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ISBN : 2072451418
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pour Eugène Varlot, ancien Poilu de la Grande Guerre reconverti en détective privé, les lendemains de victoire ont un goût plutôt amer. Tenaillé par un cauchemar obsédant qui le replonge dans l'enfer des tranchées, le voici engagé par un certain colonel Fantin. L'homme ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 4.00/5
    Par chapochapi, le 27 avril 2014

    chapochapi
    Polar ou roman noir ? c'est la première question que l'on peut se poser lorsqu'on lit Le Der des ders. Car s'il y a bien enquête, Daenickx se plait surtout à rendre vivant l'immédiat après-guerre : ses stocks de produits américains revendus à prix cassés, ses blessés empilés dans des hôpitaux périphériques, ses gradés trop soucieux de leur honneur, ses anarchistes révoltés etc. L'ensemble est servi par un argot savoureux et des personnages auxquels on veut croire.
    Certes, il y a bien une enquête, avec ses méandres, ses impasses, ses doutes, et elle est plutôt bien fichue cette intrigue qui en défrisera plus d'un. Elle commence lorsque le colonel Fantin de Larsaudière fait appel à René Griffon, ancien soldat reconverti dans les enquêtes privées. Ce dernier, souvent narrateur de cette aventure, nous fait le portrait d'un colonel soucieux de préserver son honneur : sa femme le tromperait trop visiblement. Pas très intéressant en apparence, du moins rien d'extraordinaire : rien que du travail habituel. Mais René a un peu d'intuition et de furieux doutes sur cette enquête trop évidente, sur cette épouse trop docile à la filature, sur ce père trop peu soucieux de la tentative de suicide de sa fille. Alors René creuse. Et René trouve.
    Encore une fois, le roman vaut autant pour cette énigme très bien menée que par la plongée dans le Paris des années 20 : pas de coupes garçonnes ici mais du corned mutton en boite, pas de jazz mais la dernière voiture à la mode et une société encore traumatisée qui ne cesse de clamer « si Jaurès avait été là ! ». Un plaisir double à la lecture de ce livre qui joue sur les rythmes, les encadrés qui cassent la page à la manière des surréalistes (je pense au Paysan de Paris) et les changements de narrateurs qui basculent sans cesse d'une vision omnisciente au point de vue interne. de fait, pas moyen de s'ennuyer !
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    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres, le 16 mars 2011

    le-mange-livres
    Pour me changer les idées de Douglas Kennedy, j'enchaîne sur un Daeninckx, polar historique post - Première Guerre mondiale.
    Nous voilà dans les pas de René Griffon, ex-Poilu reconverti en détective privé dans le Paris de la fin des années 1910. Au volant de sa Packard, Griffon vit d'identifications de soldats inconnus et de de divorces. Jusqu'au jour où il est sollicité par le colonel Fantin de Larsaudière, qui l'engage pour mettre la main sur un maître chanteur qui utilise les infidélités de Madame pour salir l'honneur de Monsieur. Mais il apparaît bien rapidement que cette affaire de chantage dissimule des intérêts beaucoup plus troubles.
    Lecture plutôt agréable. Court et vite lu, style sans immense prétention mais très fluide.
    Outre l'intrigue policière, ce qui est intéressant c'est évidemment la reconstitution de l'ambiance de l'immédiat après-guerre ; c'est instructif sans être lourdaud. Les petits détails de la vie quotidienne sont cocasses - ainsi on apprend que pendant la guerre, on avait débaptisé tout ce qui semblait trop allemand, et on parlait d'eau de Louvain ou de berger d'Alsace (sic). On retrouve le dégoût des anciens combattants, les gueules cassés, les gazés, les secrets militaires ... mais aussi les débuts de la circulation automobile dans Paris (qui conduit les autorités à instaurer les premières mesures de sécurité routière, avec la rue Caumartin qui devient la première rue à sens unique !), les boîtes de nuit et le début des années folles. On retrouve aussi les thèmes chers à Daeninckx (la mémoire, la guerre, le Paris populaire et la plaine de France).
    Si vous avez aimé Le der des ders, vous aimerez sûrement les romans de Philip Kerr, qui reprend le même principe, entre autres dans sa "trilogie berlinoise" (L'été de cristal, La pâle figure, Un requiem allemand), qui s'inscrit dans le cadre de l'Allemagne des années 1930.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2011/02/le-der-des-ders-didier-d..
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    • Livres 4.00/5
    Par zembla, le 08 juin 2014

    zembla
    Dans les années 1920, Eugène Varlot un ancien poilu reconverti comme détective privé, se voit confié une enquête par le colonel Fantin de Larnaudière qui est au prise avec un maitre chanteur. Ce qui de loin ressemble a une simple histoire de moeurs, de près va se transformer en une histoire plus complexe dans laquelle notre héros Eugène Varlot va devoir jouer serré pour essayer de démêler le vrai du faux.
    Polar noir dans la plus pure tradition américaine pour ce qui est de l'intrigue mais polar bien français pour ce qui est du contexte. Une intrigue rondement menée, bien construite et assez emberlificotée écrite dans un style efficace et un fin inattendue très loin des standards du genre. Au delà de l'intrigue ce qui frappe le lecteur c'est la qualité de la reconstitution de ce Paris d'après guerre dans laquelle l'auteur réussit a l'immerger. Une réalité où l'on croise les laissés pour compte de cette guerre, ceux qui en sont revenus mais pour lesquels rien n'a été prévu pour les réinsérer dans la vie. Ma note 7.5/10 pour ce polar simple mais efficace.

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par pdbloti, le 20 avril 2014

    pdbloti
    Bonne histoire ancrée dans la désillusion d'après guerre.

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Le consentement meurtrier .
Intervenants : Corinne François-Denève, Rémy Porte, Marc Crépon, Didier Daeninckx, Henri DougierCC-BY-NC-ND 2.01914-2014 : la Grande Guerre a cent ans. À l?occasion de la sortie aux éditions Autrement du coffret « Guerres et Révolutions », cette soirée pose un regard élargi, original et ambitieux sur cette période de notre histoire. de Léon Trotsky à Romain Rolland, de Thomas Edward Lawrence à Charles de Gaulle, autant de grands textes à redécouvrir, préfacés par des intellectuels et artistes contemporains tels que le critique d?art Philippe Dagen ou le metteur en scène Jean-Michel Ribes.








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