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Le reflexe de survie t014Ajouter à mes livres
Trémentines, petite ville de l'ouest de la France : sa gare menacée de fermeture, son SDF idéaliste vivant dans un hangar désaffecté, son usine en difficulté, et sa bande de petits voyous sans espoir. Alex, qui fait partie du groupe , a décidé de se sortir de cette situ... > voir plus
Dans cette bourgade, les jours se ressemblent un peu.
Antoine est chef de Gare et jour après jour, inlassablement, son travail consiste à veiller au bon déroulement des trois moments forts de la journée : le départ du train matin pour les voyageurs qui travaillent en ville, l'arrivée du train du soir qui ramène ces mêmes voyageurs, et l'aiguillage à faire en milieu d'après-midi pour l'Express qui passe et qui ne fait pas correspondance.
Tolsky rompt l'inactivité par des frasques de vocabulaire et, aussi inlassablement qu'Antoine s'affaire à sa Gare, il tente 1. de convaincre Monsieur MESANGE de faire bleu une fois dans sa vie et 2. de caser M'dame MURZEAU avec ce bon Antoine.
Les petites frappes des environs vaquent à différents larcins.
Mais sous cet bonhomie et cette visible harmonie, un chef d'entreprise voit d'un mauvais oeil les prévisibles changements dans la région pendant que les voyageurs se mobilisent pour tenter de convaincre des têtes bien pensantes que l'Autorail ne doit pas s'arrêter de fonctionner
Ce n'est pas le meilleur de Davodeau mais on y retrouve ce qu'on aime (ou pas) chez Davodeau. Son côté gaucho militant est déjà présent. J'ai vu cette BD classée dans les polars sur un site de BD...ça m'a laissée perplexe. Pour moi, l'aspect polar (est-ce qu'on est dans le polar dès qu'il y a un flingue à l'image???) est tout à fait secondaire, le vrai sujet, c'est la fermeture d'une ligne de chemin de fer de campagne et de sa petite gare. Une reflexion sur le travail et la vie en général...Davodeau prend une direction intéressante et le thème m'a plu mais je trouve qu'il ne va pas assez loin et la fin est un peu décevante ( un peu baclée). Donc bof....
Avec le réflexe de survie, on retrouve l'attachement d'Etienne Davodeau à cette région des Mauges, région reculée qu'il avait si bien dépeinte dans Les mauvaises gens. Comme dans Quelques jours avec un menteur, le lecteur découvre une intrigue qui bouscule quelque peu le quotidien de cette gare menacée de fermeture.
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Interview Etienne Davodeau - Les ignorants - Stand Fnac à Angoulême 2012 Retrouvez Etienne Davodeau sur fnac.com : www4.fnac.com Figure de la BD documentaire et sociale (Rural, Les mauvaises gens), Étienne Davodeau s'initie au travail de la vigne en compagnie d'un vigneron, tout en lui expliquant les arcanes de l'édition et de la bande dessinée. Enregistré le 27 janvier 2012 à Angoulême.