Difficile entreprise que de reconnaître une sorcière ! Car de nos jours, ces infâmes bonnes femmes ne portent plus de grandes robes noires, ni de chapeaux pointus, elle ne se baladent plus sur leur fameux balai magique et n'ont même pas de verrues sur le nez qui n'est pas non plus crochu... Non ! Figurez-vous que les sorcières sont comme vous et moi et qu'il est donc très délicat de les identifier.
"Les vraies sorcières s'habillent normalement, et ressemblent à la plupart des femmes. Elles vivent dans des maisons, qui n'ont rien d'extraordinaire, et elles exercent des métiers tout à fait courants."
Fort heureusement pour notre héros, sa grand-mère, qui vient de le recueillir depuis le décès de ses parents, en connaît un rayon sur les sorcières. Elle va donc partager avec lui ses connaissances, et le petit garçon sera ainsi à même de reconnaître une vraie sorcière si jamais elle croise son chemin.
" Une vraie sorcière déteste les enfants d'une haine cuisante, brûlante, bouillonnante, qu'il est impossible d'imaginer. Elle passe son temps à comploter contre les enfants qui se trouvent sur son chemin. Elle les fait disparaître un par un, en jubilant. Elle ne pense qu'à ça, du matin jusqu'au soir. Qu'elle soit caissière dans un supermarché, secrétaire dans un bureau ou conductrice d'autobus. Son esprit est toujours occupé à comploter et conspirer, mijoter et mitonner, finasser et fignoler des projets sanglants."
Et c'est grâce au courage de ce jeune héros (malgré son odeur de caca de chien, insupportable à tout nez de sorcière) et à celui de la vieille dame, ainsi qu'à leur ingéniosité que les sorcières de toute l''Angleterre pourront être éradiquées, ainsi que peut-être la Grandissime Sorcière, chef de toutes les sorcières du monde entier. Car le hasard, ce coquin, fait bien les choses quand le jeune garçon et sa grand-mère se retrouvent dans le même hôtel que toutes les sorcières du pays, venues pour le congrès annuel !
Une ravissante histoire, et comme toujours avec les romans de
Roald Dahl, bourrée d'un humour qui plaît autant aux enfants qu'aux parents. On passe d'un éclat de rire à un frisson de terreur et le suspense nous tient en haleine jusqu'au bout.
J'ai juste été étonnée que l'auteur ne parle pas une seule fois des sentiments de cet enfant qui vient tout de même tout juste de se retrouver orphelin, ainsi que de la fin et de son nouvel état, qui, s'il lui permettra de continuer à chasser les sorcières de tous les pays, n'en n'est pas moins pas vraiment normal... Mais Charlotte (10 ans), qui a adoré le livre, n'a pas fait mention de ces détails.
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