ISBN : 2234062640
Éditeur : Stock (2011)


Note moyenne : 2.96/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres

Tout commence par un massacre d’Indiens en décembre 1890 dans le Dakota du Sud. Jayson Flannery, un photographe anglais veuf de son état, recueille une petite fille de trois ans dont la mère a été victime du massacre. Il songe ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 24 août 2011

    brigittelascombe
    Serions nous revenus à l'ère victorienne celle des Hauts de Hurlevent où Monsieur Earnshaw recueille un enfant abandonné ou celle de Jane Eyre où la pauvre orpheline devient la gouvernante de Monsieur Rochester?
    L'âme des soeurs Bronté plane sur ce roman romantique à souhait, mais la jeune fille anglaise bon chic bon genre, accoudée pensive sur le muret en première de couverture de Une Anglaise à bicyclette de Didier Decoin, prénommée Emily, est en fait une petite indienne orpheline sauvée de la bataille de Wonded Knee en 1890 dans le Dakota.
    Entre le Dakota et le Workshire la route est longue!
    Que de péripéties!
    Bravo Monsieur Decoin pour votre imagination fertile!
    Le reporter photographe,Jayson Flannery,l'un des premiers de son temps,dépéché sur les lieux pour témoigner du massacre des Sioux qui la cueille au milieu du charnier,la place à New-york chez les soeurs de la Charité, puis, grand lecteur de Conan Doyle, pris de remord
    quant à un dernier éventuel baiser sur le front d'Ehawee rebaptisée Emily,il revient la chercher pour l'amener avec lui sur le City of Paris le paquebot via Liverpool où il l'adoptera et l'élévera dans son manoir de Chippingham.
    Bien sûr une enquête de police s'en suit.L'a-t il adoptée ou enlevée?
    Et là on tombe dans du Woody Allen pur jus puisqu'il épouse sa jeune protégée et fille adoptive.
    Et la bicyclette dans tout ça?
    Pas de bicyclette bleue à la Régine Desforges,juste quelques détails érotiques croustillants. Cette bicyclette-cadeau, chevauchée par Ehawee qu'Emily a jadis été, lui permettra de rencontrer les fées.
    Chuttttttttttttt!!!!!!
    De l'eau de roses et quelques larmes d'émotion. Mais il en faut de tels romans pour effacer les horreurs de la guerre et des guerres.
    Petit rappel: Didier Decoin né en 1945, journaliste, scénariste et écrivain de nombreux romans a obtenu en 1977 le prix Goncourt pour John l'enfer.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par EMOTION, le 24 août 2011

    EMOTION
    ce livre est un véritable appel au rêve, à la tolérance, à la compréhension de l'homme au travers de ses multiples personnalités. L'origine de ce "conte" se trouve être le massacre de "Wounded Knee", massacre qui a vu les sioux Lakotas anéantis cruellement malgré leur courage. Une femme, Chumani, va permettre de sauver la vie d'Ehawee, cette enfant dont la mère a été tuée .Cette vie miraculée va se trouver inéxorablement liée au destin de Jayson Flannery, photographe professionnel se trouvant sur les lieux de cet assassinat collectif. Celui ci, indifférent au départ à la destinée d' Ehawee, va se métamorphoser pour apparaître sous les traits d' un personnage bouleversant. Conan Doyle, le père de Sherlock holmes, surgira au gré des pages et nous plongera dans un monde réellement féérique, un univers où le desespoir de la mort est transfiguré et adouci. Rien n'est péremptoire, tout se révèle ouvert et riche de potentialités, malgré certaines supercheries qui révèlent des coeurs nobles.Aucun personnage ne parait secondaire, chacun se révélant indispensable L'écriture vole, éblouit, sans affrêteries, avec naturel et splendeur en même temps. Didier Decoin nous offre un passage vers un monde qui nous métamorphose et nous rend meilleurs.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par claracambry, le 26 mars 2012

    claracambry
    Dakota du Sud, Décembre 1890. La tribu des indiens Lakotas à Wounted Knee est massacrée. Ehawee, âgée de trois ans, y échappe et est confiée à Jayson Flannery, photographe de son état, qui doit rejoindre New-York. Au lieu de la laisser dans un orphelinat, il décide d'emmener la fillette avec lui dans le Yorkshire. Jayson Flannery ment sur l'identité d'Ehawee renommée Emily et prétend qu'elle est sa fille adoptive.
    Le début du roman s'ouvre sur le massacre d'une tribu de Sioux, les Lakotas, aux Etats-Unis. L'armée américaine demande à Jayson Flannery, un photographe anglais qui se trouve sur les lieux par hasard d'effectuer un cliché de chaque indien tué. Ehawee a échappé de peu à la mort. Personne ne sait que faire de cette fillette indienne de trois ans retrouvée saine et sauve. Jayson Flannery s'apprête à rejoindre sa terre natale en prenant le ferry à New-York. Au lieu de confier la fillette à un orphelinat, il embarque avec elle en direction de l'Angleterre. Ehawee renommée Emily est censée être sa fille adoptive. Ce jeune homme veuf depuis peu décide d'élever Emily comme sa propre fille. Il invente un passé à Emily qui grandit et s'acclimate à sa nouvelle vie.
    la suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.fr/2012/03/didier-decoin-une-anglaise-bicyclette.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Fra, le 04 septembre 2011

    Fra
    Un beau roman, un récit poétique et positif même si le sujet traité n'est pas si léger que ça. le mot clé de ce livre est sûrement l'amour. L'amour de la vie (la survie à travers toutes les épreuves), l'amour filial, conjugal et aussi le bonheur de découvrir tout ce que la fin du 19ème siècle peut apporter de magique entre technique et fantastique. On se sent proche des personnages et ont a du plaisir à les accompagner entre jeune Amérique et vielle Angleterre.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par trust_me, le 18 septembre 2011

    trust_me
    1890. A la veille de Noël, un massacre est perpétré par l'armée américaine à Wounded Knee, dans les grandes plaines du Dakota du Sud. Parmi les rares survivants se trouve Ehawee, une fillette sioux Lakota de 3 ou 4 ans. Après la bataille, Jason Flannery, photographe anglais engagé par les officiers du 7ème de cavalerie, immortalise le tipi du chef Big Foot haché par la mitraille. Jason est veuf, sans enfant et il vit dans le Yorkshire où il a l'habitude de photographier des vieilles actrices ou des jeunes mariées. Jason et Ehawee se rencontrent dans une église servant d'hôpital. La petite est confiée aux bons soins du photographe. Celui-ci pense la déposer dans un orphelinat de New York, ville d'où il doit embarquer pour rentrer en Angleterre. Mais il se ravise et décide de la ramener dans son manoir de Chippingham. Pour les habitants du village, elle sera Emily, une orpheline irlandaise adoptée par le veuf. Bien des années plus tard, elle deviendra son épouse et passera des journées entières à parcourir le Yorkshire à bicyclette…

    Didier Decoin possède un vrai talent de conteur doublé d'une belle érudition. Son écriture très académique évoque avec bonheur le charme de la campagne anglaise au début du 20ème siècle. Dans ce roman, il convoque aussi la figure mythique de Conan Doyle. le père de Sherlock Holmes y apparaît en ardent défenseur de l'existence des fées.
    Un texte dense et généreux qui a à l'évidence demandé un énorme travail de documentation. Pour le lecteur, les images se bousculent. Et à travers la prose extrêmement travaillée on décèle l'engouement de l'auteur pour la Grande Bretagne, ses paysages et ses jardins. La fin m'a déçue mais il n'en reste pas moins que cette Anglaise à bicyclette possède suffisamment de souffle pour que je lui pardonne ce petit écueil.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/09/une-anglaise-bicyclet..
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Critiques presse (3)


  • LePoint , le 04 juillet 2011
    [Didier Decoin ]affirme ici encore son amour irraisonné pour les êtres doux et forts, fragiles et sensibles, ludiques et passionnés. Avec une écriture riche et soyeuse.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Bibliobs , le 30 juin 2011
    Suite de variations sur les caprices du destin, le récit semble faire écho à une croyance des Lakotas. Pour cette tribu sioux en effet, la vie d'un homme est un cercle où tout finit par se rejoindre.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Telerama , le 29 juin 2011
    Romanesque à l'extrême, le nouveau livre de Didier Decoin doit beaucoup à Dickens et ­Conan Doyle, tel un délicieux hommage à la littérature anglaise de la fin du XXe siècle.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par GribouilleChat, le 21 août 2011

    … rien ne doit ralentir Chumani, il faut qu’elle maintienne son avance sur l’essaim des éclats d’obus incandescents et des billes de plomb chauffées à blanc, elle se souvient du jour où elle a été prise en chasse par des abeilles dont elle avait bousculé la ruche, les insectes s’étaient aussitôt lancé à sa poursuite, ondulant derrière elle comme un torrent en crue, et Chumani, bien qu’elle ne fût plus alors qu’une fillette à peine plus âgée que celle qu’elle tente maintenant d’arracher à la fureur des soldats américains, avait compris qu’il n’était pas question de ruser, qu’elle n’échapperait au dard des abeilles qu’à condition de courir plus vite qu’elles, plus vite qu’elle n’avait jamais couru. Les fragments de métal qui la poursuivent aujourd’hui ne sont pas plus intelligents que des abeilles, mais ils sont beaucoup plus rapides, elle ne les voit pas voler au-dessus d’elle mais elle les entend ronfler ou siffler, le bruit dépend de la forme qu’ils ont prise lors de la fragmentation de l’obus, puis ils s’abattent dans la neige avec des grésillements rageurs, et là où ils tombent s’épanoussent de larges ombelles de vapeur grise. (p.15)
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  • Par claracambry, le 26 mars 2012

    Rien, ni dans son langage ni dans ses manières, ne peut laisser supposer qu'Emily n'est pas irlandaise, et une Irlandaise élevée en Angleterre, avec les exigences et la vérité que cela implique. Désormais, ce qui pourrait trahir ses origines sioux lakotas n'est plus d'ordre du visible : elle ne s'est pas contentée d'emprunter aux vieilles comédiennes leur accent irréprochablement anglais, elle a appris d'elles l'art d'enfouir sa propre vérité pour en endosser une autre.
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  • Par brigittelascombe, le 24 août 2011

    Jayson a pris de nombreux clichés des corps éparpillés raidis par le froid dans des poses parfois très belles qui font penser à la façon dont la nature noue et torsade les arbres.
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  • Par feanora, le 12 mai 2012

    Elle aurait pu composer des parfums assourdissants.
    De fait, elle les compose. Son corps est une palette de fragrances qu'il suffit, pour faire chanter, d'embrasser de la tête aux pieds, du boisé de sa chevelure à l'odeur laiteuse et vanillée de sa bouche, du paprika très doux des aisselles à la touche de framboise et de beurre de ses aréoles bleutées, en finissant par le sexe qui sent le thé poivré.
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  • Par EMOTION, le 24 août 2011

    Elle lui sourit:
    - "si deux personnes s'aiment de toutes leurs forces, elles se réincarneront en jumeaux."
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Adaptation du roman "Est-ce ainsi que meurent les femmes" sous le nom de 38 témoins








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