> Hubert Tezenas (Traducteur)

ISBN : 2749116198
Éditeur : Le Cherche midi (2010)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Michael Newman, architecte londonien renommé, a vécu une relation passionnelle avec madeleine, une femme fragile et mystérieuse, de quinze ans son aînée, dont il ne connaissait rien, ni son histoire ni son passé. Sans doute était-elle la femme de sa vie, mais il l’a com... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par gerry29, le 06 juin 2010

    gerry29
    Mon avis:

    Après avoir été lire quelques avis sur les blogs, le tout avant de débuter ma lecture, j'ai eu quelques appréhensions. En effet, certains lecteurs parlaient de ce livre comme étant un ouvrage avec des scènes atrocement dures.... , j'avoue que je n'étais pas fière et que j'ai abordé ce livre assez difficilement.

    Bon, le lecteur doit, je pense être averti que ce livre traite de l'holocauste et la Shoah, et que certains passages (les entretiens de Fau Klempst, paraissent vraies et tout à fait effroyables, tout en restant lisibles). et notamment de

    J'ai donc commencer par appréhender, puis, j'ai été prise dans le tourbillon d'une lecture simple, fluide et surtout absolument intrigante. Je me suis laisser happer par les aventures, oh combien bizarre de Nicholas Newman.

    J'ai vraiment eu du mal à lâcher ce livre. Pour preuve, au départ j'ai du lire 150 pages dans la journée... le découpage des chapitres est tellement bien fait qu'il devient difficile au lecteur de refermer ce thriller. Et c'est en cinq jours que j'ai avalé ce pavé de plus de 550 pages.

    Tout y est décrit de façon absolument limpide, moi qui n'ai jamais osé rien lire tel, sur le sujet (froussarde moi: oui complètement et j'assume. Les horreurs des nazis lors de la guerre me font froid dans le dos...)
    Le personnage principal, Nicholas Newman est assez ambigu, pas évident de le comprendre parfois, mais au final il m'est apparu de plus en plus sympathique au fur et à mesure de la lecture.

    La fin de ce thriller m'a littéralement époustouflé. Je n'ai commencé à comprendre vraiment qui était qui, qu'à quelques pages du dénouement final, et ça, c'est ce que j'adore dans les bons thrillers.
    La fin m'a vraiment scotché et j'ai refermé ce livre assez chamboulée.


    Ma note: 9,5/10
    Sans conteste, un de mes coup de coeur 2010.
    Je ne peux qu'inciter ceux et celles qui ne l'ont pas encore lu de le faire.
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    • Livres 2.00/5
    Par MarieC, le 10 février 2011

    MarieC
    Une lecture qui m'a laissée un peu perplexe, le livre ne me semble absolument pas à la hauteur des commentaires de la presse et des lecteurs de Babelio. L'auteur sait effectivement faire rebondir son intrigue, suffise ment en tout cas pour que j'ai fini le livre malgré ses faiblesses. le style, encensé par deux articles américains, ne m'a pas semblé époustouflant : effectivement, l'auteur emploi parfois un vocabulaire un peu plus littéraire que dans l'écriture habituelle des thriller, visant à aller droit au but. Mais cela reste assez fugace. On est la plupart du temps dans un style journalistique sans utilisation excessive d'adjectifs. Les dialogues sont abondants, les descriptions quasi-inexistantes. Je n'ai pas réussi à croire aux personnages : Nicholas, le héros est fort antipathique, certes, mais surtout complétement contradictoire. Se complaisant dans sa propre médiocrité, se laissant influencer par toutes les personnalités qui l'entourent, mais adhérant plus ou moins à l'idée qu'il est le seul à pouvoir sauver la situation. Une situation que j'ai d'ailleurs trouvée encore moins crédible que les personnages : tout à coup, les polices de plusieurs pays du monde s'en remettent à un individu peu fiable pour élucider des meurtres, au seul prétexte qu'il peut plus facilement qu'eux gagner la confiance d'une victime potentielle. le dénouement est assez prévisible, dès la moitié du volume, et complétement improbable dans son déroulement (là, je n'en dis pas plus pour ceux qui voudraient lire le livre).
    Bref, ce qui m'a semblé faire tenir le livre, ce sont les récits et témoignages (fictifs) des expérimentations faites par les nazis sur des familles juives pendant la guerre. Ce qui me pose le problème, certes rebattu, de savoir si le roman peut tout aborder. Je reste assez mal à l'aise devant ces faits inventés à partir de l'horreur réelle de la shoah, dans le but très explicite de divertir un public, et surtout de la manière dont ces faits sont "exploités" : il n'y a ici aucune vraie analyse, aucune explication. Je vous cite le seul passage du livre où un personnage cherche le pourquoi de cette monstruosité :
    "- Vous êtes en train de me dire que Freisler était... un tueur en série ordinaire ? Comme il y en a tellement ?
    - C'est une histoire de pouvoir (...) Il tenait à maintenir un contrôle absolu sur leur vie et sur leur mort. Un pur psychopathe"
    Un peu court à mon avis pour expliquer pourquoi un régime politique a mis en place ce système !
    Tout cela trouvera peut-être une solution dans la suite des aventures de Nicholas, mais je ne les lirai pas !
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    • Livres 4.00/5
    Par jmfhcb, le 21 avril 2010

    jmfhcb
    C'est une très jolie quatrième de couverture (ce commentaire est pour Keisha : il n'y a pas de problème avec celle-là, tu peux la lire), qui n'en dévoile ni trop ni pas assez. le seul problème c'est que le héros c'est Nicholas pas Michael. De là à vous dire que la personne qui l'a rédigée regardait trop la Ferme de notre première chaîne nationale, il n'y a qu'un pas mais je ne le franchirais pas !
    Une fois que vous avez été bien intéressée par la quatrième de couverture, vous ouvrez le livre. le début est un peu lent. Mais, à la page 50, Nicholas se lave les cheveux à l'acide (on soupçonne les hongrois), se fait vider ses comptes … On se dit : “ah, ouais quand même”. À la page 100, on tente de l'immoler par le feu. Là, j'ai lancé les paris avec toute ma famille pour savoir si Nicholas arriverait entier au bout des 560 pages. Figurez-vous que oui ! À la page 150, rien. À la page 200, on veut l'étouffer avec un sac en plastique rempli de poudre. Après, il y a bien une autre tentative avec des parpaings mais après il se fait peur c'est tout.
    Avec l'acide, Nicholas se doute qu'il a mis le doigt sur un gros truc avec cette histoire de tour Eiffel. Après le feu, il reçoit des explications et là commence vraiment le thriller psychologique. Vous avez envie de savoir la suite, les rebondissements sont intéressants et inattendus. L'histoire est originale et n'aborde pas le régime nazi de manière conventionnel. Tout cela en fait un fait un bon livre (je ne l'ai pas lâché pendant deux jours).
    Il y a cependant deux choses (en fait trois, mais la troisième est anecdotique et c'est moi qui n'avait pas compris) qui m'ont un peu gênées. La première est le fait que la base historique du roman n'est pas assez exploitée (à mon goût). Finalement, les abominations du régime nazi décrites auraient pu être commises pas d'autres (on ne parle pas de camps de concentration ici). Cela m'a fait notamment penser à la série télé le Caméléon. La deuxième c'est le fait (aussi à mon goût) que Frank Delaney n'arrive pas à camper ses personnages. le narrateur est donc Nicholas Newman. Il y a un tel décalage entre ce qu'il dit être (un gigolo qui n'arrive pas à s'engager ni même à aimer) et ses actions et même ses pensées (il passe son temps à s'interroger sur lui-même) que je n'ai pas réussi à y croire. Les personnages secondaires sont décrits par une seule caractéristique, ce qui les rend trop lisses, surtout les policiers ou assimilés : Christian avec l'ironie subtile d'un éléphant conjugué à celle d'un mammouth et d'un hippopotame (aujourd'hui j'ai décidé de parler d'animaux et de ferme africaine), le Dr. Pankratikos digne d'un grand maître zen. La troisième chose c'est la chronologie. Naïvement, je pensais que c'était une histoire qui se passait dans les années 2000. Alors quand pour “rentre rapidement” de Suisse à Londres, il prend sa voiture puis le Ferry. Cela choque un peu. En fait à ce moment là on est en 1991. Madeleine a été assassinée en 1988. Dans la suite du roman, on apprend que Nicholas prend le concorde (pourquoi n'a-t-il pas pris l'avion pour rentrer de Suisse ? mystère et boule de gomme).
    Ce qu'il faut voir c'est que Les enfants de la nuit démarre une tétralogie (c'est ce que dit le rabat de la quatrième de couverture ; pour l'instant il n'y en a que trois (je pense;) paru au Royaume-Uni) dont Nicholas Newman sera le personnage récurrent. Ce premier tome a le défaut qu'on souvent les premiers tomes de série : l'installation des personnages est un peu laborieuses.
    Ce n'est à mon avis donc pas très grave car comme je vous l'ai dit, je n'ai pas lâché le livre, et pour une fois il s'agit vraiment d'un thriller, pendant deux jours et je lirai le deuxième tome quand il sortira.
    En conclusion, un bon roman même si le sujet est difficile.
    Livre lu dans le cadre d'un partenariat de Blog-o-book (que je remercie comme d'habitude de tous ces livres) avec le Cherche Midi (que je remercie pour l'envoi)

    Lien : http://cecile.ch-baudry.com/2010/04/21/les-enfants-de-la-nuit-de-fra..
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    • Livres 3.00/5
    Par maevedefrance, le 18 septembre 2010

    maevedefrance
    Avec ce roman policier Frank Delaney décide de mettre en avant un épisode particulièrement douloureux de l'Histoire de l'Humanité et pas aussi connu que les camps de concentration lorsque l'on parle de l'Holocauste : celui des expériences nazies sur les êtres humains. Plus particulièrement ce qui s'est passé au "Schloss Martha", dans le village allemand de Westerburg. le village existe toujours mais les bâtiments du Schloss Martha ont été rasés par les Américains en 1945. Dans ce lieu, le nazi psychiatre Julius Freisler a eu l'idée de l'autodestruction des juifs au sein de leur noyau familial. Il a réuni dans ce lieu cinq familles juives, selon lui "typiques". "L'objectif fondamental de die Familienansalt (...) était de décortiquer le fonctionnement des relations interpersonnelles." A l'aide de psychotropes, de séances d'hypnoses, de cannabis dans la nourriture et de trafics hormonaux, une équipe de médecins et psychiatres nazis vont manipuler les gens et les faire se reproduire. Et ce sont les enfants nées de ces expériences, les "Améthystes" qui sont le sujet du roman.
    Le narrateur, Nicholas Newman, architecte anglais de renom, a perdu il y a trois ans sa compagne Madeleine, sauvagement assassinée. Il ne connaissait rien d'elle car elle refusait de parler de son passé. Il rencontre dans un hôtel en Suisse un couple de Hongrois, Gretta et Freddie Ikar, personnages très rapidement mystérieux. A l'issue de cette rencontre, Nicholas va cotoyer la mort à plusieurs reprises (tentatives d'immolation, d'abord à l'acide, puis à l'essence) être victime d'usurpation d'identité : ses comptes en banque sont vidés et quelqu'un a même acheté une voiture à son nom. C'est ainsi que le narrateur se trouve entraîné sur les traces du passé de Madeleine et de trois autres femmes. C'est en découvrant la vérité qu'il va pouvoir faire le deuil de cette femme, qu'il avoue n'avoir pas su aimer car ne la connaissait pas, et se connaître lui-même.
    Cependant, Nicholas et le lecteur sont manipulés tout au long du roman par un homme qui prétend s'appeler Lukas Waterman, juif ayant connu Auschwitz et Birkenau, orfève-joailler amateur et protecteur des "Améthystes". Il demande de l'aide pour sauver la dernière Améthyste encore en vie, Alice, les autres ayant été sauvagement assassinées de manière similaires. Pourtant la fin s'avère "fracassante" et incroyable. On se demande comment on a pu être dupe à se point-là. Et comment un tel mensonge, une telle usurpation d'identité est possible.
    Ce roman policier est bien documenté. L'accent sur la vérité des événements s'étant déroulés dans le schloss Martha est mis en valeur par l'insertion d' une série de témoignages datés dans le récit principal : les "transcriptions dactylographiées" de l'interrogatoire de Frau Klempst, médecin nazie, le 27 janvier 1942, le journal de Petra Klaastok (juillet 1942-janvier 1944), qui s'avère être la mère d'Alice. Cependant, et paradoxalement, je me suis demandée si ces témoignages étaient de vrais témoignages (avec juste le nom des personnes changées pour la fiction?). Il a fallu que je revienne sur les premières pages qui précédent le récit pour avoir la réponse. le mélange de la réalité historique et de la fiction m'a troublée.
    Le récit est mené tambour battant dans un style fluide qui tient le lecteur en haleine, malgré quelques longueurs parfois. J'ai trouvé le personnage principal à la fois attachant et énervant (il se regarde un peu trop le nombril mais en même temps se sent tellement coupable de la mort de Madeleine...). Gretta, la femme hongroise, est une vraie caricature de nymphomane et son mari un vrai méchant. J'ai vraiment été mal à l'aise face à l'horreur des témoignages, au sentiment, comme Nicholas, d'être là en "voyeur" de l'obscénité, impuissante à pouvoir porter secours à ces familles.


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par zembla, le 20 avril 2010

    zembla
    Michael Newman, architecte londonien renommé, a vécu une relation passionnelle avec Madeleine, une femme fragile et mystérieuse, de quinze ans son aînée, dont il ne connaissait rien, ni son histoire ni son passé. Sans doute était-elle la femme de sa vie, mais il l'a compris trop tard : Madeleine a été assassinée dans d'étranges circonstances.
    Trois ans plus tard, Michael, qui ne s'est toujours pas remis de ce drame, prend quelques jours de repos dans un hotel en Suisse. C'est là qu'il fait la connaissance d'un couple de riches hongrois, qui lui montrent quelques photos de la villa qu'ils sont en train de restaurer en Italie. Sur l'une d'entre elles, Michael reconnaît une tour eiffel en améthyste, une pièce unique créée pour Madeleine, le seul objet dérobé par l'assassin après le meurtre.
    Dès lors, Michael, devenu la proie d'une série d'agression, décide de lever le voile sur les secrets de Madeleine et de reprendre l'enquête sur sa mort. C'est le début d'un ténébreux voyage qui le conduira au coeur du cauchemar nazi (très bon résumé en 4 ième de couverture qui en ne dévoilant rien, nous met quand même l'eau à la bouche).
    Voici un thriller très prenant qui nous entraîne dans les méandres abjectes des expériences nazis. La question que l'on se pose inévitablement après avoir posé ce livre est de savoir si ces expériences menées sur les juifs au Schloss Martha ont véritablement eu lieu . En tout cas, quand on est plongé dans l'intrigue, on y croit et la lecture des témoignages est particulièrement éprouvante. Mais ce livre c'est aussi une intrigue bien construite qui nous réserve des révélations inattendues sans tomber dans l'outrance. Car l'une des forces de ce livre c'est qu'il est crédible de bout en bout. le héros est un anti héros qui nous est même pas sympathique, qui subit les évènements plus qu'il les anticipe et pourtant on suit son parcours (géographique et intellectuel) avec beaucoup d'intérêt.
    En résumé, un très bon thriller éprouvant , difficile a lâcher avec une intrigue intelligente et bien dosée. Ma note 8/10.
    Merci a Bob et aux éditions le cherche midi pour cette lecture en partenariat.

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par StephaneA, le 28 juin 2010

    Un ange passa. Je fis quelque pas, m'adossai contre le chambranle de la porte. Il s'assit sur une chaise de la cuisine sans cesser de me fixer.
    - Ça restera un secret ? fis-je.
    - Entre vous et moi. Oui.
    Nouveau silence. La circulation murmurait au loin. Les rayons hivernaux du soleil athénien brillaient doucement.
    - Sadique, lâchai-je. J'étais sadique.
    - Merci.
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  • Par Katiouchka, le 01 janvier 2011

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