> Quentin Blake (Illustrateur)
> Camille Fabien (Traducteur)

ISBN : 2070612643
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 92 notes) Ajouter à mes livres
Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle aperçoit de la fenêtre de l'orphelinat une silhouette immense vêtue d'une longue cape et munie d'une curieuse trompette. Une main énorme s'approche et saisit la petite fille terrifiée pour l'emmener au pays des géants. Mais ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 25 avril 2010

    soukee

    J'adore Roald Dahl et me laisse à chaque fois porter par son imagination hors du commun. Sa plume a l'art de faire susciter l'imaginaire de ses lecteurs via une intrigue riche en rebondissements. L'univers de ce roman est à la fois onirique et merveilleux. On y retrouve les géants, personnages populaires de la littérature enfantine, mêlés à des éléments historiques et géographiques réels puisque l'intrigue se déroule en partie à Londres.
    Les illustrations de Quentin Blake, grand complice de Roald Dahl, complètent le texte parfois loufoque. le bon gros géant, dyslexique, use de néologismes de son cru et d'expressions souvent désopilantes.

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/04/25/17684142.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Nightfall, le 10 juillet 2011

    Nightfall
    A la frontière entre le conte et le roman, ce livre, bourré de figures de style, est très agréable à lire. La relation pédagogique inversée (l'enfant apprend au Bon Gros Géant à bien parler) peut faire sourire les petits comme les plus grands. Les illustrations, réalisées par le grand illustrateur Quentin Blake (avec qui Roald Dahl a travaillé pour plusieurs romans) ajoute un aspect ludique et léger à ce livre. Je le conseille vivement, ainsi que tous les autres Roald Dahl.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sabbio, le 10 décembre 2010

    Sabbio
    Je suis une mère indigne! Je prends parfois dans la chambre de ma fille de quoi alimenter ma PAL... indigne je vous dis!
    le bon gros géant fait partie de ces emprunts coupables et je ne le regrette pas! L'histoire d'une petite orpheline qui est emmenée, en pleine nuit, au pays des géants par une immense silhouette... pas de doute nous sommes bien dans l'univers de Roald Dahl!
    Dans ce roman, dédié à sa fille morte à l'âge de sept ans, cet auteur si imaginatif nous livre encore une fois un merveilleux mélange de fantaisie (comme seul Dahl sait la créer), de beaux sentiments (il s'agit d'une œuvre à partir de 8-9 ans) et de critique! En effet, comme dans les œuvres philosophiques des Lumières (telles Les Lettres Persanes ou Candide), grâce au regard objectif et étranger du BGG (oui oui c'est le petit nom du héros) sur nous autres, "hommes de terre", Roald Dahl porte à l'attention des enfants, à plusieurs occasions, les incohérences et les travers des êtres humains :
    (la suite ici http://alombredemoncannelier.blogspot.com/2010/10/le-bon-gros-geant-roald-dahl.html)

    Lien : http://alombredemoncannelier.blogspot.com/2010/10/le-bon-gros-geant-..
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    • Livres 4.00/5
    Par pragmatisme, le 12 mai 2010

    pragmatisme
    Sophie ne parvient pas à s'endormir. A l'heure des ombres, elle aperçoit une grande silhouette noire s'arrêtant devant chaque maison et soufflant sans bruit dans une longue et fine trompette des rêves contenus dans un bocal. Elle est bientôt enlevée et transportée à grandes enjambées, à travers champs et forêts, dans la caverne du géant. C'est un Bon Gros géant mais, dans ce pays, les autres géants sont de féroces et cruels mangeurs d'homme de terre. Il y en a neuf et Le Bon Gros Géant rêve de les faire disparaître. Lui capture les rêves avec son filet attrapeur de rêves et les répertorie minutieusement. Il peut même les mélanger pour en obtenir de nouveaux. Avec Sophie, ils décident de faire intervenir la reine d'Angleterre pour empêcher que des centaines d'hommes de terre soient dévorés par les géants. Les voilà partis à Londres...
    Ce roman est truffé de jeux de mots, tous plus drôles les uns que les autres et de constats cocasses qui dérangent Sophie dans ses idées reçues. C'est une histoire d'amitié extrêmement poétique, tendre, magique et merveilleuse.
    Le roman, écrit en 1982 et illustré par Quentin Blake, a été adapté en film d'animation en 1989, par Brian Cosgrove.

    Lien : http://pragmatisme.over-blog.fr/article-le-bon-gros-geant-roald-dahl..
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    • Livres 2.00/5
    Par MiniKim, le 24 mai 2011

    MiniKim
    Il y a des livres dont on est persuadé qu'ils vont nous plaire, et... On ne sais pas vraiment pourquoi, la magie n'opère pas :(
    Cela faisait un moment que je souhaitais lire "Le Bon Gros Géant" de Roald Dahl et c'est donc avec excitation que je lisais les premières pages...
    Malheureusement, j'ai très vite déchanté...
    Après un premier chapitre qui m'a conquise j'ai eu vraiment beaucoup de difficulté à finir ce livre. J'ai trouvé l'univers dépeint plutôt triste et l'histoire très linéaire.
    Comme quoi...
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 28 janvier 2011

    Le géant ramassa d'une main Sophie qui ne cessait de trembler et l'emmena au milieu de la caverne pour la poser sur la table. Cette fois, ça y est, il va me dévorer pour de bon, pensa Sophie. Le géant s'assit sur la chaise et la regarda avec insistance. Ses oreilles étaient vraiment démesurées. Chacune avait la taille d'une roue de camion et il avait le pouvoir de les remuer à sa guise en les écartant de sa tête ou en les rabattant en arrière.
    - Moi, j'ai faim! gronda le géant. Puis il se mit à sourire, en découvrant d'immenses dents carrées. Elles étaient très carrées et très blanches et semblaient plantées dans ses mâchoires comme d'énormes tranches de pain de mie.
    - S'il... S'il vous plaît, ne me mangez pas... bredouilla Sophie.
    Le géant éclata d'un rire retentissant.
    - Alors, parce que moi, c'est un géant, tu crois que c'est un gobeur d'hommes canne à balles? s'exclama-t-il. Hé ! Tu as raison! Les géants, c'est tous cannibalaires et patibules ! C'est vrai: ils mangent des hommes de terre! Et ici, on est au pays des Géants! Les géants, ils sont partout! Là-bas, dehors, il y a le célèbre géant Croqueur d'os! Le géant Croqueur d'os croque chaque soir pour son souper deux hommes de terre frits! Avec un bruit à faire éclater les oreilles! Le bruit des os croqués qui crissent et craquent à des kilomètres à la ronde!
    - Ouille! aïe! s'écria Sophie.
    - Le géant Croqueur d'os ne mange que des hommes de terre suisses, poursuivit le géant, chaque nuit, le Croqueur d'os s'en va galoper chez les Suisses pour ramasser des Vaudois, rien que des Vaudois!
    Cette révélation choqua si fortement le patriotisme de Sophie qu'elle en éprouva une vive colère.
    - Et pourquoi des Vaudois? s'indigna-t-elle, qu'a- t-il donc contre les Anglais, celui-là?
    - Le Croqueur d'os dit que les Vaudois sont bien plus juteux, beaucoup plus savouricieux. Le Croqueur d'os dit que dans le canton de Vaud, les hommes de terre ont un goût délectable, un goût d'escalope.
    - ça me paraît logique, répliqua Sophie.
    - Bien sûr que c'est logique! s'écria le géant, chaque homme de terre est sanglier et différent.
    - Sanglier? s'étonna Sophie.
    - Sanglier ou singulier, peu importe! Tous les hommes de terre sont différents. Certains sont délexquisavouricieux, d'autres sont ignominables. Les Grecs, par exemple, sont tout à fait exécrignobles. Les géants ne mangent jamais de Grecs.
    - Et pourquoi cela? demanda Sophie.
    - Les Grecs de Grèce ont un goût de gras, expliqua le géant.
    - C'est bien possible, admit Sophie.
    En même temps, elle se demanda avec un frisson où cette conversation allait bien pouvoir mener. Mais de toute façon, il fallait qu'elle continue à badiner avec ce drôle de géant et qu'elle s'efforce de rire à ses plaisanteries. S'agissait-il cependant de plaisanteries? Peut-être qu'en racontant ses histoires de mangeaille, cette grande brute était tout simplement en train de se mettre en appétit.
    - Comme je le disais, reprit le géant, tous les hommes de terre ont un goût différent. Par exemple, les hommes de terre de Panama ont un goût de chapeau.
    - Pourquoi de chapeau? interrogea Sophie.
    - Tu n'es pas bien maligne, répliqua le géant en battant l'air de ses grandes oreilles, je croyais que tous les hommes de terre étaient pleins de cervelle, mais toi, tu as la tête plus vide qu'une cloche à fromage.
    - Vous aimez les légumes? demanda Sophie qui espérait ainsi orienter la conversation vers une sorte de nourriture un peu moins dangereuse.
    - Tu essayes de changer de sujet, dit le géant d'un ton sévère, nous étions lancés dans un intéressant bavardinage sur le goût des hommes de terre et les hommes de terre ne sont pas des légumes.
    - Pourtant, les pommes de terre sont des légumes, fit remarquer Sophie.
    - Mais pas les hommes de terre, répliqua le géant, les hommes de terre ont deux jambes et un légume n'a pas de jambes du tout.
    Sophie cessa de discuter. Elle ne voulait surtout pas risquer de mettre le géant en colère.
    - Les hommes de terre, continua-t-il, ont des milmillions de goûts différents. Par exemple en Autruche, ils ont bigrement le goût d'oiseau. Il y a quelque chose de très volatile en Autruche.
    - Vous voulez dire en Autriche, rectifia Sophie, l'autruche n'a rien à voir avec l'Autriche...
    - L'Autriche, c'est l'Autruche, dit le géant, ne blablatifole pas avec les mots. Je te donne un autre exemple: les hommes de terre des îles Shetland ont un détestable goût de laine qui râpe la langue, on a l'impression de mâcher des bulles en verre.
    - Vous voulez dire des pull-over, rectifia de nouveau Sophie.
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  • Par Sabbio, le 10 décembre 2010

    (…)Les hommes de terre s'entre-tuent beaucoup plus vite que les géants ne les dévorent.
    —Mais les gens ne se mangent pas les uns les autres, fit observer Sophie.
    —Les géants non plus ne se mangent pas entre eux, répliqua le BGG, et en plus, les géants ne se tuent pas les uns les autres. (...) De même les croque-l'Odile ne tuent pas d'autres croque-l'Odile. Et les chats ne tuent pas d'autres chats.
    —Ils tuent des souris, fit remarquer Sophie.
    —Oui, mais ils ne tuent pas leurs congénères. L' homme de terre est le seul être qui tue son semblable (...) et ils montent dans des aéropalmes pour lancer des bombes sur la tête des autres. Et ils font ça chaque semaine. Les hommes de terre tuent sans arrêt d'autres hommes de terre.
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  • Par soukee, le 25 avril 2010

    J'entends les petites fourmis qui bavardouillent quand elles trottent sur le sol.
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Théo lit un extrait de "Matilda" de Roald Dahl (Seuil, 2009) Dans le cadre de "A vous de lire !" © Des auteurs aux lecteurs, 2010








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