> Alexandre Micha (Traducteur)

ISBN : 2080708295
Éditeur : Flammarion (1999)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Né d'une femme abusée par le diable, Merlin est aussi fou que sage. Ayant le privilège de connaître le passé et l'avenir, l'auguste prophète du Graal et de la grandeur arthurienne conseille et protège les rois qu'il a pris sous sa protection. Mais sa nature sauvage le p... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 28 octobre 2010

    Couperine
    Le Merlin en prose est attribué à Robert de Boron. Il semble avoir été composé au tout début du XIII°s. Il ferait partie d'une trilogie, L'estoire du Graal (de Robert de Boron également), le Merlin en prose et le Perceval en prose (faussement attribué au même auteur).
    Le Merlin en prose s'ouvre sur le conseil des démons qui, au lendemain de la Passion, s'efforcent de créer un antéchrist et d'annihiler l'œuvre de rédemption. Il est centré sur la figure du fils du diable racheté par Dieu. Dans ce récit, où s'entremêlent chronique historique, discours didactique et moralisant, merveilles et sortilèges de la matière de Bretagne, geste épique des fils de Constant ou encore la passion amoureuse d'Uterpandragon, Merlin multiplie les fonctions. Il inspire, soutient et organise les efforts de la dynastie légitime des fils de Constant, Uter et Pandragon, pour reprendre leur royaume à l'usurpateur Vertigier et en assurer définitivement, lors de la bataille de Salesbieres, l'indépendance face aux Saxons. Il persuade le nouveau roi d'établir à sa cour la Table Ronde, mais brise le cercle parfait en laissant vacant le fameux « siège périlleux », siège laissé vide par Judas à la Table de la Cène. Par ses dons d'enchanteur et de magicien, Merlin le prophète est également celui qui, se jouant des passions et des faiblesses humaines, assure la naissance d'Arthur. Il n'hésite pas à reprendre tout aussitôt l'enfant à ses parents légitimes et à en faire, à son image, un « fils sans père », qui devra faire ses preuves, s'imposer comme l'élu de Dieu pour retrouver son Royaume et obtenir une certaine maîtrise du monde.
    Enfin, Merlin dicte à Blaise le Livre du Graal, ce livre qui relate le passé (Joseph d'Arimathie avec le Joseph en Prose), le présent (le temps du Merlin en prose) et l'avenir (le temps du Perceval en prose).
    Concernant toute la partie historique du texte – la chronique des rois bretons et leur lutte contre les Saxons- le Merlin s'inspire très largement du Roman de Brut de Wace

    Lien : http://livresetmanuscrits.e-monsite.com/rubrique,merlin-robert-de-bo..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 28 février 2011

    chartel
    Pas d'envolée lyrique dans le roman "Merlin", première œuvre probable du célèbre enchanteur écrite en langue vulgaire par Robert de Boron. le plaisir est ailleurs, dans les multiples enseignements qui nous sont donnés sur une époque et ses mœurs. Des enseignements religieux et politique : le pécheur trouvera une défense et un remède dans les sacrements et le repentir, et les premiers à donner l'exemple doivent être les souverains, assurant ainsi un rôle de défenseurs de la religion chrétienne.
    Cette succession de contes édifiants n'en manque pas moins de pointer du doigt les travers des prêtres. A chaque fois qu'il y a une histoire d'adultère, vous pouvez être certain qu'un curé en est la cause. Cela prouve bien que cette règle de l'abstinence sexuelle des clercs est, depuis son origine, une absurdité... et dire que l'on continue encore à la justifier ! (L'absurdité étant, au delà de la règle, le système qui édicte ces règles).
    Le thème du désir est d'ailleurs très présent. Autant chez les hommes que chez les femmes. Il y est peint comme un bien vital, que nulle personne, même pas Merlin, tombant amoureux de Viviane, ne peut réprimer. Robert de Boron nous montre bien que vivre sans jouissance c'est mourir.
    N'y aurait-il pas également une belle critique de la fonction de conseiller ? Mis à part un dénommé Ulfin qui justifie, à peu près, son rôle, avec le roi Uterpandragon, père d'Arthur, le reste de la valetaille ne sert à rien. Ils sont là parce que le roi lui-même est incapable de prendre des décisions. Seul Merlin, de par son origine divine, peut être de bon conseil. A voir les circonvolutions diplomatiques des grands responsables de ce monde, on peut affirmer que rien n'a véritablement changé.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 17 juin 2011

    cicou45
    Ce roman est bien évidement issu de la légende arthurienne mais ce que j'ai particulièrement aimé est le fait qu'il s'attache avant tout au personne pivot, celui de Merlin. En effet, le lecteur découvre ici le rôle de conseiller fidèle qu'a joué Merlin auprès des rois qui ont précédé Arthur. Celui-ci était très apprécié des rois qui suivaient ses conseils à la lettre. Bien que Merlin leur soit fidèle en tous points, il était aussi un être étrange et parfois instable qui ressentait régulièrement le besoin de s'isoler dans la forêt.
    On aurait alors pu le qualifier de fou, de démon ou encore tout simplement de sorcier bienveillant, toujours est-il que le personnage de Merlin est attachant et a joué un rôle primordial dans l'avènement d'Arthur au pouvoir, enfin, toujours selon la légende, naturellement. le roman conclura d'ailleurs sur ce point.
    Passionné par cette mystique légende, j'ai beaucoup aimé ce roman qui, je trouve, constitue une bonne introduction au long cycle du Graal et des histoires épiques et les intrigues amoureuses que l'on retrouve dans celui de la Table ronde. L'écriture est agréable et le sujet passionnant. A découvrir !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par biduldoodle, le 17 mai 2010

    biduldoodle
    J'hésitais à mettre trois ou quatre étoiles...
    En effet, il est très instructif de lire cette œuvre du XXIIIe siècle, surtout pour notre jeune génération bercée par le merlin de disney. Mais le livre est un peu frustrant car on a l'impression que le facétieux Merlin fait aussi des cachoteries à son lecteur, alors que ce dernier souhaite tout savoir de lui. Mais c'est là où garnier flammarion fait gagner des points à l'œuvre : en effet, le petit corpus autour des diverses aventures de Merlin permet d'étoffer le personnage qui reste parfois superficiel dans l'écrit de Robert de Boron. On apprend même que le manuscrit qui nous est présenté est une vision christianisée de ce personnage mythique, et que Merlin a aussi été considéré davantage comme un personnage diabolique..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Couperine, le 28 octobre 2010

    Le diable – ainsi le rapporte l'histoire – entra dans une violente colère lorsque Notre-Seigneur descendit aux enfers et libéra Adam et Ève et tous ceux qu'Il avait décidé de sauver. Lorsque les démons apprirent cette stupéfiante nouvelle, ils se réunirent et dirent entre eux:

    - Quel est donc cet homme qui nous a vaincus, qui a anéanti toutes nos défenses et mis à nu tous nos secrets, et qui fait en tous points sa volonté? Nous n'avions jamais imaginé qu'un homme né d'une femme pût échapper à notre emprise. Or celui-ci est tel que nous n'avons aucun pouvoir sur lui et qu'il nous torture et nous écrase de toute sa force. Comment peut-il être né d'une femme, n'avoir nulle part aux péchés de ce monde et nous résister ainsi?

    - Seigneurs, dit alors l'un des démons, nous avons été perdus par ce qui, selon nous, devait nous être le plus favorable. Souvenez-vous donc de ce que disaient les prophètes, qui annonçaient que le fils de Dieu viendrait sur la terre pour sauver les pécheurs issus d'Adam et d'Ève. Nous, nous nous sommes emparés de ceux qui proclamaient que cet homme qui viendrait sur la terre les délivrerait des peines de l'enfer.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par chartel, le 28 février 2011

    -Seigneurs, dit l’homme qui se tenait devant le roi, qui ne se connaît pas soi-même peut-il connaître autrui ?
    -Nous ne prétendons pas, font-ils, le connaître intimement, mais nous saurons bien à quoi il ressemble, si nous le voyons.
    -On ne connaît pas bien un homme, réplique l’inconnu, si l’on sait seulement à quoi il ressemble.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Merlin : Roman du XIIIe siècle par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (24)

> voir plus

Quiz