> Danièle Valin (Traducteur)

ISBN : 2070308049
Éditeur : Editions Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Deux n'est pas le double mais le contraire de un, de sa solitude.
Deux est alliance, fil double qui n'est pas cassé. Dans Le contraire de un, recueil de nouvelles mêlé au vacarme, au bruit du XXe siècle, Erri De Luca décrit un monde où la solitude, propre de l'ho... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 25 septembre 2011

    meyeleb
    Une découverte que je dois encore à Babelio : Erri de Luca.
    On m'avait conseillé de commencer par le contraire de un, recueil de nouvelles où se retrouvent la plupart des thèmes chers à l'auteur : l'esprit révolutionnaire, la montagne, l'enfance, l'Italie bien sûr...
    Frappée d'abord par un style (transmis par le formidable travail de traduction de Danièle Valin), j'ai été sensible aux alliances de mots qui font du quotidien un univers tout à coup différent, voire poétique. On se réveille d'une lecture automatique, on déguste la saveur d'un langage proche des réalités qu'il décrit - révoltes, souffrances, misères; mais aussi bonheur simples - et sublimé par le désir de les faire entrer en littérature.
    On comprend peu à peu que le simple qui nous entoure se charge d'un sens plus élevé, on se surprend à aller chercher la parabole là où l'auteur se contentait de raconter une ascension en montagne. Parce que nous sommes au point de rencontre du témoignage humain,des possibles de la fiction, et du sacré.
    J'ai du coup aimé les qualités humaines qui s'expriment dans ses nouvelles : la solidarité,un goût marqué pour la solitude, la perception pour ainsi dire sacrée de la nature, le sens de l'humain tout simplement.
    Ces nouvelles me donnent vraiment envie d'aller à la rencontre des romans d'Erri de Luca.
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    • Livres 4.00/5
    Par lucioler, le 23 juin 2011

    lucioler
    Un si beau regard sur les hommes, leur façon de s'aimer, d'être un, deux et mille, de se mêler, s'apprivoiser, "s'échanger". Un livre lumineux.
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    • Livres 4.00/5
    Par LN, le 19 octobre 2010

    LN
    J'ai aimé la vision révolutionnaire de ces hommes et femmes qui s'engagent parce qu'ils estiment qu'ils n'ont guère le choix, et peut-être aussi pour être moins murés dans leur solitude.


    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-le-contraire-de-un-d-erri-..
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 04 février 2010

    Elle avait les mains abîmées par une maladie, la seule que j'ai aimée. Je vénérais ces doigts crevassées, rouges, endoloris, elle ne l'a jamais cru. Eût-ce été la lèpre, je l'aurais léchée pour me la coller à la langue, eût-ce été la mort, je l'aurais voulue moi. Moins que ça, l'amour n'est rien.


    Les baisers ne sont pas une avance sur d'autres tendresses, ils en sont le point le plus élevé. De leur sommité, on peut descendre dans les bras, dans les poussées des hanches, mais c'est un effet de traction. Seuls les baisers sont bons comme les joues du poisson.


    Moi, je l'ai eue, cette heure illuminée. Moi, je l'ai eue.
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  • Par Piling, le 05 février 2010

    Nous venions juste de nous rassembler, un beau tas de quelques milliers autour de la basilique. La manifestation n'était pas autorisée, et après ? Nous ne voulions pas ouvrir une exploitation commerciale, pour avoir besoin de leur licence.


    C'étaient de brusques mouvements masculins, pourtant quelques filles restaient et, si elles n'avaient pas la force de lancer des pierres, en échange elles les ramassaient et te les mettaient dans la main. Tu n'as jamais eu dans la main une pierre donnée par une fille ? Ce sont les meilleures, tu y mets dedans une telle force en les lançant que tu te prends pour une catapulte.
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  • Par genieblanc, le 24 avril 2009

    Je cherche la fille qui se sauva dans le magasin de fruits et légumes, les yeux gonflés de gaz lacrymogène, son pantalon troué. Le patron n'eut pas le temps de fermer, les agents relevèrent le rideau de fer déjà à moitié baissé, excédés de courir sous la grêle des balcons, enfin à l'abri pour une capture facile, bonne pour se dégourdir aussi les membres supérieurs. Ils s'en prirent à la marchandise, un méli-mélo de coups sur brocolis, chicorée, tomates, jambes du commerçant qui avait fini la tête en bas, pommes, courgettes, bras de la fille qui se protégeait sous les paniers renversés.
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  • Par Piling, le 03 février 2010

    Il te demande pourquoi tu ne t'es pas échappé. Tu ne le sais pas, mais oui, tu le sais, mais tu ne veux pas dire que tout à coup tu as eu honte de fuir, une honte plus forte que la peur. Si tu pouvais le dire dans ton dialecte "me so' miso scuorno 'e fuì", j'ai eu honte de fuir, ce serait précis, mais en italien ça fait bizarre l'intimité d'une honte, alors tu appuies plus fort le mouchoir sur le trou et tu te tais. Maintenant tu le sais, mais alors non : une quantité de courages naissent de la honte et sont plus tenaces que ceux venus des colères qui sont des élans vite refroidies. En revanche, les hontes sont faites de blé dur et ne sont jamais trop cuites.
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  • Par ay_guadalquivir, le 10 mai 2011

    "En toi je suis passé de cellule à squelette
    Un million de fois je me suis agrandi,
    Hors de toi l’accroissement a été immensément mineur.

    Je suis éclos de ta plénitude
    Sans te laisser vide parce que le vide
    Je l’ai emporté avec moi.

    Je suis venu nu, tu m’as couvert
    Ainsi j’ai appris nudité et pudeur
    Le lait et son absence.

    Tu m’a mis en bouche tous les mots
    Par cuillerées, sauf un : maman.
    Celui-là le fils l’invente en battant ses deux lèvres
    Celui-là le fils l’enseigne.

    De toi j’ai appris les mots de mon lieu,
    Les chansons, les injures, les blasphèmes,
    De toi j’ai écouté mon premier livre
    Derrière la fièvre de la scarlatine."
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Erri de Luca - Le poids du papillon .
Erri de Luca vous présente son ouvrage "Le poids du papillon" aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/erri-luca-poids-papillon-9782070129355.html











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