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ISBN : 2246779316
Éditeur : Grasset (2010)


Note moyenne : 3.3/5 (sur 116 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Devant le brio, l’érudition, la drôlerie et l’acuité de cet essai – salutaire? oui, salutaire – de Charles Dantzig consacré à sa passion prédominante, la lecture, on ne peut que s’incliner, livre à la main, et le citer : « Voilà pourquoi la lecture n’est pas contre la v... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par araucaria, le 27 juin 2014

    araucaria
    Petite déception quand même, d'où la note moyenne que j'accorde à ce livre. J'en attendais plus. La lectrice, amoureuse des livres, ne se retrouve pas dans ce texte. J'y trouve trop de pages inutiles. L'amour ou le désamour des livres auraient pu être analysé plus rapidement, et le livre amputé de quelques chapitres ou paragraphes n'en aurait pas souffert. J'ai trouvé quelques citations qui m'ont parlée mais trop peu à mon goût. J'ai vu, j'ai lu, je ne regrette pas le temps passé à cette lecture, mais ce livre ne laissera pas dans mon esprit une trace indélébile.

    Lien : http://araucaria20six.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par Missbouquin, le 22 mars 2012

    Missbouquin
    Une belle phrase pour introduire cette chronique :
    “La lecture est cet instant d'éternité simultanément ressenti par quelques solitaires dans l'espace immatériel un peu bizarre qu'on pourrait appeler l'esprit”
    Et une phrase parfaite :
    “Les bons lecteurs, on devrait les enfermer pour lire ! On leur verserait un salaire et ils ne feraient que ça, sauver la littérature en la lisant ! “
    Absolument ! je ne comprends pas d'ailleurs que ça n'existe pas encore … (quoique j'apprécie moyennement la catégorisation du “bon lecteur”)
    Le livre
    Paru en 2010, l'essai “Pourquoi lire ?” théorise les réflexions de Dantzig sur la lecture, avec beaucoup d'humour. Un gros problème qui s'est posé à la rédaction de cette critique a été le choix des citations. J'aurai bien réécrit tout le livre ! Car il est rempli de phrases savoureuses sur la lecture, qui m'ont souvent frappé par leur vérité (ou en tout cas j'y ai reconnu mon expérience de lectrice). Mais justement, c'est un peu le problème car comme il le dit lui-même :
    “On pourrait imprimer un avertissement au dos des livres: “ATTENTION ! Les lectures qui vont trop dans le sens de vos pensées ou de vos goûts peuvent être dangereuses.”
    En réalité, je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir lu quelque chose de vraiment neuf mais au milieu de tous les essais que j'ai lu sur la lecture, celui-ci brille par son humour et la pertinence de ses réflexions !
    J'ai cependant été gênée par certaines affirmations péremptoires et critiques gratuites, montrant la partie snob et élitiste de la conception dantzigienne de la littérature.
    Par exemple :
    “Le charme de la littérature est souvent créé par le lecteur en état d'enfance. Beaucoup y restent. Ce sont ceux qui transforment les romans en best-sellers. Et les femmes restées des gamines rêvant d'amour mènent à 300 000 des nunucheries qui pansent la douleur d'avoir pour mari un goujat qui mange les coudes sur la table, et les hommes restés des adolescents à idées quittent les émissions de foot sur TF1 pour les romans d'anticipation écrits par des cons apocalyptiques”. Un peu d'exagération peut-être ? de provocation ?
    Au final, il survole énormément de sujets qui touchent à la littérature (80 courts chapitres), mais sans vraiment approfondir. Au-delà de son amour pour la lecture, je me demande si tout de même cet essai n'est pas uniquement un exercice de style, une provocation envers les non-lecteurs, qu'il n'essaye pas de comprendre. Il ne relativise jamais ses propos, nous les assénant. Certes, beaucoup sont justes. Néanmoins j'aurais aimé des arguments, des exemples et non pas juste des assertions. Il se contente d'attaques parfois attendues et faciles, mais si elles peuvent, d'une certaine façon, paraître légitimes. Au final, c'est uniquement SA vision de la littérature.
    Voilà pour la forme du texte, passons au fonds.
    Car finalement, Pourquoi lire ?
    Puisque
    “Lire est déraisonnable. Il y a des choses bien plus importantes, disent les importants. C'est vrai. Et, le sachant, nous continuons en sifflotant ces lectures qui nous privent de la gloriole et de la fortunette.” ?
    Et bien parce que
    - “On lit pour voir chez les autres les défauts que nous nous cachons à nous-mêmes.” Admettons. C'est la fonction catharsique de la littérature.
    - “Je retournai au bonheur des bonheurs, lire. Ah, voilà une autre raison de lire, sans doute. Lire, c'est beaucoup plus intéressant que se distraire.” Cela dépend, car la littérature est parfois / souvent considérée comme une distraction. Attention au discours élitiste Mr Dantzig !
    “Oui, on lit par protestation contre la vie. La vie est très mal faite. On y rencontre sans arrêt des gens inutiles. Elle est pleine de redites. Ses paysages sont interminables. Si elle se présentait chez un éditeur, la vie serait refusée.” Bien d'accord ! La vie réelle est si triste, monotone; alors que la littérature est si riche ! Mais elle ne remplacera jamais la rencontre avec une personne réelle, aussi “inutile” soit-elle. Et d'ailleurs, y-a-t-il vraiment des gens inutiles ? Attention au gouffre du snobisme !
    “On lit pour comprendre le monde, on lit pour se comprendre soi-même. Si on est un peu généreux, il arrive qu'on lise pour comprendre l'auteur. Je crois que cela n'arrive qu'aux grands lecteurs, une fois qu'ils ont assouvis leurs deux premiers besoins, la compréhension du monde et la compréhension d'eux-mêmes. Lire fait chanter les momies, mais on ne lit pas pour cela. On ne lit pas pour le livre, on lit pour soi. Il n'y a pas plus égoïste qu'un lecteur.”
    “Quand on a beaucoup lu, c'est qu'on lit par amour. On commence par être amoureux des personnages ; on le devient de l'auteur ; on l'est enfin de la littérature.”. L'amour est le véritable terme qui nous convient, à nous lecteurs, quand on parle de la littérature !
    Par extension, il pose la question de ce qu'est la lecture et la littérature :
    ” …ne peut-on pas dire qu'une lecture est réussie lorsqu'il nous en reste des phrases ? Elles sont comme des foulards dans un tiroir, aux couleurs toujours fraîches, conservant à jamais dans leurs plis l'odeur délicieuse d'une pensée, d'une émotion.” Une belle évocation poétique de la lecture.
    “La lecture n'est pas contre la vie. Elle est la vie.[…] Elle maintient, dans l'utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Lire ne sert à rien. C'est bien pour cela que c'est une grande chose. Nous lisons parce que cela ne sert à rien. Quand on pense qu'on peur réussir une carrière dans le CAC40 sans avoir jamais rien lu de sa vie ! C'est pourquoi il faut être gentil envers les puissants qui lisent. Ils pourraient faire autre chose. ”
    J'aime beaucoup la conclusion et j'y penserai à l'occasion …
    “Quand on lit, on tue le temps. Pas dans le sens “passer le temps”, ça c'est quand on lit en bâillant pour vaguement occuper un après-midi à la campagne, non, mais quand on fait une lecture sérieuse, une lecture où on est absorbé par le livre. Elle donne l'impression que le temps n'existe plus. [...] et voilà pourquoi les grands lecteurs ont le sentiment d'être toujours jeunes. Ils n'ont pas été usés de la même façon par un emploi du temps, c'est-à-dire un temps employé à autre chose qu'à obéir au sens commun. [...] Chaque nouvelle lecture a été une plongée dans un bain frais, un moment où on a, pas tout à fait illusoirement, vaincu le temps.” le lecteur hors du temps … voilà un bon titre de roman ! : La littérature, ou la voie de l'éternelle jeunesse …
    Pour conclure
    “Lire, lire, c'est très bien, mais il y a aussi des moments où il est bon de ne pas le faire“. Ah bon ?
    Car
    “Pourquoi continuer à lire un livre? C'est un des effets dévastateurs de l'espoir. Si un livre est mauvais, il ne devient jamais bon.”

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/03/06/ou-charles-dantzig-se..
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    • Livres 3.00/5
    Par ahasverus, le 15 mars 2012

    ahasverus
    """J'ai rencontré beaucoup moins de grands lecteurs amers de n'avoir pas écrit que de petits écrivains amers de n'être pas lus."""
    Dans ce court essai (moins de 200 pages) au titre accrocheur, Charles Dantzig décline son amour des mots, des livres et des auteurs.
    Des mots d'auteur, il s'en commet beaucoup, dans Pourquoi lire ?. Ils raviront les amateurs de citations. Mais les autres ? Au regard des avis laissés par les Babelionautes, on notera que l'abus de Dantzig peut provoquer un agacement. Dantzig refuse le label littérature à certains genres littéraires. Il parle de bons et de mauvais lecteurs. Cela ne m'a pas gêné. J'ai trouvé dans Pourquoi lire ? de beaux portraits d'auteurs, un petit plaisir sucré, une récréation, une envie de lire "L'Encyclopédie capricieuse du tout et du rien", et quelques remarques pertinentes sur les puissants et les dictateurs.
    "On ne lit pas un livre pour une histoire, on lit un livre pour danser avec son auteur.", écrit Dantzig. Moi j'ai dansé. C'était bien agréable. A vous de voir si vous voulez rester vos fesses collées sur un tabouret de coin de salle.
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    • Livres 3.00/5
    Par Zoe, le 24 octobre 2010

    Zoe
    Pourquoi lire ?, le nouvel essai de Charles Dantzig, est de ceux qu'on lit en prenant des notes, comme il aime lui-même à le faire, pour noter des petites phrases qu'on aura plaisir à relire ou pour noter des points de désaccord, car il y en a nécessairement. Plus que d'un essai, il s'agit d'une compilation d'articles, sorte de « Dictionnaire égoïste de la lecture ».
    Ce n'est pas un hasard si je fais allusion à un précédent titre de Charles Dantzig, car il faut prévenir d'emblée les lecteurs du Dictionnaire égoïste de la littérature française, qu'ils savent déjà l'essentiel du rapport que Charles Dantzig entretient avec la lecture. le dictionnaire contenait en effet déjà beaucoup d'articles sur ce sujet. Et si Charles Dantzig dans Pourquoi lire ? n'a pas repris ces articles à l'identique, il en a néanmoins repris les idées et les anecdotes, jusqu'à donner l'impression de dangereusement radoter. On savait donc déjà qu'il a désiré savoir lire très tôt, qu'il a lu des livres réputés difficiles très jeune, qu'il adore à l'étranger visiter les librairies, qu'il lit même en marchant et déteste donc les sondeurs de la rue de Rennes, etc.
    En lisant ce nouvel essai, plutôt qu'aux anecdotes personnelles de Charles Dantzig, je me suis donc surtout intéressée à ses considérations plus générales sur lecture qui isole, qui sépare du monde et qui, quand elle est pratiquée à haute dose, suscite souvent l'hostilité. Mais ce ne sont pas là des idées véritablement révolutionnaires. Ce qui malgré tout rend ce recueil sympathique, c'est qu'il y est question d'une passion et que Charles Dantzig y rend hommage à ceux qui la partagent avec lui, les autres grands lecteurs, qui sacrifient des heures, peut-être des années de leur vie à cette activité parfaitement inutile, un temps à jamais perdu pour la vie pratique ou le monde des affaires.
    Toutefois, ce que Charles Dantzig ne dit pas explicitement mais que l'on devine tout de même entre ses lignes, c'est que pour lui toutes les lectures ne se valent pas. Il est lui-même surtout un lecteur de classiques. Et si dans l'un des articles du recueil, il nous dit lire également des romans de vampire, il avoue finalement ne pas véritablement apprécier ces lectures, qui lui permettent surtout ne pas paraître trop pédant en délaissant totalement la littérature populaire. Mais la plupart du temps, il ne cache pas son mépris pour la littérature de genre. Il n'hésite d'ailleurs pas à traiter Stephen King de « plouc millionnaire », à affirmer que devoir lire un polar serait pour lui une torture, ou encore à traiter les adultes lecteurs de romans pour la jeunesse d' « arriérés volontaires ».
    Finalement, je ne retiendrai de cet essai que quelques bons mots, quelques formules qui, reconnaissons-le, sont assez bien trouvées. Mais j'ai refermé ce nouveau livre de Charles Dantzig avec l'impression d'avoir relu son Dictionnaire égoïste, plutôt que d'avoir lu un nouvel essai. A réserver donc aux amnésiques ou aux justement pas trop bons lecteurs, qui parcourront ce recueil sans s'apercevoir qu'ils ont déjà lu tout ça ailleurs !

    Lien : http://deambulla.wordpress.com/2010/10/24/pourquoi%C2%A0lire%C2%A0/
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    • Livres 2.00/5
    Par Aurelivre, le 15 novembre 2011

    Aurelivre
    Ce livre m'a à la fois plu et révolté... ce qui est tout de même assez rare, il faut bien le remarquer.
    On va commencer par les points positifs: il évoque admirablement les différents aspects de la pratique de la lecture, on se retrouve dans beaucoup de ses chapitres. de plus, c'est très bien écrit, on sent rapidement que l'auteur a une connaissance énorme de la littérature et qu'il maitrise son sujet. Il nous donne envie de lire de nombreux livres qu'il cite en nous en parlant comme un passionné.
    Il est plutôt agréable à lire car on peut lire un chapitre à la fois en même temps qu'un autre livre.
    Cependant, il y a des points négatifs que l'on ne peut négliger et qui m'ont fortement gênée. Il explique dès le début que son livre est fait aussi pour faire réagir et qu'il sait que tout le monde ne sera pas d'accord avec lui. Il a raison de le spécifier car certain de ses propos sont très désagréables.
    C. Dantzig est un grand lecteur de classiques (en pléiade s'il vous plait et en plusieurs exemplaires) et a une connaissance très poussée de la littérature. Il le montre d'ailleurs dès que l'occasion se présente et même dès qu'elle ne se présente pas. Il cite des livres que tout le monde ne connait pas en montrant que n'importe quel lecteur un minimum passionné est censé l'avoir lu plusieurs fois. On se sent bête et pris de haut.
    De plus, il critique aussi certaines formes de littérature comme par exemple les Romans policiers (qui ne sont pas de la littérature pour lui) ou bien les adultes qui lisent Harry Potter.
    Il critique bien sur les livres "plaisir"-évasion-sentimental comme les Levy et autres. Ce qui me contrarie le plus dans ce discours, c'est qu'il "oubli" ou néglige tout une partie de la littérature et une bonne partie du public: ceux qui lisent par plaisir, pour oublier leur quotidien, s'évader... et qui ne s'y retrouveraient pas en lisant Baudelaire, Vian ou Voltaire.
    Enfin, il se moque des libraires qui ne connaissent pas les livres qui lui semblent indispensables et les insulte presque. Ce monsieur a peut-être eu la chance d'être "éduqué" à lire des classiques rapidement dès son plus jeune âge mais ce n'est surement pas le cas de tout le monde (même des libraires). Malgré toute la bonne volonté du monde, un libraire ne peut pas tout connaitre et tout avoir lu (surtout avec la multitude de livre qui sort tous les mois). La littérature, pour moi, c'est aussi et surtout un échange, une discussion. le livre se fait autant avant l'édition qu'après la lecture, quand on en parle entre nous. Alors au lieu de critiquer les personnes qui ne connaissent pas tout, il faudrait mieux en profiter pour échanger et faire découvrir aux autres des livres indispensables.
    Bref, comme vous l'aurez compris, ce livre m'a beaucoup perturbé. Je vous invite à en parler avec moi en m'envoyant un message ou en réagissant sur mon blog : http://aurelivre.blogspot.com/ car j'ai besoin d'autres avis et je pense que ce livre est aussi fait pour que l'on en parle.


    Lien : http://aurelivre.blogspot.com/2011/11/pourquoi-lire-c-dantzig.html
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Critiques presse (1)


  • LeSpectacleduMonde , le 14 juin 2011
    Chantre d’un gai savoir qui n’exclut pas la mélancolie, Dantzig tance les moralistes, « ces idéalistes pour les autres », et les « aigris » dont Céline devient, sous sa plume, la figure paroxystique.
    Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde

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Citations et extraits

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  • Par thursdaynext, le 15 mars 2011

    Les bons lecteurs, on devrait les enfermer pour lire ! On leur verserait un salaire et ils ne feraient que ça, sauver la littérature en la lisant !

    Nous choisissons, dans nos lectures, les vêtements de nos sensations, les paroles de nos bouches muettes, l'éloquence de nos pensées borborygmiques.

    Aux grands lecteurs les personnages des romans deviennent plus réels que les personnages de la vie. Ils pensent souvent à eux, leur rendent visite dans les livres, il les aiment beaucoup, ils leur manquent souvent, les agacent parfois, enfin des amis, quoi. À ceci près que ces amis imaginaires ne cachent rien. C'est pourquoi ils sont les seuls à ne jamais nous trahir, pensent les grands lecteurs, qui en oublient quelque fois de prendre le risque de vivre.

    Voilà pourquoi les lecteurs sortant de leur livre ont un air de plongeur sous-marin, l'oeil opaque et le souffle lent.

    Un des signes des temps barbares est que l'ignorance n'a plus honte.

    Proustiens de toutes les origines, unissez-vous ! La madeleine est pour demain !

    C'est à cela que sert la fiction, combler les trous de l'ignorance par l'imagination.

    Ayant lu Darwin, le poète s'adapte. Sa devise est : "Ca se couvre, écrivons un orage."
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  • Par araucaria, le 26 juin 2014

    Les gens qui ne lisent pas ignorent l'exaltation que l'on peut ressentir dans une librairie. Ils n'ont pas idée qu'un commerce aussi calme, où vendeurs et acheteurs sont chacun de leur côté, puisse être autre chose qu'ennuyeux. Tant mieux, ils ne se rendent pas compte que c'est un endroit très dangereux pour l'opinion qu'ils se font de leur importance. Dans les librairies, on comprend que les rois de jadis aient eu les plus grandes hésitations à autoriser l'imprimerie. Des gens qui, seuls avec un autre, pensent sans contrôle! Ces clients qui ont l'air si calmes, si recueillis, des girafes broutant lentement des feuilles, sont des boules de passion à l'intérieur desquelles ça bout, ça bondit, ça bande!
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  • Par Pchabannes, le 31 octobre 2010

    “On lit pour comprendre le monde, on lit pour se comprendre soi-même. Si on est un peu généreux, il arrive qu’on lise pour comprendre l’auteur. Je crois que cela n’arrive qu’aux grands lecteurs, une fois qu’ils ont assouvis leurs deux premiers besoins, la compréhension du monde et la compréhension d’eux-mêmes. Lire fait chanter les momies, mais on ne lit pas pour cela. On ne lit pas pour le livre, on lit pour soi. Il n’y a pas plus égoïste qu’un lecteur.”
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  • Par Missbouquin, le 02 mars 2012

    "Quand on lit, on tue le temps. Pas dans le sens "passer le temps", ça c'est quand on lit en bâillant pour vaguement occuper un après-midi à la campagne, non, mais quand on fait une lecture sérieuse, une lecture où on est absorbé par le livre. Elle donne l'impression que le temps n'existe plus. [...] et voilà pourquoi les grands lecteurs ont le sentiment d'être toujours jeunes. Ils n'ont pas été usés de la même façon par un emploi du temps, c'est-à-dire un temps employé à autre chose qu'à obéir au sens commun. [...] Chaque nouvelle lecture a été une plongée dans un bain frais, un moment où on a, pas tout à fait illusoirement, vaincu le temps."
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  • Par Pchabannes, le 31 octobre 2010

    “La lecture n’est pas contre la vie. Elle est la vie.[…] Elle maintient, dans l’utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Lire ne sert à rien. C’est bien pour cela que c’est une grande chose. Nous lisons parce que cela ne sert à rien. Quand on pense qu’on peur réussir une carrière dans le CAC40 sans avoir jamais rien lu de sa vie ! C’est pourquoi il faut être gentil envers les puissants qui lisent. Ils pourraient faire autre chose. ”
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Charles Dantzig - Il n'y a pas d'Indochine .
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