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ISBN : 2080689606
Éditeur : Flammarion (2005)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Revenu du Festival d'Avignon 2005, déçu par des spectacles jugés tonitruants autant qu'indigents, l'auteur lui confronte ses souvenirs du Festival de 1956 avec Jean Vilar, etc. Il s'interroge sur ce qui a changé dans l'art dramatique, mais aussi dans les valeurs collectives et les aspirations. Utilisant la nostalgie comme arme révolutionnaire, il pose le problème des rapports de l'Etat avec l'art.
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
liberlibri
liberlibri01 décembre 2008
Régis Debray a été choqué par le dernier festival d'Avignon. Cela, il l'écrit dans un court essai (1), volontiers pamphlétaire. Il y force le trait : « Odieuse caricature. Nauséabonde insinuation. Et tout ce qui est excessif est insignifiant. Je soussigne. Mais demande néanmoins aux cent mille passagers du cargo d'Avignon si cette mauvaise pensée ne leur a pas quelquefois, en sortant prendre l'air sur le pont, effleuré le neurone ». Formé dans la tradition du Théâtre national populaire de Jean Vilar, Régis Debray s'insurge contre un festival qui ne fut, selon lui, qu'une exposition de corps, offrant aux spectateurs, expectorations et mictions diverses et variées. Ce livre, au style vif et brillant, est une déploration : « Là où je devinais un frisson mal réprimé, un trouble – « Vous vous troublez, Madame, et changez de visage » –, j'assiste à une prouesse d'épilepsie ». Nourri de théâtre classique et convaincu, avec Shakespeare, que « l'âme a besoin du bain mystérieux des songes », Régis Debray semble abasourdi par « ces suintements et dégoulinades ». Il relie ce théâtre du ça aux politiques culturelles du XXe siècle. A force d'avoir placé l'individu au centre de la dynamique artistique, au détriment de l'éducation culturelle, tout un chacun « veut être Rimbaud, mais sans les années de composition en vers latins qui ont engendré les Voyelles ». Aujourd'hui, écrit-il, « le “droit à la culture” qu'on avait cru être celui des idiots, vous et moi, à croiser des génies, à accéder librement au trésor de l'humanité devient le droit de l'idiot à infliger au badaud sa génialité, et à tenir son nombril pour un trésor ». Remarquant à juste titre que les défécations, le sang et les larmes ne fascinent que les Occidentaux au confort douillet, et certainement pas ceux dont le pays meurt de faim ou se déchire, Régis Debray se moque du « risque » pris par acteurs et metteurs en scène qui courront, au pire, le danger d'être sur une couverture de magazine. Au fond, ce que Régis Debray n'accepte pas c'est qu'avec le XXIe siècle, ce soit « sur la Grèce que le rideau retombe ». Et à ceux qui lui reprocheront d'être un vieux con, il rétorque : « le désobéissant chronique est un anachronique-né. L'art d'être contemporain lui est étranger, il cultive celui d'être inactuel »…
Lien : http://liber-libri.blogspot.com/2006/03/cloaca-m..
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Vidéo de Régis Debray
Madame H. de Régis Debray aux éditions Gallimard
Madame H. nous a quittés. Nous voilà veufs. Et s'il n'y avait pas de quoi pleurer ? H. ou L Histoire avec une majuscule. Notre haschich officiel, depuis des lustres, en France, où la consommation a toujours été plus élevée qu'ailleurs. le stupéfiant Histoire, avatar halluciné de l'Histoire sainte, nous a légué autant de héros que de tyrans, de défricheurs que de fossoyeurs. La fin récente de l'ère chrétienne et progressiste ne nous oblige-t-elle pas à reconsidérer nos rapports avec cette grande puissance d'enthousiasme et d'illusion ? Dans ce récit fantasque à la première personne, où le drolatique le dispute au sérieux, le lecteur pourra trouver à la fois le compte rendu d'une désintoxication et l'esquisse d'un mode d'emploi : comment sortir de l'Histoire sans broyer du noir ? Comment changer de civilisation sans verser dans une nouvelle barbarie ? Pour substituer, autant que faire se peut, à une espérance sans gaieté - la perpétuelle attente du Jour des récompenses - quelque chose comme une gaieté sans espérance, un meilleur usage du monde.
http://www.lagriffenoire.com/madame-h.html
Vous pouvez commander Madame H. de Régis Debray sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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>Loisirs et arts du spectacle>Théâtre>Théâtre : généralités (120)
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