réapprennent-ils à vivre et se réadaptent-ils au monde après une épreuve ? Pourquoi certains reproduiront-ils les violences qu'ils ont subies, se réfugieront-ils dans le mutisme, voire l'autisme, s'autodétruiront-ils et seront victimes d'un insurmontable complexe de culpabilité alors que d'autres ressortiront grandis de cette mauvaise passe ?
    C'est pour répondre à ces questions et à quelques autres que le célèbre neuropsychiatre, écrivain et globe-trotter Boris Cyrulnik nous propose cet ouvrage de vulgarisation de ses théories sur la «résilience», anglicisme signifiant « rebondissement, rejaillissement » voire reconstruction de la personnalité. Il faut dire que c'est son sujet de prédilection et qu'il n'a pas son pareil pour disséquer cette capacité humaine à surmonter tous les traumatismes psychiques et toutes les blessures émotionnelles plus ou moins graves. A l'aide d'une multitude d'exemple de vilains petits canards devenus magnifiques cygnes et en s'appuyant sur des cas célèbres comme ceux de Barbara, Maria Callas, Georges Brassens ou Jean Genet, Cyrulnik arrive à rendre accessibles des réalités psychologiques et psychiatriques assez complexes. Livre optimiste et pas trop difficile à lire, « Les Vilains Petits Canards » veulent montrer qu'aucune blessure n'est irréversible dans la mesure où des mécanismes de défense se mettent en place et que des mains secourables se tendent. Passionnant.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 2.00/5
    Par tatooa2001, le 01 juin 2013

    tatooa2001
    J'ai un léger souci avec le concept de résilience de Cyrulnik... Car quelque part, il semble excuser ce qui nous a rendu "résilient" (violence parentale, violence de la société, etc), et ça me dérange profondément et me paraît un tantinet superficiel... De plus, les contradictions sont légions dans ses bouquins...
    Si tous les enfants maltraités ne deviennent pas maltraitants, c'est oublier un peu vite ceux qui n'arrivent pas à "résilier". Les dépressifs chroniques, les délinquants et violents divers et variés (j'y inclue les "fous") que notre société produit à grande échelle actuellement.
    Ses bouquins m'intéressent, ils rejoignent ceux d'Alice Miller quand elle dit qu'un seul "témoin lucide" dans la vie d'un enfant maltraité suffit pour qu'il comprenne que ce qu'il vit en subissant des maltraitances n'est pas normal, et qu'il peut ensuite grandir sans le devenir à son tour. Sauf que là où Alice Miller ne pardonne pas et se contente d'expliquer, Cyrulnik, lui, "excuse" les bourreaux. Du moins, le laisse sous-entendre car je n'ai jamais lu ou entendu de sa part quoi que ce soit de clair à ce sujet... Or, je pense que pardonner quelqu'un qui se fiche comme d'une guigne de nous avoir fait du mal, nous amène à nous faire nous-même encore plus de mal... Point n'est besoin de pardonner pour vivre sans haine et apaisé, contrairement aux idées reçues et aux poncifs véhiculés par de trop nombreux auteurs psys ou autres. Quand on a été un enfant maltraité, humilié, ne serait-ce même que psychologiquement rabaissé, le chemin est long avant d'arriver déjà à s'aimer soi-même, et sans amour de soi, l'amour ou le pardon qu'on prétend avoir pour les autres n'est qu'un leurre, une illusion rassurante, une façon de se sentir supérieur et meilleur que ceux qui nous ont blessés, mais en aucun cas cela ne guérit de quoi que ce soit... Ce n'est qu'un emplâtre sur une jambe de bois. Et dessous, le mal est toujours là...
    Et comme l'homme (Cyrulnik) me met mal à l'aise à chaque fois que je regarde ses interviews, je n'ai pas l'impression qu'il soit aussi bien dans sa peau (donc aussi "résilient") qu'il le prétend...
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    • Livres 4.00/5
    Par anne_le_bruit_des_vagues, le 23 mars 2014

    anne_le_bruit_des_vagues
    J'aime beaucoup ce genre de lectures, parfois un peu difficiles, mais que je pratique souvent en pointillés, avec la plupart du temps un roman « facile » en parallèle.
    Dans ces ouvrages, je rencontre des auteurs passionnants et passionnés, qui nous bousculent, nous ouvrent les yeux coûte que coûte. J'aillais écrire « que du bonheur, quoi ! », mais non... Plutôt du chagrin, de la douleur, déposés là et montrés du doigt pour nous apaiser.
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 11 novembre 2011

    La métaphore du tricot de la résilience permet de donner une image du processus de la reconstruction de soi. Mais il faut être clair : il n'y a pas de réversibilité possible après un trauma, il y a une contrainte de la métamorphose. Une blessure précoce ou un grave choc émotionnel laissent une trace cérébrale et affective qui demeure enfouie sous la reprise du développement. Le tricot sera porteur d'une lacune ou d'un maillage particulier qui dévie la suite du maillot. Il peut redevenir beau et chaud, mais il sera différent. Le trouble est réparable, parfois même avantageusement, mais il n'est pas réversible.
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  • Par BVIALLET, le 13 août 2012

    C'est la représentation du malheur qui affirme la maîtrise du traumatisme et sa mise à distance en tant qu'oeuvre socialement stimulante. En dessinant l'horreur qui m'est arrivée, en écrivant la tragédie que j'ai dû subir, en la faisant jouer sur les théâtres de la ville, je transforme une souffrance en un bel événement, utile à la société. J'ai métamorphosé l'horreur et désormais ce qui m'habite, ce n'est plus la noirceur, c'est sa représentation sociale que j'ai su rendre belle afin que les autres l'acceptent et en fassent leur bonheur. J'enseigne comment éviter le malheur. La transformation de ma terrible expérience sera utile à votre succès. Je ne suis plus le pauvre petit qui gémit, je devient celui par qui le bonheur arrive.
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  • Par Mimimelie, le 21 juillet 2013

    L'argent qui donne accès à la consommation transforme aujourd'hui les spectacles en marchandise : foot, danse, théâtre et cinéma. Alors, pour démocratiser l'accès à cette culture, on donne de l'argent public afin que les pauvres puissent également aller au spectacle. Cette démarche constitue un généreux contresens puisque la créativité n'est pas un loisir. Elle doit inventer un nouveau monde pour changer celui qui fait souffrir. La culture créative est un liant social qui donne espoir aux épreuves de l'existence, alors que la culture passive est une distraction qui fait passer le temps, mais ne résout rien. Pour que la culture offre des tuteurs de résilience, il faut engendrer des acteurs bien plus que des spectateurs. Il faut donner aux pauvres l'occasion de donner, en leur permettant de créer un spectacle, une soirée, un débat, une journée de fête.
    ...
    Tandis que la culture créative nous fait évoluer, la culture passive nous aide à digérer.
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  • Par BVIALLET, le 13 août 2012

    « Je suis née à l'âge de vingt-cinq ans, avec ma première chanson.
    - Avant ?
    - Je me débattais.
    Il ne faut jamais revenir
    Au temps caché des souvenirs...
    Ceux de l'enfance vous déchirent.
    L'instant fatal où tout bascule tranche notre histoire en deux morceaux.
    - Avant ?
    - J'ai dû me taire pour survivre. Parce que je suis déjà morte, il y a longtemps – J'ai perdu la vie autrefois – Mais je m'en suis sortie, puisque je chante.
    - Sortie ? Il y a donc une prison, un lieu clos d'où l'on peut s'évader – la mort n'est pas sans issue ? (…)
    Genet a sept ans. L'Assistance publique l'a confié à des paysans du Morvan : « Je suis mort en bas âge. Je porte en mort le vertige de l'irrémédiable... le vertige de l'avant et l'après, l'épanouissement et la retombée, une vie misée sur une seule carte...
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  • Par BVIALLET, le 13 août 2012

    « L'essence de l'humour réside en ce fait qu'on s'épargne les affects auxquels la situation devait donner lieu et qu'on se met au-dessus de telles manifestations affectives grâce à une plaisanterie », disait Freud.
    L'affect aurait dû être douloureux puisque l'événement a été cruel. Mais la manière de le représenter en le racontant ou en le mimant modifie la souffrance et la transforme en sourire. Aujourd'hui, pour paraître scientifique, on formulerait l'idée différemment, on parlerait du « remaniement cognitif de l'émotion associée à la représentation du trauma ». Mais si l'on accepte d'être simple, on dira sans façons que l'humour est libérateur et sublime, que c'est « l'invulnérabilité du moi qui s'affirme et qui non seulement refuse de se laisser imposer la souffrance de l'extérieur, mais même trouve la moyen de convertir les circonstances traumatisantes en un certain plaisir.
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Vidéo de Boris Cyrulnik

Et Dieu dans tout ça ? - 8 avril 2013 : 2e partie .
Des personnalités croyantes et non-croyantes, d?horizons et de milieux différents, se retrouvent pour aborder les questions essentielles du sens de la vie, de leur rapport au monde, à l?homme, à la spiritualité et à Dieu. Débat animé par James Combépine. En partenariat avec Radio Notre Dame. Intervenants : Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et psychanalyste Jean-Pierre Denis, directeur de l?hebdomadaire La Vie Franz-Olivier Giesbert, journaliste et directeur du Point











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