ISBN : 2266129899
Éditeur : Pocket (2003)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Clochards, nouveaux pauvres, marginaux, mendiants, SDFÀ, exclus… les titres ne manquent pas pour recouvrir ces vies innommables d'un semblant d'identité. À quoi ressemblent-ils, pourtant, ces fantômes de la rue, ces ombres éthyliques qui ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 30 septembre 2010

    maltese
    Un livre simplement bouleversant qui raconte le monde des clochards.
    Patrick Declerck nous livre son témoignage dans cet ouvrage tout autant essai que "carnet de route", et qui lui servira de thèse pour son doctorat.
    L'auteur divise le livre en deux grandes parties: "Routes" tout d'abord qui raconte le terrain et l'expérience de Patrick Declerck, et "Cartes" ensuite qui prend un caractère plus théorique et clinique.
    Declerck a, à plusieurs reprises, revêtu "l'habit" du clochard pour pouvoir s'immerger dans ce monde à part, cette marge de l'humanité.
    En tant que psychanaliste et ethnologue, il tente de démontrer que la clochardisation est en partie liée à des troubles psychiatriques, une difficulté à appréhender le monde.
    Un livre d'une grande humanité qui n'apporte pas forcément de réponses définitives et souligne toutes les carences du "système", l'absence de considération des pouvoirs publiques...
    On ne sort certainement pas indemne de la lecture des "Naufragés".
    Il serait par ailleurs intéressant de savoir quels visages revêt ce monde de la rue aujourd'hui.
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    • Livres 5.00/5
    Par ziggypop, le 15 novembre 2011

    ziggypop
    Tout est dit dans la critique de Maltese. :)
    Ce livre est vraiment très enrichissant et je n'aurai plus le même regard sur ces personnes que nous côtoyons si souvent sans jamais les rencontrer.
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Citations et extraits

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  • Par ziggypop, le 15 novembre 2011

    Mais que faire si tout cela ne sert à rien ? Que faire si d'aucuns ne s'améliorent pas ? Que faire si certains soignés malgré tout, à travers tout, restent pareils à eux-même et lentement meurent sous nos yeux ? Et bien, au moins, aura-t-on réussi à alléger leurs souffrances en évitant de monnayer les soins que nous leur prodiguons, en les obligeant à se confronter à des obligations de normalisation qui les dépassent et qui les blessent (...) Et permettons au moins à ces fous partis trop loin de nous pour pouvoir revenir de trouver asile et paix, aux marges d'une société dont ils sont le pauvre négatif épuisé.
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  • Par ziggypop, le 15 novembre 2011

    Il est une nécessité éthique fondamentale à ce que la société permette aux fous d'exister et de trouver protection et abri, sans contrepartie et sans espoir de devenir un jour autres que ce qu'ils sont. Il importe à la société d'accueillir décemment, humainement et respectueusement les fous qu'elle engendre (...) Il ne s'agit plus de donner pour faire changer l'autre mais uniquement de donner pour répondre à ses besoins propres.
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  • Par Seïla, le 17 décembre 2011

    Clochard, exclus, nouveaux pauvres, marginaux, mendiants…Qui sont-ils ces êtres étranges aux visages ravagés ? Ces exilés qui nous côtoient, qui dérangent notre regard et suscitent nos fantasmes. Des fainéants ? Des réfractaires ? Ou des philosophes ? Révoltés, anarchistes, intellectuels parfois, faux mendiants souvent ? Les mythes ont la vie dure. On parle de choix, on cherche du côté de la volonté. On se construit une métaphysique du dynamisme et du découragement. Si bien qu’on en vient doucement – et c’était le but- à banaliser l’horreur, à annuler l’angoisse.
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  • Par Seïla, le 17 décembre 2011

    Ils vivent mal, ô combien. Ils traversent la vie en titubant, en claudiquant, à cloche-pied, à genoux, en rampant. Mais ils la traversent tout de même. Se suicidant très rarement, ils préfèrent rester là, pour rien, jour après jour, année après année, à contempler, hébétés et hilares, la postérité des asticots ; Vaisseaux fantômes et mystérieux. Personne à la barre. Grands voyageurs du vide, ils errent loin des pesantes réalités du monde. Funambules pitoyables. Mais glorieux, parce que sans retour.

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  • Par Seïla, le 22 janvier 2012

    Ce sont les contradictions, les à-peu-près, les faiblesses, les malgré-tout, les néanmoins, les je-sais-que-je-ne-devrais-pas-mais, qui font toute l'humanité de la vie, sa médiocrité et sa grandeur.
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Patrick Declerck donne son avis sur les décission de Christine Boutin à propos des SDF.











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