ISBN : 2070394433
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.79/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Guy Debord (1931-1994) a suivi dans sa vie, jusqu'à la mort qu'il s'est choisie, une seule règle. Celle-là même qu'il résume dans l'Avertissement pour la troisième édition française de son livre La Société du Spectacle
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Gast, le 03 septembre 2010

    Gast
    Un essai à mon sens fondamental pour comprendre les sociétés modernes, celles-là même dont l'ambition hégémonique débuta au Moyen Age avec l'apparition de la bourgeoisie, et dont la domination totale de l'espace public se réalisa au XXe siècle.
    Toujours d'une brûlante actualité -- plus que jamais même -- cet essai pamphlétaire contre La société du spectacle aliénante est un indispensable de survie pour qui désire affûter sa libre pensée dans un monde baigné de représentations imposées ; que l'une des deux sociétés décrites par Debord ait chuté (Le capitalisme d'état des Soviets) n'empêche que l'autre (Le capitalisme seigneurial importé des US) vit encore et prospère. Nous sommes en plein dans cette société du spectacle au temps gelé et aux représentation sans cesse mouvantes, changeantes jusqu'à la contradiction et qui enchaîne nos sociétés dans un présent perpétuel en fuite vers l'avenir par le recyclage systématique du passé.
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    • Livres 3.00/5
    Par hupomnemata, le 04 janvier 2011

    hupomnemata
    De superbes formules dans ce livre, qui tordent la pensée. Une pensée plastique, flexible, par exemple on peut s'amuser à échanger le mot spectacle par art, image ou représentation et cela change tout le propos du livre tout en le gardant cohérent. Mais attention, une lecture au de type marxiste au premier degré, sans humour, ect... peut rendre idiot, déprimé et aigris (voir l'exemple de Debord lui-même qui fini sa vie en se suicidant.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par ogressedeparis, le 01 février 2012

    ogressedeparis
    Une lecture très difficile à appréhender.

    Lien : http://ogressedeparis.canalblog.com/archives/2011/06/07/21337594.html
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Citations et extraits

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  • Par Outis, le 10 octobre 2007

    L’aliénation du spectateur au profit de l’objet contemplé s’exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit ; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir… C’est pourquoi le spectateur ne se sent chez lui nulle part, car le spectacle est partout.
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  • Par Outis, le 19 septembre 2007

    Le spectacle est le moment où la marchandise est parvenue à l’occupation totale de la vie sociale. Non seulement le rapport à la marchandise est visible, mais on ne voit plus que lui : le monde que l’on voit est son propre monde. La production économique moderne étend sa dictature extensivement et intensivement.
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  • Par Colonel, le 31 octobre 2010

    Les spécialistes du pouvoir du spectacle, pouvoir absolu à l’intérieur de son système du langage sans réponse, sont corrompus absolument par leur expérience du mépris et de la réussite du mépris ; car ils retrouvent leur mépris confirmé par la connaissance de l’homme méprisable qu’est réellement le spectateur.
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  • Par Outis, le 10 octobre 2007

    Le caractère fondamentalement tautologique du spectacle découle du simple fait que ses moyens son en même temps son but. Il est le soleil qui ne se couche jamais sur l’empire de la passivité moderne. Il recouvre toute la surface du monde et baigne indéfiniment dans sa propre gloire.
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  • Par pyexperience, le 09 mai 2012

    La fin de l’histoire de la culture se manifeste par deux côtés opposés : le projet de son dépassement dans l’histoire totale, et l’organisation de son maintien en tant qu’objet mort, dans la contemplation spectaculaire. L’un de ces mouvements a lié son sort à la critique sociale, et l'autre à la défense du pouvoir de classe.
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«A mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire.» Guy Debord - La société du spectacle 2/2











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