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ISBN : 284720329X
Éditeur : Gaïa (01/01/1900)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 25 notes)
Résumé :
En voyage dans les grandes étendues du Nord, Landry s'attarde. Ses collègues paysans sont déjà rentrés et ont repris le rythme des cultures. À part la terre, rien n'attend Landry au pays.

Et la terre, qu'attend-elle de lui? Lorsqu'il rentre au bercail, c'est avec des envies de changement. Mais un nuage de cendres s'épaissit dans le ciel, annonciateur de bouleversements bien plus grands, pour la terre comme pour le paysan.

Et pour le s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
31 janvier 2014
En voyage au Groenland avec un groupe d'agriculteurs français, Landry est victime d'un accident qu'il a lui-même provoqué et qui le contraint à prolonger son séjour sur place. Rien ne le rappelle en France. Sa femme est partie avec ses enfants et ses voisins sauront s'occuper de ses terres durant son absence. Il décide donc de passer sa convalescence avec Germain, un belge expatrié en terre inuite. Lors d'une partie de chasse, Landry trouve un oisillon sanderling dans un nid posé sur la toundra gelée. Pour l'agriculteur las de vivre, cet oiseau appelé à devenir un extraordinaire migrateur, représente l'espoir et la persévérance. Landry y voit le signe d'un renouveau et c'est, dopé par une envie d'en découdre et de tout changer, qu'il rentre à Belligny, sur les terres qui l'ont vu naître et auxquelles il a consacré sa vie. Il ne sait pas encore que sa révolution intérieure va trouver un écho très concret dans sa vie. Les volcans islandais ont décidé de rappeler les hommes à l'ordre en déversant lave, fumée et cendres sur l'Europe ébahie et désemparée. L'Islande est rayée de la carte, le Danemark et l'Ecosse sont au plus mal, l'Europe toute entière est menacée. A Belligny, on s'organise pour faire face au nuage de cendre et son lot de calamités : été caniculaire, hiver polaire, inondations, glissements de terrain, gaz toxiques. Face à cette nature soudain hostile, il faut inventer une nouvelle façon de vivre; certains s'adaptent, d'autres rechignent, les plus vils tentent d'en tirer profit. Landry est un des hommes-clés de la communauté et, pour lui, c'est un nouveau départ, difficile certes, mais peut-être l'occasion inespérée pour tout recommencer à zéro sur des bases plus saines.

Evacuation des populations en Islande, trafic aérien paralysé en Europe, quand il entre en éruption en mars 2010, l'Eyjafjöll a rappelé aux hommes que la nature parfois reprend ses droits et que rien ne peut la maîtriser. Quelques années plus tard, cet épisode n'est plus qu'une anecdote qui 'a eu pour conséquence que de clouer au sol quelques vacanciers malchanceux qui de toute façon l'auraient été par une grève des aiguilleurs du ciel. Mais si ce coup de semonce venu du Nord n'était qu'un avertissement avant une catastrophe de plus grande ampleur ? Et si les volcans islandais sortaient de leur sommeil pour déverser sur l'Europe leur lave, leur fumée, leur cendre ? Quelles seraient les conséquences humaines, économiques, écologiques ? C'est à cette réflexion que nous invite Anne DELAFLOTTE MEHDEVI dans son roman mi-roman d'anticipation, mi-conte moderne qui raconte la vie d'un village français à l'heure où le continent européen est mis sous cloche par un nuage de cendres volcaniques. Privés de soleil, confrontés à des problèmes d'un autre âge, les habitants de Belligny, aux personnalités hautes en couleurs, vont créer une communauté parée à survivre en mêlant les méthodes du passé et les nouvelles technologies. Mais comme dans toute communauté humaine, les natures les meilleures côtoient les sentiments les plus vils. le partage, l'échange, la solidarité seront confrontés à la jalousie, la trahison, la violence. Mais Landry, Merlin, Ladona, Alice, Lila et tous les autres sauront trouver un équilibre dans un univers qui vacille au bord du gouffre.
Au-delà d'une vision catastrophiste de l'avenir de l'humanité, Sanderling est une belle réflexion sur le monde rural, le travail de la terre, l'écologie et un chant d'espoir pour l'Homme, ses défauts les plus terribles palliés par sa fabuleuse capacité à s'adapter. Anne DELAFLOTTE MEHDEVI est une auteure d'ambiance qui sait à merveille raconter les aléas d'un microcosme dont elle nous rend les protagonistes infiniment proches. Malgré les circonstances dramatiques et la noirceur du contexte, on s'attache à ces survivants-combattants et on les quitte avec un immense regret. Ils sont en guerre contre un ennemi qui s'est rebellé après des années de maltraitance mais ils savent que l'ennemi d'aujourd'hui était l'ami d'autrefois et sera obligatoirement celui de demain. Optimiste et plein de bons sentiments, Sanderling, sous ses airs un peu naïfs, est une invitation à la réflexion sur l'avenir, le rapport à la nature, le monde paysan, le voyage, la vie. A lire.
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Juin
29 janvier 2014
L'hisoire commence dans le Grand Nord avec ses immenses étendues blanches. Landry y trouve un bécasseau sanderling, un formidable migrateur.
Landry est un paysan français. il était au Groenland avec des collègues. Il s'y est un peu attardé suite à un accident - volontaire. Rien ne l'obligeait à rentrer rapidement. Sa femme l'avait quitté, emmenant les enfants.
Et puis il faut bien rentrer, même en claudiquant., Retrouver ses bêtes, imaginer une autre façon d'être paysan après ce voyage. C'est son cousin qui l'accueille en lui parlant de ses nouveaux projets : faire du bio.Ce qui n'est pas bien vu dans le coin.
C'est un petit village comme beaucoup. Avec ses personnages hauts en couleur. Son bistrot ,et Alice surtout, où l'on refait le monde.
Tout n'irait pas trop mal, s'il n'y avait ce nuage de cendres qui assombrit l'avenir. En Islande un volcan vient d'entrer en éruption, puis un autre. C'est l'exode pour tous ces gens de l'Europe du nord.
La vie devient apocalytique. Tous les éléments se déchaînent les uns après les autres : chaleur, inondation, froid polaire...
Et la nature humaine n'est pas très belle dans ce cas...Il y en d'autres, heureusement, plus généreux.
Peu à peu on ne respire plus sans masque...Les jours ressemblent à la nuit.
Cette catastrophe naturelle exacerbe les sentiments.
Je me suis un peu engluée dans cette histoire. Un peu comme les personnages qui n'en peuvent plus...
Trop de cendres sans doute...Trop de noirceur aussi.
Le roman est prétexte à une belle réflexion sur l'évolution du monde paysan, de beaux dialogues mais un afflux de personnages rendent la lecture un peu ardue.
Le temps de ce roman Belligny est devenu le centre du monde pour nous lecteurs, L'auteur nous entraîne dans cette vision assez pessimiste. Et on est content de sortir de ce cauchemar, avec un zeste de tendresse pour les personnages.
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Elisabeth_Bennett
15 janvier 2014
Landry, agriculteur divorcé, trouve un oisillon sanderling lors de son séjour au Groenland. Cette rencontre va être décisive. Il va rentrer en France et reprend son activité, mais différemment. Il voit dans cet oisillon une raison de continuer, d'avancer ainsi qu'avoir pu aussi échanger avec Germain, un Belge, scientifique qui a laissé toute sa vie tracée dernière lui pour venir au Groenland.
De retour en France, il retrouve son cousin Merlin, agriculteur – éleveur comme lui et le village de Belligny, avec ses figures hautes en couleur Jean Molka dit Polka, Julienne ancienne vétérinaire éleveuse d'oies et autres volailles, Lucette qui surveille les vaches grâce aux caméras, Ladona propriétaire du manoir où personne n'entre à part le jardinier Paul, Alice qui tient le bar-café du village et puis une nouvelle arrivante Lila, coiffeuse de son état. Tous se croisent, vivent, se rapprochent ou pas, l'avenir est à construire.
Puis la Nature se rappelle aux bons souvenirs des hommes, qui ont cru pouvoir la dominer… et commence alors un roman d'anticipation de type apocalyptique. Comment vivront les Européens lorsque les volcans islandais se réveilleront? Qu'adviendrait-il de Belligny et de ses habitants?
D'Anne Delaflotte Mehdevi, j'avais lu son premier roman La Relieuse du Gué, dont j'avais apprécié les détails donnés sur le travail de relieur, l'histoire en elle-même était agréable mais classique. Toute la force de ce roman venait de l'amour pour la reliure, les gestes précis, le travail d'artisan qui se dégageait du texte.
Dans ce troisième roman, c'est une plongée dans un monde post catastrophe naturelle avec en arrière-plan toutes les interrogations d'actualités sur l'agriculture biologique, le rythme de la terre et des saisons, la chute de la biodiversité, l'usure de la terre, des animaux de ferme, la dépendance de nos civilisations à l'égard des matières fossiles, de l'électricité, de la technologie, la déconnexion de nos vies urbanisées. Ce roman m'a énormément parlé, parce qu'il s'appuie sur des faits d'actualités et sur des valeurs universelles: l'entraide, la solidarité, l'amour, l'amitié… dans un univers chaotique où règne aussi le chacun pour soi, la lâcheté, la peur.
J'y ai retrouvé un peu l'ambiance du film le jour d'après, surtout pour l'aspect réfugiés climatiques partant pour les pays dit émergents ou du Tiers Monde, ces pays longtemps pillés ou désormais spécialisés dans l'intérêt commercial des pays occidentaux (ou assimilés). Après avoir usé et abusé de pays pauvres, les Européens deviennent les immigrés de pays habituellement d'émigration.
Il n'y a pas de discours du type "revenons à l'âge des cavernes" ou "c'était mieux avant". L'intrigue porte à réflexion sur les choix opérés, sur les choses réellement importantes. de cette catastrophe, il faut apprendre à vivre autrement mais c'est aussi le ressort pour de nouvelles technologies, des innovations qui permettent de supporter ce monde apocalyptique. Ce roman rappelle que nous faisons partie d'un écosystème et que certaines habitudes, certains gestes conditionnés sont à revoir.
C'est un très beau roman, émouvant. C'est sombre, on manque de soleil, de lumière, on étouffe dans l'air empli de cendres, de gaz dangereux mais il y a aussi tout ce qui fait la beauté du monde: la vie, l'amour, les relations à l'autre qu'il soit humain, animal ou végétal, la relation à la Terre et à notre environnement.
Une très très belle lecture, un vrai plaisir de la rentrée littéraire 2013.
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DHALLUIN
26 août 2014
Sanderling est le nom d'une race de bécasse que Landry rencontre au Groenland.
On retrouve le personnage principal du roman en voyage au Groenland ; un voyage pour se remettre de son accident et surtout de sa dépression. Il découvre une jeune bécasse blessée, un sanderling, qu'il bague et qu'il soigne. Son sanderling, un oiseau migrateur qu'il espère retrouver lors de sa pérégrination vers l'Afrique. Outre le sanderling, il rencontre Germain, un belge. Mais, le phénomène le plus important, c'est Margret : un nuage dévastateur de poussières volcaniques qui s'étend, notamment, à travers toute l'Europe. Toute la vie se trouve chamboulée : pluies, froids polaires, manque de luminosité car les poussières de cendre masquent perpétuellement le soleil. Ce qui occasionne un cauchemar jour après jour. Tout doit être réorganisé : les plantations sont noyées. Pas de soleil, plus rien ne pousse. Les populations émigrent à la recherche de la lumière. Cette catastrophe engendre un nouveau mode de vie : la solidarité se propage mais aussi le banditisme. Des cités coupoles naissent.
Cette fiction fait réfléchir sur le comportement humain face à une catastrophe. L'imagination de l'auteure est sans pareille et pousse le lecteur à égrainer les pages et ainsi découvrir de nouvelles situations dans une écologie nouvelle.
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Calamitymel
31 août 2016
L'histoire de départ m'a plue. Celle d'un agriculteur des temps modernes, déprimé, embourbé dans son propre quotidien, qui revient à la vie après un séjour dans un village inuit (au nom imprononçable). Lorsqu'il retrouve son village et sa ferme, il boîte, tout à changé en lui, il sait que rien ne pourra plus être comme avant. Pendant ce temps, un volcan islandais (plusieurs en fait) se préparent à cracher toute leur cendre et à noircir le ciel.
D'abord j'ai aimé me retrouver dans l'univers du village de campagne d'aujourd'hui, les relations entre les uns et les autres, le rôle du bistrot, etc. Tout ça est plutôt bien fait. Ensuite l'auteure essaye d'amener des questions de fond, sur notre futur, la catastrophe écologique et l'écologie de façon générale, la possibilité où non de trouver des alternatives... Ce sont des sujets passionnants mais qui, selon moi, sont mal servis par la narration. J'ai eu beaucoup de mal à lire ce livre où tout manque de relief, l'auteur peine un peu à donner vie à ce village, à ses habitants et aux événements qui leur arrivent. On survole tout sans jamais vraiment rentrer au coeur de l'histoire. Je me suis accrochée aussi longtemps que j'ai pu mais j'ai fini par abandonner autour de la 300e page.
Dommage, j'aimais bien l'idée.
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
JuinJuin15 janvier 2014
Alice dit : " On vient au bistrot pour toutes les raisons du monde, mais pas pour l'alcool, de ça, ils ont plein leurs caves. On va au bistrot pour être dans le monde, pour y être reconnu, même si on n'a à offrir aux autres que sa propre solitude, voire sa déchéance. "
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JuinJuin29 janvier 2014
Alice en aparté à Lila :
- Il pleure pas sur son cochon, il s'attendrit sur sa propre générosité, il n'est pas habitué, il en est tout esbaudi.
Alice réussit à décrocher un rire à Lila, abattue par le gris, qui chuchote :
- C'est quoi "esbaudi" ?
- T'as qu'à regarder sa tête !
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JuinJuin29 janvier 2014
Ce qu'on appelait l'environnement ne peut pas être ce rien poisseux, mouillé, ces oubliettes ! Cet arbre noir, pourri, à demi-noyé, qu'on ne fait qu'apercevoir à travers le brouillard de cendres, qui se souvient d'hier, du temps où il était vert et où des pommes rouges alourdissaient ses branches?
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bibliothequedebracieuxbibliothequedebracieux12 janvier 2014
Jean était un assidu de la petite bibliothèque du village, dont il avait tout lu. Son nom apparaissait deux, trois fois à vingt ans d'intervalle sur les fiches glissées au dos des volumes.
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JuinJuin15 janvier 2014
Merlin est un grand animateur du bistrot d'Alice, ce n'est pas tant l'alcool qu'il va chercher ou la compagnie, c'est l'envie de s'opposer, d'avoir une bonne discussion musclée. Il considère que c'est hygiénique. (...)
D'autres vont au bistrot, juste pour être debout à côté de quelqu'un, en silence, d'autres par curiosité, pour les nouvelles. Certains prétendent qu'ils y vont pour faire vivre le bistrot d'Alice, par magnanimité donc.
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