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ISBN : 235287596X
Éditeur : Archipoche (2014)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 452 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est un simple journaliste, mercenaire de l'écriture et pamphlétaire redouté, qui créa du jour au lendemain l'un des mythes fondateurs de la modernité occidentale, avec Don Quichotte et Faust. Car l'essentiel de notre culture et de notre civilisation se trouve bel et b... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Adrienne, le 27 septembre 2012

    Adrienne
    Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur Robinson, le naufrage, l'île, Vendredi... Oubliez l'image que vous en avez reçue au travers de lectures d'enfance, de films ou de séries télévisées... Si vous n'êtes pas de ceux qui ont lu la version originale, vous serez sans doute aussi surpris que moi de constater que de toutes ces images d'Epinal, il ne restera pas grand-chose après la lecture de la nouvelle traduction de Françoise du Sorbier, dont je parlais déjà ici: http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2012/01/22/tradutt...
    Mais ce que je ne comprends absolument pas, c'est ce que Rousseau, oui en effet celui de l'Emile, a bien pu lui trouver pour l'ériger en bible de l'éducation. Ou alors il faudra que je revoie encore une fois mon opinion sur Rousseau - qui n'est déjà pas des plus favorables Langue tirée - car personnellement ce que j'ai trouvé dans cette version complète de Robinson Crusoé, c'est surtout un hymne à la suprématie de l'homme blanc.
    Celui qui considère qu'une terre est sienne dès qu'il a posé le pied dessus.
    Que toute activité doit servir à augmenter ses biens et à s'enrichir.
    Qu'on peut voler à un mort. Et pourtant des pièces d'or ne sont d'aucune utilité sur une île déserte.
    Que la fin justifie les moyens. Lisez et voyez ce qui arrive au jeune Xury.
    Que "le bon sauvage" est avant tout un bon esclave, qui doit oublier sa langue et sa culture propres pour adopter la langue et la religion de son maître.
    Et que donner un nom à une chose, c'est une façon de se l'approprier:
    "Tout d'abord, je lui fis savoir que son nom serait Vendredi, car c'était le jour où je lui avais sauvé la vie. Je le nommai ainsi en mémoire de ce jour, et lui appris également à dire "Maître", puis lui fis comprendre qu'il devait m'appeler ainsi." (page 267)
    Robinson finit par se sentir tout à fait roi de son île le jour où elle compte quatre habitants:
    "Mon île était maintenant peuplée, et je m'estimais très riche en sujets. Je me fis alors souvent la plaisante réflexion que je ressemblais beaucoup à un roi. D'abord, tout le pays était ma propriété, si bien que j'avais une autorité souveraine et indiscutable; ensuite, mon peuple m'était totalement soumis: j'étais seigneur et législateur absolu (...)" (page 310)
    Ce qui m'a fait sourire, c'est la fierté naïve de Robinson quand il montre à Vendredi comment tremper sa galette dans le lait de chèvre. Il ne semble pas imaginer un instant que cet homme connaît sans aucun doute toutes les ressources de l'île, étant natif du coin, et que peut-être c'est lui qui pourrait lui faire découvrir une plante ou un fruit ou comment accommoder un mets "local".
    ***
    1719, c'est l'année de parution de Robinson crusoé. L'esclavagisme et le commerce triangulaire sont en plein essor. Il en est question dans Robinson: c'est pour partir à la recherche d'esclaves sur les côtes de Guinée qu'il s'embarque et quitte sa plantation brésilienne.
    1762, c'est l'année de parution de l'Emile de Jean-Jacques Rousseau, qui, comme le dit la traductrice dans sa postface, "voit en Robinson "le plus heureux traité d'éducation naturelle", et le seul ouvrage digne de la bibliothèque de son Emile" (page 393). Il me semble pourtant que Defoe est loin des idées des Lumières ou des pré-romantiques.
    Et entre les deux, en 1748, Montesquieu, L'esprit des lois, XV, chapitre 5: "Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais...", inégalable pamphlet contre l'esclavage et son inhumanité. Rousseau n'en aurait-il pas eu connaissance?
    ***
    Merci à News Book http://newsbook.fr/ en partenariat avec les éditions Albin Michel http://www.albin-michel.fr/ pour cette très instructive relecture d'un des grands mythes de notre littérature mondiale. En effet, Françoise du Sorbier l'a joliment dépoussiéré ;-)
    "Pourquoi retraduire Robinson Crusoé?" demandait-elle page 393.
    Pour nous donner enfin la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je le jure :-)

    Lien : http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2012/02/04/c-comme-crusoe.htm..
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 03 septembre 2011

    brigittelascombe
    "Merci mon Dieu de m'avoir épargné" crie Robinson Crusoë, parti à 27 ans du Brésil pour ramener des esclaves des Côtes de Guinée et seul rescapé du naufrage de son navire.
    Persuadé d'être un"parjure méritant son châtiment" pour avoir abandonné ses parents vieillissants afin "de courir le monde", cet anglais fera preuve d'ingéniosité et de courage durant dix sept ans pour survivre malgré TOUT.
    Installer un camp,défier les éléments en furie,chasser,pêcher,s'éclairer,résister aux fièvres et aux délires hallucinatoires,monologuer,sculpter,Robinson s'accroche. le temps est long, la vacuité est lourde.
    Voici Kolantha avant l'heure?
    Presque, mais en plus dur.Il est seul.Et c'est terrible ça!
    "Mais pourquoi la Providence m'accable-t-elle à ce point?" crie-t-il à nouveau.
    L'écriture,le bilan du bien et du mal et surtout la foi,la lecture du Nouveau Testa ment,la construction d'une croix l'aideront à résister au désespoir.
    La rencontre avec un groupe de cannibales lui permettra de sauver leur victime potentielle et de s'en faire un allié. Ce sera Vendredi l'ami au fil du temps... ou l'esclave puisqu'il en fait son domestique.
    Un beau livre d'aventure,un récit de voyage,inspiré d'un cas réel, grand succés de Daniel Defoe auteur anglais(au départ de pamphlets politiques puis de fictions) du XVIII° siècle.
    Une peinture sociale de l'Angleterre du XVII° siècle:morale,argent,efforts fournis pour travailler.
    Une apologie criticable du colonialisme anglais puisque Robinson va sauver le "bon sauvage",l'éduquer et le convertir à sa propre religion monothéiste.
    Un beau portrait psychologique du mythe et du héros philosophe qui s'ouvre à Dieu, à la spiritualité et se présente comme un humaniste.
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    • Livres 4.00/5
    Par MissMarty, le 07 juillet 2012

    MissMarty
    Robinson a toujours reçu l'appel de la mer depuis son enfance. Ses parents l'ont empêché de lui répondre mais pas pour longtemps. Il embarque sur un navire marchand mais son navire s'échoue sur une île après avoir essuyé une violente tempête.
    Il vivra vingt ans sur cette île et fera la connaissance de Vendredi, un noir sauvage qui retrouvera son père sur l'île.
    Puis, des événements soudains se succéderont...
    L'état d'esprit encore humain de Robinson après de nombreuses années sera contestée par Jules Verne qui pensait que, après de nombreuses années sans voir ses semblables, l'homme s'animalise. Quand il a écrit L'île mystérieuse : le bandit Ayrton, après douze ans d'abandon sur l'île Tabor devient semblable à une bête sauvage qui redeviendra humain avec la compagnie de ses nouveaux amis. L'hypothèse de Jules Verne sera contestée par son éditeur.
    Alors, Robinson pouvait-il rester maître de son humanité après vingt ans ?
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    • Livres 4.00/5
    Par Huckleberry, le 10 juin 2010

    Huckleberry
    Je regrette que Robinson Crusoé soit un chrétien intégriste raciste esclavagiste guerrier qui dégomme tout ce qui bouge, j'aurais bien voulu que son isolement lui change sa mentalité. Et l'attaque des loups m'a paru surréaliste, limite Chaperon Rouge. Sinon, Daniel Defoe est un très bon écrivain, car très bon menteur, son sens du détail est remarquable et donne sa splendeur au roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par Didier34, le 26 août 2013

    Didier34
    Vers l'âge de 10 ans, j'avais lu Robinson crusoé... Mais c'était une version "allégée", commençant à peu près au début du naufrage et se terminant avec le départ de Robinson de son île, un peu plus de 28 ans plus tard.
    Cette fois, il s'agit de la version complète, celle traduite par Pétrus Borel en 1836. Les aventures de Robinson débutent plusieurs années avant le célèbre naufrage, et se terminent bien après.
    Pour rappel, Daniel Defoe s'était inspiré de l'histoire vraie d'un boucanier écossais, Alexander Selkirk, qui passa 52 mois sur l'île de Mas a Tierra (archipel Juan Fernandez, au large du Chili).
    Lecture plus ardue évidemment que cette version originale dans une de ses traductions les plus célèbres... et en vieux français... Ce qui donne un certain charme à ladite lecture que j'ai débutée avec un (gros) dictionnaire à portée de main pour y trouver les définitions des nombreux termes techniques liés au monde de la marine à voile, entre autres.
    Bien entendu, l'histoire est à replacer dans son contexte historique, lequel se dessine au fil des pages (place primordiale de la religion, connaissances géographiques de l'époque, moeurs, techniques de navigation, ...).
    Bref, les aventures de Robinon Crusoé ne se limitent pas, loin s'en faut, aux années passées sur l'île. Elles se finissent même après un long voyage, par la terre, et d'est en ouest, à travers le continent asiatique...
    Une lecture intéressante, parfois ardue, confondante de naïveté souvent.
    Je note en outre, pure coïncidence, que j'ai terminé la lecture de ce livre exactement 304 ans après le sauvetage d'Alexander Selkirk...
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Citations et extraits

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  • Par oberman71, le 18 octobre 2012

    Il advint qu’un jour, vers midi, comme j’allais à ma pirogue, je fus excessivement surpris en découvrant le vestige humain d’un pied nu parfaitement empreint sur le sable. Je m’arrêtai court, comme frappé de la foudre, ou comme si j’eusse entrevu un fantôme. J’écoutai, je regardai autour de moi, mais je n’entendis rien ni ne vis rien. Je montai sur un tertre pour jeter au loin mes regards, puis je revins sur le rivage et descendis jusqu’à la rive. Elle était solitaire, et je ne pus rencontrer aucun autre vestige que celui-là. J’y retournai encore pour m’assurer s’il n’y en avait pas quelque autre, ou si ce n’était point une illusion ; mais non, le doute n’était point possible : car c’était bien l’empreinte d’un pied, l’orteil, le talon, enfin toutes les parties d’un pied. Comment cela était-il venu là ? je ne le savais ni ne pouvais l’imaginer. Après mille pensées désordonnées, comme un homme confondu, égaré, je m’enfuis à ma forteresse, ne sentant pas, comme on dit, la terre où je marchais. Horriblement épouvanté, je regardais derrière moi touts les deux ou trois pas, me méprenant à chaque arbre, à chaque buisson, et transformant en homme chaque tronc dans l’éloignement. – Il n’est pas possible de décrire les formes diverses dont une imagination frappée revêt touts les objets. Combien d’idées extravagantes me vinrent à la tête ! Que d’étranges et d’absurdes bizarreries assaillirent mon esprit durant le chemin !

    Quand j’arrivai à mon château, car c’est ainsi que je le nommai toujours depuis lors, je m’y jetai comme un homme poursuivi. Y rentrai-je d’emblée par l’échelle ou par l’ouverture dans le roc que j’appelais une porte, je ne puis me le remémorer, car jamais lièvre effrayé ne se cacha, car jamais renard ne se terra avec plus d’effroi que moi dans cette retraite.

    Je ne pus dormir de la nuit. À mesure que je m’éloignais de la cause de ma terreur, mes craintes augmentaient, contrairement à toute loi des choses et surtout à la marche, ordinaire de la peur chez les animaux. J’étais toujours si troublé de mes propres imaginations que je n’entrevoyais rien que de sinistre. Quelquefois je me figurais qu’il fallait que ce fût le diable, et j’appuyais cette supposition sur ce raisonnement : Comment quelque autre chose ayant forme humaine aurait-elle pu parvenir en cet endroit ? Où était le vaisseau qui l’aurait amenée ? Quelle trace y avait-il de quelque autre pas ? et comment était-il possible qu’un homme fût venu là ? Mais d’un autre côté je retombais dans le même embarras quand je me demandais pourquoi Satan se serait incarné en un semblable lieu, sans autre but que celui de laisser une empreinte de son pied, ce qui même n’était pas un but, car il ne pouvait avoir l’assurance que je la rencontrerais. Je considérai d’ailleurs que le diable aurait eu pour m’épouvanter bien d’autres moyens que la simple marque de son pied ; et que, lorsque je vivais tout-à-fait de l’autre côté de l’île, il n’aurait pas été assez simple pour laisser un vestige dans un lieu où il y avait dix mille à parier contre un que je ne le verrais pas, et qui plus est, sur du sable où la première vague de la mer et la première rafale pouvaient l’effacer totalement. En un mot, tout cela me semblait contradictoire en soi, et avec toutes les idées communément admises sur la subtilité du démon.

    Quantité de raisons semblables détournèrent mon esprit de toute appréhension du diable ; et je conclus que ce devaient être de plus dangereuses créatures, c’est-à-dire des Sauvages de la terre ferme située à l’opposite, qui, rôdant en mer dans leurs pirogues, avaient été entraînés par les courants ou les vents contraires, et jetés sur mon île ; d’où, après être descendus au rivage, ils étaient repartis, ne se souciant sans doute pas plus de rester sur cette île déserte que je ne me serais soucié moi-même de les y avoir.
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  • Par LydiaB, le 17 mai 2010

    En 1632, je naquis à York, d’une bonne famille, mais qui n’était point de ce pays. Mon père, originaire de Brème, établi premièrement à Hull, après avoir acquis de l’aisance et s’être retiré du commerce, était venu résider à York, où il s’était allié, par ma mère, à la famille ROBINSON, une des meilleures de la province. C’est à cette alliance que je devais mon double nom de ROBINSON-KREUTZNAER ; mais, aujourd’hui, par une corruption de mots assez commune en Angleterre, on nous nomme, nous nous nommons et signons CRUSOÉ. C’est ainsi que mes compagnons m’ont toujours appelé.

    J’avais deux frères : l’aîné, lieutenant-colonel en Flandre, d’un régiment d’infanterie anglaise, autrefois commandé par le fameux colonel Lockhart, fut tué à la bataille de Dunkerque contre les Espagnols ; que devint l’autre ? j’ignore quelle fut sa destinée ; mon père et ma mère ne connurent pas mieux la mienne.

    Troisième fils de la famille, et n’ayant appris aucun métier, ma tête commença de bonne heure à se remplir de pensées vagabondes. Mon père, qui était un bon vieillard, m’avait donné toute la somme de savoir qu’en général on peut acquérir par l’éducation domestique et dans une école gratuite. Il voulait me faire avocat ; mais mon seul désir était d’aller sur mer, et cette inclination m’entraînait si résolument contre sa volonté et ses ordres, et malgré même toutes les prières et les sollicitations de ma mère et de mes parents, qu’il semblait qu’il y eût une fatalité dans cette propension naturelle vers un avenir de misère.
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  • Par Paluzzi, le 20 août 2010

    30 Septembre 1659.

    Moi, pauvre misérable Robinson Crusoé, après avoir fait naufrage au large durant une horrible tempête, tout l'équipage étant noyé, moi-même étant à demi mort, j'aborde à cette île infortunée, que je nommai l'Ile du désespoir;

    Je passai tout le reste du jour à m'affliger de l'état affreux où j'étais réduit: sans nourriture, sans demeure, sans vêtements, sans armes, sans lieu de refuge, sans que la mort, soit que je dusse être dévoré par les bêtes ou tué par les sauvages, ou que je dusse périr de faim. À la brune je montai sur un arbre, de peur des animaux féroces, et je dormis profondément, quoiqu'il plût toute la nuit.
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  • Par cequejelis, le 05 octobre 2012

    " Si quelqu’un avait pu visiter ma grotte, à coup sûr elle lui aurait semblé un entrepôt général d’objets de nécessité. J’avais ainsi toutes choses si bien à ma main, que j’éprouvais un vrai plaisir à voir le bel ordre de mes effets, et surtout à me voir à la tête d’une si grande provision.

    Ce fut seulement alors que je me mis à tenir un journal de mon occupation de chaque jour ; car dans les commencements, j’étais trop embarrassé de travaux et j’avais l’esprit dans un trop grand trouble ; mon journal n’eût été rempli que de choses attristantes."

    [p. 43]
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  • Par mamangel1, le 26 septembre 2012

    Que de fois n'arrive t-il pas, dans le cours de notre vie, que le mal que nous cherchons le plus à éviter, et qui nous paraît le plus terrible quand nous y sommes tombés, soit la porte de notre délivrance, l'unique moyen de sortir de notre affliction!

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