> Danièle Valin (Traducteur)

ISBN : 2070782875
Éditeur : Editions Gallimard (2006)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Erri De Luca s'empare de l'histoire la plus connue de l'humanité, et l'articule autour de la figure de Marie. Ou plutôt de Miriàm, une simple jeune femme juive, fiancée à Iosef quand elle tombe enceinte, et qui sait ce que cette grossesse avant le mariage signifie aux y... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

  • Par sylvie, le 19 octobre 2010

    sylvie
    Voilà un court texte que j'ai aimé. Il est simple, clair, pur. Il parle de la nativité, une histoire des plus connues au monde, sans doute, et il la renouvelle, l'illumine même.
    D'abord avec son titre "Au nom de la mère", comme pour rétablir une vérité, un équilibre, à côté d"au nom du père"...
    Ensuite parce que cette nativité nous est contée par la voix de Marie/Myriam, femme, mère, épouse silencieuse.
    Enfin, parce que c'est un homme qui lui donne la parole en écrivant ce beau texte, et que je trouve ce geste magnifique et courageux.
    L'auteur a donc choisi Marie pour écrire la maternité rêvée par un homme. Il rêve et tente de toucher à ce qui se passe dans sa chair, au plus profond de cette histoire intime universelle qui lie les mères à leurs enfants avant qu'elles ne les cèdent au monde et aux pères.
    Ici, les géniteurs sont entre parenthèse, le temps de la procréation , de la gestation et de la naissance, comme pour mieux faire leur place aux pères, ceux qui aiment la mère pour ce qu'elle est, qui l'acceptent et qui l'accompagnent, trouvant et faisant ainsi leur place irremplacable.
    Le texte met en scène une Marie inouïe de candeur et de force, portée par la seule ferveur pour son enfant à naître et l'amour pour cet homme qui l'accepte malgré le fruit qui signe un adultère. Cette force en elle lui permet de convaincre Joseph de l'aimer elle et son enfant, malgré la faute qui devrait l'envoyer à la lapidation et à la mort, et d'affronter ceux qui les excluent pour avoir transgresser les interdits sociaux et religieux.
    J'ai aimé la manière dont cet auteur parle de la maternité en la rêvant à partir de cette figure biblique. A force de sincérité et de quête d'authenticité il arrive à extraire quelques phrases d'une beauté que je trouve assez exceptionnelle .
    Des liens sur le blog :

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2007/12/au-nom-de-la-mre-erri-de..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par sylvie, le 10 décembre 2007

    Ici, il n'y a que nous, une chaleur de bêtes nous enveloppe et nous sommes à l'abri du monde jusqu'à l'aube. Puis ils entreront et toi tu ne seras plus à moi. Mais tant que dure la nuit,...,nous sommes seuls au monde...Imagine : nous sommes seuls au monde. Quel bonheur ce serait, aucune obligation à part vivre. Tant que dure la nuit, c'est ainsi."



    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par litolff, le 01 décembre 2010

    Il occupe tout mon espace, pas seulement celui de mon ventre. Il est dans mes pensées, dans ma respiration, il sent le monde à travers mon nez. Il est dans toutes les fibres de mon corps. Quand il sortira, il me videra, il me laissera vide comme une coque de noix. Je voudrais qu'il ne naisse jamais.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par sylvie, le 19 octobre 2010

    Quel vide tu m'as laissé, quel espace inutile en moi doit apprendre à se refermer. Mon corps a perdu son centre, à partir de maintenant nous sommes deux détachés, qui peuvent s'embrasser et qui jamais ne redeviendront une seule personne
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par sylvie, le 19 octobre 2010

    Dors, demain tu verras la première lumière de ta vie et tu auras près de toi ta première ombre. En moi, tu n'en faisais pas. Dors, rêve que tu es encore là, que ta vie a encore mon adresse. En rêve, tu pourras toujours y retourner."
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par litolff, le 01 décembre 2010

    Pourtant j'étais heureuse d' être pleine, croître comme la lune, compter les semaines comme pour le tirage du vin, ne pas avoir de cycle, tout était une pureté qui me grisait de joie. La nuit, j'écartais la tente et je respirais le vent du ciel.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (35)

Videos de Erri De Luca

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Erri De Luca

Erri de Luca - Le poids du papillon .
Erri de Luca vous présente son ouvrage "Le poids du papillon" aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/erri-luca-poids-papillon-9782070129355.html








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Au nom de la mère par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (19)

> voir plus

Quiz