> Hélène Collon (Traducteur)

ISBN : 2258080746
Éditeur : Les Presses De La Cite (2009)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Depuis son atterrissage à l'aéroport JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. Le spectacle qu'Ephraïm et son équipe d'épidémiologistes découvrent à bord a de quoi glacer le sang : tous les passagers sauf quatre sont morts, e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par MissG, le 04 décembre 2011

    MissG
    "[Bruits de choc. Parasites. Bruits trident.] Fin de transmission."
    Voilà que le vol Regis 753 vient d'atterrir à l'aéroport de JFK à New-York mais plus personne ne répond, plus rien ne répond, toutes les lumières sont éteintes, c'est un avion mort qui se trouve sur une piste de l'aéroport.
    Jimmy Mendes, surnommé L'Evêque, est contrôleur aérien, et il conçoit son métier comme le fait d'aider "les pilotes à extraire de la matrice du vide des avions bourrés d'"âmes"".
    Et là ce sont plus de cent âmes qui ne répondent plus.
    A Ephraïm Goodweather, médecin épidémiologiste, on a dit qu'"ils sont tous morts". "Tous, jusqu'au dernier".
    Et lorsque les autorités aéroportuaires ont pénétré dans l'avion, elles ont indiqué dans un mégaphone "Aux occupants du vol Regis 753 : ici l'Autorité aéroportuaire de New York - New Jersey. Nous pénétrons à bord de l'appareil. Pour votre sécurité, veuillez rester à vos places et placer vos mains sur votre tête."
    Tout est déjà trop tard, une machine infernale s'est enclenchée et pour la sécurité de l'Humanité il aurait fallu détruire cette avion, ne pas chercher à pénétrer à l'intérieur afin de ne pas libérer le fléau qu'il contenait.
    Car il ne s'agit ni d'une prise d'otages, ni d'un détournement d'avion, ni de gaz toxiques, non c'est bien pire que cela.
    Tapis dans l'ombre jusqu'à présent l'heure des vampires a sonné, et c'est par le Septième Aîné que leur fléau va se déchaîner et ravager New York, puis le reste du monde, pour plonger l'Humanité dans une nuit sans fin.
    "La Lignée" est le premier tome d'une trilogie sur les vampires.
    Ecrite à quatre mains par Guillermo del Toro et Chuck Hogan, elle propose une version noire et revisitée du mythe des vampires.
    Il n'y a pas grand chose de Dracula dans ce livre, encore moins des gentils vampires de "Twilight" ou du "Journal d'un vampire".
    Les auteurs ont choisi de revisiter complètement le mythe et d'en proposer une version plus moderne, plus réfléchie, mais surtout plus cruelle, vicieuse et dévastatrice que leurs prédécesseurs.
    Finies les histoires de vampires qui mordent leurs victimes pour se repaître de leur sang et les transformer, là il s'agit d'un virus transmis par une piqûre de l'aiguillon d'un vampire qui parasite le corps des hôtes via des vers blancs (les parasites capillaires) pour remodeler les organes et transformer le mort en vampire.
    Après cette nouvelle créature n'a qu'un but : alimenter ses parasites capillaires en sang et contaminer d'autres personnes.
    C'est complexe, c'est novateur (ce n'est pas le vampire lui-même qui a besoin de sang, mais les parasites) et ça fait peur, autant dire que j'ai beaucoup apprécié le mythe du vampire développé par les auteurs.
    Certes, ils ont conservé quelques lieux communs comme le cercueil contenant la terre, l'impossibilité de traverser une surface d'eau sans y avoir été invité, le soleil ou une forte luminosité détruisant le vampire, mais j'ai bien apprécié le fait que ça soit aux antipodes des vampires récemment développés dans la littérature.
    Là il y a 7 Aînés, présents sur Terre depuis très longtemps, et répartis sur plusieurs continents. Ils ont une sorte de pacte de non agression, sauf que le 7ème Aîné va s'allier à un humain et déclencher la fin de l'Humanité.
    Il y a aussi apparemment divers stades pour les vampires : la métamorphose en une journée qui ne sera complète qu'au bout de sept jours, puis des stades d'évolution (acquisition de rapidité, possibilités de communiquer par l'esprit ...).
    Je retiens surtout que plus un vampire est vieux plus il est hideux et puissant !
    J'ai beaucoup apprécié l'écriture et le rythme du livre.
    C'est plutôt écrit sous la forme d'un scénario, les chapitres sont courts et se situent dans divers endroits, faisant interagir plusieurs personnes qui finissent par se regrouper vers la fin, ça donne une vraie dynamique à l'histoire et contribue à la rendre captivante et intrigante.
    L'intrigue va crescendo et ne redescend à aucun moment, la fin ne donnant qu'une envie : lire la suite !
    De plus, les chapitres sont ponctués d'intermèdes se déroulant pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ils permettent de mieux comprendre de quoi il s'agit et donnent des clés de compréhension.
    Je reprocherai aux auteurs d'avoir voulu garder secrète un peu trop longtemps la nature exacte des vampires, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de description pendant plus de la moitié du livre et j'avais du mal à visualiser les êtres dont il s'agissait, notamment en ce qui concerne l'aiguillon.
    Par contre, je trouve que ce livre a été écrit de telle façon qu'il peut être adapté au cinéma, ce qui ne me surprend qu'à moitié étant donné que l'un des auteurs est Guillermo del Toro.
    Il y a un vrai climat d'horreur qui est mis en place dans le livre, renforcé par le fait qu'une partie de la population n'a pas conscience de ce qui se passe, car le silence est "la meilleure arme" des vampires.
    Il y est aussi question d'une éclipse solaire qui joue un rôle majeur dans l'histoire et donne une dimension surnaturelle aux évènements.
    L'intrigue se passe à New York, dans plusieurs quartiers : le Queens, TriBeCa, le Bronx.
    C'est l'un des atouts du livre car cela étend encore plus l'intrigue et donne une impression de masse à l'histoire, impression renforcée avec les scènes se déroulant dans le métro.
    Il y est aussi beaucoup question du site du World Trade Center qui joue un rôle majeur dans l'intrigue.
    C'est une symbolique forte et le parallèle est intéressant entre cette histoire de destruction de l'Humanité et les destructions des deux tours en 2001.
    J'ai d'ailleurs senti à la lecture le respect des auteurs pour ce site, son caractère presque sacré.
    L'autre point fort du livre c'est la multitude de personnages.
    Au lieu d'égarer le lecteur, cette multitude lui permet de mieux saisir les clés de l'intrigue et de se trouver des deux côtés de la barrière : à la fois de suivre les personnages luttant contre les vampires et à la fois de suivre l'évolution et les intentions des vampires.
    Très vite un cercle de personnages récurrents se dessine et ce sont eux qui seront les moteurs de l'histoire. Il s'agit notamment d'Ephraïm Goodweather, d'Abraham Setrakian, de Nora Martinez et vers la fin du livre de Vassili Fet et de Augustin - Gus - Elizalde.
    Ils sont issus de milieux variés et mais se retrouvent unis dans le même combat.
    J'ai également apprécié le choix des auteurs de se focaliser sur certains passagers du vol Regis 753, cela permet de vivre avec eux leur transformation et de découvrir la façon dont ils appréhendent leur nouvel état (soit refus soit acceptation).
    Ces différents personnages ont permis aux auteurs de créer de très bonnes scènes d'action (notamment la scène finale dans le métro), de panique (l'homme/nouveau vampire marchant nu dans les rues) et d'horreur (les scènes de confrontation avec le Maître).
    En conclusion j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce premier tome de la trilogie de vampires de Guillermo del Toro et Chuck Hogan.
    L'histoire est bien écrite, bien construite, il n'y a aucun temps mort et l'intrigue est maîtrisée du début à la fin, plongeant le lecteur dans l'horreur et le chaos.
    Les auteurs cassent en grande partie les règles de la mythologie des vampires pour le plus grand plaisir des lecteurs et livrent un très bon thriller fantastique dont le lecteur a très vite envie de connaître la suite.
    Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New-York en littérature 2012.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/12/la-lignee-de-guillermo-de..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par MsGoliath, le 20 mai 2012

    MsGoliath
    Avec La lignée, Guillermo del Toro (le papa du Labyrinthe de Pan) co-signe avec Chuck Hogan le premier roman d'une trilogie vampirique tout sauf glamour ! Si vous êtes accro aux vampires ado made-in Twillight ou Vampire Diaries… ne vous retournez peut-être pas vers ce roman où les vampires sont tous sauf beaux et à moitié méchants.
    L'histoire débute quand un avion atterri sur une piste de l'aéroport de JFK (New-York). Jusque là, rien de bien palpitant, sauf que depuis son atterrissage, personne ne répond à bord. L'avion semble abandonné de toute forme de vie… ou presque ! À part 4 rescapés en piteux états, tous les passagers sont morts. Mais le soir même 200 cadavres (en provenance de l'avion) disparaissent mystérieusement des morgues de la Big Apple. Ephraïme, épidémiologiste, va vite comprendre que ce phénomène n'a pas grand chose d'humain…
    Ces vampires là, faites moi confiance, vous feront frémir de peur. Guillermo del Toro et Chuck Hogan nous livre ici un bon roman, bien ficelé et bien mené qui a la particularité de reprendre un mythe on ne peut plus fashion à leur sauce ketchup-hémoglobine en contraste total avec la mode actuelle. Dans son traitement du « vampire », ce roman m'a rappelé le fils des ténèbres de Dan Simmons (que je vous conseille aussi !) : des vampires, des vrais, des durs à cuire et bien antipathiques.
    La lignée est le premier volet d'un triptyque, autant vous l'annoncer tout de suite : la fin vous laisse sur votre faim (on vous l'avez jamais faite celle-là). le second volet, La chute, est paru fin 2010 aux Presses de la Cité. Je ne l'ai pas encore lu, mais ça ne saurait tarder. S'il est aussi accrocheur que le premier, il risque d'être bien vite dévoré.
    Pour les amateurs de vampires, les fans de frissons, les adaptes de l'hémoglobine et des phénomènes étranges ainsi que pour tous les admirateurs de Guillermo del Toro et de Chuck Hogan, n'hésitez pas un seul instant : La lignée est pour vous ! Un très bon achat.

    Lien : http://www.cappuccino-time.fr/la-lignee-guillermo-del-toro-chuck-hog..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par PinkCanary, le 26 août 2010

    PinkCanary
    Un avion en provenance de Berlin attérit à New York mais personne n'en descend et personne ne répond. Une équipe d'épidémiologistes monte à bord et découvre que tous les passagers sont morts, sans violence apparente, sauf quatre survivants qui ne savent pas ce qui s'est passé. Une attaque bactériologique est évidemment évoquée mais les choses dérapent quand les morts disparaissent de la morgue et sont retrouvés errants en ville.
    Un petit groupe se forme pour découvrir ce qui se passe tandis que ce qui semble être une terrible épidémie se répand avec violence et que des personnages énigmatiques apparaissent et semble comploter dans l'ombre contre... l'humanité, tout simplement.
    Mon avis : Des "gentils" qui m'ont fait pensé à un mix entre les Ghostbusters et Grissom des Experts avec le classique duo d'amants au boulot, le vieux qui en sait long, le membre de gang qui est mêlé à tout ça malgré lui et qui sait se débrouiller, le dératiseur qui sait qu'il n'y a pas que des rats dans les sous sols et pleiiiiin d'outils super sophistiqués pour shplouker (oui, ça fait ce bruit) les vampires. Un méchant très vieux avide de pouvoir ouhhh le vilain. le monstre, le vampire donc puisque c'est de ça qu'il est question, qui m'a fait penser à un Nosferatu dans l'allure et l'angoisse que peut provoquer sa vue. Plein de vampires qui m'ont fait plus penser à une horde de zombies qui veulent t'arracher la figure et la langue pour se faire un quatre heure (avec du nutella ©) Des "ahhh berk", des "ooohh le pauvre", des "mais ne va pas là, pffff...", du gore (un passage m'a un peu gênée j'avoue), de la respiration bruyante dans un couloir de métro désaffecté et sombre qui rend les mains moites...donc du classique, valeur sûre. Et un petit "oh mais que va-t-il se passer après? tadadadam..." vu que ça se termine avec un cliffangher du tonerre (normal c'est une trilogie).
    Du classique donc...et oui, double tranchant...un vampire, moui...style épidémie/virus...moui...la montée en puissance de l'angoisse...moui...un méchant humain fait une alliance avec un méchant pas humain...moui...aïe...alors étant donné que j'adore ce que réalise Guillermo del Toro, j'ai mis cet ouvrage en tête de liste pour commencer le challenge 1% mais j'avoue que j'ai été un peu déçue par rapport à ce que j'imaginais. Si del Toro venait à l'adapter en film, ça serait une autre histoire car le rythme y est, c'est juste que pour l'instant, l'histoire me parait assez convenue.
    Conclusion : J'allais le lire en anglais et paf! il sort pour la rentrée littéraire. La couverture française ressemble à l'édition anglaise, va pour le challenge 1%! J'ai trouvé le début un tout petit peu longuet mais comme ça doit être une trilogie, il faut bien installer le cadre et présenter les personnages. Puis, je me suis laissée emporter par l'action et les chapitres courts, à la façon d'une série télé. Ah làlà, je suis partagée...un livre bien sympa mais qui ne casse pas deux canines à un vampire non plus...
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    • Livres 4.00/5
    Par belledenuit11, le 24 mars 2011

    belledenuit11
    Ce livre traînait dans ma PAL depuis plusieurs mois et je n'étais pas très motivée pour le lire. Mais comme je veux faire baisser ma pile, je me suis décidée et au final je l'ai dévoré en à peine 3 jours !
    Si vous prenez l'ouvrage, vous y lirez ceci : "Tapis dans l'ombre, les vampires sont là depuis toujours, à attendre. Leur heure est présent venue..."
    Et je peux vous assurez que ce n'est qu'après avoir lu le livre qu'on peut réaliser l'ampleur de cette petite phrase.
    Mine de rien, les auteurs prennent leur temps pour tout mettre en place : les personnages, le contexte, les situations géographiques.
    Alors oui le début est un peu long et pas forcément intéressant pour qui ne sait pas attendre. Parce qu'avec "La lignée", la patience est mise à rude épreuve.
    Du coup, lorsque tout se précise, que l'on sait à qui l'on a affaire et lorsque vous êtes dans une scène d'action ou d'angoisse, il est impossible de fermer ce bouquin avant que tout soit réglé !
    Pour un livre vampirique, j'ai été vraiment scotchée alors que j'ai toujours eu du mal avec ce genre là.
    Le gros point positif pour moi est que les auteurs ont revisité la légende du vampire et lui ont donné une dimension plus fantastique. Ne vous attendez pas à croiser des hommes et des femmes aux canines acérées, vous serez déçus. Mais moi, j'ai parfaitement adhéré à leur nouvelle vision des choses.
    Certaines scènes sont écoeurantes (il faut le reconnaître) et il faut bien imaginer ces nouvelles créatures loin d'être gentilles mais dans l'ensemble c'est excellent.
    La composition de l'ouvrage fait plus penser à un scénario qu'à un roman puisque sur une même période de temps, les auteurs feront divers plans à travers New-York pour que le lecteur puisse bien se rendre compte de tout ce qui passe.
    Cela ne m'a pas gênée, bien au contraire, d'autant que tout finit par se regrouper à un moment ou à un autre de l'histoire.
    De plus, la ville de New-York était sur une île, un huit clos infernal se crée naturellement et entraîne une montée de stress et d'adrénaline dès que l'action se situe la nuit ou dans le métro de cette ville. Parce qu'avec plus de 2000 kms de rame et des recoins et bifurcations à outrance, les méchantes créatures ont de quoi se cacher et vous surprendre.
    C'est incroyable comme l'imagination déborde avec ce genre de bouquin. Même après l'avoir fermé, on garde toujours un peu de cette angoisse qui nous a suivi tout du long parce qu'on se demande ce que va contenir le tome 2. Et il me tarde quand même de le savoir.
    Le seul bémol que j'émettrais tient dans le fait qu'on est totalement dans la grande fiction américaine : l'humanité est réellement menacée et elle ne devra sa survie qu'à un petit groupe de rescapés composé de 3 personnes ! (bon ok ils seront 4 à la fin mais quand même). Je trouve ça un peu léger et pas très crédible (comme toujours avec les fictions américaines) mais bon je ne leur en veux pas vu le très bon moment que j'ai passé.
    En bref, c'est un excellent premier tome que je recommande fortement pour peu que vous soyez prêts à imaginer les vampires d'une façon toute différente de celle à laquelle Bram Stocker nous avait habitué. A côté de ceux que vous rencontrerez ici, Dracula est un gentillet prédateur !

    Lien : http://boulimielivresque.blogspot.com/2011/02/la-lignee.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Marguerite87, le 18 décembre 2010

    Marguerite87
    Existe-t-il, en 2010, des histoires avec d'horribles vampires assoiffés de sang ? La réponse est oui ! Je ne connaissais pas cette série avant la sortie du deuxième tome, La chute, grâce auquel on les a mis à l'avant-plan dans les librairies. Qu'on se le dise tout de suite, cette histoire plaira beaucoup plus aux fans de Salem de King qu'à ceux de Twilight de Meyer. Moi, j'ai totalement embarqué.
    L'entrée en matière est superbe avec la courte légende de Czardu le géant et l'arrivée du mystérieux avion à NYC rempli de passagers morts. J'ai tout de suite été intriguée puis captivée et ce, jusqu'à la fin. L'histoire, divisée en plusieurs séquences comme dans un scénario, est très bien construite et se lit rapidement. Au fur et à mesure, les séquences s'imbriquent les unes aux autres. C'est alors qu'on commence à entrevoir toute l'horreur à laquelle cette population déjà éprouvée par la catastrophe du 11 septembre et nos personnages auront à faire face. J'ai beaucoup aimé le duo de "gentils" que forment Eph l'épidémiologiste et le vieux professeur roumain qui a croisé une première Créature dans un camp de concentration pendant la guerre.
    J'ai aimé qu'on remanie légèrement le mythe des vampires et qu'on tente d'y donner une explication scientifique. Ce côté ajoute du réalisme. del Toro y a quand même conservé quelques éléments des vieux mythes : le cercueil pour se réfugier le jour, la continuelle soif de sang, l'efficacité des pieux en argent et de la lumière du soleil pour les éliminer, etc. C'est parfois gore, il faut avoir le coeur solide. C'est à lire si vous avez envie de vrais vampires car il faut oublier le côté séducteur de certains personnages de littérature, ici, les vampires sont presque des bêtes. Quant à moi, je mettrai bientôt la main sur La chute car la fin de celui-ci m'a un peu laissé sur ma soif...
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Citations et extraits

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  • Par MissG, le 04 décembre 2011

    - Ca vous dirait d'avoir chacun un poney, et aussi un étang rien qu'à vous ?
    Ce qui fit taire les enfants, ce ne fut pas, comme elle le crut d'abord, cette généreuse tentative de corruption, mais son sourire lui-même : un sourire de gargouille parfaitement artificiel, révélant une haine absolue qui les pétrifia de terreur.
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  • Par MissG, le 04 décembre 2011

    - Les symptômes ?
    - Céphalées, parfois sévères; douleurs musculaires, acouphènes, désorientation, bouche sèche, troubles de l'équilibre.
    - En somme, plus ou moins ce qu'on ressent normalement après un vol transatlantique.
    - C'est très étrange, Everett. Nora et moi avons été les premiers à monter à bord. Les passagers - j'entends : tous les passagers - étaient en état de mort cérébrale. Ils ne respiraient plus. Quatre minutes sans oxygène et les lésions sont irréversibles. Et il semblerait que les rescapés soient restés dans cet état plus d'une heure.
    - Ce n'est manifestement pas le cas ! Et ils n'ont vraiment rien pu vous dire ?
    - Ils ont posé plus de questions que moi.
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  • Par Satine, le 15 mai 2011

    Eph monta à bord. Nora le suivit de près.
    Face à eux, des rangées de cadavres. Leurs torches allumèrent un éclat terne dans des yeux ouverts pareils à des gemmes mortes.
    Aucun n'avait saigné du nez. Pas d'yeux bouffis ou exorbités, pas de marbrures sur la peau. Ils n'avaient ni sang, ni écume aux lèvres. Personne n'avait quitté sa place, on ne distinguait aucune trace de panique ou de lutte. Les bras pendaient mollement en bordure des travées, ou reposaient sur les genoux. Aucun trauma apparent.
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  • Par sheen, le 17 février 2011

    Un phénomène astronomique captivant avait momentanément projeté une ombre de crainte respectueuse sur l'immense cité, mais, après tout, on était à New-York : quand c'était fini, c'était fini.
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  • Par MissG, le 04 décembre 2011

    - Everett, qu'est-ce qui se passe ? Un passager est mort à bord de cet avion ?
    - Ils sont tous morts, Ephraïm. Tous, jusqu'au dernier, répondit le directeur du CDC.
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Interview de Guillermo del Toro à propos de son roman La Lignée
Pour en savoir plus : www.lalignee.fr








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