ISBN : 2847201742
Éditeur : Gaïa (2010)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Madeleine s'enfuit de l’école le jour de la rentrée. Sa mère, folle d'angoisse, crie sa terreur le long de la rivière. Sa fille est saine et sauve mais Clothilde y perd la voix. Elle consulte, refuse les traitements, se heurte à l’incompréhension des proches, mari père ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par moustafette, le 01 septembre 2011

    moustafette
    Le début de ce livre c'est Perfect Life. Belle maison, grand jardin, une femme aux qualités multiples, un mari pilote de ligne qui ressemble à Paul Newman, quatre enfants irréprochables, même le chien s'appelle Beau... bref tout va pour le mieux pour Clothilde sous le soleil de la Bourgogne. Elle a même la chance d'avoir une amie qui lui procure un boulot alors que pointe l'angoisse des journées vides maintenant que les petits derniers sont aussi scolarisés, elle rafle une affaire immobilière au vu et au su de tout le monde, trouve des artisans disponibles en un rien de temps et lorsqu'elle a besoin d'une consultation chez un spécialiste, c'est dans la semaine qu'on lui en propose un. de quoi se plaint-elle, hein ?.. Oui mais voilà, suite à un terrible stress, Clothilde perd soudainement sa voix.
    Tout ça commençait à me lasser et je regrettais déjà d'avoir cédé aveuglement à l'achat du nouveau livre d'Anne Delaflotte Mehdevi. J'avais tellement aimé "La relieuse du gué" et son ambiance intimiste que je n'imaginais pas un instant être déçue par ce second roman. Et je pensais comme la cousine bourguignonne "T'as bien des soucis de riches toi..."
    Heureusement, alors que la mécanique familiale s'enraye pour mieux se recaler suite à cet événement, entrent en scène le chant et la musique. Et, contre toute attente, me voilà embarquée dans le parcours de cette femme à la recherche d'un désir profond d'exister.
    A une analyse psychologique fouillée, l'auteur privilégie une approche de front. Point de grandes plongées dans le passé, l'auteur laissant, s'il le souhaite, le lecteur tirer lui-même les fils anciens qui ont pu se nouer au point de former cette grosse boule dans la gorge qui obstrue la parole et, au- delà, le désir. L'ici et maintenant sont sur le devant de la scène, avec en toile de fond une sensualité omniprésente.
    Au final, un texte sympathique, mais pas bouleversant, pour aborder l'histoire d'un tournant de vie et l'affirmation de soi.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par mirontaine, le 13 octobre 2010

    mirontaine
    Dans un premier temps,la Fugue...celle de Madeleine. La fillette s'est échappée de l'école le jour de la rentrée. Clothilde, sa maman, terrassée par l'angoisse, hurle son nom au bord de la rivière.
    "Qui fuyais-tu où allais-tu?Quelle drôle de façon de faire l'école buissonnière ma fille...Tu me diras, promets-moi..."
    L'enfant est retrouvée, saine et sauve. Mais Clothilde a perdu la voix. La narration prend un tour poétique et musical...
    "Clothilde, désoeuvrée, en exil, démunie au seuil de la vaste cour, jaugea les différents groupes de deux, trois, quatre, huit mères qui avaient investi la place. Elle traversa la cour...[...] Clothilde passa comme une ronde tenue, traversa les espaces de silence, les grappes de mères-croches et de triolets. Les mots qu'elle entendait étaient purgés de sens, ils n'étaient plus que vibrations sonores. Elle perçut un soupir, approcha une vague de sons qui confluaient vers un même point en crescendo, essuya une salve d'accords épars, éclatés, dissociés ici. En canon là-bas? Clothilde passa les grilles."
    Alors s'ouvre un second temps, celui de l'apprentissage de L'Art de la Fugue de Chopin. Las des consultations pour retrouver la voix, Clothilde renoue avec son plaisir de la musique. Elle joue du piano devant l'incompréhension de tous: ses enfants, son mari Vincent, son père Monsieur Athilaire, son amie Alix. Petit à petit, elle prend des cours de chant. Passionnée de musique depuis l'enfance, elle trouve dans ce talent une issue possible à ce quotidien de mère parfois si pesant. "Ce voyage-là, et les soins aux enfants avaient consommé son temps. Elle ne regrettait pas. Mais maintenant?"
    Ce roman est une pépite! Un grand coup de coeur! L'identification au personnage est assez facile, j'aimerais citer de nombreux passages tellement la plume d'Anne Delaflotte Mehdevi m'a séduite et interrogée.
    J'ai aimé la nature qui fait silence lors de l'apprentissage du chant, l'oiseau qui se tait, le chat qui miaule "staccato", sa retraite à l'abbaye, son interrogation sur l'étymologie du mot "persona" quand on ne pense être qu'une mère.
    Emma Bovary des temps modernes? Non Clothilde est beaucoup trop passionnée et moins vélléitaire que le perdonnage de Flaubert. Anne Delaflotte Mehdevi offre un portrait ciselé pour chaque personnage comme Baptiste l'idiot du village transcendé par le chant, Corinne la femme simple sublimée par son attachement aux choses du quotidien. Beau, le grand chien blanc, qui accompagne Clothilde se voit personnifié tout au long du roman.
    " Beau aboyait trois fois, piano. Si un visiteur s'annonçait franchement au seuil de la maison, un seul aboiement mezzo forte suffisait."
    Fugue est "un portrait de femme d'une tonalité bouleversante". En prenant des cours de chant, Clothilde prend sa vie en main.
    " le temps passe invariablement. Sans doute. Pour Clothilde, à partir de ce moment-là, le temps s'emballa."
    A lire absolument!


    Lien : http://lemondedemirontaine.hautetfort.com/
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Leiloona, le 03 décembre 2010

    Leiloona
    Dans ce roman au titre musical, le lecteur croisera la route d'une femme dont la vie a pris un tournant inattendu.
    Avant la rentrée de septembre, sa vie était bien rodée : un mari aimant, des enfants qui poussent comme de jolies petites graines, un gros chien blanc attentionné, l'envie de reprendre une activité ... Une vie sereine et qui semble toute tracée.
    Alors, lorsqu'en ce jour de rentrée Clothilde se prend enfin du temps pour elle loin de ses petites tornades, que le téléphone sonne, elle tombe de haut quand la maîtresse lui apprend que sa fille a fugué.
    Vite, prendre la voiture, aller chercher Madeleine. La truffe de Beau sera d'un grand secours. Arrivés près de la rivière, Beau perd la trace de la petite fille. Clothilde pousse alors un hurlement animal, elle crie le prénom de sa fille mais seul le vent fait écho à ce cri.
    Heureusement, elle aperçoit une silhouette de l'autre côté de l'arbre : elle plonge dans l'eau et prend enfin dans ses bras Madeleine.
    La vie peut reprendre son cours.
    Enfin, presque.
    Si Madeleine a été retrouvée, Clothilde a perdu sa voix.
    Après avoir été surprise par la perte de sa voix, Clothilde s'en accommode, mais ce n'est pas le cas de son mari ni de sa meilleure amie. Pour eux, c'est une véritable catastrophe : cette jeune femme qui gérait tout, n'était jamais malade, se retrouve soudain handicapée. Son mari ne la reconnaît plus, son amie ne voit pas l'intérêt de lui parler, seuls les enfants semblent trouver cette situation rigolote ... De son côté, Clothilde qui avait besoin de soutien, se trouve bien démunie face à la réaction de ses proches.
    Heureusement qu'elle va chez le phoniatre : ce médecin l'aide à retrouver confiance en elle, à débloquer sa voix, mais rien n'y fait. Aucun son ne sort.
    Un jour, cependant, le médecin lui propose de faire le cours en chantant, et là, miracle, la voix de Madeleine est pure et d'une belle intensité.
    Une belle ouverture pour Clothilde. Elle, l'ancienne musicienne, reprend ses partitions de piano et commence à jouer des fugues, autres que celle qu'a jouée sa fille au mois de septembre.
    Une nouvelle vie commence, avec de nouveaux horizons : chanter devient essentiel pour la jeune femme. Même si la parole lui fait toujours défaut, le chant est là.
    Voici un roman qui nous emporte de la première à la dernière page. Il y a tout d'abord la vie de cette jeune femme, vie qu'elle s'est dessinée selon les désirs de ses proches. Enceinte 4 fois en 5 ans, Clothilde a tout d'abord vécu pour ses enfants, ne s'est jamais posée, et lorsque le lecteur rencontre ce personnage, il sait que Clothilde est à un tournant de sa vie, que la chrysalide se transformera en papillon, et ce, même si parfois ces changements ressemblent à un tsunami.
    Un portrait de femme vibrant et touchant.
    Mais il y a aussi le portrait de ceux qu'on ne fait que peu parler : les enfants et ce magnifique chien. Les enfants, d'abord, et surtout Madeleine, petite Clothilde en miniature qui aime jouer sous le piano, véritable forteresse. Et puis il y a Beau, le gros chien des Pyrénées, véritable source de réconfort, toujours là quand Clothilde a besoin de lui.
    Là aussi ce sont des portraits croqués avec justesse.
    Outre ces personnages, il y a aussi le cadre de vie, ce décor coupé par cette rivière, symbole de renaissance, mais aussi cette abbaye, lieu du silence par excellence.
    Je pourrais aussi vous parler du père dont un pied est encore coincé dans le passé, du mari dont la voltige peut lui faire perdre la tête, de Baptiste l'illuminé, ou encore de la mère de Clothilde, mais ce serait vous en dire trop.
    En somme, voici un roman que je conseillerais aux jeunes mamans, aux mélomanes, aux amoureux des chiens, à ceux qui aiment lire des tranches de vie avec ses hauts et ses bas ...
    Une réussite.

    Lien : http://leiloona.canalblog.com/archives/2010/12/03/19724569.html
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    • Livres 5.00/5
    Par EmiLIT, le 03 octobre 2010

    EmiLIT
    Clothilde vit dans un tout petit village, Levayze qui s'étire à l'ombre d'une abbaye. La jeune femme mène une vie heureuse entourée de ses quatre enfants et de son mari, pilote de ligne qui revient à la maison tous les trois jours et demi. Entre sa famille, ses amis, sa maison et la musique qu'elle écoute du matin au soir, la jeune femme a su trouvé un bel équilibre.
    Quand commence le roman, nous sommes début Septembre et c'est le jour de la rentrée des classes. Un jour important pour Clothilde car les jumeaux, ses enfants les plus jeunes font leur premier rentrée scolaire. La période où il fallait qu'elle s'occupe continuellement d'enfants en bas âge est terminée, Clothilde commence à penser à ce qu'elle pourrait faire maintenant, trouver un travail, un travail en rapport avec la musique peut-être, avec le chant...
    Dans la vie comme dans les romans rien ne se passe comme prévu, quelques heures après la rentrée la directrice de l'école l'appelle, affolée, Madeleine, sa fille aînée a fugué, échappée par la fenêtre de l'infirmerie. Clothilde accompagnée par son chien Beau, cherche sa fille, partout elle l'appelle, elle hurle son nom pour enfin la découvrir saine et sauve de l'autre côté de la rivière. Cela n'aurait pu être qu'un mauvais souvenir mais Clothilde a perdu sa voix...
    Mari, père, amie, tout le monde s'inquiète, les semaines passent et elle ne parle toujours pas, pire elle refuse l'injection de toxine botulique qui pourrait lui redonner cette voix. Paradoxalement Clothilde, elle est heureuse, elle apprend à voir sa vie différemment et surtout elle a appris que faute de pouvoir parler, elle pouvait chanter...
    Comme vous pouvez déjà le deviner à la lecture de mon long résumé, j'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de cette jeune femme si courageuse et si attachante. Ce livre est tout sauf triste, il nous parle bien au contraire des choses essentielles.
    Clothilde est une jeune femme et jeune mère qui arrive à un moment important de sa vie, un moment où se profile le changement. Elle va faire de la perte de sa voix, non pas un obstacle mais une prise pour évoluer et surtout pour devenir ce qu'elle a envie d'être. Ses rapports avec les gens qu'elle aime, évolue, on remarque la difficulté qu'ils ont à apprécier ce changement, mais elle tient bon.
    Tout ce parcours se déroule dans une ambiance feutrée et sensible, ambiance dans laquelle les gens et leurs actes semblent prendre plus d'importance qu'ailleurs. La nature, la musique, les vieilles pierres, toutes ses choses éternelles apportent grâce et sérénité à ce roman.
    Une très belle découverte!

    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-fugue-d-anne-dela..
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    • Livres 3.00/5
    Par Mia, le 04 novembre 2010

    Mia
    J'ai été déçue par ce roman et maintenant que je m'attelle à en écrire quelques lignes, je réalise qu'il traite finalement de thèmes assez profonds mais à mon avis pas assez exploités par l'auteur.
    Clothilde qui perd sa voix pour trouver sa voie, on le sentait venir bien sûr. Par contre, il y a aussi toute l'incompréhension et le malaise qui s'installent parmi les proches (conjoint, amies et père de Clothilde) face à une personne qui ne verbalise plus. Nous sommes des êtres communiquant, de paroles et le silence renvoie à l'animalité, voilà ce que ces personnages tentent peut-être de nous dire dans leur manque d'empathie pour Clothilde qui du coup nous apparaît, je l'ai regretté, comme la pauvre victime de ses proches...
    Ce qui est ressorti très fortement pour moi dans la trame de cette histoire (mais encore une fois, était-ce le propos de l'auteur puisque aucune balise ne le confirme), c'est l'amour conditionnel qui sous-tend les relations interpersonnelles : Clothilde, murée dans son silence sera rejetée par ses proches mais retrouvera entièrement grâce à leurs yeux lorsqu'elle deviendra la chanteuse classique d'exception...
    Au 1er degré, cette histoire écrite sans fioriture dans un style commun ne me parle guère. Au 2ème degré, elle en devient déjà un peu plus intéressante mais me laisse avec le sentiment mitigé de l'ouvrage mal dégrossi.
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 19 janvier 2011

    Les cris de Clothilde montaient en crescendo au fur et à mesure que le flair du chien les guidait vers le lit de la rivière. Il courait droit vers l'eau quand elle voulait qu'il la mène à l'enfant. Les deux chemins paraissaient irréconciliables. Elle n'y voyait pas à vingt mètres. Ses chevilles se tordaient dans les ornières, ses chaussures se chargeaient de terre luisante et noire. À la terre, elle abandonna un soulier. À chaque pas, elle était plus lourde, elle arrachait des sillons frais du labour ses jambes happées par la glaise.
    Désarroi. Comment garder en ligne de mire le blanc immaculé du pelage de Beau et assurer ses pas dans cette boue ?
    Un instant son âme s'échappa. Le pied nu se chaussa de terre. Les yeux et les jambes de Clothilde suivaient le chien blanc mais elle scandait : « C'est un rêve, je ne cours pas, Madeleine est là. Les fugues se jouent, ne se font pas, Madeleine est là. »
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  • Par saphoo, le 23 décembre 2010

    Existait-il une musique constituée d’une seule note égarée entre deux plages de silence illimité ? N’était-ce pas cela une photo ? Une image comme une brèche où l’imagination engouffrait drames, joies, expériences vraies ou fabulées. Un puits sans fond, une note hors mesure, sans tempo et sans clé.

    Une photo, de ce qu’elle révèle, ne dit rien ou trop ?

    Pourtant si la maison brûlait, Clothilde sauverait les photos et les films de ses enfants avant leurs papiers d’identité ou ses partitions. Elle sauverait les photos de ses enfants et le portrait de sa mère à l’entrée de sa chambre.

    Déraison ?
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  • Par saphoo, le 23 décembre 2010

    Elle, qui, pendant sa première grossesse, n’avait pas eu la moindre envie de fraises, avait décidé au cœur de la nuit, son premier enfant à peine né, qu’elle aurait un chien, qu’il serait le plus grand et le plus blanc possible. "

    Le lendemain de sa sortie de l’hôpital, le bébé dans une poche façon kangourou calé entre ses seins, elle était partie en chasse de chien. Le soir même, un chiot des Pyrénées intégrait la famille, un pastou, un berger. Il était « Beau ».
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  • Par Leiloona, le 03 décembre 2010

    Les amitiés meurent : même la leur ?
    Elles meurent souvent de mort naturelle, rarement ravalées par de grandes fâcheries. Elles meurent parce que le chemin inconscient et singulier qu'empruntait telle amitié est soudainement coupé, par un éboulis, une veine de terre étrangère au chemin qu'elle recouvre.
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  • Par Zazette97, le 24 octobre 2010

    Le temps était redevenu précieux et plus seulement parce que c'est lui qui mûrissait, devant les yeux de la mère, les traits de ses enfants au fil des jours. Il était redevenu une mesure pour lui-même. Clothilde ne le passait plus à attendre que ses enfants aient besoin d'elle ou l'interrompent. Il lui arrivait aussi souvent qu'avant de ne pas dormir à cause d'un souci, d'une peine de l'un ou de l'autre que "même elle" la mère ne pourrait pas soulager mais, lorsqu'elle était au chant, elle était libre, elle était ailleurs, partout, omnipotente. p.237
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