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EAN : 9782228912051
222 pages
Payot et Rivages (11/02/2015)
3.24/5   31 notes
Résumé :
Au fin fond du Devonshire, notre " provincial lady ", quadragénaire gaffeuse, nous régale avec les mésaventures de son quotidien sur une année, tiraillée qu'elle est entre ses rôles d'aristocrate, d'épouse, de mère, de femme libérée, d'intellectuelle ; et si elle s'accorde des escapades à Londres, c'est moins pour briller en société que pour dépenser l'argent qu'elle n'a pas.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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"Diary of a provincial Lady ", est tout d'abord apparu sous forme de feuilleton dans le magasine Time and Tide , en 1930, avant d'être publié .
Ce journal raconte à la première personne et avec beaucoup d'humour , la vie quotidienne d'une quadragénaire , épouse et mère de famille dans le Devonshire, entre 1929 et 1930 . Du Jeudi noir , du Krach de 1929 , elle ne vous dira rien . On ne parle pas de ces choses là lorsqu'on est une jeune femme de la bonne société ...

D'elle , on ne connaîtra jamais son prénom, on saura que son mari est régisseur d'une certaine Lady B , qu'elle n'apprécie pas vraiment, et que ses enfants sont plein de vie .
Tout comme une Miss Marple ou les héroïnes de Jane Austen , elle habite un tout petit village où il ne se passe pas grand chose, tout comme elles , notre lady fréquente la femme du pasteur et rend des visites de politesse à des personnes âgées , tout comme elles, notre Lady a des problèmes avec sa domesticité, tout comme une Miss Dashwood , notre Lady va prendre des bouffées d'oxygène à la capitale, tout comme une certaine héroïne du Train Bleu , elle se rend sur la Cote D'Azur...

Il y a une certaine filiation chez cette auteure , que les britanniques surnomment "la Austen du 20° siècle"... Une façon aussi de rendre hommage à son véritable nom de famille ... Miss Dashwood !
(Comme sa mère , était connue sous ce nom comme écrivain, notre jeune Lady a pris comme pseudo, E.M Delafield.)
Quand on lit son journal , on comprend mieux pourquoi et comment sont nés "Le journal de Bridget Jones " et "Tous à la campagne "de judith O ' Reilly.
Les anglaises ont de l'humour à revendre .
Pas facile d'être une lady, raconte de façon pince sans rire, le quotidien d'une femme qui aspire en dehors de son rôle d'épouse et de mère , à être une intellectuelle . Jamais , elle ne se prend au sérieux , toujours, elle se remet en question . Les répliques amusantes fusent toutes les deux phrases.

Alors ce journal qui date de 1930, est certainement une vieille dame , mais elle est tellement moderne que j'ai pris plaisir à lui être présentée et je lui fais comme il se doit , ma plus jolie révérence !
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Une lady vivant à la campagne dans les années 30 en Angleterre a t-elle réellement une vie palpitante au point de publier son journal ?
Certes, il ne se passe rien d'exceptionnel dans ce livre, mais que d'ironie, de petites phrases caustiques, de petites mesquineries, de moqueries plus ou moins insidieuses....
Je me suis régalée à suivre les péripéties de cette femme, qui tente de conjuguer son rôle d'épouse, de mère de famille et celui de femme épanouie, vivant au milieu de tout un tas de gens bien-pensants.
J'ai adoré la voir se débattre avec ses soucis financiers quand elle doit payer ses nombreuses factures en retard mais sitôt qu'elle a réussi à arracher un prêt à son banquier, la voilà qui court s'acheter une robe, un chapeau et un joli sac assorti.
Elle adore ses enfants mais laisse leur préceptrice s'en occuper du matin au soir, elle adore aller à Londres rencontrer des personnalités du monde des arts , mais angoisse à l'idée de ne pas être assez cultivée, elle déteste se rendre à d'insipides diners mondains, mais s'empresse d'accepter toutes les invitations qu'on lui envoie.
Cette femme est formidable, elle déborde de contradictions et a un humour ravageur, elle m'a fait sourire à de très nombreuses reprises.
Une lecture vraiment très distrayante pour tous ceux qui aiment l'ironie et le second degré.
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EM Delafield nous raconte, sous la forme d'un journal intime, la vie à la campagne d'une lady et de sa famille. Sur un ton désopilant et des réparties savoureuses, nous savons par le menu tout ce qui fait le sel (ou non) de son existence : ses enfants, son mari plus que taciturne, ses domestiques ronchons, le voisinage, les cancans, les escapades salutaires à Londres ou ailleurs, les courriers du banquier, le prêteur sur gages providentiel, sans oublier la fameuse et vénéneuse Lady B.

Largement autobiographique, d'un humour parfois grinçant, notre narratrice est une desperate housewife avant l'heure (peut-être ce syndrome a-t-il toujours existé…), coincée entre sa vie de femme au foyer et son désir d'émancipation et de liberté. Personnellement, j'aimerais avoir une cuisinière, une nounou et une bonne à mon service de temps à autre, après ma journée de travail…

Néanmoins, c'est drôle et divertissant, si vous aimez l'humour pince-sans-rire si célèbre des anglais et la campagne pluvieuse, n'hésitez pas, vous passerez un bon moment de lecture.
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S'inspirant largement de la vie de son auteure, « Pas facile d'être une lady ! » relate, sous la forme d'un journal intime, les tribulations d'une quadragénaire vivant au coeur d'un petit village du Devonshire au début des années 30. A la fois épouse, mère au foyer et femme de lettres, la narratrice, qui accumule les responsabilités et les obligations de toutes parts, tente de concilier tant bien que mal impératifs professionnels et vie de famille.

Devant ainsi mener de front vie personnelle et professionnelle, cette femme aux multiples facettes doit en outre composer avec un époux taciturne (mais aux silences néanmoins ô combien évocateurs !) consacrant ses journées à la lecture du Times, deux enfants débordant d'énergie, des domestiques constamment au bord de l'insurrection et une gouvernante française, aussi indispensable et compétente que démesurément susceptible. Aux petits tracas du quotidien ne tardent pas à s'ajouter les déboires financiers et le défilé incessant des nombreux voisins et connaissances dont l'arrivée semble systématiquement coïncider avec celle de nouveaux ennuis !

Relatant ses diverses péripéties tout en agrémentant son récit de nombreux commentaires désopilants afin de livrer le fond de sa pensée, elle donne aux évènements un relief inédit et une dimension rocambolesque à souhait. Les marques d'ironie et les réparties au cordeau fusent à chaque phrase pour le plus grand plaisir du lecteur qui se délecte de ses traits d'esprit et des digressions répétées faisant prendre subitement au récit une trajectoire inattendue. Durant ces monologues intérieurs, on se laisse ainsi porter avec bonheur par le cours imprévisible des réflexions de la narratrice, au gré des associations d'idées improbables nous faisant brusquement passer d'un sujet à l'autre. Ses raisonnements font toujours mouche et le ton, résolument décalé et plein d'entrain, emporte le lecteur dans cette succession de péripéties et de situations plus cocasses et hilarantes les unes que les autres.

Dans un style dépouillé et sans fioritures, la narration se révèle d'une redoutable efficacité, enchaînant les mésaventures et les traits d'esprit de l'héroïne. Faisant l'économie de descriptions superflues ou d'effets de style inutiles, l'auteure adopte un ton sans filtre et décomplexé, mélange parfaitement dosé de dérision et d'impertinence.

Alimentant son journal d'anecdotes variées, E. M. Delafield a su brillamment capter et retranscrire les situations du quotidien afin de les faire apparaître sous leur jour le plus comique. Avec sa plume, acérée et sans concession, elle se rit de toutes ces petites misères de l'existence et tourne en ridicule les travers et les petites imperfections de la nature humaine.

De la très snob et donneuse de leçons Lady B. à Miss Pankerton, féministe zélée aux aspirations tyranniques, en passant par la gouvernante française et « sa tendance latine à dramatiser les choses » ou encore la morose Mrs Blenkinsop, convaincue de voir tous les jours sa dernière heure arriver, E. M. Delafield nous régale ainsi d'une galerie de personnages truculents et savoureusement décalés.

Au-delà de la vocation purement cathartique de l'exercice, c'est avant tout l'occasion pour l'auteure de brosser un portrait caustique des moeurs de son époque et de la société dans laquelle elle gravite. Avec une ironie aussi naturelle qu'instinctive, E. M. Delafield croque ses contemporains avec beaucoup d'humour et nous renvoie tel un miroir l'image de nos propres travers et de nos contradictions les plus profondes.

Parce qu'en grande partie autobiographique, E. M. Delafield maîtrise son sujet sur le bout des doigts et nous livre un texte aux accents étonnamment modernes et désopilant à souhait. Sa plume, acérée et délicieusement caustique, égratigne et se rit de tout et de tout le monde, à commencer de sa propre personne. Ainsi, bien que ses portraits puissent parfois paraître quelque peu caricaturaux, leur exécution est toujours réalisée avec beaucoup de tendresse et dans un ton dénué de toute trace de ressentiment ou de méchanceté.

Avec tendresse et humour, E. M. Delafield pointe ainsi du doigt les turpitudes du monde, la fausseté des sentiments et brocarde une société faite de faux-semblants et d'apparences au sein de laquelle l'hypocrisie est reine et où le ressentiment resserre les liens entre les gens. Si le thème peut paraître éculé et le message maintes fois rabâché, l'angle d'attaque adopté et la démonstration, sans détour se révèlent des plus efficaces. Les ressorts comiques, bien que souvent répétitifs, fonctionnent à tous les coups arrachant au lecteur de nombreux et francs éclats de rire. Aussi hilarant que revigorant, « Pas facile d'être une lady ! » est un roman jubilatoire et une parenthèse d'humour que l'on voudrait ne jamais voir se refermer !

* * *
A mi-chemin entre la fiction et l'autobiographie, E. M. Delafield signe un récit désopilant mettant en scène les tribulations d'une quadragénaire gaffeuse et pétillante qui tente désespérément de mener de front vie personnelle et professionnelle. Véritable Bridget Jones des années 30, la narratrice, pleine de ressources et d'esprit, acquiert rapidement un fort capital sympathie auprès du lecteur qui suit avec jubilation ses mésaventures et se délecte de ses péripéties en chaîne.
Malgré l'apparente simplicité du style, E. M. Delafield livre un récit parfaitement rythmé et d'une redoutable efficacité mettant en scène des personnages truculents à souhait et aux ressorts comiques parfaitement huilés.
Riant ainsi de toutes ces petites misères qui peuplent nos existences, E. M. Delafield signe un roman aux accents étonnamment modernes qui aborde avec humour des thématiques universelles et intemporelles. Avec un sens de l'autodérision affirmé, elle pose un regard tendre et railleur sur ses contemporains tout en évitant les postures moralisatrices et sans jamais sombrer dans l'écueil du ressentiment. Au-delà du simple aspect humoristique de ce court récit, c'est donc avant tout le portrait caustique de tout un pan de la société qu'ébauche peu à peu l'auteure. Sa plume, alerte, écorche avec malice et humour les travers de la nature humaine et nous renvoie tel un miroir l'image de nos propres imperfections.
Aussi hilarant que revigorant, « Pas facile d'être une lady ! » est un roman jubilatoire et une parenthèse d'humour que l'on voudrait ne jamais voir se refermer ! Un petit bijou d'ironie à découvrir absolument !
Lien : https://lectriceafleurdemots..
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Difficile d'être une lady impécunieuse et de devoir tenir un train de maison passable pour recevoir et être reçue. Les considérations les plus prosaïques et les plus désagréables se voient compliquées de l'obligation quotidienne de maintenir la paix entre le salon et l'office. Ainsi, il faut se démultiplier pour atténuer les conséquences des espiègleries de deux enfants intenables, ménager les susceptibilités d'une domesticité toujours à deux doigts de rendre son tablier, pour in fine, aller quérir l'approbation monosyllabique d'un mari sur lequel on ne peut guère compter pour éviter que toute la maisonnée ne s'en aille à vau-l'eau. Force est de constater l'obligation de bien souvent devoir sacrifier la vérité aux exigences de la civilisation.

Paru à l'origine en feuilleton dans un magazine hebdomadaire politique, littéraire et féministe, sous titré journal humoristique, Pas facile d'être une lady est un récit autobiographique à la tonalité légère, concentré d'humour britannique, mélange spirituel d'autodérision et de recours flegmatique à la litote. Faisant enfin l'objet d'une traduction aux éditions Petite bibio Payot "irrésistibles", et pouvant être lu aisément en un week-end, ce journal est d'un abord facile, comprenez : ce n'est pas spécialement inoubliable, ni irrésistible d'ailleurs, mais çà n'engage à rien, en un mot c'est "distrayant".
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critiques presse (1)
Lexpress
23 mars 2015
Plein de drôlerie et d'humour, ce livre rapporte le quotidien d'une lady quadragénaire gaffeuse au possible mais moderne avant l'heure.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Une romancière très, très sophistiquée m'aborde (en me prenant de toute évidence pour quelqu'un d'autre) et me parle aimablement . Elle me dit qu'elle ne peut écrire qu'entre minuit et 4 heures du matin , et encore pas toujours . Lorsqu'elle n'arrive pas à écrire, elle joue de l'orgue . Je voudrais bien lui demander si elle est mariée , mais je n'ai pas l'occasion de lui poser la question - ni celle-là ni aucune autre . Elle me parle de ses ventes . Elle me parle de son dernier livre . Elle me parle du nouveau . Elle me dit qu'il y a beaucoup de gens ici à qui elle doit ABSOLUMENT parler et se lance sur les traces d'un poète célèbre qui du reste ne se laisse pas rattraper, ce que je comprend parfaitement .
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[Lady B ] conseille toujours aux jeunes filles de se marier, quel que soit l'homme , parce que n'importe quel mari vaut mieux que pas de mari du tout et qu'il n'y en a pas assez pour tout le monde.
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En circulant après le dîner, je croise une relation que j'associe à la littérature . Je lui demande s'il a publié quelque chose récemment . Il me répond que son travail n'est pas, et ne saurait être, destiné à la publication. La pensée m'effleure que beaucoup d'autres feraient bien d'adopter cet état d'esprit mais je le garde pour moi.
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Au dîner, je suis placée à coté du célébrissime auteur à succès , qui m'explique très gentiment comment échapper à l'impôt sur les gros revenus . Je parviens aisément à lui dissimuler qu'étant donné ma situation actuelle cette information ne m'est pas indispensable.
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Il y a deux jours , j'ai décidé de faire un gros effort et de descendre pour le thé, mais j'ai failli rechuter et suis retournée directement me coucher en voyant les exigences colossales des impôts qui me défiaient depuis le guéridon de l'entrée sans même l'épaisseur d'une enveloppe entre nous.
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