> Raymond Clarinard (Traducteur)

ISBN : 2350871606
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.53/5 (sur 86 notes) Ajouter à mes livres
Paris, sous le Second Empire. Des centaines de maisons sont rasées et des quartiers réduits en cendres. Alors que le vieux Paris s'effondre sous les ambitions du baron Haussmann, de nombreux Parisiens protestent sans parvenir à infléchir les ordres d'expropriation. Dans... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 08 avril 2012

    Cath36
    Paris au temps du baron Haussmann, Paris qui meurt et renaît dans les soubresauts de travaux gigantesques, Paris qui voit disparaître une partie de son histoire pour s'ouvrir à la modernité.
    On retrouve dans ce livre les thèmes chers à Tatiana de Rosnay : le deuil, l'absence, la mémoire et la fidélité. J'ai eu quelque peu l'impression de feuilleter un album de cartes postales anciennes en lisant ce texte, riche en humanité et en générosité : :"Imaginez un flot sans fin de calèches et de passants. Tout le monde semblait parader, exhiber atours, joaillerie, coiffes alambiquées, gorges généreuses, rondeurs des hanches... Les boutiques exposaient leurs marchandises en une profusion étourdissante de choix, de textures et de tons. Des cafés lumineux étalaient leur clientèle sur les trottoirs, sur des rangs et des rangs de petites tables, ses serveurs entrant et sortant avec précipitation, le plateau brandi bien haut"
    Tatiana de Rosnay écrit avec une grande sensibilité, d'une écriture volontairement surannée, un peu "vieille France". Elle sait rendre avec beaucoup d'intuition ce clair-obscur de la mémoire qui, telle une bougie, vacille doucement en éclairant le présent de la lumière du passé, tout en donnant à son histoire cette patine qui est celle de ces vieux objets dont nous ne nous servons plus mais dont nous ressentons encore toute la vie dont ils ont été porteurs.
    Il y a dans ce roman le charme profond et simple des vieilles demeures d'autrefois : on s'y sent chez soi dès qu'on pose le pied à l'intérieur, même si on ne fait qu'y passer. Je ne l'ai quitté qu'à regret, fermant le volet de ses ultimes pages sur leurs fragrances de nostalgie, d'amour et de fidélité au temps révolu.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Salsera15, le 14 mai 2012

    Salsera15
    Tout d'abord, je voudrais remercier les éditions le livre de Poche ainsi que Karine, l'administratrice du forum pour m'avoir permis de réaliser ce premier partenariat avec un ouvrage aussi captivant.
    L'héroine de l'histoire, Rose, est un personnage qui m'a fortement attendrie. Que d'épreuves et de situations difficiles auxquelles elle a du faire face; le décès de son conjoint, celui de sa belle-mère avec qui elle avait une relation particulière, celui de son fils Baptiste et finalement, la maison familiale qui est en cours de destruction à la fin du roman. J'ai versé quelques larmes au cours de l'histoire quant aux divers passages démontrant l'acharnement avec lequel Rose se bat pour conserver sa propriété dans laquelle plusieurs générations de Bazelet ont vécu. La lutte est émouvante, mais d'un même coup, pourquoi une vieille dame de cet âge ne cherche-t-elle pas plutôt un endroit à l'abri du mouvement des ouvriers pour vieillir sans inquiétude? C'est parce que Mme Rose est attachée aux souvenirs qui sont reliés à sa maison et je crois que cela représente bien la réalité des personnes âgées d'aujourd'hui. Bien que se sentant seule dans sa maison, elle avait à ses côtés la fleuriste ainsi que Gilbert qui venaient lui rendre visite. Deux personnages qui ont tenu à prendre soin de Mme Rose. La fleuriste, pour son bien, tentait de la persuader de quitter sa maison alors que le chiffonnier, quant à lui, ayant vécu de durs moments, respecte sa décision. Des personnalités différentes avec des approches différentes à l'égard de Mme Rose, mais cette dernière ressentait moins le vide laissé par son conjoint en leur compagnie.
    Ce sont les allez-retour entre les événements passés du temps ou Armand, son conjoint, était vivant et sa vie d'aujourd'hui qui font en sorte qu'on comprend les réactions et les décisions prises par Mme Rose. La présence de lettres authentiques rédigées par ses proches font en sorte de mieux saisir le cours des événements et de révéler la place que ces personnes occupaient dans sa vie. La tactique qu'a pris l'auteure pour rendre mystérieux un secret conservé par Rose de la première page jusqu'à la fin ou il est divulgué permet de maintenir l'attention du lecteur sur les moindres détails. le secret finalement m'a surprise, mais ce n'était pas vraiment ce à quoi je m'étais attendue. Je m'étais plutôt attendue à une erreur commise par son conjoint du temps de son vivant...
    Finalement, le style épistolaire permet d'investir directement le lecteur à travers les émotions des personnages. Il donne une touche personnelle à une histoire basée sur des confidences et des secrets de famille. Il n'y a pas meilleur choix que ce style pour transmettre des faits d'une aussi grande sensibilité sur la vie de famille.
    Un style d'écriture accessible, une histoire qui éveille la sensibilité et bouleversera les coeurs.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par angelita.manchado, le 26 novembre 2011

    angelita.manchado
    Rose a près de 60 ans, elle est veuve depuis 10 ans et doit quitter sa maison. Elle a organisé son déménagement et doit s'en aller vivre chez sa fille.
    Rose a des amis, hommes et femmes, dont Alexandrine qu'elle connait depuis près de 10 ans et qu'elle considère comme sa fille.
    Alexandrine aidera énormément Rose après le décès de son mari.
    Rose veut rester dans la maison de son mari et de ses ancêtre et elle combattra jusqu'au bout. Elle trouvera de l'aide auprès de Gilbert, un homme sans domicile qui viendra la voir dans sa retraite et qui lui apportera de quoi se nourrir et boire. Il sera pratiquement son seul lien avec l'extérieur.
    Rose nous livre ses réflexions, sa vie dans des mots écrits pour son mari à qui elle révèle tout son amour, des choses cachées mais aussi ce qu'elle a réalisé depuis son absence.
    J'aime ces romans de femmes, ces femmes fortes. Ce que j'ai trouvé chez Tatiana de Rosnay, je l'ai également trouvé dans les romans d'Alba Kertz ou dans celui de Bertina Henrichs, Le jardin. Ces femmes ont toutes quelque chose à défendre, des valeurs, de l'amour. Elles se battent contre l'ordre établi, elles veulent conserver ce qui les a fait devenir femmes. On constate leur évolution. Et malgré les siècles, chaque femme s'est battue pour ce qu'elle croit et cela n'est pas prêt de changer. En chaque femme sommeille une guerrière qui peut se révéler et être une battante.
    Rose n'a pas honte d'avouer qu'elle n'aime pas sa fille, Violette, qu'elle n'a rien ressenti à sa naissance. Elle ne se considère pas pour autant comme un monstre sachant que toutes les deux sont différentes au point de vue caractère et qu'elles n'ont pas les mêmes aspirations.
    Rose a trouvé auprès de sa belle-mère la mère aimante qu'elle n'a pas eu. Sa belle-mère est partie trop tôt mais cela a, très certainement, permis à Rose de se construire différemment.
    Même si les femmes sont très présentes dans ce roman, Rose, Alexandrine, la Baronne de Vresse, les hommes sont également là en la présence de son mari, de l'Empereur, du Préfet, de Gilbert, du libraire. Des hommes tous très différents et qui ont permis à Rose de plus ou moins grandir, de s'ouvrir au monde, de s'intéresser à ce qui se passe autour d'elle.
    Je n'ai lu que deux romans de Tatiana de Rosnay. D'ailleurs je remercie Sandrine pour ce livre voyageur. Quoi qu'il en soit, ma préférence va à Elle s'appelait Sarah. La deuxième Guerre Mondiale me parle plus. Cela a été un grand pavé de mes cours d'histoire de terminale. J'ai lu beaucoup à ce sujet et cela me passionne encore. Dans Elle s'appelait Sarah, niveau historique, c'était le Vel d'Hiv, sujet caché par les autorités françaises.
    Tatiana de Rosnay nous offre quand même de très beaux pans d'histoire. Dans Rose, c'est la construction et l'amélioration de Paris par l'Empereur et le Préfet. Modernisme est le mot clé afin d'offrir aux Parisiens de larges avenues qui permettront d'écouler tout le trafic. Mais les conséquences sont quand même désastreuses puisque de nombreux propriétaires ont été expropriés et qu'ils ont dû quitter Paris. A-t-on rendu Paris aux Parisiens ? Pas forcément. Pour nous qui connaissons le Paris d'aujourd'hui et qui la considérons comme la plus belle ville au monde avec ces grands bâtiments Haussmaniens, ces grands boulevards, ces larges avenues, on imagine très bien quand même toutes ces petites rues qui peuvent exister encore et qui font aussi le charme de Paris.
    On vit avec Rose dans ces mots qu'elle adresse à son époux décédé. Elle nous livre une sorte de testament. On aime qu'elle revienne sur sa vie, sur sa rencontre avec son mari, sur son amour, sur ces moments tendres partagés avec le seul homme qu'elle a aimé de toute son âme, sur ses grossesses, ses enfants, et en particulier son fils Baptiste, les personnes qui ont partagé sa vie. On assiste à son évolution en tant que femme jusqu'à ce qu'elle soit une vieille dame qui n'a pas hésité à s'instruire encore plus. On prend part à son combat et on la comprend. Ce qui fait également la trame de ce roman est un secret qu'elle va dévoiler. Un secret horrible qu'elle a tenu caché pendant de nombreuses années et qui ne créera aucune conséquence négative pour ceux qui restent. Au départ, on pense à l'adultère mais c'est franchement pire. L'angoisse est présente lorsqu'elle nous livre quelques mots au fil des pages.
    Pour tout, on avance à pas feutrés. Tout est distillé au compte goutte pour nous faire avancer et comprendre cette femme, son destin et ce qu'elle a choisi.
    Quant au dénouement, je ne m'y attendais pas. Bravo à Tatiana de Rosnay !
    Le monde est cruel mais il faut des gens qui se battent pour un idéal. Même si cet idéal ne peut pas aboutir.
    Tatiana de Rosnay nous a offert quelques questions sur les tenues des femmes à cette époque ou celle d'avant. Des questions que l'on ne se pose pas puisque nous sommes habituées à autre chose. Des questions existentielles (comme aller aux toilettes, toilettes qui n'existaient pratiquement pas, comment faisaient-elles avec leurs robes longues et leurs corsets ?)

    Lien : http://angelitamblog.com/2011/11/26/rose-de-tatiana-de-rosnay/
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Salsera15, le 14 mai 2012

    Salsera15
    Tout d'abord, je voudrais remercier les éditions le livre de Poche ainsi que Karine, l'administratrice du forum pour m'avoir permis de réaliser ce premier partenariat avec un ouvrage aussi captivant.
    L'héroine de l'histoire, Rose, est un personnage qui m'a fortement attendrie. Que d'épreuves et de situations difficiles auxquelles elle a du faire face; le décès de son conjoint, celui de sa belle-mère avec qui elle avait une relation particulière, celui de son fils Baptiste et finalement, la maison familiale qui est en cours de destruction à la fin du roman. J'ai versé quelques larmes au cours de l'histoire quant aux divers passages démontrant l'acharnement avec lequel Rose se bat pour conserver sa propriété dans laquelle plusieurs générations de Bazelet ont vécu. La lutte est émouvante, mais d'un même coup, pourquoi une vieille dame de cet âge ne cherche-t-elle pas plutôt un endroit à l'abri du mouvement des ouvriers pour vieillir sans inquiétude? C'est parce que Mme Rose est attachée aux souvenirs qui sont reliés à sa maison et je crois que cela représente bien la réalité des personnes âgées d'aujourd'hui. Bien que se sentant seule dans sa maison, elle avait à ses côtés la fleuriste ainsi que Gilbert qui venaient lui rendre visite. Deux personnages qui ont tenu à prendre soin de Mme Rose. La fleuriste, pour son bien, tentait de la persuader de quitter sa maison alors que le chiffonnier, quant à lui, ayant vécu de durs moments, respecte sa décision. Des personnalités différentes avec des approches différentes à l'égard de Mme Rose, mais cette dernière ressentait moins le vide laissé par son conjoint en leur compagnie.
    Ce sont les allez-retour entre les événements passés du temps ou Armand, son conjoint, était vivant et sa vie d'aujourd'hui qui font en sorte qu'on comprend les réactions et les décisions prises par Mme Rose. La présence de lettres authentiques rédigées par ses proches font en sorte de mieux saisir le cours des événements et de révéler la place que ces personnes occupaient dans sa vie. La tactique qu'a pris l'auteure pour rendre mystérieux un secret conservé par Rose de la première page jusqu'à la fin ou il est divulgué permet de maintenir l'attention du lecteur sur les moindres détails. le secret finalement m'a surprise, mais ce n'était pas vraiment ce à quoi je m'étais attendue. Je m'étais plutôt attendue à une erreur commise par son conjoint du temps de son vivant...
    Finalement, le style épistolaire permet d'investir directement le lecteur à travers les émotions des personnages. Il donne une touche personnelle à une histoire basée sur des confidences et des secrets de famille. Il n'y a pas meilleur choix que ce style pour transmettre des faits d'une aussi grande sensibilité sur la vie de famille.
    Un style d'écriture accessible, une histoire qui éveille la sensibilité et bouleversera les coeurs.
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    • Livres 3.00/5
    Par zabeth55, le 06 mars 2012

    zabeth55
    Tatiana de Rosnay reprend un thème qui lui est cher : l'âme des maisons. Mais cette fois-ci elle nous entraîne dans une tranche d'histoire, entre 1852 et 1870, à l'époque où le baron Haussmann a entrepris les gigantesques travaux des boulevards parisiens necessitant la disparition de rues et de quartiers.
    Rose, veuve de 60 ans écrit une longue lettre posthume à son mari pour lui raconter le drame de leur expropriation, l'avancement des travaux, son refus d'abandonner « leur » maison.
    Rose est sympathique, on est vraiment plongé dans ces années parisiennes, entre l'empereur et le préfet, la vie des quartiers d'alors, les drames personnels liés aux expulsions.
    Une roman agréable.
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Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 27 mars 2012
    «Rose» est un roman très sensible, presque doux malgré la violence des démolitions et des expropriations.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeSoir , le 14 juin 2011
    Entretien avec Tatiana de Rosnay : "Rose est peut-être mon livre le moins grand public, poursuit Tatiana de Rosnay. Il est écrit dans un style plus recherché, peut-être plus précieux. Mais bien sûr, j’admets le qualificatif d’auteur populaire ! Pourquoi le réfuterais-je ? Populaire, ça peut aussi signifier “qui a plein d’amis”, et ça me va ! "
    Lire la critique sur le site : LeSoir

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Citations et extraits

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  • Par missmolko1, le 25 juillet 2011

    je souhaiterais tant gouter de nouveau à la délicate senteur de votre peau, mes lèvres brulent de vous couvrir de mille baisers, mes mains frémissent à l'idée de caresser les courbes de votre corps désirable que je suis le seul à connaitre et à vénérer. Je veux vous sentir onduler contre moi sous la tendresse de mes caresse, sous la violence suave de mon étreinte ; j'ai faim de votre amour, je veux savourer la douceur de votre chair, votre intimité. Je veux retrouver l'extase fiévreuse que nous partageâmes en tant qu'amants, mari et femme profondément, véritablement amoureux, là-haut dans le royaume paisible de notre chambre
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  • Par kathel, le 22 avril 2012

    Souvenez-vous des premiers beuglements des porteurs d'eau, juste après l'aube, qui montaient vers nous alors que nous étions encore au lit, émergeant lentement de notre sommeil. Les robustes gaillards longeaient notre rue et passaient ensuite dans la rue des Ciseaux, avec dans leur sillage un âne fatigué chargé de tonneaux. Souvenez-vous du chuintement régulier des brosses des balayeurs et du carillon matinal de l'église, si près que l'on pouvait croire que la cloche sonnait dans notre propre chambre, et comment Saint-Sulpice, non loin de là, répondait en écho, en harmonie. Le début d'un nouveau jour notre rue.
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  • Par Cath36, le 08 avril 2012

    Le parfum doux et familier des fleurs m'accueillit comme une étreinte amicale. Nous suivîmes Alexandrine dans un labyrinthe de couleurs. Elle me nomma les fleurs au fur et à mesure de notre passage. Oeillets, perce-neige, tulipes, violettes, camélias, myosotis, lilas, narcisses, anémones, renoncules...J'avais l'impression qu'elle me présentait à ses meilleures amies.
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  • Par Nadael, le 12 janvier 2012

    Vous êtes convaincu que le foyer d'une famille se résume à une somme d'argent. Pour vous, une maison n'est qu'une maison. Votre nom a lui seul est une ironie. Comment se peut-il que vous vous appeliez Haussmann ? En allemand, cela ne signifie-t-il pas « l'homme de la maison » ?
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  • Par Cath36, le 08 avril 2012

    Les soirs d'hiver, nous nous installions près de la cheminée. Germaine me tendait une camomille et parfois, vous dégustiez une goutte de liqueur. Comme ces soirées étaient tranquilles, calmes. La lueur de la lampe tremblotait à peine, diffusant une lumière rose apaisante. Vous vous concentriez tant sur votre partie de dominos, puis sur votre lecture. Et moi, sur ma broderie. Nous n'entendions que le pétillement des flammes et votre lente respiration. Ces paisibles crépuscules me manquent, Armand. Quand les ténèbres grandissaient et que le feu se mourait lentement, nous nous retirions. Germaine, comme d'habitude, avait glissé une bouillotte chaude dans notre lit. Et chaque soir cédait place au matin, avec insouciance.
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