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ISBN : 2234074754
Éditeur : Stock (28/12/2016)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Japon, aux alentours de l'an Mil, Shimae, un village paysan sur les bords de la rivière Kusagawa. Cet humble village a un talent : celui d'abriter le pêcheur Katsuro, virtuose dans l'art d'attraper et de transporter des carpes de grande valeur vers la ville impériale d'Heiankyo, la cité de tous les raffinements, de tous les plaisirs, et surtout la ville où se trouve le bureau des jardins et des étangs. À la mort de katsuro, qui se noie dans la rivière, qui parmi les... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
07 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
Roman de Didier Decoin. À paraître le 28 décembre.
Katsuro pêchait les plus belles carpes dans la rivière Kusagawa. Tout Shimae le respectait pour l'honneur qu'il faisait rejaillir sur le village en livrant ces superbes poissons au Bureau des jardins et des étangs pour en orner les bassins des temples d'Heiankyô. À sa mort, sa veuve, la jeune et frêle Miyuki, décide d'honorer la commande passée à Katsuro et de livrer les dernières carpes pêchées par son époux. « Si elle échouait, le village tout entier serait déshonoré de n'avoir pas été capable de fournir des poissons aux temples d'Heiankyô. » Lourdement chargée de nacelles, elle chemine lentement jusqu'à la cité impériale, dépassant des obstacles géographiques et des surmontant des mésaventures humaines. Ce voyage harassant est un deuil en mouvement, un pèlerinage amoureux. « Depuis la mort de Katsuro, la jeune femme vivait dans un brouillard qui assourdissait les sons, détrempait les couleurs. Mais elle pressentait que cette opacité se dissiperait dès qu'elle prendrait la route, et qu'elle verrait alors le monde tel qu'il est en réalité, avec ses aspects positifs et ses pentes néfastes. Puis, lorsqu'elle aurait livré ses poissons, lorsqu'ils glisseraient dans les bassins des temples, sa vie s'empâterait de nouveau, l'obscurité la reprendrait. » Mais la livraison des poissons n'est pas la fin de l'aventure pour Miyuki.
Quel dépaysement que cette lecture ! Avec ses airs d'estampes, ce roman est très exotique et très sensuel. Il est également cruel : pirates sanguinaires, pèlerins escrocs, maquerelles féroces, rien n'est épargné à la pauvre Miyuki qui porte déjà sur ses épaules le triste héritage de son époux. Didier Decoin dépeint avec précision l'absurdité de l'administration impériale, mais également la très grande beauté qui peut naître d'un concours de parfums. « L'odeur séduisante ou fétide qu'il émet ne reflète jamais la réalité d'un être, [...] elle témoigne seulement de la façon dont cet être se manifeste à nous. » Ou quand l'essentiel est invisible pour les yeux...
De cet excellent auteur, je vous conseille Abraham de Brooklyn, John l'Enfer ou encore La promeneuse d'oiseaux.
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Verdure35
15 février 2017
★★★★★
★★★★★
D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.

D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.

D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.

D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.
D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.
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nathlectrice
01 février 2017
Le Bureau des Jardins et des Etangs
Didier DECOIN
Editeur : Stock - Janvier 2017 -
Nous sommes au Japon, au XIIe siècle. La culture impériale est à son apogée, c'est l'époque Heian (qui signifie la Paix, l'esprit paisible).
L'empereur aime voir les lacs et les étangs sacrés peuplés des plus belles carpes du royaume. Katsuro est le meilleur des pêcheurs et c'est avec une immense fierté qu'il les ravitaille.
Le jour où son épouse, Miyuki , apprend son décès par noyade, elle décide de quitter son village (elle n'en est jamais sortie) pour honorer la mémoire de son mari et la voici donc partie , une palanche sur les épaules, pour un merveilleux voyage aux mille odeurs, aux mille couleurs, aux mille sensations. Tout va se dérouler selon ce que son mari lui a raconté, elle ne voyage pas seule, il l'accompagne pas à pas.
Nous voyageons nous aussi avec cette femme solaire, liée à son époux au-delà de la mort, puisque celle-ci ne les sépare pas. Il l'accompagne à chaque instant, jusque dans ses rêves.
Puissant roman d'amour, splendide peinture de ce Japon méconnu pour nous, occidentaux, et porté par la plume reconnaissable entre mille de Didier Decoin, ce « Bureau des Jardins et des Etangs » est un régal, un hymne aux sens.
Peuplé de descriptions, de métaphores, de poésie, d'un romanesque sublimissime, cette merveille de la rentrée littéraire 2017 a été pour moi une véritable révélation. En effet, je ne connaissais que de très loin l'histoire du Japon, les coutumes nippones, et voici que ce Monde s'est ouvert devant moi, m'offrant une magnifique découverte.
« Depuis la mort de Katsuro, la jeune femme vivait dans un brouillard qui assourdissait les sons, détrempait les couleurs. Mais elle pressentait que cette opacité se dissiperait dès qu'elle prendrait la route, et qu'elle verrait alors le monde tel qu'il est en réalité, avec ses aspects positifs et ses pentes néfastes. Puis, lorsqu'elle aurait livré ses poissons, lorsqu'ils glisseraient dans les bassins des temples, sa vie s'empâterait de nouveau, l'obscurité la reprendrait. »
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BookandTeablog
15 mars 2017
★★★★★
★★★★★
Magnifique ! L'écriture, l'histoire, les personnages. C'est un magnifique roman que je vous invite à aller découvrir. Et puis d'un point de vue tout à fait esthétique, j'adore la couverture de la version finale, tout à fait dans l'esprit « japonisant » du roman.
L'histoire de Miyuki est vraiment triste, elle perd son mari et on exige d'elle un long et pénible voyage, loin d'être sans dangers (voleurs, etc), elle va même devoir devenir “empileuse de riz” pour acheter de nouvelles carpes en remplacement de celles volées. Ce voyages, et ses péripéties, vont donner à Miyuki un aperçu de la vraie vie, celle loin de son village, sans son mari, une vie durant laquelle elle va devoir faire ses propres choix, décider par elle-même et surtout apprendre à se protéger. le récit a mis quelques pages à vraiment démarrer, le début était un peu longuet :/… Mais la suite, toute la partie sur le périple Miyuki, et son arrivée à la cour, est vraiment plus intéressante, j'ai eu l'impression de moi aussi faire ce voyage tellement tout était bien décrit. Quant à la fin, elle est très belle, triste oui, mais très belle tout de même (je ne vous en dirais pas plus pour ne pas trop vous en dévoiler sur l'histoire qui mérite vraiment d'être lue ♥).
Les personnages sont plutôt bien travaillés, l'on compatit vraiment au sort de Miyuki (bon après certaines scènes ne sont pas non indispensables au roman et je ne vois pas trop ce qu'elles font là (notamment ce qu'elle fait lorsqu'elle lave le corps de son mari… Très bizarre ce personnage quand même…)). Bref, je ne sais pas trop quoi penser de ce personnage principal, on ne peut pas vraiment dire qu'elle est attachante, pas pour moi en tout cas car je l'ai trouvée vraiment très naïve et exaspérante à certains moment, mais en même temps je l'ai plaint tout au long du roman et ai été triste pour elle. J‘ai beaucoup apprécié le caractère et la gravité du jeune personnage de Hakuba/Gareki, il donne un petit quelque chose en plus à cette fin. Quant aux autres personnages, ils sont trop effacés, fades, pour que je remarque vraiment leur présence.
Concernant l'écriture maintenant… J'ai adoré ! C'est mon coup de coeur dans ce roman, entre l'histoire et cette écriture… On ne peut qu'aimer ce roman ! La plume est légère, sensible, très agréable à lire (on ne voit pas les pages défiler tellement l'auteur et ses mots nous absorbent dans le récit). Beaucoup de descriptions qui n'alourdissent en rien le roman, un rythme lent qui n'enlève rien à la beauté du roman et un univers complètement dépaysant font que j'ai passé un excellent moment de lecture avec ce personnage, Miyuki, qui peut paraître faible mais qui en réalité est très courageux (comme quoi, on peut vraiment déplacer des montagnes par amour !).
En conclusion, ce fut une très belle lecture, poétique et sensible. Une plume magnifique, des émotions vraies et une histoire presque bouleversante, font que je vous conseille ce joli roman de la rentrée littéraire de janvier 2017. Lisez-le, c'est tout ce que je peux vous dire et découvrez comme moi cet auteur (ou bien redécouvrez-le 😉 ) !
Lien : https://bookandteablog.wordp..
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BMR
13 mars 2017
[...] Ce qu'on apprend compte moins que la personne qui vous l'enseigne.
L'écrivain et scénariste Didier Decoin a eu la main heureuse avec ce titre énigmatique : le bureau des Jardins et des Étangs. Et nous la main heureuse en piochant cette nouvelle japonaiserie dans une liste.
Quelques pages seulement et nous voici, telles les carpes dont il est question, hameçonnés par cette belle littérature poétique que l'on croirait sortie tout droit d'un conte japonais mais qui est le fruit d'un gros travail de documentation de l'auteur sur le Japon de l'an mil, lorsque Kyoto s'appelait encore Heian-kyo, la capitale tranquille et paisible.
Le fruit également d'un autre travail, celui de la plume de l'auteur : une écriture ronde et belle, à l'image des calligraphies de l'époque, au vocabulaire évocateur et riche, qui réussit même à éviter mes effets trop appuyés.
Une belle histoire nous est contée, celle de Miyuki, la veuve d'un pêcheur chargé(e) d'approvisionner en brillantes et chatoyantes carpes les étangs de la capitale impériale.
[...] Miyuki avait laissé les villageois parler jusqu'au bout, lui conter la mort de son époux, enfin, ce qu'ils en savaient, très peu de chose en vérité, elle s'était contentée d'incliner la tête sur le côté comme si elle avait du mal à croire ce qu'ils lui disaient. Quand ils eurent terminé, elle poussa un cri étranglé et tomba.
Le départ depuis le petit village provincial pour livrer les dernières carpes pêchées, le rude trajet à travers la montagne enneigée, l'arrivée à la capitale au plus fort d'un concours de parfums ...
[...] – Tu sens ? chuchota-t-il à l'intention de son assistant. Kusakabe regarda autour de lui. [...]
– Si je sens quoi, sensei ?
– L'oeuf. Enfin, il me semble.
– le jaune ou le blanc ?
À Heian-kyo, Miyuki fera la rencontre du vieux Nagusa, noble intendant de la cour impériale, directeur du Bureau des Jardins et des Étangs.
[...] Nagusa, n'allait pas tarder à disparaître, il sentait que sa vie serait bientôt soufflée comme une chandelle qui papillote et s'éteint parce que, dans les profondeurs du Palais, un serviteur désireux de contempler la pleine lune a relevé un store et fait naître un filet d'air glacé et coupant qui ondule de couloir en couloir jusqu'à venir escamoter la petite flamme.
Une histoire et une écriture pleines de poésie, celle du monde flottant. Et le portrait d'une charmante dame de l'époque.
On regrette juste que tout cela soit un tout petit peu trop long, le temps sans doute de s'immerger dans les brumes de la culture nippone que Didier Decoin nous rend particulièrement accessible.
Pour celles et ceux qui aiment l'empire du soleil levant.
Lien : http://bmr-mam.blogspot.fr/
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Les critiques presse (4)
LaLibreBelgique08 mars 2017
Un voyage initiatique et sensuel dans le Japon impérial.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress23 janvier 2017
Avec le périple d'une jeune femme convoyant des poissons dans le Japon millénaire, Didier Decoin exalte les sens.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos18 janvier 2017
Dans une incarnation antérieure Didier Decoin aurait-il vécu dans le Japon du XII e siècle ? La lecture du « Bureau des Jardins et des Etangs » tend à étayer cette hypothèse.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama18 janvier 2017
Comme de sensuelles estampes, empli d'amour et d'étrangeté, d'odeurs et de couleurs, le voyage initiatique d'une jeune veuve dans le Japon médiéval.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
DoviDovi15 mars 2017
Les dieux avaient créé le néant pour persuader les hommes de le combler. Ce n'était pas la présence qui régulait le monde, qui le comblait : c'était le vide, l'absence, le désempli, la disparition. Tout était rien. Le malentendu venait de ce que, depuis le début, on croyait que, vivre, c'était avoir prise sur quelque chose, or il n'en était rien, l'univers était aussi désincarné, subtil et impalpable, que le sillage d'une demoiselle d'entre deux brumes dans le rêve d'un empereur.
Un monde flottant.
+ Lire la suite
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BMRBMR13 mars 2017
[...] Nagusa, n’allait pas tarder à disparaître, il sentait que sa vie serait bientôt soufflée comme une chandelle qui papillote et s’éteint parce que, dans les profondeurs du Palais, un serviteur désireux de contempler la pleine lune a relevé un store et fait naître un filet d’air glacé et coupant qui ondule de couloir en couloir jusqu’à venir escamoter la petite flamme.
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BMRBMR13 mars 2017
[...] Les restes du pêcheur de carpes seraient brûlés sur un bûcher dressé à l’extérieur du village. Les os seraient retirés des braises en commençant par ceux des pieds et en finissant par ceux du crâne, et placés dans l’urne funéraire dans ce même ordre – ainsi épargnait-on au défunt l’inconfort et le ridicule de se retrouver la tête en bas.
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BMRBMR13 mars 2017
[...] Miyuki avait laissé les villageois parler jusqu’au bout, lui conter la mort de son époux, enfin, ce qu’ils en savaient, très peu de chose en vérité, elle s’était contentée d’incliner la tête sur le côté comme si elle avait du mal à croire ce qu’ils lui disaient. Quand ils eurent terminé, elle poussa un cri étranglé et tomba.
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BMRBMR13 mars 2017
[...] – Tu sens ? chuchota-t-il à l’intention de son assistant. Kusakabe regarda autour de lui. [...]
– Si je sens quoi, sensei ?
– L’œuf. Enfin, il me semble.
– Le jaune ou le blanc ?
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