Le prix Nobel de littérature, Prem Rustum, a la vie derrière lui. Que reste-t-il à découvrir au vieil écrivain new-yorkais, sinon les nouveautés futiles de ce début de millénaire ? C'est pourtant sur un site de rencontr... > voir plus
Ce livre ne me semble pas cru à proprement parler. L'auteure le dit elle-même, elle écrit des cochonneries (sic). Si un écrivain de la gent masculine (pas trop célèbre, car on lui aurait trouvé des excuses) avait raconté les passades érotiques de ce sexagénaire avec des gamines de 13-14 ans, ou ses rapports sexuels avec sa sœur, quelle serait notre réaction ? Mais ici, nous sommes pris au dépourvu parce que dans notre culture, il est incroyable qu'une femme, de 35 ans et qui plus est asiatique se permette de parler de « queue » à tout bout de champ. Aussi nous sommes dans un « Conte des mille et une nuits » et nous ne résistons pas à ce Kama-Sutra, parfois un peu redondant mais si efficace par sa candeur. Nous traversons ce rêve d'amour d'une vie d'un homme avec délectation, pris par notre propre désir de lire s'accomplir nos fantasmes. Un dernier tango à Paris en somme…
" Je veux qu'elle vienne à moi quand elle sera prête. Qu'elle ressente cela avec force, comme je veux le ressentir, moi aussi. Et non parce qu'elle est belle et jeune mais grâce à quelque chose de plus. Beauté, jeunesse, ce sont des obstacles qui, tout comme la célébrité, empêchent de connaître l'intérieur de l'être."
"Tu es encore victime de ton imagination. Et tant que tu travailleras avec elle, tu resteras son prisonnier. Notre oeuvre d'écrivain est toujours plus vaste que nous. C'est un trou immense, dans lequel on croit s'être fait une place mais, en fait, on s'y perd. C'est comme ça!"
Le dernier livre de Abha Dawesar, "Dernier été à Paris", conjugue sexe et sagesse dans une imparable leçon esthétique. Découvrez ce livre sans attendre.