> Danièle Valin (Traducteur)

ISBN : 2070124843
Éditeur : Editions Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
Nous sommes à Naples, dans l'immédiat après-guerre.
Un jeune orphelin, qui deviendra plus tard le narrateur de ce livre, vit sous la protection du concierge, don Gaetano. Ce dernier est un homme généreux et très attaché au bien-être du petit garçon, puis de l'ado... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lillou, le 19 février 2011

    lillou
    J'ai parfois entendu Erri De Luca en interview, et l'homme est passionnant : pour son parcours personnel d'abord (son engagement politique dès les années 70 et tout ce que cela a pu impliquer), mais aussi pour la richesse de ses réflexions. Qui plus est, en toute objectivité, son écriture est très belle, et considérablement enrichie par l'insertion d'expressions en dialecte – ce qui me fait d'ailleurs regretter de ne pas l'avoir lu en v.o.
    J'ai donc entamé Le jour avant le bonheur avec une réelle envie et la quasi-certitude que, cette fois, j'allais réellement aimer.
    Malheureusement, je me suis ennuyée dans ce roman initiatique, richement nourri des propres souvenirs de l'auteur.
    L'histoire de ce jeune orphelin qui parcourt les années de son adolescence a pourtant tout pour [me] plaire. Entretenu par une mère adoptive fantôme, c'est en réalité le concierge de son ancien immeuble, don Gaetano, qui s'occupe de lui. L'homme est un véritable personnage : il a beaucoup voyagé, sait presque tout réparer, bat tout le monde à la scopa (jeu de cartes italien), et lit même dans les pensées !
    Notre narrateur apprend constamment auprès de cet improbable protecteur. le jeune garçon partage son temps entre les livres – généreusement prêtés par un vieux libraire humaniste –, les parties de foot ou de scopa, et les longues discussions avec don Gaetano. Celui-ci lui raconte la Libération de Naples et les années qui suivirent, lui enseigne comment effectuer de menus travaux, initie sa sexualité en l'envoyant chez une veuve de l'immeuble, et finit même par lui révéler ses origines …
    Pendant toute son adolescence, le héros est hanté par le souvenir d'une jolie jeune fille de l'immeuble entraperçue, enfant, quelques instants. Quand elle revient dans le quartier, il lui est malheureusement tout acquis. Là encore, c'est don Gaetano qui saura lui apprendre « les choses de la vie ».
    Les personnages secondaires – le richard joueur invétéré, la veuve qui veut garder bonne figure, etc. – sont savoureux. On regrette qu'ils ne soient pas plus étoffés : ils nous auraient ainsi offert une formidable galerie de portraits, plus vivante que ne l'est Le jour avant le bonheur au final.
    Car c'est là qu'est certainement le problème pour la lectrice que je suis : je suis capable d'apprécier la « lenteur » d'un texte, mais encore faut-il qu'elle corresponde au contenu du récit. Ici, l'écriture ne me semble pas rendre justice à la vie débordante du héros, à la violence de certains faits et à la vitalité exceptionnelle de la ville-même. Et d'un tel roman – de la jeunesse, de Naples –, j'attendais d'être emportée…


    Lien : http://monbaratin.blogspot.com/
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  • Par biblio47, le 23 juin 2011

    biblio47
    Le jour avant le bonheur, d'Erri de Luca, est un roman initiatique qui parle de l'enfance, l'adolescence et de Naples, ville que l'on découvre à travers les vagabondages du narrateur. La trame de l'histoire se situe dans les années 50, dans les quartiers populaires de Naples. le narrateur âgé d'une vingtaine d'années, retrace une partie de son enfance d'orphelin d'après guerre avec une mère adoptive qui subvient à ses besoins matériels. Mais l'affection indispensable à l'apprentissage de la vie lui est donnée par Don Gaetano, le concierge de l'immeuble où il vit. Ancien résistant, figure protectrice et paternelle, sorte de sage hors du temps, Don Gaetano a le don de deviner les pensées des gens et le secret de l'enfant qui attend le retour d'une fillette entraperçue, un jour, au détour d'une fenêtre. A travers la philosophie du concierge le jeune homme découvre le monde, ses habitants, ses lois non écrites, ses secrets et cette ville de Naples bouillonnante de vie et décrite comme un personnage à part entière. J'ai particulièrement aimé le style poétique et souvent révolté de l'auteur qui promène le lecteur entre la douleur d'un passé et le long acheminement de l'enfant vers sa vie d'adulte et cette inexorable quête du bonheur.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nina, le 17 novembre 2010

    Nina
    « Je ne crois pas aux écrivains,
    mais à leurs histoires »
    Erri De Luca
    Naples juste après la seconde guerre mondiale se remet de ses blessures.
    Dans un immeuble du quartier populaire de Montedidio vit un jeune orphelin. Sa mère adoptive qu'il ne voit jamais, lui finance ses études, il dort dans un réduit.
    Le concierge de l'immeuble Don Gaetano est lui aussi orphelin, c'est un homme bon et généreux, il va prendre le jeune garçon sous sa protection et contribuer à son éducation. Près de lui, il y a aussi Don Raimondo le bouquiniste qui va lui prêter des livres et le laisser lire à sa guise. Il va grandir au milieu de ce quartier napolitain avec les habitants de l'immeuble qui vont lui servir de famille et partager avec eux, les souvenirs d'une guerre encore présente dans les esprits, les parties de scopa, ce jeu de cartes qui permet d'occuper le temps libre et de discuter, mais aussi les matchs de foot avec ses copains et poursuivre ses études.
    L'enfant devenu jeune homme est le narrateur de ce roman. Il apprend ses origines grâce à Don Gaetano qui connaissait bien son père et sa mère et retrouve Anne qui était la petite fille cachée derrière une fenêtre du 3ème étage de l''immeuble, et qu'il apercevait en jouant au ballon. Ce souvenir d'enfance qui le hantait souvent, revient sous la forme d'une belle jeune fille, mais Anne n'est pas une jeune fille comme les autres, elle est autiste. Pour ce jeune homme à l'enfance différente, cette particularité n'est pas un handicap.
    Mon avis : le style de cet écrivain est original mais ne m'a pas vraiment séduite. Pourtant, même si ce n'est pas un grand coup de cœur, j'ai aimé ce roman car l'auteur y confie ses propres souvenirs, et rend hommage ainsi à toutes ces enfances malheureuses, ces victimes de la guerre, des régimes fascistes, des déportations et qui donnent un ton particulier à toutes leurs histoires.
    Biographie d'Erri de Luca
    Une enfance dans le quartier populaire de Montedidio
    Erri De Luca est né à Naples en 1950, dans une famille bourgeoise napolitaine appauvrie par la guerre et passe son enfance dans le quartier populaire de Montedidio. Son père,courtier en fruits et légumes, lui transmet sa passion des livres. Son lit d'enfant était installé dans une pièce remplie de livres, de romans et d'essais sur la deuxième guerre mondiale."Je n'avais pas de chambre d'enfant : j'étais l'hôte des livres de mon père". Il découvre le monde des adultes par les livres qui l'entourent. Il a hérité de son père le goût des livres et de la lecture comme plus tard il héritera de sa bibliothèque.
    Il a 18 ans en 1968 et se trouve alors à Rome. C'est à partir de cette époque qu'il embrasse l'action politique, repoussant la carrière de diplomate qui lui était destinée. Dans les années 70, il est dirigeant actif au sein du mouvement d'extrême gauche Lotta Continuaque dirige Adriano Sofri. Il devient ensuite ouvrier spécialisé chez FIAT, manutentionnaire à l'aéroport de Catane, chauffeur de camions, puis maçon, travaillant sur divers chantiers français, africains ou italiens.
    Ses romans se situent tous à Naples et ont tous un fondement autobiographique."Mes romans se ressemblent parce que le personnage principal en est la ville de Naples.Tous les autres protagonistes sont des fourmis,installées sur les pentes du volcan.(...) Extrait de Wikipédia.

    Lien : http://de-page-en-page.over-blog.com/article-le-jour-avant-le-bonheu..
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    • Livres 4.00/5
    Par spleen, le 16 mai 2011

    spleen
    J'ai choisi ce livre pour son titre, ne connaissant pas encore cet auteur et j'ai été séduite par l'histoire de cet orphelin dont on ne connait pas le nom, le récit étant écrit à la première personne du singulier et cela rentre dans sa façon de voir son identité .
    C'est un roman d'initiation, d'apprentissage de la vie, de l'amour et de la mort avec comme" professeur" Don Gaetano , le concierge, orphelin comme lui et qui lui transmet son savoir et la mémoire se sa ville Naples dans ce qu'il a vécu pendant la guerre, héros parmi les autres héros anonymes .
    N'oublions pas le libraire qui l'initie à l'amour des livres ...
    C'est un livre plein de messages et d'espoir et je me suis régalée!
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    • Livres 4.00/5
    Par Lysiane7, le 06 février 2012

    Lysiane7
    Erri de Lucca nous offre encore un roman plein de poésie, tout en douceur d'écriture et en même temps l'apprentissage de la vie de ce jeune garçon par Don Gaetano .... Merveilleux
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Citations et extraits

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  • Par mangeclous, le 08 mai 2010

    Les livres gardent l'empreinte d'une personne plus que les vêtements et les chaussures. Les héritiers s'en défont par exorcisme, pour se libérer du fantôme. Le prétexte est qu'on a besoin de place, qu'on étouffe sous les livres. Mais que mettent-ils alors contre les murs où se dessinent leurs contours ?
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  • Par Neigeline, le 09 octobre 2011

    Les livres gardent l'empreinte d'une personne plus que les vêtements et les chaussures. Les héritiers s'en défont par exorcisme, pour se libérer du fantôme. Le prétexte est qu'on a besoin de place, qu'on étouffe sous les livres. Mais que mettent-ils alors contre les murs où se dessinent leurs contours ? (...)
    Le vide devant un mur, laissé par une bibliothèque vendue, est le plus profond que je connaisse. J'emporte les livres envoyés en exil, je leur donne une deuxième vie. Comme la deuxième couche de peinture qui sert à fignoler, la deuxième vie d'un livre est la meilleure.
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  • Par Laetirature, le 02 mai 2011

    Connaître les pensées, c'est vivre dans une loge de concierge, tu as les clés des appartements dans ta poche, tu es le gardien. Tu connais les pensées tristes, les problèmes, les crimes. Tu n'es pas le confesseur, tu ne peux pas les absoudre.
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  • Par mangeclous, le 08 mai 2010

    Pouvait-on apprendre à entendre les pensées de tout le monde ? D'abord, ne dis pas tout le monde. Ce sont des personnes singulières. Si tu dis tout le monde, tu ne fais pas le cas des personnes. On ne peut pas entendre les pensées de tout le monde, mais celles d'une personne à la fois.
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  • Par Laetirature, le 02 mai 2011

    Platon dupait le lecteur, il mettait dans la bouche de son maître et des autres ce que bon lui semblait. Est-ce ainsi que fait un écrivain ? Certes non. L'écrivain doit être plus petit que la matière dont il parle. On doit voir que l'histoire lui échappe de tous les côtés et qu'il n'en recueille qu'une faible partie. Celui qui lit apprécie cette abondance qui déborde l'écrivain.
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Erri de Luca - Le poids du papillon .
Erri de Luca vous présente son ouvrage "Le poids du papillon" aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/erri-luca-poids-papillon-9782070129355.html








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