Laissez tomber la filleEntre plaisir et frustration, car le délire verbale est encore un peu timide, je me laisse entraîner dans les bas-fonds de l'occupation, ses flics allemands sadiques, ses compromissions dans tous les sens, ses tentations de fuite à l'anglaise.
San-Antonio (dorénavant avec trait d'union) se trouve embarqué dans un mic-mac invraisemblable (demander la vraisemblance à Frédéric Dard, c'est peine perdu, heureusement), où il se fait presque tuer, par erreur, où il trimbale une nana évidemment plantureuse et emballée, où il se fait avoir par des méchants qui ne le sont pas tant que ça avant d'être sauvé de la mort (encore elle) par des braves types qui n'en sont pas moins des tortionnaires nazis, où il se fait méchamment rosser par un nain qu'il se fait un plaisir de zigouiller par la suite, où il récupère une ampoule ultra-secret-défense que tout le monde désire, où il fait des mimis mouillés (et plus car affinités) à une allemande particulièrement perverse, et où, car il faut bien que ça se termine bien, après un dernier renversement rocambolesque, il débarque à Londres, sain, sauf et en bonne compagnie. Bref, déjà du pur
San-Antonio, qui se cherche certes encore, mais dont on sent qu'il va bientôt se trouver.