Pour Eugène Varlot, ancien Poilu de la Grande Guerre reconverti en détective privé, les lendemains de victoire ont un goût plutôt amer. Tenaillé par un cauchemar obsédant qui le replonge dans l'enfer des tranchées, le voici engag&... > voir plus
Paris, janvier 1920. Eugène Varlot, ancien poilu de Verdun reconverti dans le constat d'adultère et le divorce express est contacté par le colonel Fantin de Larsaudière pour une affaire urgente. L'ancien des tranchées, devenu détective privé peu scrupuleux, spécialisé dans la recherche des combattants non identifiés traînant leur misère et leur souffrance dans les hôpitaux pour leurs femmes voulant rompre, est persuadé que le colonel du 296e RI - régiment le plus décoré France - recherche quelques combattants perdus au champ d'honneur. Visiblement, certains étaient décidés à faire chanter Fantin de Larsaudière pour d'obscures raisons. Lui était persuadé que le comportement licencieux de sa femme y est pour quelque chose. Après quelques recherches élémentaires et expéditives, Varlot apprend que Amélie Fantin de Larsaudière écumait les boîtes de nuit parisiennes, faisait dans l'aviateur et participait à des parties fines en galantes compagnies. La séparation pour adultère semblait impensable, la famille de Madame la colonelle détenant la fortune du couple. le colonel n'avait, quant à lui, apporté que son titre nobiliaire et un château en province.
Excellent polar ben français. Une écriture alerte, de l'humour et de l'ironie, la primauté donnée à l'intrigue. Un régal.
De plus belle originalité d'avoir placé l'intrigue à la fin de la guerre 14-18, et d'avoir su rappeler ses horreurs avec autant de finesse.
Chapeau bas.
Je tombai une nouvelle fois sur un chiotte à la turque aménagé sommairement dans un coin inutilisable de la cuisine. Il se trouvait à moins de 10 mètres du premier que j'avais confondu, lors de ma première visite avec la sortie! Chacun le sien : la lutte des classes jusque dans la position assise.
Même si son nom gravé dans la pierre ne signifie pas grand-chose. Simplement le repos d'une mère. Un numéro sur un registre des pensions, payant la peur au tarif de la mendicité
Visite guidée : ?Le Peuple de Paris au XIXe siècle? avec l'écrivain Didier Daeninckx . Dédiée à la pauvreté et aux peurs qu'elle suscite, l'exposition ?Le Peuple de Paris au XIXe siècle? du musée Carnavalet fait écho à des questions toujours d'actualité aujourd'hui. Plongée dans les bas fonds parisiens avec un spécialiste, l'écrivain Didier Daeninckx.Interview : Lorraine Rossignol, réalisation : Pierrick Allain