C'est en découvrant un « tattoo » fait de chiffres sur l'avant-bras d'Esther, sa grand-tante, qu'Alexandra posera des questions à celle-ci. Ce qui réveillera chez elle des souvenirs douloureux dont elle n'aime pas parler. Son arrestation par les nazis, le convoi de Nancy vers une destination inconnue, son violon écrasé par un soldat à son arrivée au camp, ses cheveux rasés, son habit de bagnard, la faim, un soir de décembre 1943. Mais il y a ces chiffres sur sa peau qui lui rappelleront toujours qu'elle est une survivante et qu'elle doit à ce titre ne pas se taire.
L'histoire, racontée avec simplicité par le prolifique
Didier Daeninckx et illustrée avec sobriété et efficacité par Pef, est ponctuée au fil des pages de vignettes explicatives qui éclairent le jeune lecteur. Un livre à ajouter à toute bibliothèque jeunesse historique. Pour que nul n'oublie.