En s'accusant d'un double meurtre, il voulait soulager sa conscience, seulement, il a foutu le bordel dans la mienne ! Figure-toi que depuis quinze piges, un autre mec moisit au ballon par ma faute. Evidemment, je libère l'innocent, mais cet enfoiré... > voir plus
Un certain Wilhelm Sadoz, à l'article de la mort s'accuse des meurtres d'une pharmacienne et de sa fille qui ont eu lieu quatorze années plus tôt. Par cet aveu, il disculpe celui que San Antonio avait mis sous les verrous, Carmino Bourassa, un italo-canadien qui avait tout avoué à l'époque. le célèbre commissaire aurait-il fait condamner un innocent et, à sa grande honte, raté une enquête ? Bérurier se retrouve obligé d'endosser l'uniforme des soldats du feu pour démasquer un psychopathe. Sans oublier Pinaud, ruiné par de mauvais placements en Bourse qui doit reprendre du service aux côtés du propre fils de San-A...
Ce joyeux polar est sous-titré « Les nouvelles aventures de San-Antonio » car, depuis la mort du grand Frédéric, c'est son fils Patrice qui a repris la plume pour continuer « l'oeuvre » prolifique de son père. Mais pour qui a aimé les San-Antonio première mouture, il ne sera pas dépaysé par celles-ci. Même gouaille, même style fleuri d'argot, de calembours et de jeux de mots plus ou moins réussis. L'histoire policière est bien menée et se lit dans la foulée. Après tout, elle n'est pas essentielle. L'important, c'est la rigolade, la détente, la gouaille, en compagnie de personnages picaresques, caricaturaux, déjantés et tonitruants. Et le lecteur ne boude pas son plaisir même si quelquefois (ou souvent) le rire est un peu gras...
Patrice Dard, fils de Frédéric Dard, présent le 19 février 2011 dans la libraire Decitre d'Annecy. Il présentait son dernier roman, Deux p'tites tours et puis s'en vont, paru dans la collection San Antonio chez Fayard.