« Depuis que les poètes ont disparu »... « Le cercle » des lecteurs va aussi disparaissant. Un adjoint « culturel » de la Mairie de Paris déclarait récemment (en voix off) : « le livre n’est pas sexy ! ». Et si le livre n’est pas sexy ... > voir plus
court et dense - leste et exigeant une lecture attentive - histoire, position s'achevant en mini-pamphlet de la "modernité" de la poésie et de son illisibilité supposée
Le prédicat qui nous intéresse, celui de la lisibilité ou non, nous prescrit de réexaminer l'acte de lecture, le rapport de la poésie-en-poèmes à la lecture, c'est-à-dire à l'audition de son texte vociféré, « lu » par un auteur ou son porte-voix ; ou au déchiffrement de son texte imprimé sur une page, édité en livre transformable. Et d'autres circonstances apparentées...
Par une révolution surprenante et permanente, les principes et les requisits, les axiomes et les méthodes, des grandes poétiques de la tradition qui enfantèrent aussi la tradition du moderne et l'intégrèrent, sont mis hors-jeu : incompris ou méprisés ou ignorés par les descendants, les fameux « héritiers », avides de refuser l'héritage pour défroquer cette appellation devenue infâme, transformés (mutés) en personnel d'accueil de la nouvelle ère post-moderne culturelle.
Autrement dit un « mot » ne fut jamais isolé (on l'isole après coup au dictionnaire) mais toujours « total refait » (i.e. phrasé) et en formation, « expans-i-on » ouvrant, opérant, le champ figuratif en figures de son « pouvoir-dire quelque chose ; il peut dire « quelque chose » avec les autres : « toute chose », la « chose », n'est pas isolée, mais chose de choses, « nuage »