ISBN : 9782246788980
Éditeur : Grasset (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Un homme est parti à la recher che d’un ami disparu. Cet ami, célèbre spécialiste des mots, un philo - logue, a été enlevé au Vene zuela. Pendant les neuf heures du trajet entre Paris et Caracas, le narrateur va essayer de comprendre la raison pour laquelle il a décidé ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 27 septembre 2011

    brigittelascombe
    "Jonas dans le ventre de la baleine", le narrateur, journaliste, coincé dans un avion en partance pour Caracas entre une Sud-Américaine voilée qui lit le Coran et un petit brun qui lui rappelle un ancien amant, ne sait pas encore s'il se rapproche d'une mort potentielle.
    Celle de son ami, son double, en reportage au Vénézuéla (sur Hugo Chavez, le dictateur qui "rêve d'être empereur") et porté disparu. Celle de Xabi Puig, intellectuel,écrivain, philologue.
    "Comment expliquer un homme? Peut-on même le connaître?"
    Le narrateur, "à 10000 mètres au dessus de l'océan"ayant déjà passé au crible l'ordinateur de Xabi,pioche tour à tour dans ses souvenirs(Ah Venise!)(Ah ses livres!), ses bons mots et sa vie privée(Oh Lucie!) pour en brosser le portrait.
    "Une voix de baryton". "De longs gestes ininterrompus". "Une cicatrice au dessus de l'angle de la mâchoire inférieure"."De l'humour"." Ce n'est pas un fidèle". Mais plus que tout, Xabi est un "écrivain spécialisé dans la semence des mots".
    Un tel luxe de détails pousse le lecteur à s'interroger.
    Est-ce de l'amitié vraie? Une amitié amoureuse?
    L'admiration sans faille du narrateur se teinte peu à peu de jalousie pour Lucie "aux yeux turquoise qui ne porte que du bleu".
    Celle à laquelle Xabi (espionné!) envoyait un véritable roman d'amour par SMS, celle qui le faisait rire,celle qui l'a abandonné pour une femme, celle qui réalisait des photos blasphématoires, celle un peu trop tout....
    L'admiration sans faille du narrateur, soumis au joug cruel du confident et issu du "gayland" se teinterait-elle de dépit vis à vis d'un Xabi Puig, pour lequel les liens sont des contraintes et "les mots sont faits pour mentir", qui a plus de tact que d'attentions, pour lequel "la famille c'est du passé"? Constat à l'amiable?
    Bien sûr le narrateur évoque aussi Hugo Chavez, l'objet du reportage initial, mais Vénézuela est un nom et Caracas un son pour lui, avant d'en toucher le sol réel. Avec son désir d'être aimé de l'humanité, Xabi aurait-il fait une bourde? Ne savait-il pas que prononcer le mot tyran était interdit?
    Dans un avion pour Caracas est en premier lieu(à mon avis) l' analyse psychologique pointue d'une relation entre deux hommes, émaillée de réflexions et de questionnements. Connait-on vraiment l'autre? Qu'est-ce que l'amitié? L'amour? le désamour? La confiance? Jusqu'où peut-on aller?
    Un superbe livre fort bien écrit de Charles Dantzig (dont j'ai chroniqué récemment l'excellent Je m'appelle François), écrivain,poète, essayiste et éditeur chez Grasset.
    Petit plus quelques photos en noir et blanc semées de ci de là, véritables coups de coeur, coups de poing,coups de gueule, car ...les images, elles ne mentent pas!
    Dans un avion pour Caracas(éditions Grasset) a été sélectionné pour le prix Goncourt 2011 et il a je pense de bons atouts!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par brusc, le 13 octobre 2011

    brusc
    « Pour quelle raison l'amitié devrait-elle être un vieux chien qui sommeille à l'entrée de sa niche ? » Cette question, le narrateur essaie d'en déchiffrer les sens tout au long des neuf heures que dure un voyage en avion, de Paris à Caracas. Il nous en faudra pourtant quelques-unes de plus pour lire ce livre. L'argument : son ami - l'auteur de la sentence sur l'amitié (voir plus haut) - écrivain, philologue a disparu dans la république bolivarienne du Venezuela, celle d'Hugo Chavez sur lequel il voulait écrire un livre. le narrateur, lui-même journaliste, a décidé d'aller l'y retrouver. le livre est construit en fragments, digressions comme le vagabondage que l'on s'autorise quand on sait que l'on va être seul avec ses pensées pendant un bon moment sans être distrait. Autour du noyau dur (mon ami Xabi Puig, qui était-il ? comment m'aimait-il ? comment l'aimais-je ?, bref la question éternelle de l'amour et de l'amitié), Charles Dantzig parle un peu de tout et de rien (le populisme, Chavez, les barrios de Caracas, Venise, l'Islamisme, les garçons, le vilain écrivain aux cheveux gras (j'ai reconnu), les conversations de comptoir (enfin de terrasse), la méchante critique littéraire (étant insuffisamment branchée 6e arrondissement, si vous pouviez me dire de qui il parle...), les mots, les noms, leur sens, leur rôle...) j'en passe... le lecteur passe ainsi parfois de bons moments mais s'ennuie pas mal aussi. Un peu lassés des coqs à l'âne incessants qui donnent le mal de mer, il faut vraiment de la bonne volonté pour suivre l'auteur dans ses sentences parfois, ma foi, sentencieuses. Cependant, quand il arrive à créer un bel équilibre entre les sentiments du narrateur, les pensées littéraires et l'état du monde, il montre là tout son talent.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par jostein, le 28 août 2011

    jostein
    Le narrateur prend l'avion pour Caracas, afin d'enquêter sur la disparition de son ami écrivain, Xabi Puig.
    C'est l'occasion de décrire les amours et amitiés de Xabi, son départ au Venezuela afin de découvrir Hugo Chavez et ainsi critiquer avec cynisme les régimes totalitaires.
    L'auteur développe aussi les romans de Xabi Puig , ses livres sur les mots. Il y a de très belles réflexions sur l'amitié.
    « philologue, remarques sur la vie, essais, un peu récits, parfois fiction, toujours fragments… »
    Cette phrase résume parfaitement le contenu du livre de Charles Dantzig. Il regroupe des idées souvent avec des mises en forme, répétitions intéressantes mais le style est tellement décousu que j'ai eu de la peine à fixer mon attention.
    Dommage car l'auteur ne manque ni d'idées, ni d'humour.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-dans-un-avion-pour-..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par taotesf, le 20 octobre 2011

    taotesf
    Ecriture difficile, quelques bonnes idées mal exploitées. Pas compris l'intérêt de ce livre
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques presse (5)


  • LeFigaro , le 03 octobre 2011
    Aux meilleurs endroits, et ils sont nombreux, Dantzig reste un poète charmeur. Il devrait persévérer, tout le monde n'a pas de telles cartes dans sa main. Il a une jolie invention: le «parler stretch». Ce doit être stendhalien.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Bibliobs , le 14 septembre 2011
    Voilà un roman qui décolle dès la première ligne et ne se pose qu'à la toute dernière. Entre les deux, il est question du césarisme, de l'amour, de qui nous sommes, de la vie. Un roman de haut vol.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LeSoir , le 05 septembre 2011
    Dantzig, un des plus fins connaisseurs de la chose littéraire aujourd'hui, dont il a fait son terrain de jeux en l'explorant sous toutes ses facettes, est un illusionniste de talent. Capable de transformer Hugo Chávez en personnage de roman – il en a la carrure. Et de fournir, par l'intermédiaire du portrait de Xabi, ami parti au Venezuela avant le narrateur, une grille de lecture du monde permettant de décrypter aussi bien les grandes questions politiques que la présence de Sharon Stone en couverture d'un magazine.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • LesEchos , le 22 août 2011
    C'est agréable à lire, inégal, juste et de mauvaise foi, touchant et agaçant à la fois.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LeMonde , le 19 août 2011
    Dans un avion pour Caracas est le roman des mots et des noms. […] un kaléidoscope d'impressions, de sensations.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 27 septembre 2011

    Quelle curieuse conception de l'amitié,qu'elle doive durer la une vie, m'a-t-il dit quand nous avons fait connaissance.C'est parce qu'on le prend comme un départ d'amour.
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  • Par brigittelascombe, le 27 septembre 2011

    Une amitié c'est de l'avenir.Une famille c'est du passé.J'ai horreur du passé.
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  • Par brigittelascombe, le 27 septembre 2011

    Avoir énormément d'amis,c'est n'en avoir aucun.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 27 septembre 2011

    Il n'existe peut-être que deux lexiques dont la quantité est comparable dans chaque langue:celui de l'amour et celui du pouvoir.
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  • Par brigittelascombe, le 27 septembre 2011

    On croit que les choses qu'on nomme les mots existent.C'est juste une habitude que nous décidons de prendre.
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