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ISBN : 2262028028
Éditeur : Perrin (2009)


Note moyenne : 3.36/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
21 février 1944. A quelques heures de son exécution par les Allemands, Missak Manouchian écrit une lettre bouleversante à sa femme Mélinée.

Janvier 1955. Louis Dragère, journaliste à L'Humanité, est missionné par le parti communiste pour retracer le parc... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par IreneAdler, le 12 avril 2014

    IreneAdler
    Une plongée dans le cœur du Paris des années 50. Petites bandes, musique, politique à tous les étages, quand elle savait donner un sens à la vie. Quand elle participait à la vie des citoyens. Plongée dans les débuts d'un certain Charles Azanavour au plus froid d'un hiver froid, où la Seine monte, monte, le sol de Paris gèle et où l'on découvre que les amis, mêmes résistants ne sont pas toujours fiables et envoient les plus valeureux au pilori. Où la bassesse est plus forte que l'amitié, la confiance et l'espoir. Mais la haine ne gagne pas, jamais. Missak Manouchian, exécuté au Mont Valérien en février 1944, chef des FTP-MOI (Francs Tireurs Patriote-Main d'Oeuvre Immigrée) connu par l'affiche rouge et sa lettre à Mélinée, faisait partie de ces hommes qui avaient une haute idée de la vie et de la liberté. Sans haine et sans ressentiment.
    http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/manouchian.html
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    • Livres 4.00/5
    Par christinebeausson, le 10 septembre 2013

    christinebeausson
    Missak,
    Missack Manoukian,
    Traité par Didier Daeninckx....
    Eh oui, c'est du lourd, du très lourd,
    Une véritable leçon d'histoire.
    Ce livre fait appel à notre mémoire et à notre "culture" !
    Ou peut être simplement à notre curiosité pour les choses du monde....
    Qu'a t on retenu des Poèmes d' Eluard et d'Aragon de l'après guerre!
    Qu' a t on retenu du film "l'affiche rouge" réalisè par F Cassenti en 1976!
    Qu'a t on retenu du documentaire "la traque de l'affiche rouge" réalisé par J Amat et d'Peschanski en 2007 !
    Qu'a t on retenu du film "l'armée du crime" réalisé par R Guédiguian en 2009 !
    L'histoire est revue et corrigée par un maître de la mémoire de l'Histoire!
    D Daeninckx nous interpelle, nous invective, nous poursuit avec l'histoire de ces petites gens que l'on pourrait remiser au fond de notre inconscient!
    Il nous pousse à rechercher ce que cachent les différents personnages de ce docu-fiction, ce qu'ils ont dit, ce qu'ils ont fait ou peut être ce qu'ils n'ont pas fait!
    Il ne faut pas oublier de tirer des leçons du passé, même si ça fait un peu mal, même si ça remet en cause des valeurs que l'on croyait indécrottables, même si cela rend mélancoliques et incertains qu'en à l'avenir!
    N'est ce pas comme ça qu'on avance envers et contre tout?
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    • Livres 4.00/5
    Par betty, le 03 août 2010

    betty
    Une plongée passionnante dans l'histoire avec Didier Daenincks...
    Cet auteur de polar déroule la vie de Missak Manouchian ( de l'affiche rouge) comme dans ses polars. Preuve qu'il aime l'histoire, il était sur France Inter pendant les vacances pour arpenter le Paris de Willy Ronnis, reportage vraiment très intéressant. D'ailleurs Willy Ronnis est un personnage (très secondaire) de cette histoire, tout comme Charles Aznavour.
    Il a su donner vie à une figure historique tout en évoquant les polémiques toutjours vives autour de sa dénonciation sans bien sûr fournir de solutions, puisque la vérité n'est pas connue. Il n'y a aucune frustration pourtant à la fin de ne pas savoir, le plus important n'est pas là. Il est dans cette construction d'un personnage et des hommes (et femmes) qui gravitent autour, des tensions chez ceux qui l'ont connu, chez ceux qui ont vécu l'histoire à un petit ou grand niveau et qui ont survécu à la guerre. On rentre dans les jeux du pouvoir, de la résistance, dans un monde disparu où le communisme est tellement puissant, avec des préoccupations qui paraissent si bizarres si longtemps après.

    L'enquête est réalisée par un jeune journaliste de l'Humanité dont on espère qu'il sera malléable à souhait. Daguère est un journaliste "mythique" ; on l'imagine très bien : parisien, une casquette, la gouaille, 60s... Toutes les tensions transparaissent bien à travers ses propres doutes, il fait discuter archives, sources policières, témoignages autour des deux moments clés de la vie de Manouchian : génocide arménien et résistance. Si Daenincks n'avait pas utilisé ce personnage, j'aurais sans doute eu beaucoup plus de mal à rentrer dans l'histoire.


    Lien : http://mesbettys.over-blog.com/article-missak-52647282.html
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    • Livres 3.00/5
    Par benjetpascal, le 25 avril 2012

    benjetpascal
    Ce roman historique de Didier Daeninckx est une plongée dans les passions, les idéologies - mais aussi les non-dits et les trahisons - de la Résistance communiste à l'occupant nazi dans la capitale occupée, ainsi que de leurs implications, quelques années plus tard, dans un après-guerre en pleine mutation.
    Vu au travers du prisme d'une enquête d'un journaliste de l'Humanité sur le très fameux réseau Manouchian, décrivant parfois de façon vivante la vie quotidienne dans le Paris des années 50, Missak nous fait comprendre que les guerres, leurs acteurs et leurs conséquences ne sont jamais manichéens, et par ailleurs mieux connaître une partie de l'histoire et des souffrances d'une communauté arménienne décidément bien malmenée par L Histoire.
    Seul petit bémol : une fin peut-être trop rapide qui laisse le lecteur un peu sur sa faim.
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    • Livres 2.00/5
    Par benne, le 09 octobre 2010

    benne
    Plus un roman-enquête qu'un véritable roman. On y apprend beaucoup de choses sur Aznavour, Krasucki, le parti communiste de l'époque... mais finalement peu sur Missak Manouchian. Je trouve que l'on s'ennuie un peu tant l'accent est mis sur le travail d'enquête du héros journaliste (on le suit dans ses moindes faits et gestes). Plutôt que sur l'aspect historique du récit (faits de résistance entre autres). On est loin de L’armée des ombres de Kessel ou des récits de Lucie et Raymond Aubrac. C'est un parti pris. Je le respecte mais il ne m'a pas captivé. Il ne m'a pas déplu non plus. La balle au centre !
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Citations et extraits

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  • Par castabea, le 30 octobre 2009

    En entendant son prénom, Charles Aznavour se glissa dans la conversation. (...)
    - Le mois prochain, cela fera onze ans que Missak a été fusillé. Onze ans... Pourtant, j'ai l'impression que je l'ai quitté hier soir, qu'il aurait pu être ici, cette nuit, en notre compagnie... Avant chaque spectacle, dans ma loge, pour me concentrer, je joue aux échecs, une petite partie contre moi-même, et je pense à lui qui m'a initié à ce jeu quand j'avais une douzaine d'années... Je crois qu'il aurait été heureux de me voir sur la scène du Moulin-Rouge, alors qu'il a assisté à l'un de mes tout premiers succès, à deux pas de la place blanche. Un succès modeste, mais un succès quand même. On devait être en 1937... A la maison, on tirait le diable par la queue. Pour aider à faire bouillir la marmite, Aïda et moi, on écumait tous les radios-crochets dont les prix étaient versés en argent liquide. Ce jour-là, Mélinée et Missak nous accompagnaient dans un grand café de la place Pigalle. Elle nous avait bien averti de ne rien commander en nous montrant les deux pauvres francs perdus dans son porte-monnaie. Il y avait des dizaines d'inscrits. Aïda s'est lancée dans une chanson d'amour tragique, du genre "Pardonne-moi si je n'ai pas su te comprendre" qui a fait impression, tandis que votre serviteur, une cane à la main, traversait la scène de long en large en imitant Maurice Chevalier... Au moment de la distribution des prix, on se tenait très fort la main, avec Aïda. Le speaker, avec son nœud papillon, s'est approché du micro et a commencé à lire son papier. Cinquième prix, rien. Quatrième prix, rien. Troisième prix, rien. Mélinée nous a regardés en haussant les épaules, l'air de dire : "ce sera mieux la prochaine fois..." Deuxième prix, un billet tout neuf de cinquante francs est attribué à... Aïda Aznavourian. On n'avait pas fini de l'embrasser que le gars, toujours collé à son micro, annonçait, le premier prix : "un billet tout aussi neuf mais de cent francs, celui-là est attribué à Charles Aznavourian ! " Un jour de gloire, il ne manquait plus que la Marseillaise ! Sur le chemin du retour, Missak a acheté un poulet rôti, un kilo de frites et une bouteille de vin rouge dans une baraque du boulevard et on a tous fait la fête, papa au piano, dans l'appartement en pente de la rue Lafayette...
    Sa mère lui coupa la parole.
    - J'ai encore dans un tiroir la lettre qu'il m'a envoyée de Bretagne quand il était mobilisé dans l'armée française, au début de la guerre. Il a écrit : "Charles sera l'honneur au peuple arménien, et une gloire pour la France"
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  • Par christinebeausson, le 09 septembre 2013

    Les enfants vivaient durement, ils survivaient, mais ils ne se considéraient pas comme des pauvres. Au moment où les américains, les riches anglais ont déferlé sur les plages, en distribuant de la nourriture, des vêtements, ils se sont découverts pauvres dans le regard des autres... Ils ont commencé à poser avec des regards larmoyants, à être ce qu'on attendait d'eux. C'était foutu. Avant, on ne pouvait pas donner de nom à ce qu'ils vivaient. Sauf que quand tu prononces le nom, c'est fini, ils sont devenus des mendiants.
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  • Par benjetpascal, le 25 avril 2012

    - J'ai retrouvé mes notes de l'époque. Je suis plus ordonné que je le croyais. Si tu me donnes ton adresse, je t'enverrai une retranscription des filatures faites par Piget. Enfin certaines... J'ai également retrouvé la trace de flic qui a dressé un portrait à charge de Piget devant la commission d'épuration. Il s'appelle Navarrenx, avec deux r et un x, comme la ville des Pyrénées. Il est toujours dans la police. Il travaille au Soviet de Saint-Denis...
    - Le Soviet de Saint-Denis, inconnu au bataillon, ça veut dire quoi au juste ?
    - Qu'il est toujours communiste. L'administration a regroupé dans certains commissariats de la région parisienne tous les flics qu'elle n'arrivait pas à virer de manière directe, pour éviter qu'ils ne gangrènent la troupe. Ce sont les flics eux-même qui ont baptisé Soviet ces commissariats.
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  • Par christinebeausson, le 08 septembre 2013

    Il aimait les écouter dire l'ordinaire du travail dans la langue des ateliers, ou raconter, pour les plus anciens, des épisodes inconnus de la lutte inlassable des exploités contre les buveurs de sueur.

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Vidéo de Didier Daeninckx

Le consentement meurtrier .
Intervenants : Corinne François-Denève, Rémy Porte, Marc Crépon, Didier Daeninckx, Henri DougierCC-BY-NC-ND 2.01914-2014 : la Grande Guerre a cent ans. À l?occasion de la sortie aux éditions Autrement du coffret « Guerres et Révolutions », cette soirée pose un regard élargi, original et ambitieux sur cette période de notre histoire. de Léon Trotsky à Romain Rolland, de Thomas Edward Lawrence à Charles de Gaulle, autant de grands textes à redécouvrir, préfacés par des intellectuels et artistes contemporains tels que le critique d?art Philippe Dagen ou le metteur en scène Jean-Michel Ribes.








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