ISBN : 2846823316
Éditeur : P.O.L. (2010)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
L'accusation de plagiat est peut-être l'archétype de l'accusation littéraire, une tentative de meurtre symbolique, qui réussit parfois. Ce Rapport de police étudie les attaques des dénonciateurs ; et aussi, d'Apollinaire à Zola, de Freud à Mandelstam, de Daphné Du Mauri... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par liberlibri, le 03 mars 2010

    liberlibri
    Cet essai de Marie Darrieussecq sur le plagiat (dont elle a eu à souffrir des accusation par deux fois) est passionnant, bien écrit, certes à charge mais avec élégance.
    Pour Marie Darrieussecq, il n'est pas de plagiat mais d'inspiration, pas de copie mais d'intertextualité. Elle cite des vers de Celan semblables selon les accusateurs à ceux de Goll. le rapprochement des deux est véritablement troublant, pourtant à y regarder de près, un vers de Lorca est lui aussi très ressemblant aux deux premiers. On peut aussi déceler des similitudes chez Maupassant et Steinbeck, comme chez tant d'autres.
    C'est une accusation très violente que celle du plagiat qui nie l'autre dans sa qualité d'écrivain et tente de le faire taire. La censure soviétique savait d'ailleurs très bien en accuser, ou en plutôt faire accuser, les écrivains dérangeants.
    Refuser que l'autre s'inspire de soi, voir le plagiat dans ce qui n'est qu'innutrition, c'est vouloir se poser en fondateur, être créateur ex nihilo de son oeuvre. Or Marie Darrieussecq explique, que la lecture est un moteur pour qui veut écrire, qu'elle est l'Autre dans cette conversation lente qu'est l'activité d'écrivain.
    Au XVIe siècle, il était de bon ton de reprendre les anciens. Voltaire, plus tard, commit des tragédies qui singeaient les classiques. Les poèmes de la Renaissance nous sont parvenus, pas les tragédies de l'impertinent Arouet. En matière d'inspiration et de reprise de motifs, ils se valaient pourtant. Qu'est-ce qui fait que, sur des motifs éculés, certains textes sont immortels, d'autres pas ? le talent peut-être, et c'est sans doute lui qui rend les "plagiomniaques" enragés.
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Citations et extraits

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  • Par liberlibri, le 03 mars 2010

    A lire, on est moins seul. A lire, on pense. Lire m’emplit du désir d’écrire. La lecture, c’est l’Autre de l’écriture. L’espace que l’Autre ouvre en moi me permet de (lui) parler, sinon je serais folle. De la parole à l’écrit l’écart n’est pas de degré : oralité et texte sont deux modes du langage complètement différents, qui ouvrent chacun leur propre espace. Mais celui ou celle qui écrit le sait, il me semble : les phrases tiennent sa raison au ras du délire. Et c’est peut-être par chance, que l’écrivain écrit, d’avoir senti tout près le risque de basculer.
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Videos de Marie Darrieussecq

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Vidéo de Marie Darrieussecq

Marie Darrieussecq : "La libération sexuelle a été un choc immense" .
Dans «Clèves» (POL), Marie Darrieussecq raconte la puberté d'une jeune fille des années 80. En partenariat avec Interlignes.tv, BibliObs.com diffuse un extrait de l'entretien qu'elle a accordé à Dominique Antoine. Retrouvez-le dans son intégralité sur www.interlignes.tv=> La critique de l'Obs: La P? de Clèves








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