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Critiques sur La mer noire (25)


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    • Livres 4.00/5
    Par caro64 le 06/12/2010


    Tamouna s'apprête à fêter ses 90 ans en famille. Un jour d'autant plus exceptionnel qu'est annoncé pour le repas son amour de jeunesse, Tamaz. Très troublée, en cette longue journée d'attente et de préparatifs, Tamouna laisse cours à ses pensées…

    Tout en délicatesse, ce roman envoûtant s'équilibre subtilement entre deux temps de narration. Les souvenirs émouvants de Tamouna rejoignent un présent presque apaisé, même s'il est perturbé par l'attente de l'amour d'une vie. C'est une très belle histoire d'amour et un poignant récit sur l'exil. Tout en pudeur, en retenue, ce destin de femme fait écho à celui de bon nombre d'apatrides d'hier et d'aujourd'hui. Et pourtant, et heureusement, désir et joie demeurent.

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Leiloona le 19/02/2010


    Dans ce roman, deux histoires se chevauchent : c'est d'abord la narration d'une journée d'anniversaire où l'on fête les 90 ans de Tamouna, mais c'est aussi une histoire qui vient tout droit du passé, Tamouna lors de cette journée de préparation va se souvenir des moments forts qu'elle a vécus alors qu'elle était une adolescente.
    Ainsi en miroir vont se dérouler deux histoires.
    Un fil conducteur unit ces deux intrigues : Tamouna bien-sûr, mais surtout Tamaz, un homme qu'a follement aimé la jeune Tamouna. Et à 90 ans, voici qu'elle l'attend de nouveau à son anniversaire : cette attente est donc l'occasion de penser de nouveau à cet amour passionné.
    En marge de cette histoire centré sur cet amour, c'est aussi l'histoire de toute une famille qui se déroule sous les yeux du lecteur. Une famille brisée et séparée à cause de l'exil.
    Tamouna est encore jeune quand son père décide de quitter la Géorgie à cause du pouvoir communiste qui s'est mis en place. C'est un pays qu'il ne reconnait plus ; il préfère donc partir en France afin de continuer le combat pour son pays, même si ce combat doit avoir lieu hors de son pays natal. Les grands-parents de Tamouna, quant à eux, ne souhaitent pas partir de leur pays. Cette décision de partir brise donc une famille entière qui marquera à jamais Tamouna.
    Ainsi s'entrecroisent deux histoires : la séparation d'une famille, mais aussi la séparation de deux êtres follement attirés l'un par l'autre. Tamaz et Tamouna ne peuvent vivre leur amour pleinement, non à cause de leur famille respective, mais à cause du pouvoir politique de leur pays : un Roméo et Juliette revu à la sauce politique en somme.

    La mer noire restera pour moi comme un livre totem. Tout d'abord pour son titre : cette mer noire est avant tout la mer située en Ukraine, pays cher à mon cœur, c'est aussi un roman qui parle de l'exil. En Tamouna, j'ai reconnu certaines pensées de ma grand-mère. Elle aussi se sent apatride : étrangère à la fois dans son pays natal mais aussi dans son pays d'adoption. Et puis, voir comment cette famille d'immigrés s'était agrandie, comment elle était devenue plus ou moins intégrée en France m'a interpelée.
    Et pour finir, c'est un roman que j'ai commencé avant d'entrer à la maternité et que j'ai fini durant ces quelques jours passés là-bas. du coup, cela fait plein de raisons d'aimer de roman.
    En outre, j'ai aimé cette bascule entre le temps présent et le temps passé : du coup la vieillesse de Tamouna n'avait rien de triste. Et d'une parce que sa famille lui préparait son anniversaire, et de deux parce que la narration de sa jeunesse lui rendait son bel âge, même dans la partie où elle était devenue une vieille femme.
    J'ai comme toujours du mal à parler d'un roman que j'ai aimé. A quoi cela tient-il, finalement ?
    Ici, cela tient à un contexte, à un thème qui m'est cher, à une lecture qui est arrivée à un moment symbolique pour moi (un moment où les racines du passé me servaient enfin à faire grandir cette petite graine d'arbre, un peu comme Tamouna qui a besoin de se souvenir), mais aussi à une écriture limpide et tout en finesse.


    Lien : http://leiloona.canalblog.com/archives/2010/02/19/16968808.html

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par jostein le 17/05/2011


    Tamouna va fêter ses 90 ans avec sa famille. Elle espère retrouver ce soir le seul amour de sa vie. Parce que c'est une passion à peine vécue, donc intacte au fil des ans et que c'est aussi un lien fort avec son pays, la Géorgie.
    Les paragraphes évoquent tour à tour, l'histoire de Tamouna et son pays et ce jour de préparation d'anniversaire avec ses enfants et petits-enfants.
    J'ai beaucoup aimé ce livre d'une part pour cette passion entre Tamouna et Tamaz mais aussi pour son intérêt historique. J'ai découvert l'histoire de ce pays sous le joug de la Russie. J'ai été émue par cette immigration particulière de réfugiés politiques. Les géorgiens ont gardé loin de leur pays cette âme étrangère. Ils se réunissent pour chanter, discuter et préparer des plats de leur pays, ils s'entraident et se soutiennent.
    Pendant la guerre, certains géorgiens ont servi la France mais d'autres n'ont pas pu s'empêcher de rejoindre l'armée allemande pour se battre contre leur ennemi principal, la Russie. Leur situation fut alors difficile en France. C'est aussi l'évocation de l'émancipation des femmes avec le début du divorce pour Tamouna et sa meilleure amie, puis la liberté de couple chez les petites filles de Tamouna.
    L'auteur évoque aussi la fin du régime communiste avec la chute du mur de Berlin et l'espoir, enfin, de retourner au pays.
    Mais, le charme vient surtout de cette belle histoire d'amour et de famille avec ses joies et ses peines, de la tristesse de cette vieille dame malade qui espère encore plaire à Tamaz..
    Il y a une très grande émotion et une âme forte dans ce livre grâce aux liens de famille et l'image de la Géorgie.


    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-la-mer-noire-740260..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par Aifelle le 06/02/2010


    Le roman se déroule sur une journée, celle de l'anniversaire de Tamouna, une vieille femme Géorgienne, confinée dans son appartement parisien en compagnie de la bouteille à oxygène qui la maintient en vie. Une seule pensée l'occupe en cette journée, Tamaz viendra-t'il à sa fête ? Tamaz, le grand amour de ses 15 ans, là-bas au pays natal, celui dont elle a été séparée brutalement à cause des évènements politiques et de l'exil.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Thoxana le 20/05/2011


    Un livre magnifique et qui m'a bouleversé. Ce personnage me rappelle ma grand-mère, disparue à 100 ans en octobre dernier. Elle avait quitté l'Allemagne de l'est (le village où elle vivait se trouve aujourd'hui en République Tchèque). Mais elle n'a jamais voulu parler de cet exil. Et je crois bien que je ne voulais pas vraiment savoir... Elle fuyait l'armée rouge qui déferlait à la fin de la guerre sur la région. Dans la famille, on parle peu de ses sentiments, mais j'imagine qu'elle a du éprouver certaines des émotions décrites dans ce très beau livre.
    L'histoire d'amour qui survit au temps qui passe est très poignante. Oui, il y a des gens qu'on ne fait que croiser mais qui restent pour toujours en vous...

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita le 14/04/2011


    Tamouna est une dame âgée et malade. Ce matin-là, alors que « le jour se lève » (p.9), la pensée de Tamaz l'envahit, déclenchant une vague de souvenirs. Alternent le récit de la fête d'anniversaire de ses 90 ans, emplie de l'espoir de revoir Tamaz, et ses souvenirs de jeunesse. Une histoire singulière se dévide au fil des pages sur la toile de fond de l'Histoire de la Géorgie et de la Russie.

    J'ai lu ce livre dans le cadre du prix Cezam 2011 et j'ai passé un très bon moment de lecture. le roman est bien construit : alternent le récit au présent de la fête d'anniversaire de Tamouna, écrit à la troisième personne du singulier (en « elle »), et le récit de sa vie depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte, écrit à la première personne du singulier, ce qui permet une identification du lecteur à la jeune Tamouna. J'ai beaucoup apprécié cette alternance entre un présent chargé par les souvenirs, et un passé marqué par l'élan de la jeunesse. Cela insuffle un dynamisme à l'histoire en lui permettant de rester captivante.

    Le thème de l'exil douloureux est traité dans ce roman : l'émigration depuis la Géorgie menacée par la Russie vers la France. L'Histoire de la Géorgie constitue la toile de fond du roman : elle nous est rapportée par la voix de Tamouna :

    « Déda nous a donné quelques explications succinctes : les Russes tenaient la Géorgie entre leurs mains mais il y a eu des révoltes, la Transcaucasie, une association des pays du Caucase. Notre père et son parti forment un gouvernement qui va proclamer l'indépendance du pays. Pour cela, il va s'absenter quelques jours » (p. 64).

    La souffrance de Tamouna, de ses proches, est omniprésente, mais le ton de l'auteur n'est pas larmoyant : les sentiments des protagonistes sont exprimés de manière directe, ce qui permet au lecteur de développer une empathie pour eux. Les phrases sont simples, courtes (notamment au début, lorsque l'auteur décrit le réveil de Tamouna, l'esprit empli soudain de la pensée de Tamaz, cet amour de jeunesse qu'elle espère tant revoir) : elles ont évoqué en moi un sentiment de douceur, de tendresse de l'auteur pour sa narratrice.

    Tamaz constitue une sorte de fil conducteur de tout le roman, depuis la jeunesse de Tamouna, jusqu'au jour où elle réunit sa famille pour fêter ses 90 ans. Ce personnage énigmatique m'a laissé une étrange impression : je me suis demandé, au long de ma lecture, si ce personnage avait bien une existence réelle ou s'il n'était que le fruit de l'imagination de Tamouna. Cette dernière lui écrit des lettres qu'elle ne poste pas : elle choisit ses mots avec soin et attend peut-être d'eux un effet cathartique.

    « Par honnêteté envers lui, je ne vais plus t'écrire. Je n'ai pourtant pas cessé de t'aimer. J'ai cessé de t'espérer » (p. 127).

    Avec des mots simples, l'auteur, par la voix de Tamouna, nous fait réfléchir sur la différence, l'altérité : Tamouna a fui la Géorgie avec ses proches. Surgit l'obstacle de la langue, de la différence culturelle, de la pauvreté.

    « Je ne dis pas que j'ai à rougir de nos origines, mais j'ai peur de la différence. Je la sens, dans leurs yeux, quand nos mères marmonnent des phrases incompréhensibles pour eux, quand je dois camoufler un trou dans mes vêtements, quand je porte des chaussures trop petites, quand on n'arrive pas à prononcer mon nom. Cette barrière à franchir me laisse sans force » (p. 104).

    Une vie se déroule sous nos yeux, contée par Tamouna, qui l'analyse sans détours. Ainsi, lorsqu'elle se décide à ne pas révéler le pronostic fatal de sa maladie à sa sœur, elle s'interroge :

    « Ai-je eu raison de lui mentir ? Je ne l'ai pas laissée décider. Qu'aurait-elle voulu faire du temps qui lui restait si j'avais dit la vérité ? Mentir toujours. On n'avait fait que ça. Mentir sur la disparition de notre père, mentir sur le retour possible, mentir sur nos amours. Nos vies ne sont que mensonges » (p. 167).

    Un roman magnifique, soulevant quantité d'émotions chez le lecteur, bien écrit. Figurent cependant peut-être trop de personnages : on voit croître la famille de Tamouna jusqu'aux arrière-petits-enfants et au final, on se perd un peu dans cette filiation…
    Un bon moment de lecture.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par kathel le 12/09/2010


    Eh bien, la rencontre est réussie ! Je l'aimé très vite, cette Tamouna qui ne sait pas bien prodiguer des gestes tendres ou des encouragements, qu'on imagine comme une belle vieille dame indépendante, mais aimante. Son histoire familiale lui revient par bribes au cours de sa journée d'anniversaire. La narration alterne entre le présent, en petites phrases courtes, comme la respiration de Tamouna qui devient difficile, et le passé où les descriptions se font plus vivantes et colorées. Au début, j'ai préféré le quotidien de la vieille dame, les visites de sa famille, les préparatifs de l'anniversaire, pour me laisser ensuite séduire aussi par le récit de l'exil. « Les lambeaux de mémoires », les traditions géorgiennes qui restent très présentes, les mensonges familiaux où l'on déclare que l'on retrouvera un jour le pays natal, les amours et les amitiés, finissent par dessiner une très belle histoire.
    J'ai été aussi séduite par la personne de Kéthévane Davrichewy qui sait raconter l'écriture de son roman tout simplement et sans prétention, comment elle a puisé dans les souvenirs familiaux, comment grâce à eux, elle a décrit la vie en Géorgie où elle n'est pratiquement jamais allée. Elle voulait tout d'abord écrire l'histoire d'une personne obligée de garder la chambre à cause d'une maladie respiratoire, qui entend et voit le monde de sa fenêtre, puis le thème de l'exil s'est imposé à elle...


    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-kethevane-davrichewy-la-..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par wakinasimba le 23/04/2010


    En ce jour d'anniversaire, la première pensée de Tamouna est pour Tamaz. Cet homme, qu'elle a rencontré l'été de ses quinze ans à Batoumi (Georgie) et qu'au fil des années elle n'a cessé d'attendre, s'est annoncé à la fête qui se prépare.

    Dans un demi-sommeil, la vieille dame se souvient de leurs amours timides et éblouies, très vite interrompues par le départ précipité de la famille, contrainte de fuir devant les bolcheviques. Tout aussi brutalement que de ses grands-parents et de son univers, la jeune fille a été coupée de son amour de jeunesse. Sa vie peu à peu s'est construite à Paris, parmi la communauté des exilés géorgiens.

    Quand Tamaz finit par reparaître, alors que les frontières du pays natal sont hermétiquement closes, leurs vies se sont dessinées autrement...

    La longue journée pendant laquelle se déroule le roman est comme une métaphore de la vie de Tamouna : entourée des siens, de cette famille géorgienne qui a su garder vivaces les traditions et perpétuer un bonheur de vivre qui aurait dû être immuable, elle laisse libre cours à ses souvenirs.

    Mon avis :

    Une journée dans la vie de Tamouna avec ses joies, ses peines, ses actes-manqués.

    Pour nous lecteur, une ballade dans la Georgie du souvenir que personne autour de Tamouna ne veut effacer pour ne pas déflorer un pays qui n'existe plus.

    La description d'une communauté d'immigrants très soudée, avec la question soulevée de l'immigration de nos jours qui vient faire écho à la propre immigration georgienne des années 1900.

    Mais la Georgie rêvée de l'enfant ne correspond plus à la Georgie d'aujourd'hui (quand l'actualité vient coudoyer la fiction).

    Une histoire d'amour aussi, toujours aussi forte au fil des ans.

    L'image que je retiendrai :

    celle d'une vieille femme dans son fauteuil avec son respirateur qui revit son enfance sous le soleil de Georgie.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2010/03/31/17426036.html#comm..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Nanne le 30/03/2010


    Tamouna, dans son demi-sommeil, revient sur l'été de ses quinze ans. Sans doute le plus bel été de son existence, là-bas, en Géorgie, sur les bords de La mer noire, à Batoumi. La famille de Tamouna possédait une petite maison. Ensemble, ils passaient l'été au frais avec Babou, le grand-père et Bébia, la grand-mère. La vie était heureuse et joyeuse, espiègle, insouciante et légère, comme l'enfance. C'est l'été de ses quinze ans que Tamouna rencontrera Tamaz, celui qu'elle attend fébrilement aujourd'hui, pour son quatre-vingt dixième anniversaire. Il a promis de venir. Depuis ses quinze ans, Tamouna attend Tamaz, l'homme de sa vie.


    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2010/03/guenatsvale.html

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par liberlibri le 09/02/2010


    Une vieille dame à chat prépare avec autant d'émotion qu'une adolescente la robe qu'elle revêtira dans quelques heures, tout en se souciant des marques laissées sur ses joues par le masque à oxygène qui lui permet de vivre encore un peu. Elle vacille parfois et se souvient.

    Une enfance heureuse en Géorgie, dans une famille aisée, dont les membres très soudés se réunissaient souvent. Puis le premier amour, Tamaz, le jeune homme d'un été, le souvenir de toute une vie. Entre temps, l'exil, Paris, la pauvreté, la tristesse à cacher dignement et le souvenir, toujours, de Tamaz.

    Au jour de ses quatre-vingt-dix, c'est lui qu'elle attend pour une visite dont elle sait qu'elle ne doit plus être reportée tant le souffle lui manque.

    Kéthévane Davrichewy, dont c'est le deuxième roman pour adultes, le premier chez Sabine Wespesier, livre un récit plein de retenue, qui ne verse jamais dans la saga familiale larmoyante là où il y aurait pourtant matière. L'émotion affleure de ces phrases courtes, de ce rythme saccadé de la respiration courte de la vieille Tamouna mais jamais elle ne submerge.

    Peut-être simplement parce que Tamouna, et le lecteur avec elle, puise sa force de cet absent qui n'est jamais loin, de ce souvenir dont elle ne doute jamais qu'il se fasse de nouveau réalité. L'héroïne suspend sa vie à cette sereine attente et en passe les épreuves sous la protection de cet ange-gardien qui accompagne ses pensées. Tamaz est une figure adorée qui traverse le roman en creux et dont les apparitions sont aussi rares que belles. Comme l'héroïne, le lecteur se surprend à l'attendre, lui aussi, dans ce beau roman qu'on a la sensation de finir trop vite.


    Lien : http://www.liberlibri.fr/?p=1067

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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