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Critiques sur Dans ma maison sous terre (7)


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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle le 12/05/2009


    Dans ma maison sous terre porte avant tout sur notre rapport à la mort, le secret de famille servant de toile de fond. Peut-on tuer avec des mots ? Chloé aimerait beaucoup pouvoir écrire un livre qui pourrait tuer sa grand-mère, une femme qui lui a révélé par une tierce personne un terrible secret de famille, un secret qui la dévaste depuis lors.

    « J'écris pour que tu meurs. Puisque tu es vivante, encore tellement vivante que c'en est indécent. Ce qu'il faut à présent c'est que tu lises ces lignes et qu'enfin tu crèves (…) ».

    Lorsque l'histoire familiale mène à la perte d'identité, au chaos et la confusion :

    « Il m'appelait l'enfant, il ne voulait pas d'une fille, il ne voulait pas de moi, mais je n'étais pas de lui.»

    C'est dans un cimetière que Chloé va essayer de se reconstruire. Aux côtés de Théophile, Chloé va visiter les tombes, et entendre les morts un à un se confier. Chacun a son histoire, sa musique, sa chanson. Et sa leçon, peut-être. Qui pourrait être utile à la reconstruction de ce Moi saccagé ? Chloé Delaume nous parle de ce qu'elle connaît le mieux, à savoir de ses douleurs et de ses manques.

    « Vécu mis en fonction, mais jamais inventé. Pas par souci de précision, pas par manque d'imagination. Pour que la langue soit celle des vrais battements de cœur. »

    L'écriture originale et talentueuse d'une auteure qui aime nous surprendre : au détour d'une plume poétique, parfois crue, souvent singulière, voilà une auteure qui ne peut vous laisser indifférent. Une très agréable découverte !


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-31285707.html

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par kristov1 le 29/04/2012


    Pour moi c'est une révélation. Dérangeante sans doute, mais la littérature doit-elle être autrement ?
    Une écriture puissante, violente, une autobio-fiction fascinante.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par PLUMAGILE le 06/09/2009


    Chloé Delaume est son nom de plume. Son "entrée en littérature" a été la lecture de L'ecume des jours de Boris Vian. Enfance à Beyrouth jusqu'en 1978. En 1983, sous ses yeux, son père tue sa mère et se suicide ensuite. Elle raconte ce drame dans Le Cri du sablier. Son choix d'écriture est l'autofiction, choix qu'elle explique dans S'écrire, mode d'emploi, lors du colloque de Cerisy en 2008 ("Je manipule le ressenti, les souvenirs, la fiction.... S'écrire, non pas à nu, mais parfaitement à vif, sans le tissu soyeux de la fiction classique...")

    Mon avis : Dès le début j'ai été surprise par le style et la violence des mots, des images. Mais on s'y laisse prendre, on veut comprendre avec elle, on veut voir comment elle peut se sortir de ce sordide et de ces souffrances accumulées. Tuer mamie Suzsanne, fût-ce avec des mots, la délivrera-t-elle de ce secret révélé par la cousine, comme "une bonne nouvelle" ? Un livre très fort, que je n'ai pas pu poser une fois passée la page 10. La valse des émotions m'a conduite de page en page entre répulsion et fascination, parfois énervement puis compassion...

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



  • Par antibouille le 12/02/2012


    Jamais lu un livre comme ça....totalement hors norme par sa structure, les chapitres sont déstructurés; par son écriture, des phrases désarticulées, des mots détournés mais une vraie poésie; par son thème, autobiographique en grande partie le livre a pour objectif de tuer littéralement sa grand-mère...ou vous fermerez ce roman dès la 4éme page ou,comme moi, vous serez totalement emballé...à vous de voir!

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par cafebook le 03/07/2009


    Dans Le Cri du sablier, Chloé Delaume levait le voile sur la tragédie qui a marqué au fer rouge son existence. Elle n’a que dix ans lorsqu’elle assiste à un drame que les mots seuls ne peuvent circonscrire. Enfant, donc, Chloé Delaume voit son père tuer sa mère, puis retourner l’arme contre lui. Comment grandir et se construire après un tel drame ? En partie grâce à la littérature, telle est en tout cas la réponse de CD. Et son roman Le Cri du sablier n’était qu’une des étapes dans la reconstruction d’une identité soumise à de multiples traumas. Dans son dernier opus, Dans ma maison sous terre, elle revient sur le drame à l’origine de son engagement littéraire. En 2004, trois ans après la sortie du Cri du sablier, Chloé apprend que son père n’est pas son père biologique. le secret ou plutôt la « bonne nouvelle » - ainsi qu’elle lui a été présentée - est divulguée par sa grand-mère maternelle. Bouleversée par la nouvelle, pleine de haine pour mamie Suzanne qui a choisit si tardivement de se délester du secret, CD décide d’écrire un livre pour la tuer.


    Lien : http://www.cafebook.fr

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Corboland78 le 28/03/2012


    J'avais vu Chloé Delaume dans l'émission littéraire de France5 il y a quelques semaines déjà et le personnage évoquant son roman m'avait attiré. Car ce roman c'est sa vie et sa vie ce n'est pas rien ! Son père est le frère de Ibrahim Abdallah le célèbre terroriste, il a tué sa mère sous ses yeux, elle a réchappé à de nombreuses tentatives de suicide et cerise sur le gâteau, elle a appris par sa grand-mère que son père n'était pas son père ! Ouf ! N'en jetez plus la coupe est pleine.
    Le roman Dans ma maison sous terre part de cette révélation tardive et l'auteur en veut tellement à sa grand-mère qu'elle écrit ce livre dans le but avoué de « tuer » celle-ci quand elle l'apprendra ou le lira. Un livre dont la motivation principale est la haine de sa famille et de l'aïeule en particulier, voilà qui n'est pas banal. Et de fait, il ne sera question que de morts, de cimetière et autres morbidités du même tonneau. Pourtant on y trouve matière à sourire, on y croise Marie Darrieussecq et Sacha Distel, et à rire carrément quand on lit : « Pour l'après-enterrement de tante Gladys, ils avaient commandé chez le traiteur. C'est la seule fois de notre vie qu'on a mangé correctement dans cette maison. »
    Chloé Delaume évoque donc sa vie, ses morts plutôt, et des morts anonymes dont elle croise les tombes tout en devisant avec un nommé Théophile rencontré dans un cimetière. Au final le livre n'est pas aussi intéressant que sa présentation me l'avait laissé espérer, par contre de nombreux passages semblent écrits comme des vers en prose et confèrent à la lecture, un rythme particulier qui lui donne une certaine noblesse.

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    • Livres 2.00/5
    Par MClo85 le 13/06/2011


    Ce n'est pas divertissant mais j'y ai trouvé de beaux textes. Entrelaçant quête personnelle et voix des disparus, "Dans ma maison sous terre" est un roman qui interroge notre rapport à la mort, à la littérature et à la psychanalyse.

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