ISBN : 2070407756
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.88/5 (sur 162 notes) Ajouter à mes livres

Andreas Schaltzmann est persuadé que les habitants de la planète Vega sont installés dans son quartier, à Vitry-sur-Seine, et étendent leurs ramifications jusqu'aux plus hautes sphères de l'État. Paranoïaque, l'homme décide de vider ses comptes en banque et ses ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 20 décembre 2007

    Woland
    Ce roman débute comme un simple polar, avec l'angoisse shizophrénique d'Andreas Shaltzmann, jeune homme rejeté, humilié, pratiquement crucifié par sa mère décédée depuis peu et plus ou moins abandonné par un père qui veut surtout "ne pas faire de vagues." Très jeune, le petit Andreas - en qui l'on reconnaît des traits empruntés à Richard Chase, tueur en série américain - ne trouve la paix qu'en allumant des incendies. Malgré des séjours en hopitaux psychiatriques, il est en fait abandonné à lui-même et aucun effort réel n'est fait pour l'aider. Ce qui fait qu'un jour, tout naturellement, dans les affres d'une angoisse épouvantable, il commence à tuer "parce que son estomac pourrissait." Shaltzmann est en outre persuadé qu'un complot aliéno-nazi le traque, lui, le seul Terrien authentique et pur, qui a besoin de sang pour survivre et rester pur. Quelque part, dans les limbes, erre le spectre hideux de sa mère qui, de temps à autre, lui téléphone pour continuer à l'empoisonner ...
    Voilà notre premier tueur. Et curieusement, on finit par avoir pitié de cet homme qui abat n'importe qui parce qu'il est sincèrement persuadé de se trouver en face d'un "espion", d'un ennemi, d'un envoyé de la Mère, dans le pire des cas. Il commence une cavale meurtrière à travers notre pays, cavale qui le mène notamment à la frontière montagneuse de l'Est de la France.
    Et c'est là que, brusquement, Andreas, qui écoute la radio entre deux crises et qui est loin d'être idiot bien que complètement "fou", se rend compte qu'un autre tueur agit en parallèle. Or, s'il est tout-à-fait d'accord pour finir par payer tôt ou tard les crimes qu'il a commis, il est indigné à l'idée qu'on lui mette sur le dos des meurtres qui ne sont pas les siens et qui portent d'ailleurs la marque d'un sadisme beaucoup plus prononcé, beaucoup plus pensé. Andreas tue pour se défendre mais le (ou les) Tueur(s) parallèle(s) tue(nt) par plaisir, pour la jouissance du Pouvoir.
    Nous sommes à l'aube du troisième millénaire lorsque commence l'action. Arrêté après une tentative de suicide solitaire dans sa voiture, Andreas est soigné et soumis aux questions d'un trio de chercheurs. Très vite, ceux-ci se rendent compte que quelque chose ne "colle" pas. Commence alors pour eux une longue quête sur la piste des véritables monstres ...
    Vous en dire plus serait vous dévoiler l'intrigue. Sachez en tout cas qu'on ne sort pas indemne de cette lecture qui prouve que l'on peut utiliser avec génie - le mot n'est pas trop fort, croyez-moi - les bases d'une intrigue policière (fortement mâtinée de futurisme étant donné l'ordinateur tout-à-fait étonnant qu'utilise l'un des chercheurs après l'avoir créé) pour faire passer un message quasi métaphysique. Dantec s'est, il faut bien le dire, solidement documenté tant sur le cas du "Vampire de Sacramento" - nom donné par la presse américaine à Richard Chase - que sur les grands courants philosophiques et religieux issus essentiellement du Manichéisme avant de gagner en finesse et en complexité.
    Sa force, son coup de maître, c'est de réussir à entraîner son lecteur avec lui, au coeur le plus sombre de l'Etre Humain, là où tout peut basculer dans des abysses dignes de Jérôme Bosch ou, au contraire, s'élever à jamais vers la Lumière. Une grande question qu'un autre très célèbre tueur en série au quotient intellectuel particulièrement élevé, Ted Bundy, ne cessa jamais de se poser en désespérant d'y répondre.
    Bonne lecture mais n'oubliez pas : "Les Racines du mal" n'est pas un policier comme les autres et ça peut même faire penser à Ellroy ... ;o)
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par steppe, le 16 octobre 2010

    steppe
    Bon, je n'ai pas adhéré plus que ça... Envie plusieurs fois de laisser tomber...
    Avis partagé en fait, Dr Schizzo, la machine intelligente, m'a plutôt emballée surtout sur la fin... Malheureusement j'ai trouvé que le rythme et du coup le suspens de la traque étaient constamment cassés par des pages et des pages de considérations pas inintéressantes (ah, les joies de la mécanique quantique!!!) mais un peu déplacées ou plutôt mal amenées dans le récit....
    Je rejoins plusieurs avis lus ici et là sur le fait que quelques pages de moins n'auraient pas nui au récit(et pourtant en général, j'aime bien les pavés)... se lancer dans de longues démonstrations philo-psycho-ethno-historico-socio scientifiques, pourquoi pas, surtout que le propos reste intelligent et instructif ? Mais c'est un thriller et il y a là, à mon goût, un problème de dosage....
    Beaucoup de mal aussi avec les personnages, sans doute parce que leur qualité de scientifiques les pousse à observer une certaine retenue et à maintenir de la distance avec les évènements.... du coup, on adopte leur point de vue et on ne rentre jamais complètement dans l'histoire(en tout cas, pas moi) . Seuls Dr Schizzo et Andreas Schaltzmann ont réussi à me toucher.... C'est peut-être d'ailleurs ça le tour de force de ce roman : rendre une machine et un psychopathe plus humains que les enquêteurs.....
    Mais je suis quand même allée jusqu'au bout, parce que l'histoire tient la route et que l'on a envie de savoir....
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par C-Liner, le 14 février 2011

    C-Liner
    Les Racines du mal ou la vision obsolète d'un futur déglingué
    Premières lignes, premières pages : ugénial ! Je suis, dans la tête du tueur. Je suis avec lui, je vis avec lui, je comprends pourquoi, ses souvenirs me font mal... je tue avec lui ! et puis... plus rien.
    D'un coup le récit passe à la première personne et je suis passivement et difficilement les péripéties d'un scientifique doué imbu de lui même et tête à claques. Mais que serait ce scientifique sans sa... MACHINE ! cet espèce de double digital, ersatz d'un idéal cérébral capable d'assimiler, d'analyser, de comprendre tout et n'importe quoi pourvu qu'on lui donne de l'information ?
    Et bien voilà : Les Racines du mal c'est ça.
    La seconde partie du roman - la plus longue - m'a fait l'effet d'un déballage de cyber fantasmes technologiques dans un futur pas si lointain mais tellement improbable (on est à l'aube du passage à l'an 2000 dans l'histoire) !
    Ce n'est pas vraiment un roman policier ou un thriller : c'est de la science fiction. Avec juste une pointe de sang - bien humain celui là - pour l'aspect meurtrier. On s'empêche presque de sourire à l'évocation des crochets de bouchers tant ça fait cliché !
    Donc si les termes "neuromatrice" "combinaison cybersex" "fractales" et "théorie du chaos" vous excitent : foncez.
    En revanche si vous cherchez de l'intrigue policière, du suivi psychologique changez de crèmerie !
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par austen, le 12 septembre 2011

    austen
    J'ai lu Les Racines du Mal il y a des années...(bien 10 ans) et jusqu'à présent je ne peux m'empêcher d'avoir un léger frisson en y repensant.
    Je ne sais presque plus rien de l'histoire, mais je sais que j'avais dû laisser la lumière allumée pendant des jours après cette lecture. de plus, j'avais rangé le livre au fond d'une malle, car rien que la vision de la couverture me hérissait les poils.
    J'ai donc mis 5 étoiles, en souvenir de ces moments délicieux où nous lecteurs sommes tellement pris dans une histoire qu'elle nous rentre sous la peau.
    Et, non, je ne veux pas le relire ;-))
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Guitou, le 17 juillet 2011

    Guitou
    Une très agréable surprise. J'avais déjà lu Babylon babies de Dantec qui en passant est un très bon bouquin mais là ça n'a rien à voir. L'intrigue très intéressante est très bien menée et on retrouve le style de Dantec (qui il faut le reconnaître n'est pas forcément du goût de tout le monde). Je regrette un peu que le début du livre ne soit pas plus haletant car on a presque la tentation de décrocher surtout quand on voit ce qu'il reste à lire. Cependant, j'ai bien fait d'insister car la suite est excellente ! Dantec nous explique comment naît un tueur en série, ce qui se passe dans sa tête et comment l'homme est amené à commettre des actes indicibles. Il faut bien avouer que parfois on frise le dégoût mais ça permet à l'auteur de nous fasciner. de plus, l'utilisation de la neuromatrice est très judicieuse puisqu'elle permet un effet miroir et une discussion de Dark avec lui même. Il est dommage que le roman ne se concentre que sur un seul personnage mais la narration à la première personne crée ce type de contrainte... Tant pis, au final j'ai dévoré ce bouquin du début à la fin !

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Citations et extraits

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  • Par omaslorovo, le 15 novembre 2007

    La manie du secret n'épargne personne, dès lors qu'on fait partie d'un système dont la principale source d'énergie réside dans le jeu ô combien excitant du pouvoir.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

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Vidéo de Maurice G. Dantec

Bande annonce VF de "Babylon A. D. ", réalisé par Mathieu Kassovitz (2008) et adapté du roman "Babylon Babies," de Maurice Dantec.








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