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ISBN : 2709634430
Éditeur : J.-C. Lattès (2012)


Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"A l’instar de la Manière de visiter les jardins de Versailles (seul ouvrage qu’écrivit jamais Louis XIV), Je vois des jardins partout est une sorte de manière de visiter les jardins de ma vie.
Ceux que j’ai possédés, et ceux des autres, publics ou privés, que j’... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 28 mars 2012

    ivredelivres
    C'est sans doute la douceur de l'air qui m'a conduit à ce livre. En le feuilletant chez le libraire j'y ai croisé le nom de Vita Sackville-West et du coup la cause était entendue.
    Didier Decoin possède deux jardins qu'il entretient (ou fait entretenir, il avoue ...) un jardin pour l'hiver proche de Paris et un plus au nord à La Hague, celui ci c'est son jardin de prédilection, celui qu'il regarde fleurir l'été, il dit joliment que jardiner « C'est avant tout faire confiance à la terre. »
    Tout cela remonte à l'enfance, il a passé des heures dans les allées de Bagatelle à faire voguer des bateaux sur les pièces d'eau, le parc lui ayant servi dit-il de « cour de récréation ».
    Amoureux impénitent il arpente les jardins du monde en compagnie de sa femme et d'un groupe de fanatiques joliment dénommé La cinquième saison et qui font « leur festin annuel » des jardins d'Angleterre, d'Irlande, ou d'Ecosse.
    On est pris d'une envie furieuse de se promener avec eux dans les allées de Westwell Manor ou de Hidcot Manor et bien entendu à Sissinghurst et même de découvrir un cimetière magnifique dont Didier Decoin ne se lasse pas.
    Son regret ? n'avoir pas une cabane de jardiner dans les Costwolds ou dans le Lake district « Royaume de la campagnarde (elle revendiquait ce titre) Beatrix Potter ».
    Il y a des passages absolument savoureux dans ce livre, en particulier les retours de visites pour tous ces amateurs de jardinage prêts à voyager avec des plantes sur les genoux, des boutures dans le bagage à main et à séduire l'hôtesse effarée de voir monter dans son avion « vingt trois personnes, toutes porteuses de fleurs en pots ou d'arbustes ».
    Et si vous avez dans votre jardin un arbre fruitier qui refuse de donner le moindre fruit attendez de connaître l'histoire du prunier à quetsches de l'auteur.
    Suivez le de parcs en domaines, de jardin normand en manoirs très très anglais, avec malgré tout un petit détour par les jardins de Versailles en compagnie d'Alain Baraton le jardinier en chef ou ceux du sud : le jardin de Villa Noailles ou de Serre la Madone à Menton.
    Je dédie ce billet aux amateurs, à ceux qui pensent que
    « Jardiner, c'est penser avec un sécateur, des semelles gadouilleuses, un mal de dos et des engelures aux doigts. Ou un coup de soleil sur le nez. »


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2012/03/24/je-vois-d..
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  • Par keisha, le 20 juin 2012

    keisha
    Si ce livre était un jardin, il serait à l'anglaise, pas d'allées tracées au cordeau, des têtes dépassent, et au détour des allées apparaissent des points de vue, des recoins, où on se perdrait presque. Decoin adore les parenthèses, les digressions, les souvenirs d'enfance, et que faire d'autre que le suivre dans cette charmante promenade colorée et embaumée?


    D'emblée, cet homme est sympathique. "Empêchez-moi de lire, et j'avoue avoir dérobé, lacéré, assassiné la Joconde". "J'ai pourtant pour religion de ne jamais me mettre en route sans emporter avec moi au moins un ou deux milliers de pages à lire -la peur de manquer, quoi!"

    Avec son épouse et quelques fous de jardin il appartient à la Cinquième Saison, une "association de personnes présentant les apparences de la normalité, mais qui en réalité présentent tous les symptômes d'une addiction pour les jardins en général et les roses en particulier."

    En car ils sillonnent les routes (étroites et boueuses si possible) de l'Angleterre rurale à la découverte de merveilleux jardins dans les Cotswolds ou le Kent ( Sissinghurst et Vita Sackville-West, qui a dit "Personne ne peut devenir jardinier s'il n'a vécu dans l'espoir"), le retour transformant parfois leur avion en improbable jardin...
    Terminons avec Flaubert et son entrée du Dictionnaire des idées reçues
    "Abricots : Nous n'en aurons pas encore cette année."

    Un aveu pour terminer : Toutes les photos viennent d'être prises dans mon jardin devant la maison, Didier Decoin l'appellerait un "doucet"..."J'aime les jardins un peu clochards, un peu démissionnaires (que ce soit de leur faute ou non), haillonneux, avec des pointées de ronces, au bord de l'abandon."

    Pas la faute du jardin, qui continue à fournir vaillamment fleurs et fruits, mais la mienne, car je me refuse à employer du chimique pour enrayer l'avancée des "mauvaises" herbes (dont se délecte le chat), d'ailleurs les bourdonnements émanant des massifs me prouvent que les insectes ont repéré le coin!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-je-vois-des-jard..
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    • Livres 4.00/5
    Par charlottelit, le 03 juin 2012

    charlottelit
    un merveilleux moment passé avec cet amoureux fou des jardins qui part leur rendre visite dans le monde ! le bonheur d'avoir un jardin ... il nous le fait partager

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    • Livres 4.00/5
    Par ladyoga, le 14 mars 2013

    ladyoga
    Dans l'attente des beaux jours, ce roman nous mène tranquillement visiter de nombreux jardins. Souvenirs d'enfance, digressions, humour permettent de passer un bon moment. En tout cas j'ai eu l'impression d'avoir le sourire tout au long de ma lecture, ce qui m'a incité à ajouter une étoile à ma note.
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  • Par Aifelle, le 18 avril 2012

    Aifelle
    J'avais savouré avec grand plaisir la lecture de "Avec vue sur la mer" de Didier Decoin, aussi quand j'ai vu chez Dominique qu'il sortait un nouvel ouvrage sur les jardins, je n'ai pas hésité une seconde et l'après-midi même il rejoignait ma PAL, où il n'a séjourné qu'une demi-journée, le petit veinard.
    "Il existe des jardiniers de mauvais goût, des jardiniers daltoniens, allergiques, lunatiques, mégalomanes, dendrophiles ou formicophiles, mais vous ne rencontrerez jamais un jardinier dépourvu d'imagination ; ou alors, c'est que vous avez affaire à un usurpateur".
    L'auteur revient sur ses premiers émois jardiniers, quand il était enfant, l'appartement de ses parents jouxtait le parc de Bagatelle. Bien plus tard, avec son épouse, Chantal, il va composer deux jardins, un dans la région parisienne et un autour de sa maison de la Hague. Leur passion commune va les entraîner en Angleterre, en Ecosse, dans le sud de la France, en compagnie d'un groupe de sympathiques farfelus surnommés "la cinquième saison".


    Lien : http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2012/04/18/24041132.html
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Critiques presse (1)


  • LaLibreBelgique , le 22 mai 2012
    "Je vois des jardins partout", le dernier livre du juré du Goncourt, est une joyeuse digression sur les chemins des plantes. Au gré de sa mémoire et de ses voyages, il nous fait partager son amour maniaque pour les jardins. Didier Decoin est tombé dedans tout petit.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par Aifelle, le 18 avril 2012

    "J'aime assez les jardins un peu clochards, un peu démissionnaires (que ce soit de leur faute ou non), haillonneux, avec des pointées de ronces, au bord de l'abandon. Je les appelle des "doucets". Cà veut bien dire ce que çà veut dire, qu'il s'en dégage en effet de la douceur, une douceur grise, pelucheuse, cendre et nuage".

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  • Par charlottelit, le 03 juin 2012

    J'y vieillirai peut-être dans mon jardin,
    je l'espère.
    Mais je ne m'y sentirai jamais vieux

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  • Par ladyoga, le 13 mars 2013

    La seule créature plus insatiable que le jardinier, c'est l'enfant qu'on lâche dans un jardin.
    Car alors, ce que l'enfant cherche à faire croître et se multiplier, ce ne sont pas des plantes, ce sont ses rêves, ses mondes imaginaires. Les utopies enfantines ne poussent nulle part mieux que dans un jardin. Au détriment de celui-ci...

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  • Par ladyoga, le 13 mars 2013

    Je sais des écrivains qui ont ainsi perdu les mots comme les arbres leurs feuilles. Un dernier flamboiement d'automne, comme celui des érables a pu faire illusion. Et puis l'arbre et l'auteur sont entrés en hiver. Nus, grêles, ils n'arrêtent plus la vue. Ne les regardent encore que les diverses confréries d'amis des arbres, comme il n'y a plus guère que les associations d'amis des écrivains pour continuer à lire certains romanciers oubliés.
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  • Par charlottelit, le 03 juin 2012

    Au lendemain de la mort del'homme qui avait rendu la vie
    au jardin, il continuerait de croître et de se multiplier.
    réconfortant dans le fait de mourir :
    c'est que tout continue

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Vidéo de Didier Decoin

Didier Decoin - La pendue de Londres .
Didier Decoin vous présente son ouvrage "La pendue de Londres" aux éditions Grasset. http://www.mollat.com/livres/didier-decoin-pendue-londres-9782246783909.html Notes de Musique : Nouvelle Vague - chansons et Musiques de films - 1 Ascenseur pour l'e?chafaud - ge?ne?rique








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