ISBN : 9782742794713
Éditeur : Actes Sud (2011)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
Alors qu’elle débute une relation passionnelle avec Pierre rencontré dans un aéroport, Lysange est invité par un inconnu à s’installer dans sa cabane au bord de l’Océan. Là, elle trouve un manuscrit datant des années 1950, écrit par soeur Madeleine quand elle était en m... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Lolokili, le 04 janvier 2012

    Lolokili
    Derrière ce titre se cachent deux histoires pour le prix d'une. Une affaire me direz-vous ? Pas si sûr...
    Pour commencer, voici Lysange (mais qu'est-ce que c'est que ce prénom d'abord ??). Démographe quadragénaire et libérée, Lysange se débat péniblement dans une relation alambiquée avec Pierre, photographe de guerre brillant, sans doute, mais quand même furieusement tourmenté du cortex. En outre et parallèlement, Lysange s'interroge quant à la curieuse lettre d'un inconnu, Tomas, l'invitant à venir s'installer chez lui dans sa cabane en bordure d'océan (le truc hyper-crédible déjà).
    Page 108, on respire, changement de décor et entrée en scène de sœur Madeleine (la nonne, donc). Toute jeune religieuse en partance pour le Brésil, elle doit y rejoindre une congrégation aux tréfonds de la jungle amazonienne, assistée pour la circonstance d'Angel (le brigand donc), body-guard local, rustique et mécréant juste ce qu'il faut. Au prix d'un effort minimum de concentration, le lecteur avisé subodore promptement que ces deux là ne vont pas nécessairement se taper dessus très longtemps. Quel suspens, quel suspens...
    Bon public, on suivrait donc volontiers cette chouette idylle romantique qui se profile dans la jungle impitoyable avec la subtilité d'une intrigue Harlequin. Oui mais voilà, deux chapitres sur trois, on retrouve Lysange toujours en proie 1/ à ses torrides cogitations relatives au galant précité et de plus en plus torturé, 2/ au mystère de cette improbable proposition de squat gratos sur la côte ferretcapienne. Prises de tête, envolées lyriques, effets de style jusqu'à la nausée, poétiques certes, mais déjà lassants au bout de 10 pages... alors au bout de 200 (pages) forcément, on fatigue un peu.
    Après s'être envoyé les digressions obsessionnelles de Lysange durant encore approximativment 592 chapitres, le lecteur avisé et toujours aussi concentré constate que, ô surprise, les deux histoires se rejoignent (celle-là non plus on ne l'avait pas vue venir). Ouf, on aura au moins les réponses aux questions qu'on ne se posait pas encore.
    Pardonnez mon manque de réceptivité, Madame Deghelt, mais trop, c'est trop. Trop de prévisible, trop de coïncidences absurdes, trop d'invraisemblances, trop de pathos. Certes, votre écriture, ce n'est pas de la daube, bien que personnellement j'y aurais bien apprécié un peu plus de simplicité dans le lyrisme, mais l'histoire... On oscille entre Flaubert et Marc Levy sans vraiment réussir à trancher. Bref, ça se devine peut-être à travers ces lignes (non ?!), ce livre m'a un peu agacée...
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    Critique de qualité ? (37 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 24 février 2011

    caro64
    Impossible de ne pas entrevoir le poème de Victor Hugo qu'ont chanté Brassens (voir lien ci-dessous) et Barbara derrière le titre choisi par Frédérique Deghelt . D'ailleurs, elle cite La légende de la nonne en exergue : «Il était laid : les traits austères, la main plus rude que le gant ; Mais l'amour a bien des mystères, et la nonne aima le brigand». Voilà un bon résumé de ce qu'il va suivre.
    La femme au coeur de ce roman, Lysange, vit une passion dévorante pour un homme qu'elle vient de rencontrer. En parallèle de son histoire on remonte le temps et on découvre le journal de la toute jeune soeur Madeleine partie en Amazonie quelques décennies plus tôt. On suit alors le parcours de deux femmes, leurs désirs, leurs élans et leurs doutes. Et le voile se lève peu à peu sur leurs histoires respectives......
    La nonne et le brigand est un merveilleux voyage. A travers le temps, grâce aux écrits de Sœur Madeleine habilement insérés dans le roman, et qui lui donne une certaine dimension exotique. Mais, c'est surtout un voyage dans les méandres du sentiment amoureux, à travers deux personnages féminins pour qui l'amour, au-delà du rapport charnel et des sentiments, est un don de soi total. Et, c'est aussi l'écriture qui exerce sur le lecteur une vraie séduction. Un très beau roman plein de mystère et d'humanité, un roman sensuel et envoûtant. Difficile à lâcher une fois commencé…
    Frédérique Deghelt nous touche une fois encore (La grand-mère de Jade, un vrai coup de coeur) par la profondeur et la sensualité de ces deux amoureuses magnifiques.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 01 février 2011

    BoulieBouffeTout
    Un roman de 400 pages qui pourraient se séparer des 100 premières sans que cela vienne perturber la lecture, la compréhension de l'histoire, l'intensité des personnages...
    L'histoire ne démarre vraiment à mon goût qu'au moment où l'histoire résumée dans le titre commence ! Soit le récit de la nonne et du brigand....
    Toute la partie amont est un peu longue et peut lasser, elle fait en tout cas mentir la 4ème de couv', ce qui peut pour certain(e) impatient(e)s avoir un effet totalement déceptif et générer éventuellement l'abandon du livre !
    Bref.
    Il faut prendre son mal en patience pendant une centaine de pages avant que l'histoire ne prenne tout son sens.
    Le roman est assez cousu de fil blanc, j'ai vu arriver la fin dès le début... Pour autant, cela n'a nullement gâché ma lecture.
    Un point néanmoins qui m'a gêné c'est que trop de sentiments tue le sentiment. Et parfois l'auteure en fait des tonnes, je m'en serais passée.
    Autrement, c'est un bon roman, inférieur à "La vie d'une autre" à mon goût.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 09 mai 2011

    Cath36
    Ce roman m'a rappelé un peu "le narcisse noir" de Godden que j'avais beaucoup aimé, roman dans lequel des religieuses quittent leur couvent pour s'installer au fin fond de l'Himalaya et, vaincues petit à petit par un climat étrange et délétère, finissent par sombrer dans une sorte de folie à laquelle leur départ seul mettra fin. Ici, point de folie, mais le récit de d'un amour que des circonstances inhabituelles ont favorisé, et qui transforme peu à peu les deux protagonistes de l'histoire ; histoire relue à la lumière d'un autre amour, celui de la narratrice, aussi douloureux, aussi difficile que le premier. Non, rien n'est jamais acquis à l'homme, nous redit Frédérique Deghelt dans ce livre superbe où les phrases et les images tournoient en cercles concentriques pour atteindre petit à petit la cible, comme une sorte de voyage initiatique dans le labyrinthe du coeur humain, où les forces de mort s'opposent sans cesse aux forces de vie, faisant de l'amour la plus grande source de joies et de tourments ; amour qui transcende la volonté humaine pour l'entraîner là où elle ne pensait (ni ne voulait) aller. "Nous sommes à la fois ce paradis et cet enfer où le brûlant cotoie le glacé, et toujours dans cette chair qui se partage en deux l'âme obligée de choisir son camp". Oui c'est un très beau livre que ce texte qui analyse de façon presque proustienne les conflits entre la chair et l'âme, entre le don et la confiance, entre la trahison et le remord ; mais peut-être faut-il avoir beaucoup vécu pour en comprendre toutes les implications, avec le recul que donne l'expérience. En dépit des erreurs et des échecs des personnages, où plutôt à cause d'eux, ce roman s'ouvre sur une espérance qui éclaire leur existence en les rendant solidaires les uns des autres et qui donne tout son sens au récit.
    Peut-être un peu long quelquefois en effet, mais profond et beau.
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    • Livres 4.00/5
    Par PLUMAGILE, le 24 février 2011

    PLUMAGILE
    Lâchez tout ce que vous lisez à l'instant et jetez-vous à cœur perdu dans ce roman délicieux.
    Dès l'épigraphe, les quelques vers de Victor Hugo (que Brassens mettra en musique) sont une belle référence à La Légende de la Nonne.
    Trois histoires marchent en parallèle, voire 4 : celle de Lysange et Pierre, celle de Tomas et Lysange, celle d'Angel et sœur Madeleine. Bien sûr, on découvre au fur et à mesure qu'elles sont toutes tricotées ensemble.
    Mais quel bonheur de lecture !! On y parle de l'Amour sous toutes ses formes : maternel, passion, amitié, de Dieu… Les réflexions de Lysange sur le couple sonnent juste (j'ai parfois cru qu'elle me connaissait et parlait de mon histoire quand elle évoque son couple avec John !! ) ; les affres de la passion et les montagnes russes qu'elle vit avec Pierre sont très bien rendues (même si le personnage de Pierre reste un peu en retrait de l'histoire et ne m'a pas séduite plus que cela) ; l'histoire de la nonne est peut-être parfois un peu longuette, mais par contre bien documentée sur la mission de Guaraja-Mirim. J'ai beaucoup, mais vraiment beaucoup aimé le personnage de Tomas.
    Le tout est écrit dans un style que j'affectionne particulièrement. C'est donc une lecture que je vous recommande vivement !!
    Petite cerise sur le gâteau et que j'ai retrouvée dans plusieurs de mes dernières lectures : l'auteur a mis en fin de roman, la liste des musiques qui l'ont accompagnée pendant son temps d'écriture (22 mois).
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Citations et extraits

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  • Par Aifelle, le 16 février 2011

    "Je repasse comme un film nos emportements, nos caresses, nos baisers. J'y cherche la faille ; peut-être dans ce mouvement du corps qui trahit les ombres de l'âme, mais je ne trouve rien. Je réalise que les mauvais moments que l'on vit avec un être chéri peuvent effacer complètement les emportements, les rires et délires, les palpitations, les évanouissements dans le plaisir. Mais comment fait-on pour que l'inverse devienne possible ? Pour que la haine, le désespoir, la peine, les ordures accumulées disparaissent dans un baiser ou une étreinte. Je sens poindre l'ironie. Ce que je désire a un nom. L'ardoise magique."

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  • Par caro64, le 24 février 2011

    Elle n'avait nul besoin de cet homme qu'elle n'avait ni imaginé ni désiré, et encore moins de son corps dont elle était aujourd'hui avide. Il lui semblait avoir déjà assouvi et exploré les mouvements de l'état amoureux, mais cette histoire ne ressemblait à rien de ce qu'elle avait connu jusqu'alors. Innocence, pureté, don total, vénération, tout ce qui ouvrait l'âme et s'emmêlait de façon inextricable au corps était un mystère. L'absence trahissait le souvenir, le désir et même la raison d'être d'une histoire, mais il était une chose que Lysange ne pouvait effacer : les portes qui s'étaient ouvertes, ce que l'amour avait modifié en elle et qui ne pourrait plus disparaître en elle.
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  • Par Lolokili, le 04 janvier 2012

    J’ai vécu comme jamais auparavant ce que les Brésiliens appellent la « saudade ». Cette tristesse particulière qu’ils mettent dans leurs chansons d’amour. Intraduisible en français. La nostalgie mélancolique, ou la mélancolie nostalgique d’un temps qui ne reviendra plus jamais
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  • Par PLUMAGILE, le 24 février 2011

    Il est interdit à ceux qui s’aiment de regarder l’avenir. Saisir l’instant et lui donner toute sa splendeur, vivre le bonheur dans un regard immédiat, voilà le secret de la longévité. Et rompre le charme, c’est vouloir mettre des « toujours », concevoir des plans, édifier des murs, prévoir, construire, consolider, interroger demain.
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  • Par Lolokili, le 04 janvier 2012

    Au dos, il y avait écrit : « Le plus grand obstacle à la vie, c’est l’attente qui se suspend au lendemain et ruine l’aujourd’hui ». C’était de Sénèque, extrait de son ouvrage « De la brièveté de la vie ».
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Vidéo de Frédérique Deghelt

Sortie le 15 Février 2012, film de Sylvie Testud avec Juliette Binoche et Bruno Kassovitz "La vie d'une autre" Témoignage de Sylvie Testud Marie, 40 ans, se réveille en pensant qu'elle en a 25. Elle a oublié 15 ans de sa vie. Elle se réveille au début d'une histoire d'amour qui en fait se termine. Elle se réveille et elle a quatre jours pour reconquérir l'homme de sa vie.








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