ISBN : 2262028028
Éditeur : Librairie Académique Perrin (2009)


Note moyenne : 3.35/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
21 février 1944. A quelques heures de son exécution par les Allemands, Missak Manouchian écrit une lettre bouleversante à sa femme Mélinée.

Janvier 1955. Louis Dragère, journaliste à L'Humanité, est missionné par le parti communiste pour retracer le parc... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par betty, le 03 août 2010

    betty
    Une plongée passionnante dans l'histoire avec Didier Daenincks...
    Cet auteur de polar déroule la vie de Missak Manouchian ( de l'affiche rouge) comme dans ses polars. Preuve qu'il aime l'histoire, il était sur France Inter pendant les vacances pour arpenter le Paris de Willy Ronnis, reportage vraiment très intéressant. D'ailleurs Willy Ronnis est un personnage (très secondaire) de cette histoire, tout comme Charles Aznavour.
    Il a su donner vie à une figure historique tout en évoquant les polémiques toutjours vives autour de sa dénonciation sans bien sûr fournir de solutions, puisque la vérité n'est pas connue. Il n'y a aucune frustration pourtant à la fin de ne pas savoir, le plus important n'est pas là. Il est dans cette construction d'un personnage et des hommes (et femmes) qui gravitent autour, des tensions chez ceux qui l'ont connu, chez ceux qui ont vécu l'histoire à un petit ou grand niveau et qui ont survécu à la guerre. On rentre dans les jeux du pouvoir, de la résistance, dans un monde disparu où le communisme est tellement puissant, avec des préoccupations qui paraissent si bizarres si longtemps après.

    L'enquête est réalisée par un jeune journaliste de l'Humanité dont on espère qu'il sera malléable à souhait. Daguère est un journaliste "mythique" ; on l'imagine très bien : parisien, une casquette, la gouaille, 60s... Toutes les tensions transparaissent bien à travers ses propres doutes, il fait discuter archives, sources policières, témoignages autour des deux moments clés de la vie de Manouchian : génocide arménien et résistance. Si Daenincks n'avait pas utilisé ce personnage, j'aurais sans doute eu beaucoup plus de mal à rentrer dans l'histoire.


    Lien : http://mesbettys.over-blog.com/article-missak-52647282.html
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    • Livres 2.00/5
    Par benne, le 09 octobre 2010

    benne
    Plus un roman-enquête qu'un véritable roman. On y apprend beaucoup de choses sur Aznavour, Krasucki, le parti communiste de l'époque... mais finalement peu sur Missak Manouchian. Je trouve que l'on s'ennuie un peu tant l'accent est mis sur le travail d'enquête du héros journaliste (on le suit dans ses moindes faits et gestes). Plutôt que sur l'aspect historique du récit (faits de résistance entre autres). On est loin de L’armée des ombres de Kessel ou des récits de Lucie et Raymond Aubrac. C'est un parti pris. Je le respecte mais il ne m'a pas captivé. Il ne m'a pas déplu non plus. La balle au centre !
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    • Livres 2.00/5
    Par Scriba, le 22 février 2010

    Scriba
    On retrouve toujours un peu le même style chez cet auteur. Là, c'est un journaliste qui enquête sur le group de résistants mené par Missak Manouchian, à Paris. Ce groupe sera arrêté et fusillé. Ils sont aussi les visages que l'on retrouve sur l'affiche rouge des nazis.
    Le livre retrace la formation et les actions de ces résistants ; qui les a trahis auprès des Allemands. le livre n'est pas toujours facile à suivre ou à lire, mais l'histoire est prenante.
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    • Livres 1.00/5
    Par ides60, le 19 février 2011

    ides60
    J'ai cru devant les élogieuses critiques que ce livre me plairait. or, il est hors de portée pour moi. Je ne l'ai pas compris faute d'avoir suffisamment de conaissance en politique. J'ai vite été noyée par la profusion de détails, mais surtout désorientée, car ignare sur l'existence de tous ces partis. le livre est sinon très bien écrit mais il n'est pas fait pour moi.
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    • Livres 4.00/5
    Par cathe, le 08 décembre 2009

    cathe
    "Roman, document ou docu-roman. Réalité ou fiction. Des histoires ou l'Histoire... Voilà les questions qui viennent à l'esprit à la lecture du dernier livre de Daeninckx.
    A travers le Paris des années cinquante où le Parti Communiste était encore une force de premier ordre, J.L. Dragère, journaliste à l'Humanité, est chargé de rechercher des documents retraçant la vie de Missak Manoukian. Cela va lui donner l'occasion et nous permettre de rencontrer des personnages qui ont joué un rôle dans la vie de ce Résistant et qui ont croisé ce héros méconnu dont la lettre d'adieu est à l'origine du célèbre poème d'Aragon L'Affiche rouge.
    Ceux que la période allant des années trente à l'après-guerre intéresse, trouveront dans cet ouvrage le parcours de ces Arméniens, Italiens et Polonais qui se sont mis au service de la France et sont entrés dans la Résistance au nom des valeurs qu'elle représentait.
    Ecrit sous forme d'enquête journalistique, le livre se lit facilement et avec beaucoup de plaisir."

    Lien : http://les-routes-de-l-imaginaire.blogspirit.com/archive/2009/12/08/..
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Citations et extraits

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  • Par castabea, le 30 octobre 2009

    En entendant son prénom, Charles Aznavour se glissa dans la conversation. (...)
    - Le mois prochain, cela fera onze ans que Missak a été fusillé. Onze ans... Pourtant, j'ai l'impression que je l'ai quitté hier soir, qu'il aurait pu être ici, cette nuit, en notre compagnie... Avant chaque spectacle, dans ma loge, pour me concentrer, je joue aux échecs, une petite partie contre moi-même, et je pense à lui qui m'a initié à ce jeu quand j'avais une douzaine d'années... Je crois qu'il aurait été heureux de me voir sur la scène du Moulin-Rouge, alors qu'il a assisté à l'un de mes tout premiers succès, à deux pas de la place blanche. Un succès modeste, mais un succès quand même. On devait être en 1937... A la maison, on tirait le diable par la queue. Pour aider à faire bouillir la marmite, Aïda et moi, on écumait tous les radios-crochets dont les prix étaient versés en argent liquide. Ce jour-là, Mélinée et Missak nous accompagnaient dans un grand café de la place Pigalle. Elle nous avait bien averti de ne rien commander en nous montrant les deux pauvres francs perdus dans son porte-monnaie. Il y avait des dizaines d'inscrits. Aïda s'est lancée dans une chanson d'amour tragique, du genre "Pardonne-moi si je n'ai pas su te comprendre" qui a fait impression, tandis que votre serviteur, une cane à la main, traversait la scène de long en large en imitant Maurice Chevalier... Au moment de la distribution des prix, on se tenait très fort la main, avec Aïda. Le speaker, avec son nœud papillon, s'est approché du micro et a commencé à lire son papier. Cinquième prix, rien. Quatrième prix, rien. Troisième prix, rien. Mélinée nous a regardés en haussant les épaules, l'air de dire : "ce sera mieux la prochaine fois..." Deuxième prix, un billet tout neuf de cinquante francs est attribué à... Aïda Aznavourian. On n'avait pas fini de l'embrasser que le gars, toujours collé à son micro, annonçait, le premier prix : "un billet tout aussi neuf mais de cent francs, celui-là est attribué à Charles Aznavourian ! " Un jour de gloire, il ne manquait plus que la Marseillaise ! Sur le chemin du retour, Missak a acheté un poulet rôti, un kilo de frites et une bouteille de vin rouge dans une baraque du boulevard et on a tous fait la fête, papa au piano, dans l'appartement en pente de la rue Lafayette...
    Sa mère lui coupa la parole.
    - J'ai encore dans un tiroir la lettre qu'il m'a envoyée de Bretagne quand il était mobilisé dans l'armée française, au début de la guerre. Il a écrit : "Charles sera l'honneur au peuple arménien, et une gloire pour la France"
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Vidéo de Didier Daeninckx

Visite guidée : ?Le Peuple de Paris au XIXe siècle? avec l'écrivain Didier Daeninckx .
Dédiée à la pauvreté et aux peurs qu'elle suscite, l'exposition ?Le Peuple de Paris au XIXe siècle? du musée Carnavalet fait écho à des questions toujours d'actualité aujourd'hui. Plongée dans les bas fonds parisiens avec un spécialiste, l'écrivain Didier Daeninckx.Interview : Lorraine Rossignol, réalisation : Pierrick Allain








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