Année 1633. L'histoire se déroule dans les provinces allemandes de la Bavière et de Souabe, où le Landgrave, assisté de Holkerstein, a usurpé les droits de Maximillien, véritable successeur au trône. Alors que la guerre de cent ans fait rage entre la France et l'Angleterre, les royaumes de l'Allemagne sont également le théâtre de rivalités politiques.
Klosterheim, petite bourgade dont le château sert notamment de décor à l'histoire, est la proie de la suprématie du Landgrave. Pour rétablir la vérité et libérer les citoyens de l'emprise du terrible despote, Maximillien revêt les traits d'un vengeur masqué (Le Masque).
Ce roman dont le style est directement emprunté à la littérature gothique, m'a beaucoup fait penser à "
Justice sanglante" du même auteur. Basé sur une histoire de justice et de vengeance,
Klosterheim se situe à mi-chemin entre le roman historique (faits historiques avérés) et le roman gothique (décors, personnages, ambiance). Misant sur des mouvements de la population (déplacements de convois, poursuites et fuites),
Thomas de Quincey nous guide à travers les scènes de son roman comme dans un labyrinthe. La forêt, les châteaux, le couvent de Saint Agnès et les sombres couloirs qui plantent le décor de
Klosterheim sont précisement étudiés par l'auteur. Et les personnages, qui semblent classiques et fades au premier abord, m'ont réservé d'agréables surprises. On ne sait pas où
De Quincey veut nous emmener et c'est justement là la force de ce roman. Prise au dépourvu par rapport à ce à quoi je m'attendais, j'ai parfois dû forcer pour terminer le livre. Paradoxalement, j'ai été intriguée par le dénouement de l'histoire et je me suis demandée à plusieurs reprises comment l'auteur allait s'en sortir. A mon plus grand étonnement, j'ai trouvé la fin très aboutie, chose que je trouve rare dans les romans de ce genre.
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