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ISBN : 2262028028
Éditeur : Perrin (2009)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
21 février 1944. A quelques heures de son exécution par les Allemands, Missak Manouchian écrit une lettre bouleversante à sa femme Mélinée.

Janvier 1955. Louis Dragère, journaliste à L'Humanité, est missionné par le parti communiste pour retracer le parc... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 15 décembre 2012

    Lorraine47
    Missak est un miraculé quand il débarque à Marseille avec son frère, rescapés orphelins du génocide arménien en 1924.
    Il monte à la capitale pour travailler dans les usines Citroën mais est licencié pendant la crise économique de 1929. Il s'instruit, publie dans des revues littéraire et s'engage politiquement au parti communiste où il prend la direction du comité de secours pour l'Arménie, l'organisation pour la main d'oeuvre immigrée (Moi). En 1939 il rejoint l'armée française pour combattre les nazis et le groupe des FTP (francs tireurs partisans). Les allemands placardent des affiches rouges pour dénoncer les résistants étrangers cela signera l'arrêt de mort de Missak et de nombreux de ses compagnons.
    L'album relate le témoignage de Missak Manouchian quelques heures avant son exécution au Mont Valérien le 21 février 1944, retour sur son enfance arménienne, sa jeunesse et la rencontre avec sa bien aimée Mélinée, celle à qui il écrit sa dernière lettre et qui reçoit ses derniers témoignages d'amour.
    L'album, conçu avec une extrême sensibilité joue sur les contrastes: couleur, noir
    et blanc la couleur étant bien sûr réservée aux moments de paix et de bonheur (tout relatifs). le lecteur appréciera aussi de trouver à La fin de l'album des documents d'époque, comme autant de témoignages émouvants de cette vie volée: photographies, photocopie de la lettre adressée à sa femme.
    Adultes et enfants auront plaisir à prendre conscience de la reconnaissance qu'ils doivent à ceux qui ont lutté pour la liberté comme Missak Manouchian.
    Une leçon d'histoire et d'humanité!
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    • Livres 5.00/5
    Par Jumax, le 13 novembre 2012

    Jumax
    Encore un superbe et émouvant album de la série Grands Portraits chez rue du monde, cette fois faîtes connaissance avec Missak Manouchian chef de l'armée du crime, organisation d'émigrés qui tentent de résister contre l'occupation allemande et de libérer la France. Un portrait très poétique, des illustrations en couleur pour les souvenir heureux et en noir et blanc pour l'horreur de la guerre.

    Lien : http://latetedelart.over-blog.net/article-grands-portraits-113271146..
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    • Livres 4.00/5
    Par betty, le 03 août 2010

    betty
    Une plongée passionnante dans l'histoire avec Didier Daenincks...
    Cet auteur de polar déroule la vie de Missak Manouchian ( de l'affiche rouge) comme dans ses polars. Preuve qu'il aime l'histoire, il était sur France Inter pendant les vacances pour arpenter le Paris de Willy Ronnis, reportage vraiment très intéressant. D'ailleurs Willy Ronnis est un personnage (très secondaire) de cette histoire, tout comme Charles Aznavour.
    Il a su donner vie à une figure historique tout en évoquant les polémiques toutjours vives autour de sa dénonciation sans bien sûr fournir de solutions, puisque la vérité n'est pas connue. Il n'y a aucune frustration pourtant à la fin de ne pas savoir, le plus important n'est pas là. Il est dans cette construction d'un personnage et des hommes (et femmes) qui gravitent autour, des tensions chez ceux qui l'ont connu, chez ceux qui ont vécu l'histoire à un petit ou grand niveau et qui ont survécu à la guerre. On rentre dans les jeux du pouvoir, de la résistance, dans un monde disparu où le communisme est tellement puissant, avec des préoccupations qui paraissent si bizarres si longtemps après.

    L'enquête est réalisée par un jeune journaliste de l'Humanité dont on espère qu'il sera malléable à souhait. Daguère est un journaliste "mythique" ; on l'imagine très bien : parisien, une casquette, la gouaille, 60s... Toutes les tensions transparaissent bien à travers ses propres doutes, il fait discuter archives, sources policières, témoignages autour des deux moments clés de la vie de Manouchian : génocide arménien et résistance. Si Daenincks n'avait pas utilisé ce personnage, j'aurais sans doute eu beaucoup plus de mal à rentrer dans l'histoire.


    Lien : http://mesbettys.over-blog.com/article-missak-52647282.html
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    • Livres 3.00/5
    Par benjetpascal, le 25 avril 2012

    benjetpascal
    Ce roman historique de Didier Daeninckx est une plongée dans les passions, les idéologies - mais aussi les non-dits et les trahisons - de la Résistance communiste à l'occupant nazi dans la capitale occupée, ainsi que de leurs implications, quelques années plus tard, dans un après-guerre en pleine mutation.
    Vu au travers du prisme d'une enquête d'un journaliste de l'Humanité sur le très fameux réseau Manouchian, décrivant parfois de façon vivante la vie quotidienne dans le Paris des années 50, Missak nous fait comprendre que les guerres, leurs acteurs et leurs conséquences ne sont jamais manichéens, et par ailleurs mieux connaître une partie de l'histoire et des souffrances d'une communauté arménienne décidément bien malmenée par L Histoire.
    Seul petit bémol : une fin peut-être trop rapide qui laisse le lecteur un peu sur sa faim.
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    • Livres 4.00/5
    Par Liegeoise, le 07 février 2013

    Liegeoise
    Une enquête sur les traces de Missak Manouchian et des militants FTP-MOI qui se sont retrouvés sur la célèbre Affiche rouge avant d'être exécutés au Mont Valérien... Prenant et déroutant à la fois, même si le style de l'auteur ne m'a pas emballée du tout.
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°132 - décembre 2009 - L'album retrace l'histoire de Missak Manouchian, chef d'un groupe de résistants d'origine étrangère, qui ont été fusillés au Mont Valérien en février 1944. L'histoire des résistants de l'Affiche Rouge est racontée ici à un jeune public. C'est un choix délibéré de Didier Daeninckx, « passeur d'histoire », appuyé par l'éditeur Rue du Monde, que de mettre en avant la place des immigrés dans l'histoire de la France par le biais de la Résistance. Des hommes et des femmes prêts à mourir pour un pays qui n'était pas le leur mais qui avait su les accueillir.
    L'album, magnifiquement illustré par Laurent Corvaisier, alterne les dépliants, grandes planches aux couleurs vives - le temps de l'enfance, celui des jours heureux à Paris - et les planches dramatiques en noir et blanc - le génocide arménien, la prison, la guerre. Au texte narratif, bref, succède un dossier avec des documents photographiques ; l'album se clôt sur une reproduction de la lettre à la femme aimée, Mélinée. Il est dommage, en revanche de n'avoir pas mis en regard le magnifique poème d'Aragon, mis en musique par Léo Ferré, que le texte a inspiré. Ce livre attirant, accessible en début de collège, pourrait faire l'objet d'une lecture collective en bibliothèque ou en classe. Cécile Robin-Lapeyre

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Citations et extraits

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  • Par castabea, le 30 octobre 2009

    En entendant son prénom, Charles Aznavour se glissa dans la conversation. (...)
    - Le mois prochain, cela fera onze ans que Missak a été fusillé. Onze ans... Pourtant, j'ai l'impression que je l'ai quitté hier soir, qu'il aurait pu être ici, cette nuit, en notre compagnie... Avant chaque spectacle, dans ma loge, pour me concentrer, je joue aux échecs, une petite partie contre moi-même, et je pense à lui qui m'a initié à ce jeu quand j'avais une douzaine d'années... Je crois qu'il aurait été heureux de me voir sur la scène du Moulin-Rouge, alors qu'il a assisté à l'un de mes tout premiers succès, à deux pas de la place blanche. Un succès modeste, mais un succès quand même. On devait être en 1937... A la maison, on tirait le diable par la queue. Pour aider à faire bouillir la marmite, Aïda et moi, on écumait tous les radios-crochets dont les prix étaient versés en argent liquide. Ce jour-là, Mélinée et Missak nous accompagnaient dans un grand café de la place Pigalle. Elle nous avait bien averti de ne rien commander en nous montrant les deux pauvres francs perdus dans son porte-monnaie. Il y avait des dizaines d'inscrits. Aïda s'est lancée dans une chanson d'amour tragique, du genre "Pardonne-moi si je n'ai pas su te comprendre" qui a fait impression, tandis que votre serviteur, une cane à la main, traversait la scène de long en large en imitant Maurice Chevalier... Au moment de la distribution des prix, on se tenait très fort la main, avec Aïda. Le speaker, avec son nœud papillon, s'est approché du micro et a commencé à lire son papier. Cinquième prix, rien. Quatrième prix, rien. Troisième prix, rien. Mélinée nous a regardés en haussant les épaules, l'air de dire : "ce sera mieux la prochaine fois..." Deuxième prix, un billet tout neuf de cinquante francs est attribué à... Aïda Aznavourian. On n'avait pas fini de l'embrasser que le gars, toujours collé à son micro, annonçait, le premier prix : "un billet tout aussi neuf mais de cent francs, celui-là est attribué à Charles Aznavourian ! " Un jour de gloire, il ne manquait plus que la Marseillaise ! Sur le chemin du retour, Missak a acheté un poulet rôti, un kilo de frites et une bouteille de vin rouge dans une baraque du boulevard et on a tous fait la fête, papa au piano, dans l'appartement en pente de la rue Lafayette...
    Sa mère lui coupa la parole.
    - J'ai encore dans un tiroir la lettre qu'il m'a envoyée de Bretagne quand il était mobilisé dans l'armée française, au début de la guerre. Il a écrit : "Charles sera l'honneur au peuple arménien, et une gloire pour la France"
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  • Par Lorraine47, le 15 décembre 2012

    Ma chère Mélinée, ma petite orpheline bien aimée. Dans quelques heures je ne serai plus de ce monde. On va être fusillés cet après midi à quinze heures. Cela m'arrivera comme un accident dans ma vie. Je n'y crois pas mais pourtant, je sais que je ne te verrai plus jamais.

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  • Par Liegeoise, le 07 février 2013

    21 février 1944, Fresnes


    Ma chère Méline, ma petite orpheline bien aimée. Dans quelques heures je ne serai plus de ce monde. On va être fusillé cet après midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, j’y ne crois pas, mais pourtant, je sais que je ne te verrai plus jamais. Que puis-je t’écrire, tout est confus en moi et bien claire en même temps. Je m’étais engagé dans l’armée de la Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la victoire et de but. Bonheur ! à ceux qui vont nous survivre et goutter la douceur de la liberté et de la Paix de demain.
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  • Par Jumax, le 13 novembre 2012

    "Il y avait aussi Mélinée, orpheline d'Arménie, comme moi. Je l'aimais en secret.
    Un jour qu'elle me demandais si j'avais une fiancée, je lui ai tendu un tout petit miroir.
    - Oui, voici sa photo.
    Elle a regardé, elle s'est vue. Nous ne sommes plus jamais quittés."

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  • Par benjetpascal, le 25 avril 2012

    - J'ai retrouvé mes notes de l'époque. Je suis plus ordonné que je le croyais. Si tu me donnes ton adresse, je t'enverrai une retranscription des filatures faites par Piget. Enfin certaines... J'ai également retrouvé la trace de flic qui a dressé un portrait à charge de Piget devant la commission d'épuration. Il s'appelle Navarrenx, avec deux r et un x, comme la ville des Pyrénées. Il est toujours dans la police. Il travaille au Soviet de Saint-Denis...
    - Le Soviet de Saint-Denis, inconnu au bataillon, ça veut dire quoi au juste ?
    - Qu'il est toujours communiste. L'administration a regroupé dans certains commissariats de la région parisienne tous les flics qu'elle n'arrivait pas à virer de manière directe, pour éviter qu'ils ne gangrènent la troupe. Ce sont les flics eux-même qui ont baptisé Soviet ces commissariats.
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Didier Daeninckx présente "Tête de Maure"
Melvin Dahmani, un désœuvré qui vit de petites escroqueries sur le Net, se rend en Corse pour l'enterrement d'une jeune femme. Là, il apprend que Lysia Dalestra, l'amour d'un été qu'il a connue dix ans plus tôt, s'est suicidée. Que quelques mois plus tôt son frère, Orso, a été déchiqueté par la bombe qu'il destinait à une villa construite trop près des plages. Lors des obsèques, un inconnu qui tente de parler à Melvin est abattu. Chacun des quinze jours qu'il passe sur l'île de Beauté est marqué par une disparition brutale. Lysia a laissé derrière elle quelques indices, à la manière du Petit Poucet : un cahier, et surtout deux têtes de poupées maures. Ils conduisent Melvin à s'intéresser à l'histoire du domaine de Corto-Bello où vivent les Dalestra. Un épisode inconnu de l'histoire insulaire se dévoile : l'expédition militaire organisée en 1931 par Pierre Laval, président du Conseil et ministre de l'Intérieur. Il faudra qu'il risque sa tête pour faire le lien avec le suicide de Lysia... Parution le 2 avril 2013 Entretien réalisé par Ludovic Fortin








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