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Daniel Becquemont (Éditeur scientifique)Edmond Barbier (Traducteur)Jean-Marc Drouin (Préfacier, etc.)
ISBN : 2080706853
Éditeur : Flammarion (04/01/1999)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 111 notes)
Résumé :
La publication en 1859 de L'Origine des espèces a marqué une révolution intellectuelle, comparable à celle qui est associée au nom de Copernic et de Galilée. En proposant une "théorie de la descendance avec modification" et de la "sélection naturelle", Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ses réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens, ont alimenté d'emblée pol... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
23 septembre 2012
  • 4/ 5
L'Origine des espèces a secoué le monde scientifique et a donné lieu à des débats enflammés qui ne se sont pas encore éteints aujourd'hui. Darwin développe dans cet ouvrage les concept de « sélection naturelle » et de « descendance avec modification », qu'il étaie avec une foule d'exemples issus de la biologie et de la géologie, et de son expérience personnelle.
La version que j'ai lue est une des plus tardives, et il prend le temps de répliquer aux principales critiques des opposants à sa théorie (critiques qu'il prend très au sérieux, se disant quelque fois ébranlé par les arguments avancés).
Chose inattendue pour moi, aucune mention de l'homme dans cet ouvrage. J'avais dans l'idée que l'origine des espèces était LE livre qui avait posé l'idée que le singe et l'homme avaient des ancêtres communs, mais rien du tout. Darwin parle principalement des plantes, et des animaux les plus petits comme les insectes.
Il est amusant de constater que certaines critiques (les organes trop complexes, le manque de fossiles des « chaînons manquants ») avaient déjà été avancées du temps de Darwin, et qu'il y avait répondu. Il a notamment mis en avant quelques « candidats » intermédiaires de l'oeil. Pourtant, les critiques modernes continuent de mettre en avant ce problème de l'oeil, sans tenir compte des explications de l'auteur. Autre critique qu'on fait à la théorie de l'évolution, le manque de réfutation possible. Darwin dit cependant à de nombreuses reprises « Si quelqu'un met telle chose en évidence, ma théorie est fausse ».
Ce livre n'est pas indispensable pour comprendre la théorie de l'évolution moderne (il y a des imprécisions et des arguments considérés comme faux aujourd'hui), mais c'est vraiment intéressant de comprendre comment un scientifique a pu passer de la théorie d'une création indépendante de chaque espèce à une théorie de l'évolution, en suivant son raisonnement, en analysant ses indices et en constatant les « trous » que les théories existantes à l'époque étaient incapables de combler.
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Belem
05 mars 2013
  • 5/ 5
Prenez un jeune anglais espiègle et distrait, qui s'ennuie un peu sur les bancs de l'école. Ne lui procurez ni de télé, ni de téléphone portable, ni internet : la zone. le morveux va se mettre à ramasser tout un tas de trucs qu'il trouve par terre : des coquilles, des pièces de monnaies, des cailloux et même des chenilles. Un bon à rien, quoi. Destinez-le à devenir curé, ou médecin. du coup, le garnement devenu jeune homme va se faire la malle pendant cinq ans sur un bateau, pour tenir compagnie à un capitaine irascible. Là, il va faire le tour du monde, et continuer à ramasser tout un tas de cochonneries : des oiseaux morts, des insectes bizarres, des vers dégoûtants. Une fois revenu à Londres, enfermez-le pour qu'il réfléchisse à son comportement inadéquat pour quelqu'un de sa classe, tout juste pourra-t-il correspondre avec les meilleurs spécialistes en zoologie d'Angleterre.
Laissez-ce vaurien mijoter pendant vingt ans.
Vous obtenez ce livre qui va révolutionner la biologie, et, au-delà de ça, replacer l'homme au sein du monde animal. Donc contribuer à changer la vision que nous avons du monde.
Le livre en lui-même ne fait pas dans le sensationnel : pas de photos chocs ni de formules chics ; il ne s'agit que « d'une longue argumentation », s'appuyant sur « d'innombrables petits faits », comme dit Stephen Jay Gould.
Ce livre résume le fruit de longues années d'observations minutieuses, de prises de notes, de la culture de deux cents trente-trois plants de choux, d'échanges avec des éleveurs de pigeons ou de naturalistes amateurs, de comparaisons de crânes, d'études de géologie, de physiologie, de géographie, des poils sur le poitrail des dindons mâles, et aussi, de discussions avec d'éminents spécialistes. C'est un traité sur l'élevage des animaux domestiques, un traité de botanique, un ouvrage de zoologie, tout cela à la fois.
Le génie de Darwin, c'est que, de tout ces humbles et sans doute peu glorieux travaux, il tire des conclusions extraordinaires : la descendance induit des variations de l'espèce, et de cette descendance, seuls les plus aptes survivent, sélectionnés par les conditions naturelles. Il n'y a plus d'espèces fixes, créées ex-nihilo.
Cependant, Darwin sait qu'il demeure de nombreux points obscurs à sa théorie : parmi ces points, la question des formes intermédiaires. « Pourquoi ne trouvons-nous pas, dans toutes les formations géologiques, une grande abondance de ces formes intermédiaires ? » se demande ce sacré Charles. C'est qu'il s'accroche à sa conception de transformations lentes et graduelles ! La réponse est : « Parce qu'il n'y en a pas, Charles ! »
Mais impossible de lui en vouloir : Darwin faisait avec les connaissances scientifiques de son époque, et, malgré ses qualités de déduction extraordinaires, il ne pouvait quand même pas tout découvrir. Il lui manquait la biologie moléculaire, la génétique, la théorie des équilibres ponctués, l'embryologie, et toutes ces sciences qui ont amélioré et continuent à affiner cette magnifique théorie, qu'il avait tracée dans les grandes lignes. Chapeau, Monsieur Darwin !
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Alcapone
08 janvier 2013
  • 4/ 5
L'origine des espèces, ouvrage largement controversé, fait partie de ces livres qui ont révolutionné le monde intellectuel. Partant de l'idée que les espèces n'ont pas été créées indépendamment les unes des autres mais qu'elles descendent d'autres espèces soumises à des différences interindividuelles susceptibles d'être transmises aux descendants (variations), Charles Darwin tente de prouver que les espèces sont le produit d'une évolution et non seulement un caractère définitif. En admettant que les variations peuvent s'expliquer en partie par les conditions extérieures (climat, alimentation...), Darwin montre que celles-ci sont également le résultat d'une coadaptation des êtres vivants tenant compte de leurs conditions de vie. Si l'on sait aujourd'hui que les résultats des mutations ne relèvent pas de modifications liées à l'environnement, cet ouvrage, résultat d'un long travail d'observation et d'expériences, est une oeuvre de référence dans l'histoire des sciences.
Publié dans sa première édition en 1858, L'origine des espèces a depuis sa sortie, provoqué de nombreuses polémiques (6 éditions successives). La présente édition introduite par Jean-Marc Drouin, tente de rendre le sens initial du texte (1ere édition) par une reconstitution du texte original (suppression de passages ajoutés au fil des éditions successives et ajout de traduction de passages supprimés par Darwin dans les différentes éditions). Comparé à juste titre à Copernic ou Galilée (cf. également La vie de Galilée de Berthold Brecht) qui ont en leur temps bouleversé les mentalités et secoué l'église, Darwin démontre que l'homme n'est pas un être divin et qu'il est le résultat d'une évolution laborieuse fondée sur la survie de l'espèce. A une époque où le monde est en pleine mutation (progrès technique dans de nombreux domaines tels que l'industrie, le commerce, la médecine...), ceux qu'on appelait les découvreurs, les explorateurs et les savants se multiplient. La botanique, l'entomologie, la biologie, le géologie.. se développent à toute vitesse. On assiste d'ailleurs à une véritable révolution industrielle qui a durablement laissé son empreinte dans nos sociétés modenes. Darwin tout comme ses contemporains et adversaires Linné (nomenclature binomiale), Lamarck (théorie de l'hérédité des caractère acquis) et bien d'autres, préfigurent l'avènement de nouvelles sciences..
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100choses
11 décembre 2010
  • 5/ 5
Déjà en terminale, ma prof de philo’ nous avait conseillé la lecture de ce livre. Cependant, même si son thème m'intéressait vivement et que j'étais fascinée par le parfum de scandale régnant autour de cette oeuvre, je n'avais encore jamais trouvé le temps ni la motivation nécessaire pour me lancer dans cette lecture... jusqu'à ce qu'elle nous soit imposée, ou du moins fortement conseillée, cette année. Il fallait donc enfin se jeter à l'eu, ce que je ne regrette absolument pas, tant cet ouvrage s'est révélé passionnant et enrichissant.
J'ai été fascinée par le génie de cet homme, par tout ce qu'il a apporté à tous les domaines de la connaissance. Bien que disposant de peu de moyens techniques, il arrive à des conclusions très justes, de par ses observations, et un esprit brillant ainsi qu'une intuition souvent payante. Il est notamment très intéressant de découvrir tout son raisonnement sur la stérilité de certains croisements ou de leurs hybrides. Alors qu'il n'a aucune notion de génétique, qu'il ne connait même pas l'existence des chromosomes, il parvient à des conclusions qui si elles ne sont pas parfaites, sont toutefois très justes.
Il ne faut pas se leurrer non plus, c'est une lecture très exigeante, qui demande une grande attention de la part du lecteur et de la persévérance pour venir bout de ses 600 pages, mais je suis vraiment ravie de ma découverte. Darwin peut paraitre parfois prétentieux tant ses certitudes sont grandes, et maladroit dans sa façon de s'exprimer tant certaines formulations sont lourdes, mais on sa fait vite au personnage et à sa démarche. J'ai notamment apprécié chez lui sa très grande rigueur, venant étayer chaque hypothèse par des résultats d'observations et d'expériences, donnant toujours les références précises de ses citations. Quelque chose, d'assez peu courant pour l'époque, ou l'on jouait beaucoup à l'apprenti sorcier, sans réelle démarche scientifique.
Certains passages sont parfois très ardus, mais je crois qu'il ne faut pas s'y arrêter sans quoi, il est impossible de venir à bout de l'ouvrage. de page, en page, tout finit par s'éclairer, les raisonnements s'éclairant l'un l'autre. Et puis il ya les très bonnes synthèses de l'auteur lui-même en chaque fin de chapitre.
Enfin, le gros point fort de cette édition, c'est sa pureté au niveau du texte. Hormis une introduction et un lexique, on y trouve uniquement le texte de Darwin tel qu'il l'a publié en 1859 (ou du moins sa traduction). En effet dans de nombreux ouvrages, le texte est accompagné de notes, précisions, digressions apportées plus tard par l'auteur lui-même ou pas ses éditeurs successifs, certes dans un but de guider le lecteur, mais à mon avis ces ajouts sont plus déstabilisants qu'autre chose. J'ai préféré buter sur certains passages que me retrouvée noyée sous une quantité improbable de notes qui m'auraient sans doute bien vite lassée et qui auraient également masqué le réel travail de Darwin, à mon sens.
Bref, une lecture que je vous recommande sans aucun doute, si le sujet vous intéresse.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
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colimasson
09 juillet 2015
  • 3/ 5
On peut le lire une bonne fois pour toutes afin de connaître personnellement la théorie de l'évolution de Darwin et résoudre toutes ses querelles autour desquelles s'affrontent les chiffonniers : cette théorie réfute-t-elle la religion ? conduit-elle à l'eugénisme ? est-elle scientifique ?
Le doute qu'affirme sans cesse Charles Darwin face à sa théorie vous fera comprendre que celle-ci est une figure de Rorschach proposée à chaque individu, et qu'à la limite elle est simplement intéressante comme hypothèse, mais rien de plus.
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Citations & extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B07 novembre 2012
Il est intéressant de contempler un rivage luxuriant, tapissé de nombreuses plantes appartenant à de nombreuses espèces abritant des oiseaux qui chantent dans les buissons, des insectes variés qui voltigent çà et là, des vers qui rampent dans la terre humide, si l'on songe que ces formes si admirablement construites, si différemment conformées, et dépendantes les unes des autres d'une manière si complexe, ont toutes été produites par les lois qui agissent autour de nous. Ces lois, prises dans leur sens le plus large, sont : la loi de croissance et de reproduction ; la loi d'hérédité qu'implique presque la loi de reproduction ; la loi de variabilité, résultant de l'action directe et indirecte des conditions d'existence, de l'usage et du défaut d'usage ; la loi de multiplication des espèces en raison assez élevée pour amener la lutte pour l'existence, qui a pour conséquence la sélection naturelle, laquelle détermine la divergence des caractères, et l'extinction des formes moins perfectionnées. Le résultat direct de cette guerre de la nature, qui se traduit par la famine et par la mort, est donc le fait le plus admirable que nous puissions concevoir, à savoir : la production des animaux supérieurs. N'y a-t-il pas une véritable grandeur dans cette manière d'envisager la vie, avec ses puissances diverses attribuées primitivement par le Créateur à un petit nombre de formes, ou même à une seule ? Or, tandis que notre planète, obéissant à la loi fixe de gravitation, continue de tourner dans son orbite, une quantité infinie de belles et admirables formes, sorties d'un commencement si simple, n'ont pas cessé de se développer et se développent encore !
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Nastasia-BNastasia-B24 janvier 2015
Il est intéressant de contempler un talus enchevêtré, couvert de nombreuses plantes de nombreuses sortes, avec des oiseaux qui chantent dans les buissons et des insectes variés qui virevoltent et des vers qui rampent dans la terre humide. Et de songer que ces formes construites avec raffinement, si différentes les unes des autres, et dépendant les uns des autres d'une manière si complexe, ont toutes été produites par des lois agissant autour de nous. Ces lois, prises dans le sens le plus large, sont : Croissance avec Reproduction ; Héritage, lequel est presque toujours impliqué par la reproduction ; Variabilité, à partir de l'action directe et indirecte des conditions extérieures de vie et de l'usage et du non-usage ; un Taux d'Accroissement si élevé qu'il conduit à une Lutte pour la Vie et, comme conséquence, à la Sélection Naturelle, ce qui entraîne Divergence de Caractère et Extinction des formes les moins améliorées. Ainsi, à partir de la guerre de la nature, de la famine et de la faim, l'objet le plus sublime qui nous puissions concevoir, la production des animaux supérieurs, s'ensuit nécessairement.

XIV. RÉCAPITULATION ET CONCLUSION.
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LaetiratureLaetirature07 mai 2011
On ne peut s’étonner qu’il y ait encore tant de points obscurs relativement à l’origine des espèces et des variétés, si l’on tient compte de notre profonde ignorance pour tout ce qui concerne les rapports réciproques des êtres innombrables qui vivent autour de nous. Qui peut dire pourquoi telle espèce est très nombreuse et très répandue, alors que telle autre espèce voisine est très rare et a un habitat fort restreint ? Ces rapports ont, cependant, la plus haute importance, car c’est d’eux que dépendent la prospérité actuelle et, je le crois fermement, les futurs progrès et la modification de tous les habitants de ce monde. Nous connaissons encore bien moins les rapports réciproques des innombrables habitants du monde pendant les longues périodes géologiques écoulées. Or, bien que beaucoup de points soient encore très obscurs, bien qu’ils doivent rester, sans doute, inexpliqués longtemps encore, je me vois cependant, après les études les plus approfondies, après une appréciation froide et impartiale, forcé de soutenir que l’opinion défendue jusque tout récemment par la plupart des naturalistes, opinion que je partageais moi-même autrefois, c’est-à-dire que chaque espèce a été l’objet d’une création indépendante, est absolument erronée. Je suis pleinement convaincu que les espèces ne sont pas immuables ; je suis convaincu que les espèces qui appartiennent à ce que nous appelons le même genre descendent directement de quelque autre espèce ordinairement éteinte, de même que les variétés reconnues d’une espèce quelle qu’elle soit descendent directement de cette espèce ; je suis convaincu, enfin, que la sélection naturelle a joué le rôle principal dans la modification des espèces, bien que d’autres agents y aient aussi participé.
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LuniverLuniver01 septembre 2012
La lutte dans la lutte doit toujours se reproduire avec des succès différents ; cependant, dans le cours des siècles, les forces se balancent si exactement, que la face de la nature reste uniforme pendant d’immenses périodes, bien qu’assurément la cause la plus insignifiante suffise pour assurer la victoire à tel ou tel être organisé. Néanmoins, notre ignorance est si profonde et notre vanité si grande, que nous nous étonnons quand nous apprenons l’extinction d’un être organisé ; comme nous ne comprenons pas la cause de cette extinction, nous ne savons qu’invoquer des cataclysmes, qui viennent désoler le monde, et inventer des lois sur la durée des formes vivantes !
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LuniverLuniver16 septembre 2012
En premier lieu, notre ignorance est trop grande relativement à l’ensemble de l’économie organique d’un être quelconque, pour que nous puissions dire quelles sont les modifications importantes et quelles sont les modifications insignifiantes. Dans un chapitre précédent, j’ai indiqué quelques caractères insignifiants, tels que le duvet des fruits ou la couleur de la chair, la couleur de la peau et des poils des quadrupèdes, sur lesquels, en raison de leur rapport avec des différences constitutionnelles, ou en raison de ce qu’ils déterminent les attaques de certains insectes, la sélection naturelle a certainement pu exercer une action. La queue de la girafe ressemble à un chasse-mouches artificiel ; il paraît donc d’abord incroyable que cet organe ait pu être adapté à son usage actuel par une série de légères modifications qui l’auraient mieux approprié à un but aussi insignifiant que celui de chasser les mouches. Nous devons réfléchir, cependant, avant de rien affirmer de trop positif même dans ce cas, car nous savons que l’existence et la distribution du bétail et d’autres animaux dans l’Amérique méridionale dépendent absolument de leur aptitude à résister aux attaques des insectes ; de sorte que les individus qui ont les moyens de se défendre contre ces petits ennemis peuvent occuper de nouveaux pâturages et s’assurer ainsi de grands avantages. Ce n’est pas que, à de rares exceptions près, les gros mammifères puissent être réellement détruits par les mouches, mais ils sont tellement harassés et affaiblis par leurs attaques incessantes, qu’ils sont plus exposés aux maladies et moins en état de se procurer leur nourriture en temps de disette, ou d’échapper aux bêtes féroces.
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Videos de Charles Darwin (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Darwin
Charles Darwin & la théorie de l’évolution | 2000 ans d’histoire | France Inter Charles Robert Darwin (né le 12 février 1809 à Shrewsbury dans le Shropshire – mort le 19 avril 1882 à Downe dans le Kent) est un naturaliste anglais dont les travaux sur l'évolution des espèces vivantes ont révolutionné la biologie avec son ouvrage De l'origine des espèces paru en 1859. Célèbre au sein de la communauté scientifique de son époque pour son travail sur le terrain et ses recherches en géologie, il a formulé l'hypothèse selon laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d'un seul ou quelques ancêtres communs grâce au processus connu sous le nom de « sélection naturelle ».
Darwin a vu de son vivant la théorie de l'évolution acceptée par la communauté scientifique et le grand public, alors que sa théorie sur la sélection naturelle a dû attendre les années 1930 pour être généralement considérée comme l'explication essentielle du processus d'évolution. Au XXIe siècle, elle constitue en effet la base de la théorie moderne de l'évolution. Sous une forme modifiée, la découverte scientifique de Darwin reste le fondement de la biologie, car elle explique de façon logique et unifiée la diversité de la vie.
L'intérêt de Darwin pour l'histoire naturelle lui vint alors qu'il avait commencé à étudier la médecine à l'université d'Édimbourg, puis la théologie à Cambridge. Son voyage de cinq ans à bord du Beagle l'établit dans un premier temps comme un géologue dont les observations et les théories soutenaient les théories actualistes de Charles Lyell. La publication de son journal de voyage le rendit célèbre. Intrigué par la distribution géographique de la faune sauvage et des fossiles dont il avait recueilli des spécimens au cours de son voyage, il étudia la transformation des espèces et en conçut sa théorie sur la sélection naturelle en 1838. Il fut fortement influencé par les théories de Georges-Louis Leclerc de Buffon.
Ayant constaté que d'autres avaient été qualifiés d'hérétiques pour avoir avancé des idées analogues, il ne se confia qu'à ses amis les plus intimes et continua à développer ses recherches pour prévenir les objections qui immanquablement lui seraient faites. En 1858, Alfred Russel Wallace lui fit parvenir un essai qui décrivait une théorie semblable, ce qui les amena à faire connaître leurs théories dans une présentation commune. Son livre de 1859, De l'origine des espèces, fit de l'évolution à partir d'une ascendance commune l'explication scientifique dominante de la diversification des espèces naturelles. Il examina l'évolution humaine et la sélection sexuelle dans la Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, suivi par l'Expression des émotions chez l'homme et les animaux. Ses recherches sur les plantes furent publiées dans une série de livres et, dans son dernier ouvrage, il étudiait les lombrics et leur action sur le sol.
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>Microbiologie>Evolution des espèces>Evolution : théories (darwinisme, sélection naturelle...) (24)
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