> Monique Christiansen (Traducteur)

ISBN : 2847201572
Éditeur : Gaïa (2010)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
John Petersen, la cinquantaine, est professeur d’espagnol à Ringkøbing, petite ville danoise du Jutland. Lors d’un voyage en Floride, sur l’île de Key West, il se lie d’amitié avec Carlos, un exilé cubain de 75 ans. Carlos sent sa fin approcher et ne souhaite plus qu’un... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par bouquin, le 11 février 2010

    bouquin
    Le narrateur, professeur d'espagnol d'une petite ville danoise, la quarantaine, décide de quitter son passé, particulièrement douloureux (sa femme est décédée récemment d'une longue maladie, son fils est également décédé, mais lui, à l'âge d'un an et demi), pour se lancer « à la recherche d'Hemingway ». Sa première escale a lieu à Key West, en Floride. Là-bas, il recherche la tombe d'un ami d'Hemingway, Sloppy Joe. Un vieux cubain, Carlos Gutteriez, l'aide à se repérer dans le cimetière et lui porte secours alors qu'il fait un malaise. Les deux hommes sympathisent et échangent sur leurs vies, le professeur d'espagnol expose son projet de partir pour Cuba. le vieil homme lui demande alors un service, celui de retrouver sa fille Clara pour lui remettre une lettre de pardon. Il a 78 ans et avant de mourir, il voudrait lui faire savoir qu'il lui pardonne d'avoir réaliser de longues études de médecine, été promise à un bel avenir sur le sol américain et s'être finalement installée en territoire ennemi. Ce service en appelle un autre, des amis de Carlos, agents de la C.I.A., lui confient également une mission.
    J'avoue n'être qu'au stade de la découverte des romans policiers mais mieux vaut tard que jamais ! Je m'étais laissée séduire par Stieg LARSON et la trilogie de Millenium qui m'avaient totalement captivée. J'ai retrouvé un peu le même genre d'écriture chez Leif DAVIDSEN. L'histoire commence lentement, on se prélasse, on profite de la vie, des voyages, des découvertes fortuites et puis, d'un coup, le rythme s'accélère, l'intrigue se fait de plus en plus forte et nous sommes tenus en haleine jusqu'aux dernières pages, lieu du dénouement.
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman que j'ai découvert dans le cadre de la 2ème Masse Critique de Babelio, que je remercie par la même occasion.
    Il nous fait, en effet, découvrir les réalités d'une dictature à travers les yeux de ce danois, l'oppression des hommes et des femmes, le manque de liberté et l'aspiration à autre chose, la signification « des pieds mouillés », ces êtres à la recherche de l'eldorado.
    Les passages sur Hemingway, l'objet même de ce roman, m'ont donné l'envie de lire (ou relire) quelques unes de ces œuvres, avouons que cela ne gâche rien.
    Bref, si vous avez envie de passer un très bon moment de lecture, choisissez « A la recherche d'Hemingway », vous allierez le voyage au plaisir de la littérature, un petit bonheur !

    Lien : http://lantredesmots.canalblog.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par luocine, le 01 février 2010

    luocine
    Deuxième participation à Masse critique de Babelio.
    J'avais choisi ce livre à cause du titre, Pour qui sonne le glas et Le vieil homme et la mer ont marqué mon adolescence. J'ai donc pensé que ce roman me ferait découvrir un peu plus Hemingway.
    Ce roman d'aventure policière a pour cadre Cuba aujourd'hui : la fin de la dictature castriste n'est guère réjouissante.
    En lisant je pensais à tous les touristes célèbres où non, qui aiment aller à Cuba, peuvent-ils ignorer l'autre côté du miroir qu'on tend aux étrangers pour qu'ils ne voient rien des difficultés de ce pays ?
    Leif Davidsen nous fait découvrir la réalité cubaine à travers les yeux d'un professeur d'espagnol danois. Celui-ci a rencontré en Floride un exilé cubain qui lui demande de remettre une lettre à sa fille qui a choisi, par amour, de vivre Cuba.
    De là une aventure où se mêlent l'amour, la mort, la trahison, la CIA et … Hemingway.
    Je ne peux pas dire que ce roman m'a passionnée, je ne serai peut-être pas allée jusqu'au bout si je ne l'avais pas reçu grâce à Masse critique.
    Il y a pourtant tous les ingrédients qu'on attend dans ce genre de roman. le héros mal dans sa peau, la description du climat et de la végétation, le choc des civilisations latines et nordiques, le problème de l'immigration clandestine et notre bonne conscience, l'horreur des tyrannies finissantes, les scènes d'amour avec des belles femmes cubaines, et des manuscrits d'Hemingway.
    Mais, je n'ai à aucun moment été prise par un effet de suspens, il faut dire que je ne lis pas souvent de romans policiers, je ne suis donc pas la meilleure juge. J'ai été gênée par ce personnage à qui il arrive des aventures extraordinaires et qui semble tout accepter. Je n'ai pas trouvé ses réactions crédibles face à la mort ni en amour. À l'opposé, les pages consacrées à la fuite en mer sont très prenantes et on a l'impression que l'auteur sait mener un bateau même par mauvais temps

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par zarline, le 23 mars 2010

    zarline
    A la recherche d'Hemingway a eu pour moi une sacrée odeur de vacances. Ayant visité Cuba, j'ai beaucoup aimé retrouver les endroits et paysages décrits par Leif Davidsen. Les descriptions sont tellement justes et fidèles que j'ai instantanément été transportée dans les Caraïbes.
    Le contexte de la fin du règne de Fidel Castro et la reprise du pouvoir par son frère Raul est également très intéressant et j'ai aimé les remarques sur le quotidien des Cubains, souvent caché ou tu aux touristes. Leif Davidsen décrit très bien la répression exercée à Cuba, la censure, les privilèges accordés aux membres du parti et de l'armée, les salaires ridiculement bas, l'attrait de la prostitution pour les jeunes et la liste est encore longue.
    Malgré ces deux aspects très positifs, je suis un peu déçue par ce livre, qui selon moi souffre d'une erreur de casting. En effet, John, la cinquantaine, au début plutôt timide et pataud, devient au fil des pages un séducteur à la James Bond et réagit de manière peu crédible à ce qui lui arrive.
    A la recherche d'Hemingway pèche donc sur son personnage principal et sur son intrigue un peu emberlificotée sur la fin, mais reste une lecture idéale pour les vacanciers à destination de Cuba. C'est un livre intéressant, qui tout en restant léger, permettra au lecteur d'ouvrir les yeux sur une dictature au capital sympathie encore bien présent.

    Lien : http://unmomentpourlire.blogspot.com/2010/03/la-recherche-dhemingway..
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 07 février 2010

    kathel
    Je n'ai encore jamais lu Leif Davidsen, je sais seulement que ses thrillers d'espionnage font apparaître un même personnage, celui qui donne son titre au Danois serbe, et que ses romans ont pour cadre le Danemark, mais pas seulement.
    Ce dernier roman, qui vient tout juste de sortir, commence à Key West, avec une figure centrale peu destinée au départ à des aventures policières : John Petersen, danois, professeur d'espagnol, qui voyage lors d'un repos forcé pour un début de dépression. Il vient de perdre sa femme, sa fille unique vole de ses propres ailes, il part donc sur les traces de la seule lueur de passion qui anime sa vie un peu monotone, son amour pour les livres de Papa, alias Ernest Hemingway… D'où le choix de la Floride et en particulier Key West. Il se contenterait de se promener tranquillement sur ses traces, mais une rencontre dans un cimetière avec Carlos, immigré cubain plus âgé que lui, va changer la perspective et l'amener à se poser des questions sur sa vie et ce qu'il veut en faire.
    Il ne faut pas s'attendre à un thriller musclé, il y a de l'action, mais pas à outrance, et les pensées et réactions de John Petersen y tiennent une place importante, ce que j'ai trouvé plutôt plaisant. Comme pour lui, le décor en soi constitue déjà une évasion : Key West, Miami et son quartier cubain, puis La Havane et Cuba.
    la suite sur mon blog...

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-leif-davidsen-a-la-reche..
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    • Livres 5.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Voilà un formidable roman policier et d'aventures humaines, comme on aime en découvrir. Un genre que la littérature française trop consacrée à son nombril et ses ramifications, a totalement oublié.

    Il y a la générosité qu'on trouvait par exemple dans Les Poneys sauvages de Michel Déon, la folie cubaine qu'on trouvait dans la géniale météorite que fut Avant la nuit de Reinaldo Arenas.

    Voici John Petersen, un professeur d'espagnol danois, veuf qui se remet lentement de la mort de sa femme, qui est parti sur les traces de son auteur préféré Hemingway.

    Il se retrouve donc nécessairement à Key West où il est abordé par un vieux Cubain qui lui demande de remettre une lettre à sa fille, qui est partie vivre à Cuba.

    Quoi de plus évident pour un amateur de l'auteur du Veil homme et la mer que d'aller à La Havane et donc de s'acquitter de cette mission si simple ?

    Hélas, rien ne va se passer simplement, et cela va même vriller sec comme un bon mojito de la Bodeguita del Medio ou un daiquiri du Floridata.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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Citations et extraits

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  • Par luocine, le 01 février 2010

    Je suis reparti, l’esprit étrangement élevé par cet évènement, par le fait que la réalité américaine ressemblait à ce que l’on voit à la télé, et j’ai pensé banalement que le monde était étrange. C’est le fait d’être né en un lieu du globe qui décide si l’on devra résoudre des problèmes existentiels au sens le plus pur du terme, ou ne faire face qu’à des défis normaux, que tout individu raisonnable peut résoudre dans une société moderne tournée vers le bien-être, comme l’aurait dit mon père…
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  • Par luocine, le 01 février 2010

    La Havane était l’endroit le plus pauvre que j’ai vue de ma vie, et l’un des plus éhontés, où même les gardiens du musée national des perfections de la révolution mendient de la petite monnaie … les jeunes filles de couleur, nombreuses et ravissantes, qui semblaient s’offrir à tous les hommes, quel que soit leur âge ou leur physique. Circuler seul à La Havane, c’était comme aller et venir dans le plus grand bordel en plein air du monde.

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  • Par kathel, le 07 février 2010

    Tout a commencé au cimetière. Pas n'importe quel cimetière, un cimetière poussiéreux où régnait une chaleur torride, tout aussi désordonné que le reste des Etats-Unis. Je ne sais pas ce que j'avais imaginé. Après avoir vu des milliers de films ou de séries télévisées, nous sommes nombreux à croire tout connaître des Etats-Unis. J'avais quarante ans révolus et je n'avais jamais mis les pieds sur le sol américain, mais d'une certaine manière, le pays était reconnaissable. Et différent malgré tout.
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  • Par MarcBibliotheca, le 18 février 2010

    J'ai compris, tout à coup, que la vie que j'avais vécue pendant des années, la vie normale, dans une maison individuelle de province, était définitivement terminée. Pourrais-je la recréer ? Pouvais-je imaginer la reconstruire avec une autre femme ? Que faisais-je à Miami ? Croyais-je vraiment que je pourrais changer ma vie ? Changer de cap ? Ou peut-être pour plus de vérité, voulais-je en changer ? En avais-je le courage ? Ou était-ce simplement le fruit de mon imagination ?
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  • Par Cathie, le 07 novembre 2011

    La nuit tombait sur La Havane. Le crépuscule et le clignotement des premiers lampadaires transformaient la ville, dissimulaient les cicatrices des façades qui s'écaillaient et qui faisaient alors penser à de merveilleuses femmes âgées. Dans cette ambiance magique de la nuit tiède, tout était permis et possible.
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