ISBN : 225300488X
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1972)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 83 notes) Ajouter à mes livres
Le premier roman d'un célèbre écrivain qui cache à peine une autobiographie à la fois tendre et violente. L'histoire est celle d'un petit provincial pauvre et fragile dont on va suivre le parcours semé d'embûches, d'une enfance difficile à une maturité douloureuse. Cett... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 05 août 2011

    cicou45
    L'histoire nous plonge dans la vie de la famille Eyssette qui habite une petite ville de province et qui se débouille tant bien que mal dans la vie ; le père étant un riche industriel arrive en effet à subvenir aux besoins de sa famille. Avec lui vivent son épouse, ses fils Daniel et Jacques et bien qu'ayant un troisième fils, celui-ci ne vit plus à ses dépens puisqu'il gagne sa vie en étant rentré dans l'ordre ecclésiastique. Cependant, tout bascule le jour ou l'industrie paternelle fait faillite et que toute la petite famille est obligée de déménager à Lyon afin de pouvoir poursuivre son activité. Petit à petit, pour rembourser les dettes familiales, Daniel va être obligée d'entrer dans un collège en tant que surveillant d'études. Il sera dès lors surnommé "Le Petit Chose" en raison de sa petite taille. Mais les dettes continuant à s'accumuler, la famille continuera à se disloquer, la mère étant obliger de retourner vivre chez son frère, la père poursuivant son voyage plus au nord en enfin le petit Jacques s'embarquant pour Paris. Ce petit Jacques, si frêle durant son enfance et n'arrêtant jamais de pleurer, sera en fait celui qui s'en sortira le mieux dans la vie, venant sans cesse au secours de son frère Daniel et le sortant de toutes les galères dans lequel celui-ci s'est laissé embarqué, le prenant ainsi sous son aile et jouant pour lui le rôle d'une véritable mère.
    Roman écrit tantôt à la première et à la troisième personne du singulier, celui-ci est extrêmement poignant et le lecteur se trouve complètement désappointé devant la dispersion de cette famille, jadis si unie, et devant la misère et les tragédies que les personnages ont du endurer. Roman dur et drôle à la fois, cela ne l'empêche pas d'être très émouvant !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par lanard, le 25 octobre 2011

    lanard
    Cette réputation lacrymogène que Paul Guth conforte dans sa préface (Pleurons avec Le Petit Chose) est incompréhensible. Le Petit Chose est une roman plein d'humour ; certes le narrateur s'apitoie bien souvent sur lui même mais il y met quand même une bonne dose d'auto-ironie. On y pleure beaucoup certes, surtout la mère Jacques ; mais ces sanglots à répétition sont une manière de ponctuation comique dans le récit.
    D'où vient cette obstination à remiser ce roman vers un lectorat jeune ; le marché des lecteurs adultes mépriserait-il les récits qui mettent en scène l'enfance ? Question de style ou de manière sans doute. Mais n'y aurait-il pas une sorte d'inconscient éditorial qui cacherait mal son mépris pour l'enfance, ou une transpiration de mauvaise conscience sous les aisselles adultes qui se penchent sur le sort des enfants ; et ceux qui croient vieillir ne prisent-ils pas bien souvent les récits de l'enfance pour s'y 'empêtrer dans une nostalgie bébête, une mythologie complaisante oscillant entre la figure du chérubin et celle du bon petit diable, entre l'innocent et le pervers polymorphe: il faudrait serrer cela de prêt pour en saisir les enjeux.
    Présence de Robinson Crusoe ; le narrateur fait un parallèle entre sa vie et le sort de Robinson; ce parallèle - clairement établit dans les chapitres de l'enfance en Provence se maintient quoique plus faiblement durablement dans la suite du roman.
    Personnage de femme noire (Coucou-Blanc)
    p. 240 un kakatoès des îles Marquises! Chez Irma Borel. (Borel = bourreau en occitan)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par gargamel00, le 10 décembre 2011

    gargamel00
    Tendre, drôle et cruel à la fois, Alphonse Daudet nous donne envie de vivre à l'époque du Petit Chose , où les bonnes âmes côtoyaient la méchanceté et la cruauté des gens malintentionnés. Malgré sa légèreté et son oisiveté on ne peut pas s'empêcher de s'attacher à ce Petit Chose et à sa famille qui malgré le chagrin et les coups durs à su relever la tête, pour la reconstruction de la famille!
    Un roman rafraichissant et qui a su rester étonnamment moderne.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Joana, le 06 décembre 2010

    Joana
    Daniel est un garçon très intrépide et restera un enfant toute sa vie.
    Tout d'abord il est maître d'étude dans un collège de Province, puis il part en faisant une grave erreur; se dénoncer à la place d'une personne qui le trahis, Daniel est en colère contre lui, mais ne peut rien faire. Il décide donc de partir à Paris rejoindre son frère dans son appartement, qui fait seulement une pièce. Son frère l'accueil et s'occupe de lui comme une mère, il lui fait connaître la famille Pierrotte avec une fille de son âge, ils tombent amoureux l'un de l'autre. Mais son frère, Jacques part avec son employeur en Italie et laisse son frère seul dans Paris et la catastrophe arrive...
    Avec la dame du premier une histoire d'amour, de fourberies et de mensonges lui fait commencer une vie de comédien dans les banlieues de Paris avec elle en oubliant son frère. Malheureusement son frère meurt peu après sa revenue d'Italie et il a perdu son travaille, car son employeur est resté en Italie. Mais à la fin il reprend le commerce de porcelaine et cristaux de la famille Pierrotte avec Camille, la fille de la famille Pierrotte.
    Un classique à lire. Les mésaventures de Petit Chose dégagent beaucoup d'émotions et de tendresse.
    On s'attache rapidement au petit Eyssette, mais j'avoue le détester à certains passage quand il fait souffrir ses amis et ses proches. Par exemple quand Jacques perd son boulot pour son frère, là c'est sur qu'on voit bien que "Petit Chose" n'est pas un garçon dégourdi.


    Lien : http://lecturesdejoana.blogspot.com/2010/12/le-petit-chose.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par cicou45, le 04 août 2011

    "_Oh ! ces artistes, mon cher, je les exècre. Si tu savais ces gens là, à force de vivre avec des statues et des peintures, ils en arrivent à croire qu'il n'y a que cela au monde. Ils vous parlent toujours de forme, de ligne, de couleur, d'art grec, de Parthénon, de méplats, de mastoïdes. Ils regardent votre nez, votre bras, votre mention. Ils cherchent si vous avez un type, du galbe, du caractère ; mais de ce qui bat dans nos poitrines, de nos passions, de nos larmes, de nos angoisses, ils s'en soucient autant que d'une chèvre morte."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Spilett, le 05 octobre 2011

    Rouget, pour moi, n'était pas Rouget. Il était tour à tour mon fidèle Vendredi, une tribu de sauvages, un équipage révolté, tout ce qu'on voulait. Moi-même en ce temps-là, je ne m'appelais pas Daniel Eysette: j'étais cet homme singulier vêtu de peaux de bêtes, dont on venait de me donner les aventures, master Crusoé lui-même. Douce folie ! Le soir, après souper, je relisais mon Robinson, je l'apprenais par cœur; le jour, je le jouais, je le jouais avec rage, et tout ce qui m'entourait, je l'enrôlais dans ma comédie. La fabrique n'était plus la fabrique; c'était mon île déserte, oh ! bien déserte. Les bassins jouaient le rôle d'Océan. Le jardin faisait une forêt vierge. Il y avait dans les platanes un tas de cigales qui étaient de la pièce et qui ne le savaient pas.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par cicou45, le 01 août 2011

    "Relire un livre, aux différents âges de la vie, c'est réviser un procès dont le juge a vieilli et qui se juge lui-même."
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par cicou45, le 04 août 2011

    "Cette idée redoubla mon chagrin et je me remis à pleurer seul sous ma couverture, tant et tant que je finis par m'endormir. Si le tourment empêche le sommeil, les larmes sont un narcotique."
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par cicou45, le 02 août 2011

    "|...] et si les coeurs qui se brisent et qui saignent étaient autre chose que des façons de parler, à l'usage des poètes, je vous jure qu'on aurait pu trouver derrière moi, sur la plaine blanche, une longue trace de sang."
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (8)

Video de Alphonse Daudet

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Alphonse Daudet

Cette semaine, Jérôme Garcin a choisi de lire un extrait de l`Immortel d`Alphonse Daudet. Surtout connu pour Lettres de mon moulin, l`écrivain raconte dans l`Immortel comment un poète de province va essayer de rentrer en vain à l`Académie Française. Une livre mordant et d`une actualité stupéfiante.Voir le site du musée Daudet








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Petit Chose par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (203)

> voir plus

Quiz